26/09/2025
⚠️ Une affaire à Cherbourg qui jette une ombre sur IDEX à Saint-Lô
L’article d’Ouest-France révèle que dans les HLM de Cherbourg, une surfacturation massive d’électricité (222 000 €) a été appliquée par le fournisseur d’énergie du bailleur social. Si certains articles évoquent un chiffre légèrement inférieur (132 000 €), le fond reste le même : des ménages modestes, déjà fragilisés par l’explosion des coûts de l’énergie, ont été victimes de pratiques opaques et préjudiciables.
Même si le fournisseur reconnaît partiellement son erreur, cette affaire interroge sur la fiabilité et la transparence des grands groupes énergétiques qui gèrent des services essentiels.
Or, c’est précisément dans ce contexte que la ville de Saint-Lô s’apprête à confier son futur réseau de chaleur urbain (RCU) à IDEX. Une décision qui pose plusieurs problèmes :
1. 🔒 Le risque d’opacité et de dépendance
L’expérience de Cherbourg montre combien il est difficile pour des locataires ou même un bailleur social de vérifier et contester des facturations complexes. À Saint-Lô, avec un RCU confié à IDEX, les usagers n’auront d’autre choix que de subir la tarification imposée.
➡️ Sans transparence ni contrôle démocratique fort, on ouvre la porte à des dérives similaires.
2. 💸 Une vulnérabilité accrue pour les ménages
Les habitants de Saint-Lô, comme ceux des HLM de Cherbourg, seront captifs : ils ne pourront pas choisir un autre fournisseur de chaleur. En cas de surfacturation ou d’erreurs de gestion, ils n’auront aucun recours simple, sinon de longs bras de fer juridiques.
➡️ L’affaire de Cherbourg est un signal d’alarme : les grandes entreprises énergétiques ne se trompent jamais en défaveur de leurs actionnaires, mais bien souvent au détriment des usagers.
3. 🤝 L’exclusion des acteurs locaux
Alors que Saint-Lô dispose de compétences locales (entreprises du bâtiment, exploitants de chaufferies, spécialistes bois-énergie, etc.), la DSP a été confiée à un groupe national. Résultat :
Moins de retombées économiques locales,
Moins de contrôle citoyen,
Et une logique purement financière, semblable à celle qui a mené à la surfacturation à Cherbourg.
4. 🚨 Une confiance déjà fragilisée
Avant même d’entrer en action à Saint-Lô, IDEX doit composer avec une image entachée par des affaires semblables dans d’autres territoires (surfacturations, opacité contractuelle, tensions avec les usagers).
➡️ Confier un outil stratégique comme le réseau de chaleur à un groupe déjà associé à des pratiques contestées revient à prendre le risque de reproduire ces dérives localement.
🎯 Conclusion
L’affaire des HLM de Cherbourg doit être lue comme un avertissement : lorsqu’un grand opérateur énergétique gère un service public délégué, les usagers deviennent captifs et vulnérables face aux erreurs, aux approximations ou aux logiques financières de l’entreprise.
À Saint-Lô, l’attribution du réseau de chaleur à IDEX présage donc plus d’opacité que de transparence, plus de dépendance que de sécurité, et plus d’intérêts privés que d’intérêt général.
Le coup de semonce n’a semble-t-il pas suffi. En 2023, Idex, fournisseur d’électricité du quartier des Provinces à Cherbourg-Octeville (Manche), avait surfacturé 132 000 € à son client. Rebelote en 2024, cette fois pour 137 000 €.