17/08/2026
Mon grand, mon homme.
Te regarder franchir cette porte ce soir, le cœur battant, prêt à t'immerger dans la foule, dans les rires et dans la musique de la feria, c’est un bonheur si grand qu’il me monte aux yeux. Pour n'importe quel parent, voir son enfant partir faire la fête est une étape. Mais pour nous, pour toi, c'est tellement plus que ça. C'est une Victoire avec un grand V.
Je repense à toutes ces années, à chaque combat, chaque effort invisible que tu as dû fournir pour faire ta place dans ce monde qui ne va pas toujours à ton rythme. Tu as traversé tant d'épreuves avec une force et un courage qui me forcent l'admiration chaque jour. Et ce soir, ce n'est pas le handicap qui sort habillé de rouge et de blanc : c’est toi. Rien que toi, dans toute ta lumière, ta joie de vivre et ta jeunesse.
À Dax, au milieu des bandas, du bruit, de cette ferveur qui fait vibrer les rues, j'espère que tu mesureras le chemin parcouru. Tu as le droit d'être là, d'exister fort, de chanter à en perdre la voix, de danser comme tu le peux, de rire aux éclats et de faire tourner les têtes. La fête t'appartient autant qu'à n'importe qui d'autre.
Je sais qu'il y aura peut-être des regards, des maladresses ou des obstacles sur ton chemin. Mais ne laisse jamais rien ni personne éteindre cette étincelle. Ce soir, tu n'es pas seulement un jeune homme qui va faire la fête : tu es la preuve vivante que la vie est plus forte, qu'elle se célèbre à pleins poumons, sans réserve et sans complexe.
Profite de chaque seconde, de l'odeur des churros, du son des trompettes, de la chaleur de l'été et de la liberté. Amuse-toi, mon fils. Vis cette feria à fond. Je suis tellement fière de l'homme que tu es devenu, et je serai toujours là, dans l'ombre, à célébrer chacune de tes victoires.
Que la fête soit belle, mon champion.