Association Assa Azekka

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Une grande dame s'en est allĂ©e...Sa disparition rappelle que les voix qui racontent l’exil, la rĂ©pression et la libertĂ© ...
04/06/2026

Une grande dame s'en est allée...
Sa disparition rappelle que les voix qui racontent l’exil, la rĂ©pression et la libertĂ© dĂ©rangent toujours les pouvoirs, mĂȘme lorsqu’elles passent par l’art.
Marjane Satrapi n'est plus. L'autrice franco- iranienne a montrĂ© que le rĂ©cit intime peut devenir une arme politique contre l’oubli, les censures et les rĂ©cits officiels et son Ɠuvre oblige Ă  interroger ce que nos dĂ©mocraties protĂšgent vraiment : la libertĂ© d’expression ou seulement certaines de ses formes acceptables?

Une grande dame s'en est allée. Respect et gratitude.

« Marjane Satrapi est morte de tristesse un peu plus d’un an aprĂšs le dĂ©cĂšs de Mattias Ripa, son mari et l’amour de sa vie », ont Ă©crit ses proches dans un communiquĂ©. Producteur, acteur et scĂ©nariste, Mattias Ripa est mort le 8 avril 2025.

01/06/2026

Il y a quelques annĂ©es, au cours d’une rencontre militante du FSMAg Ă  Tunis, des agriculteurs marocains nous avaient parlĂ© de leurs savoirs faire et voilĂ  que nous (re) dĂ©couvrons l’objet scientifique en question : tanest (la clepsydre).
Le clepsydre amazigh, horloge Ă  eau hĂ©ritĂ©e des pratiques anciennes, n’est pas seulement un outil de mesure du temps : c’est une maniĂšre de penser le monde. Le temps y est vĂ©cu, observĂ©, transmis, au croisement de l’expĂ©rience agricole, des cycles naturels et d’un savoir collectif affinĂ© par l’usage.
Visiblement d'autres techniques intéressantes sont utilisées dans d'autres régions comme par exemple le baton (au Sahel ) : un bout de bois planté au sol indique que "de telle ombre à telle ombre", c'est pour telle famille.. ou ailleurs ( Egypte antique, GrÚce ou Chine ancienne) avec des variantes de gnomon.
On se souvient aussi toujours lors de la rencontre à Tunis, de ce militant tiers ... mondain qui mettait en doute les propos des agriculteurs. Il riait de la tanest alors qu'il était perdu sans Google Maps. Un vieux monsieur lui avait alors renvoyé "tu trouves la technique primitive mais toi, tu te fies à une voix pour trouver ton chemin " .. Chah!!

Et dans l’esprit d’Assa Azekka, ce type de savoir populaire n’est pas en opposition avec les savoirs acadĂ©miques ou scientifiques. Il en est plutĂŽt une racine possible, une forme premiĂšre d’observation du rĂ©el. La science moderne formalise, mesure, modĂ©lise ; le savoir populaire, lui, expĂ©rimente, ajuste, mĂ©morise Ă  partir du quotidien. L’un gagne en prĂ©cision ce que l’autre offre en ancrage.
Rapprocher ces deux mondes, c’est reconnaĂźtre que la rationalitĂ© ne se limite pas aux laboratoires, et que les sociĂ©tĂ©s ont toujours produit des formes de connaissance sophistiquĂ©es pour comprendre le temps, la nature et les rythmes de la vie. Le clepsydre amazigh devient alors un symbole : celui d’un dialogue possible entre mĂ©moire et science, entre transmission orale et validation acadĂ©mique, entre savoirs situĂ©s et savoirs universels.

Dans cette perspective, Assa Azekka invite à sortir des hiérarchies implicites entre les formes de connaissance, pour construire des ponts. Non pas opposer le traditionnel au scientifique, mais faire circuler les savoirs, les croiser, et reconnaßtre leur complémentarité dans la compréhension du monde et dans les pratiques du quotidien.

https://www.facebook.com/reel/1184758430406448

OyĂ©, oyĂ© braves gens, avis Ă  la population...Uber a lancĂ© sa nouvelle option “Uber Mouton Express” : prise en charge imm...
29/05/2026

Oyé, oyé braves gens, avis à la population...

Uber a lancĂ© sa nouvelle option “Uber Mouton Express” : prise en charge immĂ©diate sur le pĂ©riph lyonnais.
Option confort : livraison Ă  domicile
 ou directement Ă  l’abattoir agréé (selon GPS moral).
Attention : le mouton a noté le trajet 1 étoile, trop de zigzags et zéro clim
.

Assa Azekka, l'impertinente..

https://x.com/i/status/2059934112463343923

https://www.leprogres.fr/faits-divers-justice/2026/05/28/un-mouton-apercu-sur-une-moto-sur-le-peripherique-lyonnais?fbclid=IwdGRzaASGGxZleHRuA2FlbQIxMQBzcnRjBmFwcF9pZAwzNTA2ODU1MzE3MjgAAR6RsoqfW1NspUngDG1PaAT-fdbSm9O_Mv2sBQw_cKgl6wBMcqDq1oCE-09uQg_aem_hOsAE8uS30cjl49flxDvxg&sfnsn=scwspwa

La vidĂ©o, certainement liĂ©e Ă  une livraison de mouton pour la fĂȘte de l’AĂŻd el-KĂ©bir qui a dĂ©butĂ© le 27 mai, fait rĂ©agir en ligne. Car, si la ...

Les ami.e.s... Excellente nouvelle : le Code noir est enfin abrogé! On parle bien de ce petit texte anodin de 1685 qui o...
28/05/2026

Les ami.e.s... Excellente nouvelle : le Code noir est enfin abrogé!

On parle bien de ce petit texte anodin de 1685 qui organisait tranquillement l’esclavage, dĂ©finissait les personnes noires comme des biens meubles et encadrait leur vie jusque dans les moindres dĂ©tails. Un "dĂ©tail "de l’Histoire, en somme.

Il aura donc fallu quelques siĂšcles pour se dire que, finalement, ce n’était peut-ĂȘtre pas tout Ă  fait compatible avec l’idĂ©e de dĂ©mocratie. Mais ne soyons pas impatients : mieux vaut t**d que jamais.
Une avancĂ©e, indĂ©niablement. On se demande juste pourquoi il a fallu autant de temps pour retirer officiellement ce qui, moralement, n’aurait jamais dĂ» exister???

PS : C'est pas un vote, c'est une mise à jour systÚme : Républiquev1.0 = bug raciste supprimé (enfin) mais bon ...allez, cùlin les frÚres et soeurs, de la part de Assa Azekka !

Les associations font tenir le lien social
 mais qui fait tenir les associations ?En ce mois de juin, c’est souvent le t...
28/05/2026

Les associations font tenir le lien social
 mais qui fait tenir les associations ?
En ce mois de juin, c’est souvent le temps des bilans dans la vie associative : on regarde ce qui a Ă©tĂ© fait, ce qui a fonctionnĂ©, ce qui a tenu
 et ce qui a tenu “comme ça”, un peu par miracle. Et une chose saute souvent aux yeux : les associations font Ă©normĂ©ment. Elles crĂ©ent du lien, accueillent, organisent, accompagnent, inventent, rĂ©parent parfois ce que d’autres dispositifs ne couvrent pas.
Mais une question revient rarement dans les bilans : qui fait tourner les associations elles-mĂȘmes ?
Dans la rĂ©alitĂ©, on retrouve souvent les mĂȘmes constantes : les mĂȘmes bĂ©nĂ©voles polyvalents, les mĂȘmes personnes qui “assurent la continuitĂ©â€ souvent sans le dire, des engagements qui deviennent du temps plein. RĂ©sultat : tout le monde est dans le projet
 mais la charge de travail rĂ©el repose sur un cercle beaucoup plus restreint : ça fonctionne, mais avec des Ă©quipes rĂ©duites qui font beaucoup avec peu.
Bref, les associations font tenir le lien social ; mais elles tiennent aussi grùce à une énergie discrÚte, souvent invisible ; et comme souvent dans le monde associatif : ce qui est essentiel est aussi ce qui est le moins visible.
Une réalité souvent invisibilisée : le travail politique des femmes
Dans ce paysage, il faut aussi rappeler une rĂ©alitĂ© importante : le monde associatif est largement portĂ© par des femmes, et leur engagement est profondĂ©ment politique, mĂȘme lorsqu’il est rarement reconnu comme tel.
Des chercheuses (Tamzali ou Collins) montrent que les femmes engagĂ©es dans les espaces publics -associations, collectifs, partis politiques- voient souvent leur action dĂ©politisĂ©e, rĂ©duite Ă  des formes d’infantilisme (la “jalousie”, la “susceptibilitĂ©â€, les “problĂšmes d’égo”), ce qui contribue Ă  les disqualifier.
Il ne s’agit Ă©videmment pas ici de mettre en cause “les hommes” en bloc, mais de dĂ©crire des mĂ©canismes structurels qui traversent les organisations et dont chacun peut, parfois malgrĂ© lui, ĂȘtre partie prenante. D’ailleurs certaines femmes peuvent mĂȘme leur donner un petit coup de main!
Dans les faits, quand il s’agit d’hommes, on parle de ligne politique, de stratĂ©gie, de dĂ©saccords, de positionnements, mais quand il s’agit de femmes, on parle plus facilement de “tensions personnelles”, de “rivalitĂ©s”, ou de “relations interindividuelles”, rarement de dĂ©saccords politiques. Bref, elles ne sont jamais lĂ©gitimes. D’ailleurs, ces mĂȘmes hommes sont plus enclins Ă  se passer le micro entre eux, parfois mĂȘme pour condamner le sexisme ou pour dĂ©noncer les rapports de domination, Ă  condition
 que ce soit eux qui parlent !
Ce glissement n’est pas anodin : il transforme des enjeux politiques en histoires privĂ©es, et rend invisibles les rapports de pouvoir Ă  l’Ɠuvre dans les organisations. Et puis, il faut aussi le dire : dans de nombreux espaces, dans une mĂȘme organisation - ou entre organisations- les hommes sont capables de construire entre eux des formes d’alliances implicites ou explicites, sociales et/ou institutionnelles qui contribuent Ă  minimiser, contourner ou invisibiliser le rĂŽle des femmes et Ă  maintenir des formes de hiĂ©rarchie. Ce n’est pas seulement une question individuelle, c’est un fonctionnement systĂ©mique, donc profondĂ©ment politique.
Cela rĂ©sonne directement avec la rĂ©alitĂ© des associations : beaucoup de femmes militent, y portent la continuitĂ©, la coordination, l’accueil et la stabilitĂ© des projets, mais aussi la vision et la stratĂ©gie, tout en Ă©tant moins reconnues comme actrices politiques centrales de la structure, comme s’il y avait “ceux qui pensent” et “celles qui font” alors mĂȘme que les rĂŽles, comme on essaie de le promouvoir Ă  Assa Azekka sont en rĂ©alitĂ© beaucoup plus hybrides et partagĂ©s.

Bref, en juin on fait les bilans
 mais on pourrait aussi faire celui du pouvoir, ça changerait un peu.

Ar tufat! (Ă  bientĂŽt)

DIRI YI ! (je m'y prends mal)  Ou la lucidité douloureuse de la grande Cherifa  (Ouardia Bouchemlal)Sous titrage : je sa...
25/05/2026

DIRI YI ! (je m'y prends mal) Ou la lucidité douloureuse de la grande Cherifa (Ouardia Bouchemlal)
Sous titrage : je sais que je me trompe mais je recommence! Je me sabote quoi..

OlĂ , les ami.e.s , Ă©coutez moi ça .. Oui, bien sĂ»r, le grincheux dira que c’est une initiative qu’il faut regarder avec exigence critique mais et toi quand tu te dandines sur Ya Rayah (une chanson sur l’exil et la nostalgie)!!? Allez, arrĂȘte de rĂąler et Ă©coute pour ce que Ethnocatalonia rend possible..

Le projet Ethnoworld favorise le partage musical. Il rĂ©unit de jeunes musicien·nes venu·es de plusieurs pays dans un orchestre Ă©phĂ©mĂšre international, construit le temps d’une rĂ©sidence courte oĂș chacun·e apporte des chants de “sa culture”. Ensemble, ils.elles fabriquent un rĂ©pertoire commun dans un processus de transmission horizontale : tout le monde apprend, tout le monde transmet. A Assa Azekka, c’est ce qu’on valorise aussi dans des projets comme Urar l’Xalat : comme quoi, si tout le monde apprend de tout le monde, il va falloir arrĂȘter de chercher qui est le prof
 mĂȘme la culture finit en mode coloc!!
Et puis, le fait que des chanteur.se.s non kabyles interprĂštent des rĂ©pertoires comme ceux de Cherifa envoie un signal fort : les musiques traditionnelles circulent, vivent, et Ă©chappent aux enfermements identitaires. Pas de “vraie version”, pas de “faut ĂȘtre de telle culture..”, ça ne veut rien dire. Les musiques traditionnelles ne sont ni des objets figĂ©s ni des “propriĂ©tĂ©s culturelles”, mais des patrimoines en mouvement. Finalement, les traditions voyagent mieux que certains passeports!
Dans un contexte oĂč ces rĂ©pertoires peuvent ĂȘtre marginalisĂ©s ou folklorisĂ©s, et dĂ©politisĂ©s, ces initiatives aident aussi Ă  les sortir des “ghettos culturels” dans lesquels certains voudraient les enfermer. Entendre Cherifa portĂ©e par d’autres voix, d’autres langues et d’autres corps ne dilue rien : cela peut au contraire rĂ©vĂ©ler sa force universelle surtout si cela s’accompagne d’une conscience des histoires et des contextes car ce qui est important dans une perspective d’éducation populaire, c’est pas seulement de faire circuler des Ɠuvres, mais de les comprendre, les situer, et les relier Ă  des trajectoires sociales et politiques. Et Cherifa, fĂ©ministe avant l’heure, ce n'Ă©tait pas n’importe qui!

Alors, bravo les artistes qui font vivre les traditions comme des espaces de rencontre et d’émancipation et comme ça fait du bien, les ami.e.s.. Hak Sidi Aich!

Title: Diri iyi + HeddiPerformed by: EthnoCatalonia orquestraMain...

"L'ABANDON : les derniers jours de Samuel Paty" -Film 2026L’ABANDON” : une sociĂ©tĂ© sommĂ©e de choisir..  et qui abandonne...
23/05/2026

"L'ABANDON : les derniers jours de Samuel Paty" -Film 2026

L’ABANDON” : une sociĂ©tĂ© sommĂ©e de choisir.. et qui abandonne les siens!

L’Abandon ne parle pas seulement d’un professeur assassinĂ©. Il met en lumiĂšre une sociĂ©tĂ© qui fragilise celles et ceux qui tiennent encore debout ses Ă©quilibres les plus essentiels : enseignants, travailleurs sociaux, Ă©ducateurs, animateurs.
Samuel Paty n’a pas Ă©tĂ© uniquement victime d’un terroriste. Il a Ă©tĂ© pris dans un engrenage : un mensonge initial, une amplification incontrĂŽlĂ©e sur les rĂ©seaux sociaux, une absence de protection effective, et surtout une solitude institutionnelle. Ce mĂ©canisme, les professionnels du terrain le connaissent. À des degrĂ©s diffĂ©rents, mais ils en connaissent la logique : celle de l’exposition sans bouclier.
Et pourtant, aujourd’hui, le dĂ©bat public se referme sur des oppositions simplistes : ĂȘtre “pour” ou “contre”.

Certains dĂ©couvrent la libertĂ© d’expression uniquement quand elle sert leurs peurs.
VoilĂ  d’oĂč vient le malaise actuel : une libertĂ© invoquĂ©e de maniĂšre sĂ©lective, instrumentalisĂ©e selon les affects, les indignations ou les intĂ©rĂȘts politiques du moment.
Dans ce climat, les enseignants et les travailleurs sociaux -qui dans leur immense majorité aiment leur métier- sont de plus en plus exposés à une double pression : celle du terrain, complexe et parfois tendu, et celle du débat public, souvent réduit à des postures binaires. On leur demande de tenir, mais sans toujours leur donner les moyens, ni le soutien, ni la protection institutionnelle nécessaires.
Pendant ce temps, les polĂ©miques autour du film Ă©vitent parfois l’essentiel : comprendre comment une sociĂ©tĂ© peut laisser se construire une mĂ©canique de haine Ă  partir d’un mensonge, et comment elle peut ensuite dĂ©tourner le regard de ses propres responsabilitĂ©s. Car Ă  force de transformer chaque drame en slogan, on finit par oublier l’essentiel : protĂ©ger celles et ceux qui tiennent encore la sociĂ©tĂ© debout.

C’est lĂ  que l’éducation populaire, telle que portĂ©e par Assa Azekka (et d’autres) , prend tout son sens : elle refuse les simplifications, les camps imposĂ©s et les rĂ©cits qui enferment.
Pour nous, il faut travailler la complexitĂ©, reconstruire du dialogue, remettre au centre la responsabilitĂ© collective et dĂ©fendre une Ă©ducation qui Ă©mancipe plutĂŽt qu’elle ne polarise.

Travailler autour de L’Abandon, ce n’est pas prendre parti dans un affrontement idĂ©ologique : c’est rappeler une Ă©vidence que beaucoup prĂ©fĂšrent Ă©viter : une sociĂ©tĂ© qui abandonne ses enseignants et ses travailleurs sociaux s’abandonne elle-mĂȘme.

Et Ă  Assa Azekka, nous sommes de ceux et de celles qui n’acceptent pas qu’on laisse les acteurs de l’éducation seuls face aux tempĂȘtes.

Photo JMerchante

13/05/2026

SHAME ON HOLLYWOOD!

Quand Paul Laverty lance « Shame on Hollywood », il ne fait pas dans la dentelle diplomatique : il rappelle gentiment -ou pas- Ă  une industrie trĂšs prospĂšre qu’elle adore raconter le monde
 Ă  condition de le faire sans trop dĂ©ranger ceux qui le dirigent. Hollywood, le grand conteur officiel, maĂźtrise surtout un art subtil : transformer les rapports de domination en divertissement digestible. La culture “neutre” ? Oui, bien sĂ»r
 comme un plateau de cinĂ©ma oĂč tout est soigneusement Ă©clairĂ© pour ne jamais montrer les angles morts du pouvoir.
Paul Laverty, scĂ©nariste Ă©cossais engagĂ©, travaille depuis longtemps avec Ken Loach pour rappeler une Ă©vidence : la rĂ©alitĂ© sociale existe mĂȘme quand on ne la filme pas. Avant d’écrire des films, il a Ă©tĂ© avocat des droits humains en AmĂ©rique latine, ce qui explique sans doute son absence totale de fascination pour les rĂ©cits “bien propres” des vainqueurs.
Dans "The Wind That Shakes the Barley", il s’amuse Ă  gĂącher un peu le romantisme colonial : la domination britannique en Irlande n’y apparaĂźt pas comme une aventure historique Ă©lĂ©gante, mais comme ce qu’elle Ă©tait : une violence politique, avec ses rĂ©sistances, ses fractures, et des lendemains qui dĂ©chantent.
Et dans "I, Daniel Blake", il s’attaque Ă  un autre chef-d’Ɠuvre contemporain : le systĂšme qui “aide” les gens en les humiliant mĂ©thodiquement. On y dĂ©couvre cette logique brillante oĂč les prĂ©caires deviennent soudain suspects par dĂ©faut - une invention administrative remarquable, presque artistique, dans l’art de retourner la faute! Ce n’est plus de la solidaritĂ©, c’est de la suspicion industrialisĂ©e. Les fraudes, le trou de la SĂ©cu.. Et Ă©videmment, la “fraude” est toujours du cĂŽtĂ© le plus pratique Ă  accuser. Ecoutez certains politiques!
Au fond, Laverty et Loach font ce que les dominants aiment le moins : ils dĂ©placent le projecteur. Et quand la lumiĂšre change d’angle, lĂ , les beaux rĂ©cits consensuels prennent vite des airs de dĂ©cor en carton.
C’est exactement ça qu’on aime à Assa Azekka : un art qui ne sert pas à lisser les contradictions pour les rendre acceptables, mais à les rendre visibles..
Respect to you Paul for not looking away!
https://www.facebook.com/share/r/1ELWganqWC/

Zizou: héros discret, débats bruyants.. Quand le silence devient politique.Dans Le Monde, un article revient sur Zinédin...
12/05/2026

Zizou: héros discret, débats bruyants.. Quand le silence devient politique.
Dans Le Monde, un article revient sur Zinédine Zidane et rappelle que son histoire dépasse largement le football.
Le pĂšre de Zidane, SmaĂŻl, naĂźt en 1935 dans un hameau trĂšs pauvre de Kabylie
 Il connaĂźt la misĂšre, la faim, puis l’exil vers la France, les chantiers, les bidonvilles, les sacrifices des travailleurs immigrĂ©s.
Une trajectoire que l’historien Emmanuel Blanchard relie Ă  l’histoire plus large de l’immigration algĂ©rienne en France.
Ce week-end, Ă  Saint-Étienne, on cĂ©lĂšbre l’épopĂ©e des AS Saint-Étienne de 1976 : celle d’un football populaire, ouvrier, profondĂ©ment ancrĂ© dans les classes sociales.
Entre ces deux histoires, il y a une continuité. Mais aussi une tension.
Car le football français, souvent prĂ©sentĂ© comme un espace de mĂ©rite et de rassemblement, reste traversĂ© par des questions de racisme, de stigmatisation et d’inĂ©galitĂ©s.
Zidane incarne cette ambivalence : une rĂ©ussite immense, devenue symbole national, mais aussi le produit d’une histoire sociale marquĂ©e par l’exil, la pauvretĂ© et les rapports de domination.
Et cette figure n’échappe pas aux critiques : sa richesse, sa discrĂ©tion publique, son absence relative de prises de position politiques... Jusqu’oĂč peut (ou doit ) aller une icĂŽne populaire ? Que projette-t-on sur elle ?
En tout cas : merci Zizou! (photo David Ruddell, Creative Commons) Merci les Verts !
Entre la mĂ©moire des Verts et les trajectoires issues de l’immigration, c’est toute une histoire française qui se raconte :
un football qui unit, mais qui révÚle aussi les fractures du pays.
À lire ici :
https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/05/11/zinedine-zidane-garde-une-conscience-politique-et-sociale-qui-est-intimement-liee-a-son-histoire_6687953_3232.htmlâ ïżœ

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