22/03/2026
De mon œilleton politique 👀 : grand oublié de nos élections, le handicap.
- Ce jeudi, avec notre association ADEPA, je participe à l'École des Mines de Saint-Étienne à une journée sur les amputés et les mutilés (ce qui n'exclut pas les autres handicaps...).
- Intervention remarquable de Valentine Gourinat : le handicap sous le paradigme de la normalisation (1) et la réalité invisible du handicap (2). Je ne développe pas, j'ai commencé à écrire là-dessus (pour un livre ou un article).
Disons simplement :
(1) Le handicap est vu comme un manque, et les cités, les modes de vie, les activités sont conçus en fonction d'une idéalisation de la norme sociale et du corps humain. Pas en fonction des corps réels. Ce qui demande à chaque personne handicapée (PMR ou autre) des efforts physiques, nerveux, psychiques pour s'adapter.
(2) En ce qui concerne la vie quotidienne d'une personne handicapée (et amputée), les valides n'imaginent pas toutes les difficultés qu'elles rencontrent à chaque étape de leur vie quotidienne (depuis le lever du matin jusqu'au coucher, et même la nuit).
- À chacun de deviner ces étapes.
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Naturellement, on peut étendre la question dans une société qui va vieillir, où les personnes handicapées seront de plus en plus nombreuses, où les idées eugénistes, les infox, la violence se multiplient, et où la solitude des exclus est en train de grandir...
PS. J'ai été frappé de l'écoute de certains de ces étudiants ingénieur qui n'ont pas l'habitude d'entendre des propos d'une sociologue et anthropologue (photo : l'École des Mines de Saint-Étienne). Merci aux organisateurs de cette journée.
PPS. Valentine Gourinat est la co-autrice de plusieurs études remarquables, avec Paul Fabien Groud et Lucie Dalibert, que vous pouvez retrouver sur le site d'ADEPA.
Nicolas de Rauglaudre