01/04/2026
Nous vous invitons à venir découvrir notre exposition consacrée à la filière du Thé du 28 mars au 4 avril, pour finir en beauté, une rencontre avec Lucie Azema, autrice, journaliste et voyageuse, qui nous présentera son livre « L'usages du thé » à 17 h à la médiathèque d'Agneaux .
Saviez-vous que le thé est une boisson universelle consommée chaque jour par des millions de Français, le thé occupe une place centrale dans les habitudes de consommation. Dans le monde, près de 3 milliards de tasses sont bues quotidiennement. Cependant, dans les pays producteurs 13 millions de personnes dépendent directement de la culture du thé. Leurs revenus restent très en deçà d'un revenu décent, à titre d’exemple :
En Inde (Assam), les revenus journaliers sont estimés à 2,90 €, contre 5,20 € nécessaires pour atteindre un revenu vital (-45 %)
Au Sri Lanka, ils atteignent environ 4,15 €, contre 5,75 € attendus (-30 %)2. À ces difficultés économiques s’ajoute un défi structurel majeur : le renouvellement de la main-d’œuvre, alors que les jeunes générations se détournent des plantations, faute de perspectives et de conditions de travail attractives.
En parallèle, les modes de production en monoculture, largement répandus dans les plantations de thé, sont désormais très peu résilients aux évènements climatiques extrêmes qui se généralisent dans les zones de production du thé en conséquence du réchauffement climatique. Là encore, les marques de thé sont directement impliquées dans la capacité des acteurs de la production à investir dans des modes de production plus résilients - comme l’agroforesterie - conditions de la régénération durable de la ressource en thé.
Dans ce contexte, les entreprises ne peuvent plus se contenter d’engagements déclaratifs en matière de durabilité. Avec l’adoption de la directive européenne sur le devoir de vigilance (CSDDD), les grandes entreprises sont désormais appelées à assumer davantage de responsabilités sur les impacts sociaux et environnementaux liée à leurs activités, y compris chez leurs fournisseurs à l’étranger.
Dans la filière thé, largement ancrée dans les pays du Sud et marquée par des revenus insuffisants pour les producteur·rices, ces évolutions renforcent la responsabilité des marques, appelées à soutenir des pratiques agricoles plus durables et des relations commerciales plus justes. Le baromètre propose ainsi un état des lieux inédit et lisible, fondé sur l’analyse de données publiques et déclaratives, afin de permettre aux acteur·rices du secteur, aux décideur·euses et aux médias de mieux comprendre les engagements publics des entreprises.