15/06/2026
En tant que membre du conseil de la VBA, aux côtés de Tracie Hanson, Rebecca Rivers et Stephen Pierson, responsable de la partie européenne, et éleveur d'OEB depuis dix ans et de VB depuis peu, je souhaitais apporter mon regard personnel sur cette journée.
J'avais la chance de connaître la quasi-totalité des chiens présents ce jour-là, pour avoir accompagné nos éleveurs dans leurs choix de sélection.
Et c'est avec une vraie satisfaction que j'ai pu constater que nous avions, collectivement, enclenché une dynamique d'amélioration concrète et durable.
Notre façon de travailler mérite d'être rappelée : elle est sincère, engagée, et fondée sur l'entraide. Nous ne cherchons pas à briller en éteignant les autres.
Comme le dit si justement Tracie : "Ensemble nous gagnons, séparés nous tombons."
Cette vérité prend encore plus de poids dans le contexte actuel, où les nouvelles réglementations risquent d'étouffer les structures d'élevage éthiques — souvent les moins rentables — au profit de grandes structures capables d'absorber leurs coûts de fonctionnement, parfois au détriment des exigences de sélection que nous considérons pourtant comme non négociables : tests de santé approfondis, recherche d'étalons à l'étranger pour apporter des qualités spécifiques, choix raisonnés et documentés.
J'ai exprimé individuellement mon soutien et mes félicitations à chacun de nos éleveurs. Mais il m'a semblé important de le partager plus largement.
Nous avons fait le choix assumé de travailler avec plusieurs lignées/races. Le Renascence Bulldog, le Leavitt et, cette année, le Victorian Bulldog font pleinement partie de notre vision du Bulldog fonctionnel. Et qu'on ne s'y méprenne pas : ces apports ne sont pas là pour masquer les faiblesses d'un chien de base médiocre. Ils s'inscrivent dans une vision d'ensemble, où chaque lignée apporte à l'autre des qualités réelles et identifiées — à condition de prendre le meilleur de chacune sans en reproduire les faiblesses. Car chaque sélection en a. C'est précisément pour cela que ce travail demande de la rigueur, de l'honnêteté et du recul.
Sur ce show, j'ai vu de belles choses accomplies et un avenir prometteur se dessiner. J'ai aussi constaté qu'il nous reste du chemin à parcourir avant d'atteindre le niveau que nous visons. C'est normal. C'est même sain.
Sur le plan morphologique, j'ai observé dans l’ensemble des têtes typiques, sans défaut majeur d'hypertype. Les narines allaient de correctes à excellentes. Les dos étaient solides, les structures globalement plus fonctionnelles que lors des générations précédentes, ce qui confirme que notre travail de sélection reste dans la bonne direction.
Les allures étaient typiques de la race — et nous sommes désormais loin de la démarche rasante et pesante du Bulldog anglais.
Point fondamental : dans leur grande majorité, les chiens présents n'ont présenté aucun signe de SORB (Syndrome Obstructif Respiratoire des races Brachycéphales). C'est d'autant plus significatif que les conditions n'étaient pas favorables : stress de l'événement, des races différentes, le nombre de chiens ayant doublé, par rapport au precedentes manifestation et surtout... une chaleur écrasante.
Et pourtant! Aucun coup de chaleur, aucune syncope.
Ce qui tranche radicalement avec ce que nous avons pu observer sur d'autres événements, hors VBA ou Bulldog party VBA avec certains Bulldog ( non VBA) que nous avons cru perdre par des températures parfois inférieures à celles de ce samedi.
C’est important de le noter.
Les TAN ont été conduits sous 27°C, puis suspendus — autant pour le bien-être des chiens que... pour celui des maîtres. Les autres seront reportés à des dates ultérieures car il faisait encore 30/ 31° en fin de journée.
L'ambiance de cette journée était à la hauteur de l'événement. Rencontrer des propriétaires et des éleveurs véritablement engagés pour leur race est un bonheur réel. Ces éleveurs méritent d'être reconnus et soutenus.