23/10/2026
💚🫀 DON D’ORGANES ET GREFFE : UNE SEMAINE D’ESPOIR, DE TÉMOIGNAGES ET D’AVANCÉES MÉDICALES
Le 17 octobre est passé, mais l’engagement pour le don d’organes et de tissus ne s’arrête pas à une journée.
Cette semaine, en France et ailleurs, plusieurs actualités nous rappellent combien le don d’organes est à la fois une aventure humaine, une formidable réussite médicale et un enjeu majeur de solidarité.
💚 À LYON, DES DÉCENNIES D’INNOVATIONS AU SERVICE DES PATIENTS
À l’occasion du 17 octobre, les Hospices Civils de Lyon ont retracé les grandes étapes de leur histoire dans le domaine de la transplantation.
De la première greffe cardiaque réalisée dans l’établissement en 1968 à la première greffe de larynx en France en 2023, les équipes lyonnaises ont contribué à faire progresser la médecine.
En 2026, elles mettent également en avant un parcours permettant à un parent donnant un rein et à son enfant receveur d’être pris en charge dans un même établissement.
Derrière ces progrès, il y a des équipes médicales, des chercheurs, des donneurs, des familles et des patients.
Car aucune prouesse chirurgicale ne peut remplacer l'essentiel : la générosité humaine qui rend la greffe possible.
💚 EN AUVERGNE-RHÔNE-ALPES, LA MOBILISATION CONTINUE
Dans la Drôme et l’Ardèche, les communes de Saint-Péray et Cornas ont rejoint le réseau des villes ambassadrices du don d’organes.
Un engagement qui vise à rendre cette cause plus visible et à encourager les habitants à parler de leur volonté avec leurs proches.
À Montélimar, le centre hospitalier a également profité du 17 octobre pour rappeler une question toute simple :
Connaissons-nous réellement la position de nos parents et de nos proches sur le don d’organes ?
Nous connaissons leurs habitudes, leurs goûts et leurs souvenirs. Pourtant, nous ignorons parfois leur volonté sur cette question essentielle.
Ces initiatives locales montrent que la sensibilisation ne relève pas uniquement des hôpitaux ou des associations.
Elle peut aussi devenir un engagement partagé par les communes, les institutions et les citoyens.
💚 LES TÉMOIGNAGES : DERRIÈRE CHAQUE GREFFE, UNE HISTOIRE DE VIE
Cette semaine, la Fondation AUB Santé a partagé le témoignage de Pascal, greffé du rein après plusieurs années de dialyse et deux années d’attente.
Il raconte cet appel tant espéré annonçant qu'un greffon était disponible.
Un instant qui peut bouleverser toute une existence.
De son côté, Sandra, greffée du cœur depuis quatorze ans, a témoigné de sa nouvelle vie dans la presse nationale.
Son histoire rappelle que la transplantation permet de retrouver des projets, une autonomie et des perspectives d'avenir, mais qu'elle s'accompagne aussi d'un suivi médical et de traitements indispensables.
Recevoir une greffe, ce n’est pas simplement survivre. C’est retrouver la possibilité de vivre, de construire et de partager.
Et derrière ces histoires, n'oublions jamais les donneurs et leurs proches, sans lesquels ces nouvelles vies n'auraient pas été possibles.
💚 LA RECHERCHE : DES PERSPECTIVES PROMETTEUSES, MAIS ENCORE EXPÉRIMENTALES
Le 21 octobre, la revue scientifique internationale Nature a publié une importante synthèse consacrée à la xénogreffe.
Cette technique consiste à transplanter chez l'être humain un organe provenant d'une autre espèce, notamment du porc, après des modifications génétiques destinées à améliorer sa compatibilité.
Les recherches ont déjà permis de franchir certains obstacles immunologiques majeurs.
Mais des difficultés persistent, notamment les réactions de rejet et les lésions parfois difficiles à détecter précocement.
Les scientifiques proposent de développer des méthodes de surveillance plus précises pour mieux comprendre ces réactions et adapter les traitements.
Il s'agit d'une perspective de recherche, et non d'une nouvelle technique devenue accessible à tous les patients.
La xénogreffe reste expérimentale.
Elle pourrait, à terme, contribuer à répondre à la pénurie d'organes, mais elle ne remplace aujourd'hui ni le don humain ni la transplantation traditionnelle.
💚 ET PENDANT CE TEMPS, DES MILLIERS DE PERSONNES ATTENDENT TOUJOURS
En 2025, la France a réalisé 6 148 greffes d'organes, un record historique.
Pourtant, au 1er janvier 2026, plus de 23 000 patients étaient toujours inscrits sur la liste nationale d'attente.
Ces chiffres nous rappellent que les progrès médicaux, aussi remarquables soient-ils, ne suffisent pas.
Il faut également informer, expliquer, rassurer et faire reculer les idées reçues.
💚 ET NOUS, QUE POUVONS-NOUS FAIRE ?
Nous n'avons pas tous les compétences pour réaliser une greffe.
Nous ne sommes pas tous chercheurs, médecins ou soignants.
Mais nous pouvons tous contribuer à faire progresser la connaissance du don d'organes et de tissus.
En France, la loi repose sur le consentement présumé, sauf opposition exprimée de son vivant.
Les équipes médicales recherchent cette éventuelle opposition, notamment auprès des proches.
Connaître la volonté de ceux que nous aimons peut leur éviter des interrogations supplémentaires dans un moment déjà douloureux.
Alors, au-delà des journées nationales et mondiales, continuons à faire vivre cette solidarité.
Parlons-en en famille, entre amis, avec nos collègues.
Respectons les convictions de chacun.
Et surtout, n'oublions jamais celles et ceux qui ont rendu ces greffes possibles.
💚 À nos donneurs disparus, ces passeurs de vie, notre hommage et notre reconnaissance.
💚 À leurs familles, notre respect et notre soutien.
💚 Aux personnes en attente de greffe, notre solidarité.
💚 Aux personnes greffées, le souhait de vivre pleinement cette vie retrouvée.
Savoir pour ses proches, ça change tout.
Alors, entre proches, on se le dit !
Merci aux donneurs et à leurs proches.
France ADOT 74 — Ensemble pour le don d'organes et de tissus.