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Des nouvelles de Betty Lachgar:La sœur de Betty Lachgar, Siham Lachgar, communique les informations suivantes, préoccupa...
08/03/2026

Des nouvelles de Betty Lachgar:
La sœur de Betty Lachgar, Siham Lachgar, communique les informations suivantes, préoccupantes, émanant du comité de soutien marocain.

Pour mémoire : le Front féministe international soutient Betty Lachgar depuis le premier jour de son incarcération, voir https://frontfeministeinternational.com/actions/

Zéromacho a décerné son prix annuel à Betty Lachgar.

Les responsables du Front féministe international

Sept mois après son incarcération, l’état de santé d’Ibtissame “Betty” Lachgar suscite aujourd’hui une vive inquiétude.

Survivante du cancer, Betty vit aujourd’hui avec un descellement de sa prothèse, entraînant une impotence complète du membre supérieur gauche. Une intervention chirurgicale était prévue en septembre 2025, quelques semaines après son incarcération.

Au 8 mars 2026, les consultations médicales dont elle a bénéficié relèvent principalement de la médecine générale et/ou interne, alors que sa situation médicale est pleinement établie et documentée par les rapports médicaux et les examens réalisés avant son incarcération. Elle a également été confirmée lors de rares consultations spécialisées en traumatologie à l’hôpital Moulay Youssef.

La situation ne relève plus d’une phase d’évaluation médicale, mais d’une intervention devenue urgente. Chaque jour de re**rd dans la prise en charge augmente le risque de complications graves et irréversibles, pouvant aller jusqu’à l’amputation. Cette intervention nécessite ensuite un suivi post-opératoire spécialisé et une rééducation dans la durée, éléments déterminants dans ce type de prise en charge et inaccessibles en milieu carcéral.

Depuis le 10 août 2025, Betty est détenue à la prison d’Al Arjat. Au cours des premiers mois de sa détention, elle est restée pendant plus de quatre mois en isolement, sans contact avec les autres détenues. Trois détenues ont par la suite été transférées dans cette cellule, ce qui lui permet aujourd’hui de recevoir une aide pour certains gestes du quotidien rendus difficiles par son handicap. Ce transfert n’a toutefois pas modifié le régime de détention particulièrement restrictif auquel elle demeure soumise et qui diffère de celui appliqué aux autres détenues.

Les communications téléphoniques sont notamment limitées à trois appels hebdomadaires d’une durée maximale de dix minutes vers un seul numéro. Ces restrictions constituent une difficulté supplémentaire pour maintenir un soutien moral et psychologique, particulièrement important au regard de l’évolution de sa situation médicale. Betty reçoit la visite de sa mère lorsque l’état de santé de celle-ci le permet. Ses sœurs résidant à l’étranger, une amie a été exceptionnellement autorisée à l’accompagner lors de ces visites, afin de permettre le maintien d’un minimum de soutien dans ce contexte.
Sur le plan matériel, la cellule dans laquelle Betty est détenue ne comporte pas de matelas, malgré les contraintes physiques importantes liées à l’état de son bras et aux douleurs associées. Dans certains cas, notamment pour des détenues présentant des besoins médicaux particuliers, des aménagements matériels simples tels qu’un matelas peuvent être mis en place afin de tenir compte de leur état de santé. Un tel aménagement n’a pas été introduit à ce jour, malgré les limitations physiques importantes auxquelles elle est confrontée.
Dans ce contexte, la situation de Betty soulève désormais une question humanitaire urgente. La prise en charge médicale dont elle a besoin implique des conditions de traitement, de suivi et de rééducation qui ne peuvent être assurées dans le cadre de la détention actuelle. Dans ces conditions, seul un accès rapide à des soins spécialisés dans un milieu adapté permettrait aujourd’hui de répondre aux impératifs de santé et de dignité humaine que requiert sa situation.

En ce 8 mars, nous remercions toutes les personnes et organisations qui soutiennent Betty et, à travers elle, toutes les femmes défenseures des droits humains qui s’engagent pour les libertés, la dignité et les droits fondamentaux. Leur engagement rappelle que la défense des droits ne devrait jamais conduire à la privation des droits les plus essentiels, au premier rang desquels le droit à la santé.

Libération pour Betty Lachgar, ci-dessous un texte auquel le CRI adhère :Le Front féministe international lance une acti...
14/08/2025

Libération pour Betty Lachgar, ci-dessous un texte auquel le CRI adhère :
Le Front féministe international lance une action d’urgence pour demander la libération de la militante féministe et laïque marocaine Betty Lachgar.

Il organise un rassemblement de soutien vendredi à 17h à Paris. Précisions plus t**d.



Le 10 août 2025, la militante féministe et laïque marocaine Betty Lachgar, cofondatrice du Mouvement alternatif pour les libertés individuelles (MALI), a été arrêtée à Rabat. Son « crime » ? Avoir publié sur le réseau X une photo d’elle portant un T-shirt avec l’inscription « Allah is le***an » (Dieu est lesbienne) et un texte dénonçant l’islam comme « idéologie religieuse fasciste, phallocrate et misogyne ».

Cette arrestation, qui intervient après une campagne massive contre elle — menaces de viol, de mort et appels au lynchage —, révèle une fois encore la violence patriarcale et religieuse contre des femmes qui osent parler. Au lieu de protéger une militante menacée, les autorités marocaines choisissent de la punir pour blasphème — un « délit » qui n’a pas sa place dans un État respectueux des droits humains.



La critique d’une religion est un droit fondamental, au même titre que celle de toute idée ou idéologie politique. Les religions ne sont pas au-dessus des lois ; elles ne doivent pas servir de prétexte pour bâillonner des femmes, ni pour criminaliser la liberté d’expression.



Betty Lachgar est une voix essentielle pour la défense des libertés individuelles, des droits sexuels et reproductifs, des droits des personnes LGBTQ+, et pour la séparation de la religion et de l’État. Son combat dérange, précisément parce qu’il met en cause un ordre patriarcal et théocratique.



Nous dénonçons :

• L’utilisation des lois dites « anti-blasphème » comme outil de répression politique et patriarcale.

• Le harcèlement et les menaces qui visent des femmes et des militantes laïques.

• L’absence de protection des victimes face aux violences en ligne et hors ligne.



Nous demandons :

• La libération immédiate de Betty Lachgar.

• L’abrogation des lois criminalisant le blasphème et les critiques des religions.

• La garantie de la liberté d’expression et de la sécurité des militantes féministes et laïques.



Parce que les droits des femmes, la liberté de conscience et la liberté de critiquer les dogmes religieux sont indissociables, nous appelons toutes les organisations féministes, laïques et de défense des droits humains à se mobiliser pour demander la libération de Betty Lachgar.



Betty Lachgar doit être libre. On n’emprisonne pas la pensée.

Communiqué de La CGT Probation et Insertion de la Pénitentiaire.S.U.R.E … ou le Sacrifice de l’Union sociale, de la Réin...
07/08/2025

Communiqué de La CGT Probation et Insertion de la Pénitentiaire.

S.U.R.E … ou le Sacrifice de l’Union sociale, de la Réinsertion et de l’Équité
Le garde des Sceaux poursuit sa fuite en avant sécuritaire en présentant un nouveau projet de loi :
S.U.R.E (Sanction Utile, Rapide et Effective), un habillage sémantique pour une énième remise en
cause de la politique pénale et pénitentiaire, l’individualisation des peines et les missions des SPIP.
Comme à son habitude le garde des Sceaux alimente le fantasme d’une justice laxiste, avançant des
arguments non sourcés pour justifier une réforme répressive ;
Comme à son habitude le garde des Sceaux fait des comparaisons approximatives avec les
législations de nos voisins sur les très courtes-peines (Pays-Bas) et les jours-amendes (Allemagne),
en dévoyant totalement la réalité de ces systèmes pénaux. Il est sciemment omis de préciser que ces
deux pays sont depuis 20 ans dans une dynamique de déflation carcérale et d'alternative à
l'incarcération.
Le préambule du projet de loi, plus médiatique que juridique, dresse un portrait caricatural d’un
système judiciaire, issu de l’imaginaire de notre propre Ministre, à savoir lent, inefficace et
permissif. La réalité est tout autre. Les peines prononcées sont bel et bien exécutées.
L’aménagement ou le sursis ne sont pas des signes de laxisme mais des sanctions à part entière. Les
personnes condamnées sont accompagnées dans l’exécution de leur peine par des agent.e.s
investi.e.s malgré des conditions de travail de plus en plus dégradées.
Un projet de loi qui se veut renforcer la lisibilité et crédibilité de la réponse pénale…
Faut il encore le rappeler, la peine d’emprisonnement n’est pas et ne doit pas être la peine de
référence ! L’absence d’incarcération n’est pas synonyme de laxisme de la justice ni de l’absence de
sanction.
La seule volonté cachée est ici celle d’une volonté politique de généraliser l’enfermement et de
décrédibiliser tout autre mesure visant à accompagner la personne avec le prononcé d’une peine
individualisée, juste et adaptée.
Les mesures proposées sont ainsi alarmantes :
- Suppression de la dispense et ajournement de la peine,
- Fin du sursis simple dès lors qu’une mention au casier judiciaire apparaît,
- Remise en cause des aménagements de peine avec la fin du 723-15, la suppression du principe des
aménagements de peine obligatoire et l’impossibilité pour les personnes étrangères faisant l’objet
d’une interdiction de séjour d’en bénéficier,
- Retour au prononcé de peines inférieures à 1 mois,
LA CGT INSERTION PROBATION
UFSE-CGT 263, rue de Paris - case 542 - 93514 Montreuil Cedex
01 55 82 89 71 - [email protected]
www.cgtspip.org
- Généraliser la possibilité de prononcer des mandats de dépôt et mandats d’arrêt,
- Incarcération en l’absence du paiement des jours-amendes dans le délai fixé,
- Élargir la possibilité d’une détention provisoire pour des troubles à l’ordre public.
Loin d’apporter une réponse à la surpopulation carcérale, et plus largement la surpopulation
pénale, ces mesures ne feront que les aggraver.
A cela s’ajoute l’inquiétante volonté de légiférer par ordonnance pour refondre l’échelle des peines
et instaurer des peines minimales, contournant ainsi le débat démocratique sur des sujets aussi
fondamentaux que des libertés publiques.
Un projet de loi tendant à l’amélioration de l’organisation et du fonctionnement de la justice
criminelle…
En prévoyant l’instauration d’une audience criminelle restaurative, il s’agit de faire entrer la
procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC) en matière criminelle
et parallèlement d’intégrer le secteur associatif dans la mise en œuvre de la sanction à travers un
processus de justice restaurative.
Transformer la justice d’aujourd’hui en une chaîne de traitement expéditif au détriment des droits de
la défense et de la vérité judiciaire, et faire entrer le secteur associatif dans l’exécution d’une peine
systématique, c’est bien là ce que recouvre cette mesure.
La CGT IP condamne un projet de loi qui détruit les fondements même de la justice pénale
moderne tels que l’individualisation et l’accompagnement socio-éducatif.
La CGT IP dénonce une nouvelle attaque de notre ministre contre les missions fondamentales
des SPIP et le sens même de notre métier.
La CGT IP, à travers une analyse détaillée du projet de loi S.U.R.E, alerte sur ses dérives et
appelle les parlementaires à défendre une justice équitable et individualisée, respectueuse du
principe de réinsertion : Note de la CGT IP aux parlementaires sur le projet de loi visant à assurer
une Sanction Utile, Rapide et Efficace – CGT insertion probation
Pour la défense de nos valeurs, de nos missions piétinées jour après jour et pour le respect des
personnes accompagnées, toutes et tous à Paris le 9 octobre 2025 !!
A Montreuil,
Le 05 août 2025

Union de syndicats CGT insertion probation

l'Humanité publie :Le chiffre est glaçant. Entre 10 000 et 20 000 jeunes filles seraient en situation d’exploitation sex...
25/07/2025

l'Humanité publie :

Le chiffre est glaçant. Entre 10 000 et 20 000 jeunes filles seraient en situation d’exploitation sexuelle en France en 2025. Nous parlons ici d’adolescentes âgées de 15 ans, parfois 13, parfois plus jeunes encore. Elles sont repérées, amadouées ou contraintes, souvent séquestrées, en tout cas emmurer dans des situations dramatiques.

Tragique ironie, nombre d’entre elles sont « recrutées » dans les foyers de l’aide sociale à l’enfance (ASE). Un dispositif censé protéger les enfants, qui sert de vivier à des malfrats sans scrupule, à des voleurs d’enfance, des briseurs d’insouciance.

C’est dans les failles d’une société malade que peuvent s’insinuer ces réseaux mortifères. Avant le basculement, il y a des carences familiales, des insuffisances éducatives, et, presque toujours, des violences sexuelles préexistantes.

Les multiples causes de cette jeunesse naufragée appelleraient des réponses multimodales, nous en sommes loin. « Il faut lever le tabou de la prostitution des mineurs », disait l’an dernier la ministre Sarah El Haïry, aujourd’hui haute-commissaire à l’Enfance.

Depuis, le ministère de plein exercice a disparu en même temps que les paroles d’alertes ministérielles participant à invisibiliser le phénomène. C’est pourtant la si prolixe Aurore Bergé qui a désormais la charge du dossier…

Depuis le plan gouvernemental de 2021, le nombre de victimes n’a cessé d’augmenter et les structures d’accueil annoncées se déploient au compte-goutte. Les moyens qui étaient censés être alloués directement à la lutte contre la prostitution ont été annulés et ceux consacrés à celle contre les violences sexistes et sexuelles couvrent entre 5 et 10 % des besoins évalués.

Les incessantes mesures d’austérité qui frappent l’éducation nationale, l’ASE et les départements qui les financent rendent toute politique globale impossible. Heureusement, des associations se battent courageusement, mais, là aussi, l’assèchement des tissus de terrain est dramatique pour la lutte que le gouvernement dit mener. Si l’on en reste là, le fléau de l’exploitation sexuelle des mineurs a encore de sales jours devant lui.

Cédric Clérin,
Rédacteur en chef

17/07/2025

Le Mouvement National Le CRI se félicite de la libération de Georges Ibrahim Abdallah et de savoir qu'il va retrouver son pays et sa famille.

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14 Avenue Jacques Prévert
Sainte-Foy-d'Aigrefeuille
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