Les amis de la Roseraie de St Galmier

Les amis de la Roseraie de St Galmier L'association a pour objet de développer la connaissance, la culture, la préservation des roses e

Du nouveau à la roseraie : la rose jaune Université de Saint-Etienne.Les chercheurs du Laboratoire de Biotechnologies Vé...
27/02/2026

Du nouveau à la roseraie : la rose jaune Université de Saint-Etienne.

Les chercheurs du Laboratoire de Biotechnologies Végétales – LBVPAM (UJM/CNRS) dont font partie Sylvie Baudino et Jean Claude Caissart adhérents de l’Association des Amis de la Roseraie de Saint-Galmier ont baptisé, jeudi 6 juin 2019, la rose « Université de Saint-Étienne » créée spécialement pour les 50 ans de l’Université Jean Monnet.

Sur l'impulsion des chercheurs du LBVPAM, Dominique Croix et Jacques Ranchon des pépinières Paul Croix à Bourg-Argental ont obtenu cette rose au jaune franc et lumineux et au parfum de thé : la rose de l’Université Jean Monnet !

Jean-Claude Caissard, initiateur du projet, concluait son discours en déclarant : « Ce mélange entre patrimoine, culture et innovation opéré par Jacques Ranchon, créateur de cette magnifique rose en fait une ambassadrice parfaite pour fêter les 50 ans de l'Université. "

Il était donc tout à fait normal au vu des liens entre la recherche stéphanoise, les Pépinières ligériennes Paul Croix et la Roseraie de Saint-Galmier que cette rose jaune et parfumée soit présente dans nos massifs.

C’est chose faite depuis ce printemps 2026. Le massif composé de trois rosiers a été implanté près du massif Paul Croix existant (le massif 33) et sous le panneau Paul Croix.

La rose Université de Saint-Etienne est une obtention de Jacques Ranchon, 2019 (gendre de Paul Croix).

Couleur : jaune pur remarquable qui conserve longtemps son intensité,
Parfum : intense,
Floraison : très abondante, 45 à 50 pétales,
Exposition ensoleillée,
Hauteur : 1 m,
Attrait : un jaune d'or extraordinaire enveloppé d'un parfum intense

Une rose aux attributs uniques
Cette rose unique, à la couleur jaune éclatante, à l’aspect dense et pommé comme les roses européennes du XIXe siècle, aux larges pétales et au parfum puissant, est issue de croisements avec des roses jaunes de P***e du début du XXe siècle, des roses de Chine à odeur de thé et très remontantes du XIXe siècle et des roses résistantes aux maladies comme beaucoup de rosiers très récents.

Ce mélange culturel se retrouve aussi dans son parfum assurément nouveau. Sur fond d’une puissante odeur de roses de Chine, elle décline des notes fruitées, des notes d’anis et des intensités différentes en fonction de l’ouverture des fleurs et des heures de la journée. Cette « sculpture odorante » en surprendra plus d’un ! Ce mélange entre patrimoine, cultures et innovation fait de cette rose une ambassadrice parfaite pour l’Université Jean Monnet.

A l'origine du parfum des roses
Derrière cette rose 'Université de Saint-Etienne", c’est un travail de presque 20 ans sur la rose et son parfum qui a débuté en 2000 lorsque l’INRA constate un manque en recherche sur l’horticulture et que la Région Auvergne Rhône-Alpes souhaite soutenir le démarrage de cette recherche.
Depuis, Sylvie Baudino (responsable avec François Arnal de la commission identification des roses à l’Association des Amis de la Roseraie de St Galmier) et les enseignants-chercheurs du Laboratoire de Biotechnologies Végétales appliquées aux Plantes Aromatiques et Médicinales (UJM/CNRS) étudient le parfum des roses.
Sylvie Baudino est désormais Professeur émérite et c’est Jean Claude Caissart, Professeur d’Université qui poursuit actuellement les travaux de recherche axés sur le parfum.
Ses recherches portent sur la production de parfum par les plantes, avec un intérêt particulier pour la biosynthèse des terpènes et une question centrale : pourquoi certaines plantes sont-elles intensément parfumées tandis que d’autres ne le sont pas ? La rose est son modèle de prédilection, et ses travaux ont permis de révéler une voie métabolique inattendue contribuant au parfum des monoterpènes chez la rose, découverte publiée dans la prestigieuse r***e « Science » (Magnard et al., 2015 ; DOI : 10.1126/science.aab0696).

JC Caissart membre de notre association intervient régulièrement à la roseraie pour des conférences ou des visites guidées.

Plus largement, le laboratoire s’est spécialisé dans l’étude de la diversité et de la biosynthèse des composés volatils végétaux, en particulier chez les plantes à parfum, aromatiques, et médicinales.

D’où vient le parfum des roses ? Comment est-il produit ? C’est avec passion que les chercheurs visent à répondre à ces questions. A cette époque-là, aucun gène du parfum n’a encore été identifié. Ce travail donne lieu à une première publication scientifique. Un gène est identifié mais sa fonction n’est pas encore connue.
C’est en 2015 que la fonction de ce gène est découverte grâce au travail collaboratif de plusieurs chercheurs du LBVPAM et de l'INRA de Colmar. La découverte de ce gène permet d'envisager la possibilité de l'utiliser comme marqueur durant la sélection des rosiers et de s’assurer l’obtention de bouquets de roses parfumées.

Cet été en passant près des roses Paul Croix, arrêtez-vous pour contempler et humer cette splendide rose jaune.

Julie Escot, fleuriste à Saint Galmier, organise un stage d'art floral à la Roseraie municipale.Le thème sera Pâques au ...
20/02/2026

Julie Escot, fleuriste à Saint Galmier, organise un stage d'art floral à la Roseraie municipale.
Le thème sera Pâques au naturel. Vous pourrez réaliser une composition de table avec fleurs, plantes et décorations sur un support bois et terre cuite qui seront fournis.
Le coût du stage est de 40 €.
L'inscription est obligatoire auprès de Julie Escot au 04 77 94 90 65 ou par mail à [email protected].
Le nombre de participants est limité à 10 personnes.
Chacun apporte son matériel : couteau, ciseaux, sécateur, etc , mais du matériel peut être prêté à ceux qui découvrent l'art floral.

Julie Escot, fleuriste à Saint Galmier, organise un stage d'art floral à la Roseraie municipale.Le thème sera Pâques au ...
20/02/2026

Julie Escot, fleuriste à Saint Galmier, organise un stage d'art floral à la Roseraie municipale.
Le thème sera Pâques au naturel. Vous pourrez réaliser une composition de table avec fleurs, plantes et décorations sur un support bois et terre cuite qui seront fournis.
Le coût du stage est de 40 €.
L'inscription est obligatoire auprès de Julie Escot au 04 77 94 90 65 ou par mail à [email protected].
Le nombre de participants est limité à 10 personnes.
Chacun apporte son matériel : couteau, ciseaux, sécateur, etc , mais du matériel peut être prêté à ceux qui découvrent l'art floral.

Les massifs de l'entrée de la   ont été remaniés cet hiver. Le long de la pelouse contre la haie de charmille, trois bac...
13/02/2026

Les massifs de l'entrée de la ont été remaniés cet hiver. Le long de la pelouse contre la haie de charmille, trois bacs surélevés ont été installés accueillant des buissons réputés et primés pour leur .
Des obtenteurs peu présents à La roseraie comme Pierre Orard ("Reine des Parfums" et "Hameau Duboeuf") ou Michel Adam ("Trésor" et "Roberto Alagna" ont été réunis avec des rosiers buissons. Dominique Croix nous a conseillé le rosier "Ville de Backnang".
La spécificité du parfum à la roseraie de Saint-Galmier est ainsi renforcée. Près du préau Les roses "Kazanlik" ou "Rose de Mai" utilisées en parfumerie complètent cette collection.
Contre la salle Laurent Safanjon un deuxième rosier de Banks a été planté pour courir le long des baies vitrées. Il s'agit de "Rosa Banksia Alba Plena" (blanc). Il sera en compagnie de son cousin "Banksia Lutea" (jaune).

La sélection des roses Orard :
Ce n’est pas un hasard si REINE DES PARFUMS ® a été choisie par la Société Française des Parfumeurs (SFP) pour fêter le 70ème anniversaire de leur association.
Pierre Nuyens, expert parfum, en donne la description olfactive suivante : cette rose diffuse un accord floral et sensuel de rose damascena allié à une puissante note fruitée composée d’une dominante de pêche de vigne et de notes gourmandes de fruits rouges, rehaussé d’un soupçon de feuilles de cassis qui lui confère vivacité, fraîcheur et modernité.
Variété également diffusée en Afrique du Sud (Syn. Ilse Roos) et au Japon (Syn. Framme).
PALMARES
• Prix du Parfum, Barcelone, Monza, Le Roeulx
Au delà des similitudes agronomiques (greffage, taille, gestion des risques climatiques), le baptême du rosier HAMEAU DUBOEUF nous fait entrer dans deux univers de tradition, de patrimoine et de passion, celui de la Vigne et celui de la Rose.

Le HAMEAU DUBOEUF est un parc unique en Europe, entièrement consacré à l’histoire et aux pratiques viticoles du Beaujolais.
C’est dans le magnifique Jardin en Beaujolais que la rose HAMEAU DUBOEUF va désormais s’épanouir. Avec son parfum intense et enivrant, nul doute qu’elle s’intégrera merveilleusement dans ce monde d’arômes de fleurs, d’écorces de fruits et d’épices.
PALMARES
• Médaille d'argent, Bologne 2021
• Prix du parfum, Madrid 2021
• Médaille de bronze, Echigo (Japon) 2024
• Médaille de bronze, Rome 2024
• Prix du parfum, 17ème édition du Grand Prix de la Rose SNHF, 2025

La sélection des roses Adam : Adam Rose
Michel Adam est un rosiériste français dont les pépinières sont situées à Liffré. Samuel Adam, récemment récompensé par la Société nationale d’horticulture de France, crée de nouvelles variétés de roses sur les traces de son père, l’obtenteur Michel Adam. Depuis la fin des années 1970, Michel Adam a ainsi créé environ 200 variétés de roses.

ROBERTO ALAGNA®. Adarequatro 3 rosiers
Caractéristiques :
Grande fleur bicolore, élégante, bien turbinée, composée de 38/40 pétales jaune ourlés d’un orange-rouge vif. Les Parfumeurs ont décrit le parfum comme « … puissant, floral, avec une note fruitée rappelant le litchi, la pêche, l’abricot, la mangue, le fruit de la passion, couronné par une note fraîche d’agrume, citron bergamote. En trois mots : floral, fruité, agrume. C’est de loin l’harmonie qui inspire le plus les parfumeurs ». Feuillage extraordinaire: vert intensément foncé et brillant. Excellent comportement vis à vis des maladies habituelles du rosier. Floraison remontante et continue de Mai aux gelées.
Récompenses:
2016 AVIGNON (Alterarosa), FR: 1° Prix Alterarosa (Prix du Public)�2015 NANTES, FR: Grand Prix International du Parfum�2014 LYON, FR: 3° Prix

TRÉSOR® Adafloblanc
Ces rosiers trouveront leur épanouissement cette saison qui verra la célébration des 10 ans de l'Association des Amis de la Roseraie de Saint-Galmier.
Ce buisson très florifère est couvert de charmantes fleurs parfumées, au coloris variant du blanc au rose légèrement orangé, sur un joli feuillage brillant. Il est très résistant aux maladies.�
Obtention > MICHEL ADAM
Rosier buisson à fleurs groupées très florifère, délicieuses grappes de fleurs (45/50 pétales) de couleur crème avec un cœur ambré. Cette rose, avec ses fleurs richement pétales, a une forme très romantique. Parfum très intense avec une incroyable touche d’agrumes. Port régulier et compact. Feuillage vert vif, fort et sain. Excellente résistance aux maladies. Floraison généreuse du printemps aux gelées.
RÉCOMPENSES:
2022 SNHF - GRAND PRIX DE LA ROSE, FR: 1° Prix - Médaille d'Or - Flo�2022 SAVERNE, FR: Prix du Public�2021 NYON, CH: Médaille d'Argent - Flo�2020 BAGATELLE, FR: Prix du Parfum - La Rose des Élèves Parfumeurs`

La sélection des roses Paul Croix : Pépinières & Roseraies Paul Croix
Ville de Backnang : Mouchetées et marbrées de rose tyrien et de blanc, les inflorescences de ce rosier à grandes fleurs doubles sont spectaculaires. Pur ravissement de la vue, elles exhalent un parfum très intense où l’on décèle des essences de fruits et sont très prisées en bouquets, apportant une belle note originale. Les corolles artistiquement striées et qui se renouvellent en continu pendant toute l’époque de floraison, créent un effet riant et lumineux que se suffit à lui même dans les massifs où il persiste longtemps. Ce beau rosier d’une hauteur d’ un mètre environ ajoute au charme irrésistible de ses fleurs celui d’un séduisant feuillage vert soutenu et brillant.

Nous suivrons Clément Charreyron dans un incroyable voyage au fil des siècles et des bouleversements climatiques majeurs...
04/02/2026

Nous suivrons Clément Charreyron dans un incroyable voyage au fil des siècles et des bouleversements climatiques majeurs, pour découvrir comment cet arbuste sauvage, semblable à une ronce, est devevenu symbole de raffinement dans toutes les civilisations. La rose, exploit horticole, est intimement liée à l'histoire de l'humanité.
C'est cette histoire que nous vous invitons à découvrir samedi 7 mars 2026 à 14h30 à la Roseraie de Saint-Galmier.
Inscrivez-vous au 04 77 54 05 06 ou à [email protected].
Le nombre de places étant limité, l'inscription est obligatoire.
Tarif : 3€ pour les adhérents, 6€pour les non-adhérent.

Nous suivrons Clément Charreyron dans un incroyable voyage au fil des siècles et des bouleversements climatiques majeurs...
04/02/2026

Nous suivrons Clément Charreyron dans un incroyable voyage au fil des siècles et des bouleversements climatiques majeurs, pour découvrir comment cet arbuste sauvage, semblable à une ronce, est devevenu symbole de raffinement dans toutes les civilisations. La rose, exploit horticole, est intimement liée à l'histoire de l'humanité.
C'est cette histoire que nous vous invitons à découvrir samedi 7 mars 2026 à 14h30 à la Roseraie de Saint-Galmier.

Inscrivez-vous au 04 77 54 05 06 ou à [email protected]
Le nombre de places étant limité, l'inscription est obligatoire.
Tarif : 3€ pour les adhérents, 6€ pour les non adhérents.

Conférence de Marie-Hélène Bénetière du 8 novembre 2025 Marie-Hélène Bénetière est historienne de l’art des jardins. Ing...
16/01/2026

Conférence de Marie-Hélène Bénetière du 8 novembre 2025



Marie-Hélène Bénetière est historienne de l’art des jardins. Ingénieur d’étude, elle est chargée de mission pour les parcs et jardins au Ministère de la Culture et de la Communication. Elle a enseigné l’histoire de l’art des jardins dans diverses universités et écoles d’architecture ainsi qu’en formation continue pour adultes. Elle est l’auteur de plusieurs ouvrages et de nombre d’articles concernant le patrimoine des jardins.


Cette promenade dans les jardins paysagers du XVIIIe siècle nous a permis de découvrir de nouveaux concepts, de nouveaux termes et des jardins extraordinaires, depuis les parcs à fabriques d’Ile-de-France aux créations dans toute l'Europe des Lumières.

L’émergence d’un nouveau style de jardin.



La seconde moitié du XVIIIe siècle voit émerger en France et en Europe un nouveau style de jardins : les jardins irréguliers. Qu’ils soient qualifiés d’«anglo-chinois », « à l’anglaise » ou de « pittoresques » ces parcs et jardins paysagers sont en rupture avec leurs aînés aux formes régulières (le jardin classique dit « à la française »). Ils sont le fruit d’expériences scientifiques et agronomiques mais aussi de profonds changements dans la société (le siècle des Lumières, la Révolution française) et dans l’esthétique. Ils ont fait l’objet d’une importante littérature et de nombreuses illustrations.



Le jardin irrégulier appelé aussi « jardin paysager » naît en Angleterre au début du XVIIIe siècle en réaction aux jardins réguliers du Continent comme celui du château de Versailles.
Ce type de jardin présente un tracé irrégulier destiné à produire des effets naturels, se rapprochant du paysage.


Ce terme désigne aussi bien une portion de l’espace appréhendée visuellement qu’un type de représentation picturale au format allongé. La passion des Anglais pour la nature ainsi que leur goût pour la peinture de paysage favorisent cette nouvelle conception de l’art des jardins. C’est pourquoi il est désigné comme « jardin à l’anglaise » depuis la fin du XVIIIe siècle en référence aux jardins paysagers d’Angleterre. Le « jardin pittoresque » emprunte ses sujets à la peinture de paysage ou à la littérature.
Ainsi le Jardin de Mereville (1784/1787) tire son inspiration des peintures de paysage d’Hubert Robert. Le Jardin pittoresque est un jardin irrégulier composé d’une suite de scènes issues de la peinture de paysage ou qui fait appel à des modèles littéraires.

Le Jardin anglo-chinois est un jardin pittoresque composé de scènes issues de paysages naturels (rivières, étangs, bosquet, bois…) ou symboliques dans lesquelles les fabriques et les rochers (parfois assemblés de façon artificielle).
Le jardin anglo-chinois a été décrit par George Louis Le rouge (1712-1790). Géographe, architecte, dessinateur et graveur, il a réalisé 21 cahiers avec gravures constituant une œuvre monumentale reflétant les tendances de la mode des jardins en Europe. A la fin du XVIII° siècle. Il nous a légué 491 planches gravées reflétant la diversité des jardins et des aménagements de l’époque.

De nombreuses fabriques et artifices qui ponctuent la promenade.



Ces jardins possèdent des fabriques (temples, kiosques, pagodes, pavillons, rochers, ponts…). JM Morel donne la définition des fabriques en 1776 : « tous les bâtiments d’effet et toutes les constructions que l’industrie humaine ajoute à la nature pour l’embellissement des jardins ». Un cahier entier est consacré au Désert de Retz en France. L’influence chinoise se retrouve dans l’utilisation des rochers ou la taille des plantes.
Les fabriques (terme apparu 1774) sont des artefacts qui ponctuent une promenade et permettent de faire une halte dans la visite du jardin. Elles donnent du sens (une pagode pour faire chinois, une colonne, ou un temple pour rappeler l’antiquité gréco-romaine).


Dans ce type de jardin on ne voit pas la totalité du jardin d’un coup d’œil, on découvre les fabriques en marchant. G L Le Rouge a publié des vues du Yuanming Yuan, le « jardin de la clarté parfaite » pour l’empereur à Pékin qui ont inspiré les européens.

Outre en Angleterre, dans toute l’Europe ont été créés des parcs à fabriques : Attre ou Wespelaar en Belgique, Potsdam, Schwetzingen ou Wörlitz en Allemagne, Caserte en Italie, la Alameda de Osuna en Espagne, Arkadia en Pologne, Drottningholm ou Haga en Suède, Monrepos, Tsarkoïe Selo ou Maryino en Russie, Lednice-Valtice en République tchèque…
Une abondante littérature et une riche illustration permettent d’approcher ces jardins dont bon nombre sont toujours en place.



On confond parfois fabrique et folie (folly en anglais) le terme vient du latin foleia : feuille). Il s’agit d’une maison à la campagne pour l’aristocratie une maison de plaisance comme Bagatelle pour le Comte d’Artois en 1779/1784. Le Duc de chartres construit la sienne à Monceau en 1773 avec ruines, cascades, pont, moulin à eau…). Le Désert de Retz à Chambourcy est qualifié de parc à fabriques. La colonne en fausse ruine est habitable. On y rencontre également une pyramide servant de glacière ainsi qu’une maison chinoise aujourd’hui disparue et une tente en tôle peinte.
Cette petite demeure d’agrément construite dans un jardin, se distinguant par un parti architectural original, souvent luxueux, parfois même extravagant destiné à un court séjour.
Le jardin anglais d’Ermenonville (Senlis) est aménagé entre 1765 et 1777 pour le Marquis de Girardin avec un temple dédié à la philosophie moderne, une maison du philosophe. JJ Rousseau y a son cénotaphe.



Les rochers sont également à la mode. Ce sont de faux rochers empilés, rapportés et cimentés couplés à des cascades, des grottes ou des tunnels. On les retrouve à Bagatelle, au Trianon au bois de Boulogne. Le plus impressionnant est à Attre (Belgique).
Des constructions de fermes ornées, de cabanes, de laiterie (Rambouillet 1786), d’ermitage dont le plus célèbre est le Hameau de la Reine au Trianon à Versailles. Les bosquets déjà présents dans le jardin classique (le bosquet d’Apollon à Versailles) sont repris par Hubert Robert avec des groupes sculptés et un enrochement artificiel.

Les clôtures sont absentes grâce à l’usage du ahah (ou haha). Hérité de l’architecture militaire (avec les glacis). Le saut- de-loup est un fossé sec, court et profond, souvent maçonné, qui marque la limite du jardin.
Le ahah est un saut-de-loup continu tout autour du jardin, il permet d’isoler celui-ci de l’extérieur et notamment d’interdire le passage des animaux tout en conservant la vue sur l’ensemble du paysage environnant. La Rivière anglaise (terme d’origine « en glaise » car recouverte artificiellement de terre glaise pour en assurer l’étanchéité) ponctue les promenades. C’est une rivière artificielle comme à Fontainebleau parfois complétée par une source artificielle.



La vue empruntée (Rousham, Monceau) est une intégration au paysage, une ouverture maçonnée ou en topiaire ouvrant la vue sur le paysage extérieur au jardin. Afin d’attirer le regard vers un élément naturel (colline) ou artificiel (moulin). C’est parfois une vue panoramique vers une vallée comme la terrasse de Meudon.


A la fin du XVIII° siècle, les jardins d’attraction se multiplient. Ce sont des jardins privés ou publics avec des attractions (montagnes égyptiennes ou française avant de devenir russes), balançoire, manèges ou jeux et buvettes. Tivoli est un jardin d’attraction à Paris qui est devenu ensuite un nom commun. Ce sont les ancêtres de nos parcs d’attraction. Il faut attendre le début du XIX° siècle pour voir apparaître les premières roseraies à Malmaison en 1805 avec l’impératrice Joséphine qui lance la mode des roses et des collections.



Marie Hélène Bénetière nous a offert une conférence riche et accessible appuyée sur une excellente iconographie d’époque (plans, croquis ou peintures) ou de photos actuelles des parcs et jardins européens.
Pour comprendre tout ce vocabulaire et retrouver sa riche iconographie il est intéressant de se référer à son excellent ouvrage « Jardin : Vocabulaire typologique et technique » aux Editions du Patrimoine (2006).

François Arnal

Gertrude Jekyll ® nommée la rose préférée du monde Gertrude Jekyll ® (Ausbord) a été élue la rose préférée du monde par ...
31/12/2025

Gertrude Jekyll ® nommée la rose préférée du monde
Gertrude Jekyll ® (Ausbord) a été élue la rose préférée du monde par la Fédération mondiale des sociétés de rose. Aimée pour ses fleurs roses profondes parfaitement formées et son parfum exceptionnel, cette rose très admirée occupe depuis longtemps une place spéciale dans les jardins du monde entier.
Le prix a reconnu non seulement sa beauté, mais aussi sa fiabilité et son attrait durable, réaffirmant Gertrude Jekyll ® comme l'une des roses anglaises préférées du public.
Cette rose est présente à la roseraie de Saint-Galmier dans le massif David Austin (N°34) près du belvédère.

En   la   est au repos. Profitons des matins givrés pour admirer les dernières   de l’année. C’est à cette période que s...
06/12/2025

En la est au repos. Profitons des matins givrés pour admirer les dernières de l’année. C’est à cette période que se révèlent les structures paysagères comme les haies de charmilles ou les massifs de graminées. Pendant ce temps l’équipe de l’Association des Amis de la Roseraie réfléchit aux nouvelles plantations que vous découvrirez au printemps 2026.
Si vous avez de belles photos de la roseraie partirez au concours photo pour les 10 ans de l’Association en 2026. ( cf les conditions sur le site Internet ).

Stage d’art floral pour préparer les fêtes de Noël
30/11/2025

Stage d’art floral pour préparer les fêtes de Noël

Samedi 22 novembre à Saint Galmier : l'arbre dans la ville.Programme de la journée.
20/11/2025

Samedi 22 novembre à Saint Galmier : l'arbre dans la ville.
Programme de la journée.

Adresse

Roseraie Municipale/L'étang Des Rivières
Saint-Galmier
42330

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