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L'Association Solidarités et Créations lutte, depuis le 10 décembre 1984, contre l'exclusion soci
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17 Rue Dufrexou
Saint-Nazaire
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Raccourcis
Notre histoire
L’ASC trouve son origine dans ce contexte économique et social des années 1980 dont les profondes mutations au niveau national vont renouveler l’approche et le traitement de la question sociale. La notion d’exclusion a vu le jour dès 1974 avec la parution du rapport de René Lenoir « les exclus, un Français sur dix », mais quelques années seront nécessaires avant qu’elle ne s’impose et ne devienne l’objet de politique publique. Jusqu’à la fin des années 1980, ce concept n’a d’autre utilité que de permettre aux chercheurs d’identifier les nouvelles typologies d’une pauvreté qui refait une apparition massive après la période de croissance dite des Trente Glorieuses. Les politiques sociales sont donc principalement orientées en direction des personnes âgées et des familles des quartiers d’habitat social avec une extension à la notion de handicap. Les structures associatives, pour l’essentiel caritatives, s’adressent de façon marginale à ce public au travers d’activités de distribution alimentaire et de vestiaires. En réaction aux évolutions du marché du travail et de la précarité qui en résulte, des chômeurs s’organisent au niveau national dans des mouvements de revendications et de défense de leurs droits. Afin de favoriser la restauration du lien social, ils portent le projet de créer de l’activité économique dans des secteurs qui ne sont pas nécessairement couverts par les entreprises, dans ce domaine que l’on nomme celui des « petits boulots ». Ces nouvelles formes d’organisation associative émergent autour de l’idée de solidarité en réponse à un constat de terrain que Robert Castel conceptualisera en qualifiant de désaffiliation la perte des liens sociaux et des réseaux qui frappe les personnes durablement exclues du marché du travail. A Saint-Nazaire, comme en témoigne la vitalité des mouvements coopératifs et syndicaux. La notion de solidarité est profondément enracinée dans les valeurs de l’éducation populaire qui ont fondé une tradition culturelle dans les années d’après-guerre. Alors que les incidences de la restructuration industrielle commencent tout juste à produire localement des effets au plan social, c’est dans cette mouvance qu’à l’initiative de quelques personnes une association, dénommée : Association syndicale des chômeurs, voit le jour à la fin de 1984. L’identité de l’association va se construire en bénéficiant, dès ces débuts, de l’adhésion de personnes qui exercent une activité professionnelle et rejoignent les personnes sans emploi. C’est le cas d’Yvonne PERNES dont l’engagement au travers d’un mandat de présidente, va durer 25 ans ou celui d’une professionnelle du travail social : Mme COTTAIN Claudine qui en assurera la direction. Dès 1985, l’association décline l’objectif de lutte contre l’exclusion dans des statuts modifiés et prend le nom d’Association Solidarités et Créations. Ses valeurs fondent une éthique qui place la lutte contre l’exclusion dans ses finalités bien avant que cette notion ne contribue à définir des stratégies d’action sociale et à générer des financements publics. Elle est portée par un engagement citoyen qui articule le militantisme des bénévoles et une démarche professionnelle. Les premières années d’existence d’ASC seront placées sous le signe des épopées dans lesquelles un fort engagement militant étayé par une démarche de type professionnel tente de compenser la fragilité des moyens. Les ressources dont dispose l’association sont alors dérisoires. Elles se résument au montant des adhésions et à la disposition d’un local vétuste situé dans le quartier de la gare, un local en attente de démolition dans une ancienne cité d’urgence. C’est là que quelques personnes vont s’employer à bâtir une structure associative qui va se trouver, au fil du temps, en première ligne de l’intervention auprès des publics « exclus » et aux prises avec les bouleversements des modes d’intervention auprès de ces populations. En 2011, au départ des fondatrices de l’ASC, le relai est pris par le nouveau président et l’équipe de codirection qui continuent à œuvrer pour les publics précaires.