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𝐐𝐮𝐞𝐥𝐥𝐞𝐬 𝐚𝐦𝐛𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐏𝐫𝐨𝐝𝐮𝐜𝐭𝐬 & 𝐌𝐚𝐫𝐤𝐞𝐭𝐢𝐧𝐠 ?Lors du CSE d’avril, la direction de Products & Marketing a présenté sa feu...
18/06/2026

𝐐𝐮𝐞𝐥𝐥𝐞𝐬 𝐚𝐦𝐛𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐏𝐫𝐨𝐝𝐮𝐜𝐭𝐬 & 𝐌𝐚𝐫𝐤𝐞𝐭𝐢𝐧𝐠 ?

Lors du CSE d’avril, la direction de Products & Marketing a présenté sa feuille de route 2026, dans le cadre de la stratégie « Trust the future » d’Orange Business.

La CFDT constate une présentation stratégique dense et structurée, mais encore trop peu éclairante sur les effets concrets de cette transformation pour les salariés, les métiers et la performance réelle de l’entreprise.

𝐂𝐞 𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐢𝐭 𝐥𝐚 𝐝𝐢𝐫𝐞𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧

La direction articule sa feuille de route autour de cinq priorités.

- 𝐂𝐨𝐧𝐬𝐭𝐫𝐮𝐢𝐫𝐞 𝐮𝐧𝐞 𝐨𝐫𝐠𝐚𝐧𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 “𝐰𝐨𝐫𝐥𝐝-𝐜𝐥𝐚𝐬𝐬” : elle veut poursuivre la montée en compétences, renforcer la culture agile et adapter les métiers aux évolutions à venir, notamment autour de l’IA, des plateformes et de la confiance numérique.
- 𝐃𝐞́𝐥𝐢𝐯𝐫𝐞𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐫𝐨𝐚𝐝𝐦𝐚𝐩𝐬 𝐩𝐫𝐨𝐝𝐮𝐢𝐭𝐬 𝐞𝐭 𝐜𝐨𝐧𝐜𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞𝐫 𝐥’𝐞𝐟𝐟𝐨𝐫𝐭 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐨𝐟𝐟𝐫𝐞𝐬 𝐩𝐡𝐚𝐫𝐞𝐬 : L’objectif est de mieux aligner les évolutions produits avec l’exécution commerciale, en particulier sur les offres All4Wan et All4Mobile, afin de soutenir la conquête et la croissance.
- 𝐀𝐜𝐜𝐞́𝐥𝐞́𝐫𝐞𝐫 𝐥𝐚 𝐭𝐫𝐚𝐧𝐬𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐯𝐞𝐫𝐬 𝐮𝐧 𝐦𝐨𝐝𝐞̀𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝐩𝐥𝐚𝐭𝐞𝐟𝐨𝐫𝐦𝐞𝐬 : la direction veut faire d’Evolution Platform un socle de développement majeur, enrichir le catalogue et développer l’adoption de ce modèle par les équipes commerciales et les clients.
- 𝐅𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐧𝐨𝐮𝐯𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐞𝐱𝐩𝐞́𝐫𝐢𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐝𝐢𝐠𝐢𝐭𝐚𝐥𝐞 𝐮𝐧𝐞 𝐫𝐞́𝐚𝐥𝐢𝐭𝐞́ : Elle entend développer des produits et services plus 𝐝𝐢𝐠𝐢𝐭𝐚𝐥-𝐟𝐢𝐫𝐬𝐭, plus automatisés et plus intégrés aux parcours clients, notamment pour les grands comptes et les multinationales, avec les premiers produits next gen.
- 𝐆𝐞́𝐧𝐞́𝐫𝐞𝐫 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐯𝐚𝐥𝐞𝐮𝐫 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐥’𝐈𝐀 : La direction place l’IA au cœur de sa transformation, avec le programme Trusted Intelligence, le développement de Live Intelligence, la qualité des données et des cas d’usage présentés comme structurants pour les métiers et les clients.

La direction souligne aussi 𝐥𝐞 𝐝𝐞́𝐩𝐥𝐨𝐢𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝟑 𝐩𝐚𝐫𝐜𝐨𝐮𝐫𝐬 𝐝𝐞 𝐫𝐞𝐜𝐨𝐧𝐯𝐞𝐫𝐬𝐢𝐨𝐧 et la poursuite de la montée en compétences des chefs de produits et chefs de projets, avec un programme orienté vers des produits et services plus digital-first, IA-driven et éco-conçus.

La direction décrit une trajectoire lisible : plateformes, IA, automatisation, digital-first, optimisation et conquête.

Le problème n’est pas l’ambition. Le problème, c’est le niveau de précision apporté sur les moyens, les effets métiers, les impacts sociaux et la charge de travail induite.

𝐋𝐞𝐬 𝐚𝐥𝐞𝐫𝐭𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐂𝐅𝐃𝐓

La transformation est présentée comme une évidence, sans démonstration complète de ses effets. La direction affiche un cap à horizon 2027, mais la trajectoire reste encore très générale pour les équipes.

L’IA est omniprésente dans le discours, mais encore trop peu outillée dans ses impacts. La CFDT demande de la transparence sur les usages, les outils, les changements de métiers et les garanties associées.

La montée en compétences est indispensable, mais elle doit être réelle et accessible. Former 90 % des salariés est un signal positif ; reste à vérifier que les formations sont utiles, reconnues et qu’elles donnent de vraies perspectives.

La charge de travail et l’organisation ne peuvent pas être les angles morts de la stratégie. Accélérer, automatiser, transformer : oui. Le faire sans suivi suffisant des effets sur les équipes serait une erreur de pilotage.

Le maintien des compétences en France doit rester un objectif explicite. La stratégie de transformation ne doit pas fragiliser les collectifs ni éloigner les expertises.

La dimension environnementale et sociétale reste trop discrète. Or l’IA frugale, l’éco-conception et les impacts métiers méritent davantage de place dans une stratégie qui se veut durable.

𝐂𝐞 𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐞𝐦𝐚𝐧𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐂𝐅𝐃𝐓

La CFDT demande :
- une information régulière et détaillée sur les projets liés à l’IA, à NewCo et aux plateformes ;
- une meilleure transparence sur les impacts métiers et organisationnels ;
- un suivi réellement efficace de la charge de travail ;
- un plan de formation ambitieux, lisible et accessible à tous ;
- le maintien et le développement des compétences en France ;
- une prise en compte claire des impacts sociaux, environnementaux et métier des choix technologiques.

La CFDT restera vigilante : une stratégie d’accélération n’a de sens que si elle est soutenable pour les équipes et créatrice de valeur durable.

𝐋𝐞 𝐜𝐥𝐨𝐮𝐝 𝐎𝐫𝐚𝐧𝐠𝐞 𝐞𝐧 𝐩𝐞𝐭𝐢𝐭𝐬 𝐦𝐨𝐫𝐜𝐞𝐚𝐮𝐱 𝐂𝐨𝐦𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐩𝐚𝐫𝐥𝐞𝐫 𝐝𝐞 𝐯𝐨𝐥𝐨𝐧𝐭𝐚𝐫𝐢𝐚𝐭 𝐪𝐮𝐚𝐧𝐝 𝐬𝐨𝐧 𝐩𝐨𝐬𝐭𝐞 𝐞𝐬𝐭 𝐬𝐮𝐩𝐩𝐫𝐢𝐦𝐞́ ? 𝐏𝐨𝐮𝐫𝐪𝐮𝐨𝐢 𝐩𝐚𝐫𝐭𝐢𝐫 𝐪𝐮𝐚𝐧𝐝 𝐨...
15/06/2026

𝐋𝐞 𝐜𝐥𝐨𝐮𝐝 𝐎𝐫𝐚𝐧𝐠𝐞 𝐞𝐧 𝐩𝐞𝐭𝐢𝐭𝐬 𝐦𝐨𝐫𝐜𝐞𝐚𝐮𝐱

𝐂𝐨𝐦𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐩𝐚𝐫𝐥𝐞𝐫 𝐝𝐞 𝐯𝐨𝐥𝐨𝐧𝐭𝐚𝐫𝐢𝐚𝐭 𝐪𝐮𝐚𝐧𝐝 𝐬𝐨𝐧 𝐩𝐨𝐬𝐭𝐞 𝐞𝐬𝐭 𝐬𝐮𝐩𝐩𝐫𝐢𝐦𝐞́ ? 𝐏𝐨𝐮𝐫𝐪𝐮𝐨𝐢 𝐩𝐚𝐫𝐭𝐢𝐫 𝐪𝐮𝐚𝐧𝐝 𝐨𝐧 𝐧𝐞 𝐬𝐚𝐢𝐭 𝐩𝐚𝐬 𝐨𝐮̀ 𝐥'𝐨𝐧 𝐯𝐚 ?

La direction a présenté au CSE d’avril une réorganisation incluant le transfert de 16 salariés de SCE vers la filiale Digital Services France (DSF), prévu pour juillet 2026.

𝐂𝐞 𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐢𝐭 𝐥𝐚 𝐝𝐢𝐫𝐞𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧
Pour justifier ce projet, la direction explique vouloir 𝐬𝐢𝐦𝐩𝐥𝐢𝐟𝐢𝐞𝐫 𝐥’𝐨𝐫𝐠𝐚𝐧𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧, rapprocher des activités proches du client et renforcer la cohérence de l’activité Cloud.
La direction propose le dispositif d’accompagnement de l’accord GEPP portant sur les mobilités internes. Ce dispositif comprend :
• la reprise de l’ancienneté ;
• une prime de 10 000 € versée en deux fois ;
• une prime mensuelle pour compenser les écarts entre les conventions collectives ;
• le droit de retour uniquement en cas de vente de la filiale dans les 5 ans.

𝐔𝐧 𝐟𝐚𝐮𝐱 𝐯𝐨𝐥𝐨𝐧𝐭𝐚𝐫𝐢𝐚𝐭
Pour la CFDT, parler de volontariat dans ces conditions relève d’𝐮𝐧 𝐥𝐞𝐮𝐫𝐫𝐞. En effet, si un salarié refuse de rejoindre DSF, son poste disparaît à SCE et il est orienté vers 𝐮𝐧𝐞 𝐦𝐨𝐛𝐢𝐥𝐢𝐭𝐞́ 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐚𝐢𝐧𝐭𝐞 𝐝’𝐮𝐧𝐞 𝐝𝐮𝐫𝐞́𝐞 𝐦𝐚𝐱𝐢𝐦𝐮𝐦 𝐝𝐞 𝟏𝟖 𝐦𝐨𝐢𝐬. Le choix est donc très relatif : partir en filiale ou subir la suppression de son poste.
À cela s’ajoute une garantie de retour très limitée, réservée au seul cas d’une vente de la filiale et pour une durée de cinq ans seulement, alors même que certains salariés concernés ont construit toute leur carrière chez Orange SA et se retrouvent confrontés à un basculement majeur de leur cadre d’emploi et de leurs droits.
La CFDT alerte aussi sur un risque important : à force de multiplier les transferts ciblés, l’entreprise fragmente les dossiers, affaiblit les collectifs et expose les salariés à 𝐮𝐧𝐞 𝐩𝐞𝐫𝐭𝐞 𝐝𝐞 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐞́𝐭𝐞𝐧𝐜𝐞𝐬 𝐬𝐭𝐫𝐚𝐭𝐞́𝐠𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬 𝐨𝐮 𝐫𝐚𝐫𝐞𝐬.

𝐔𝐧 𝐟𝐥𝐨𝐮 𝐩𝐞𝐫𝐬𝐢𝐬𝐭𝐚𝐧𝐭 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐬𝐭𝐫𝐚𝐭𝐞́𝐠𝐢𝐞 𝐂𝐥𝐨𝐮𝐝
Au-delà de ce transfert, c’est surtout la lisibilité de la stratégie Cloud de la direction qui est lacunaire.
Les salariés voient se succéder :
• le projet Unified Cloud Platform chez OWF,
• ce transfert vers DSF,
• et la nouvelle direction Trust chez SCE.
𝐀̀ 𝐜𝐞 𝐬𝐭𝐚𝐝𝐞, 𝐥𝐚 𝐝𝐢𝐫𝐞𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐧𝐞 𝐝𝐨𝐧𝐧𝐞 𝐩𝐚𝐬 𝐮𝐧𝐞 𝐯𝐢𝐬𝐢𝐨𝐧 𝐜𝐥𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐩𝐞𝐫𝐦𝐞𝐭𝐭𝐚𝐧𝐭 𝐚𝐮𝐱 𝐬𝐚𝐥𝐚𝐫𝐢𝐞́𝐬 𝐝𝐞 𝐬𝐞 𝐩𝐫𝐨𝐣𝐞𝐭𝐞𝐫 𝐬𝐞𝐫𝐞𝐢𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥’𝐚𝐜𝐭𝐢𝐯𝐢𝐭𝐞́ 𝐝𝐮 𝐂𝐥𝐨𝐮𝐝 𝐚̀ 𝐎𝐫𝐚𝐧𝐠𝐞. Cette absence de cohérence alimente l’inquiétude sur l’avenir des métiers, la pérennité des entités ou le devenir des compétences.
𝐂𝐞 𝐪𝐮𝐞 𝐥𝐚 𝐂𝐅𝐃𝐓 𝐫𝐞𝐯𝐞𝐧𝐝𝐢𝐪𝐮𝐞
Pour la CFDT, ce projet cumule deux défauts majeurs : un faux volontariat qui masque une mobilité imposée, et un flou stratégique qui empêche les salariés de savoir où va réellement l’activité Cloud.
𝐋𝐞𝐬 𝐞́𝐥𝐮𝐬 𝐂𝐅𝐃𝐓 𝐝𝐞𝐦𝐚𝐧𝐝𝐞𝐧𝐭 :
• une présentation claire de la stratégie Cloud globale ;
• une garantie plus protectrice du droit de retour ;
• l’arrêt des mobilités forcées liées à des suppressions de postes ;
• un vrai plan pour préserver les compétences, la charge de travail et la santé des salariés.
Pour vos élus CFDT, 𝐮𝐧 𝐭𝐫𝐚𝐧𝐬𝐟𝐞𝐫𝐭 𝐧’𝐞𝐬𝐭 𝐩𝐚𝐬 𝐮𝐧 𝐜𝐡𝐨𝐢𝐱 𝐥𝐢𝐛𝐫𝐞 𝐪𝐮𝐚𝐧𝐝 𝐫𝐞𝐟𝐮𝐬𝐞𝐫 𝐝𝐞 𝐩𝐚𝐫𝐭𝐢𝐫 𝐬𝐢𝐠𝐧𝐢𝐟𝐢𝐞 𝐩𝐞𝐫𝐝𝐫𝐞 𝐬𝐨𝐧 𝐩𝐨𝐬𝐭𝐞. Aujourd’hui, ce projet ressemble à un passage en force dans l’inconnue.
La CFDT restera vigilante et continuera à défendre un vrai choix pour les salariés, leurs compétences et leurs droits.

𝐑𝐞𝐬𝐭𝐚𝐮𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐜𝐨𝐥𝐥𝐞𝐜𝐭𝐢𝐯𝐞 𝐚̀ 𝐒𝐭𝐚𝐝𝐢𝐮𝐦𝐐𝐮𝐚𝐧𝐝 𝐥𝐚 𝐦𝐚𝐣𝐨𝐫𝐢𝐭𝐞́ 𝐂𝐅𝐄-𝐂𝐆𝐂 𝐫𝐞𝐝𝐞́𝐜𝐨𝐮𝐯𝐫𝐞 𝐥’𝐢𝐧𝐭𝐞́𝐫𝐞̂𝐭 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐫𝐞𝐬𝐭𝐚𝐮𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐜𝐨𝐥𝐥𝐞𝐜𝐭𝐢𝐯𝐞… Suit...
11/06/2026

𝐑𝐞𝐬𝐭𝐚𝐮𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐜𝐨𝐥𝐥𝐞𝐜𝐭𝐢𝐯𝐞 𝐚̀ 𝐒𝐭𝐚𝐝𝐢𝐮𝐦
𝐐𝐮𝐚𝐧𝐝 𝐥𝐚 𝐦𝐚𝐣𝐨𝐫𝐢𝐭𝐞́ 𝐂𝐅𝐄-𝐂𝐆𝐂 𝐫𝐞𝐝𝐞́𝐜𝐨𝐮𝐯𝐫𝐞 𝐥’𝐢𝐧𝐭𝐞́𝐫𝐞̂𝐭 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐫𝐞𝐬𝐭𝐚𝐮𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐜𝐨𝐥𝐥𝐞𝐜𝐭𝐢𝐯𝐞…

Suite au CSE du mois d’avril, le bureau du CSE a récemment adressé à tous les salariés un message sur une nouvelle offre de restauration à proximité du site Stadium, avec le RIE « Portes de France ».

La CFDT le rappelle simplement : 𝗹𝗮 𝗿𝗲𝘀𝘁𝗮𝘂𝗿𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗰𝗼𝗹𝗹𝗲𝗰𝘁𝗶𝘃𝗲 𝗲𝘀𝘁 𝘂𝗻𝗲 𝗯𝗼𝗻𝗻𝗲 𝗰𝗵𝗼𝘀𝗲. Elle permet de déjeuner correctement, à prix raisonnable, sur site (ou à proximité), dans de meilleures conditions de qualité de vie au travail et de convivialité.

C’est exactement la logique que la CFDT défend depuis longtemps. C’est ainsi que les élus CFDT ont été 𝗹𝗲𝘀 𝗽𝗿𝗲𝗺𝗶𝗲𝗿𝘀 𝗮̀ 𝗽𝗿𝗼𝗽𝗼𝘀𝗲𝗿 𝘂𝗻 𝗻𝗼𝘂𝘃𝗲𝗮𝘂 𝗰𝗼𝗻𝘃𝗲𝗻𝘁𝗶𝗼𝗻𝗻𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗮̀ 𝗧𝗼𝘂𝗹𝗼𝘂𝘀𝗲-𝗕𝗮𝗹𝗺𝗮 depuis que les salariés SCE n’ont plus accès à la restauration collective d’Orange. Grâce aux militants CFDT une convention a pu être mise en place avec le 𝗥𝗜𝗘 𝗟𝗲𝘀 𝗘́𝗿𝗮𝗯𝗹𝗲𝘀 𝗲𝘁 𝗹𝗲 𝗖𝗦𝗘𝗘 𝗱𝗲 𝗦𝗖𝗘.

En quittant la restauration collective Orange, 𝗹𝗮 𝗺𝗮𝗷𝗼𝗿𝗶𝘁𝗲́ 𝗖𝗙𝗘-𝗖𝗚𝗖 𝗮 𝗳𝗮𝗶𝘁 𝗹𝗲 𝗰𝗵𝗼𝗶𝘅 𝗱𝗲 𝗺𝗮𝘀𝘀𝗶𝗳𝗶𝗲𝗿 𝗹𝗲𝘀 𝘁𝗶𝘁𝗿𝗲𝘀-𝗿𝗲𝘀𝘁𝗮𝘂𝗿𝗮𝗻𝘁. La fermeture des restaurants à la charge du CSE de SCE sur les sites de Stadium et d’Orange Island en est la conséquence très concrète, alors que les collègues d’autres périmètres continuent, eux, à bénéficier d’une restauration collective de proximité.

Les élus CFDT ont donc voté pour la solution proposée à Stadium car elle répond à une partie du besoin pour les salariés de SCE. Mais pour la CFDT, 𝗹𝗮 𝗺𝗲𝗶𝗹𝗹𝗲𝘂𝗿𝗲 𝗿𝗲́𝗽𝗼𝗻𝘀𝗲 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗹’𝗲𝗻𝘀𝗲𝗺𝗯𝗹𝗲 𝗱𝗲𝘀 𝘀𝗮𝗹𝗮𝗿𝗶𝗲́𝘀 𝗱𝗲 𝗦𝗖𝗘 𝗿𝗲𝘀𝘁𝗲 𝗹’𝗮𝗱𝗵𝗲́𝘀𝗶𝗼𝗻 𝗱𝘂 𝗖𝗦𝗘 𝗮̀ 𝗹𝗮 𝗿𝗲𝘀𝘁𝗮𝘂𝗿𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗺𝘂𝘁𝘂𝗮𝗹𝗶𝘀𝗲́𝗲 𝗢𝗿𝗮𝗻𝗴𝗲. Cette solution permettrait d’accéder à une restauration collective sur le plus grand nombre de sites, tout en conservant le bénéfice des titres restaurant les jours de télétravail.

Vos élus CFDT continueront à défendre :
-une restauration collective de qualité pour les salariés de SCE,
-la transparence des informations liées à la restauration entre élus au CSE,
-et surtout l’adhésion à la restauration mutualisée Orange.

La restauration n’est pas un sujet secondaire. 𝗖’𝗲𝘀𝘁 𝘂𝗻 𝗲𝗻𝗷𝗲𝘂 𝗱𝗲 𝗾𝘂𝗮𝗹𝗶𝘁𝗲́ 𝗱𝗲 𝘃𝗶𝗲 𝗮𝘂 𝘁𝗿𝗮𝘃𝗮𝗶𝗹, 𝗱𝗲 𝗽𝗼𝘂𝘃𝗼𝗶𝗿 𝗱’𝗮𝗰𝗵𝗮𝘁, 𝗲𝘁 𝗱’𝗮𝘁𝘁𝗿𝗮𝗰𝘁𝗶𝘃𝗶𝘁𝗲́ 𝗱𝗲𝘀 𝗹𝗶𝗲𝘂𝘅 𝗱𝗲 𝘁𝗿𝗮𝘃𝗮𝗶𝗹.

𝐑𝐞́𝐬𝐮𝐥𝐭𝐚𝐭𝐬 𝐟𝐢𝐧𝐚𝐧𝐜𝐢𝐞𝐫𝐬 𝐎𝐫𝐚𝐧𝐠𝐞 𝟐𝟎𝟐𝟓𝑺𝒊 𝒍𝒆𝒔 𝒊𝒏𝒅𝒊𝒄𝒂𝒕𝒆𝒖𝒓𝒔 𝒂𝒇𝒇𝒊𝒄𝒉𝒆𝒏𝒕 𝒖𝒏𝒆 𝒑𝒓𝒐𝒈𝒓𝒆𝒔𝒔𝒊𝒐𝒏 𝒑𝒐𝒖𝒓 𝒍𝒆 𝑮𝒓𝒐𝒖𝒑𝒆 𝑶𝒓𝒂𝒏𝒈𝒆, 𝒍𝒂 𝒔𝒊𝒕𝒖𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒅’𝑶𝒓𝒂𝒏...
11/05/2026

𝐑𝐞́𝐬𝐮𝐥𝐭𝐚𝐭𝐬 𝐟𝐢𝐧𝐚𝐧𝐜𝐢𝐞𝐫𝐬 𝐎𝐫𝐚𝐧𝐠𝐞 𝟐𝟎𝟐𝟓

𝑺𝒊 𝒍𝒆𝒔 𝒊𝒏𝒅𝒊𝒄𝒂𝒕𝒆𝒖𝒓𝒔 𝒂𝒇𝒇𝒊𝒄𝒉𝒆𝒏𝒕 𝒖𝒏𝒆 𝒑𝒓𝒐𝒈𝒓𝒆𝒔𝒔𝒊𝒐𝒏 𝒑𝒐𝒖𝒓 𝒍𝒆 𝑮𝒓𝒐𝒖𝒑𝒆 𝑶𝒓𝒂𝒏𝒈𝒆, 𝒍𝒂 𝒔𝒊𝒕𝒖𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒅’𝑶𝒓𝒂𝒏𝒈𝒆 𝑩𝒖𝒔𝒊𝒏𝒆𝒔𝒔 𝒓𝒆𝒔𝒕𝒆 𝒑𝒓𝒆́𝒐𝒄𝒄𝒖𝒑𝒂𝒏𝒕𝒆.

Comme tous les six mois, la Direction a présenté au CSE de mars les résultats financiers du semestre précédent du groupe Orange et d’Orange Business.

𝐑𝐞́𝐬𝐮𝐥𝐭𝐚𝐭𝐬 𝐝𝐮 𝐠𝐫𝐨𝐮𝐩𝐞 𝐎𝐫𝐚𝐧𝐠𝐞 : 𝐮𝐧 𝐝𝐢𝐬𝐜𝐨𝐮𝐫𝐬 𝐝𝐞 𝐬𝐚𝐭𝐢𝐬𝐟𝐚𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐚̀ 𝐫𝐞𝐥𝐚𝐭𝐢𝐯𝐢𝐬𝐞𝐫

La Direction présente 2025 comme une année globalement réussie pour le Groupe Orange. Elle met en avant :
-un chiffre d’affaires de plus de 40 milliards d’euros, en hausse de 0,9 % ;
-un EBITDAaL en progression de 3,8 % ;
-un cash-flow organique à 3,7 milliards d’euros, en hausse de 8 % ;
-des résultats jugés conformes aux objectifs du plan Lead the Future.

La Direction souligne aussi plusieurs opérations stratégiques, notamment la consolidation de MasOrange, l’offre sur une partie des activités d’Altice en France, et les investissements sur les plateformes, le Cloud, l’IA de confiance et les secteurs de la défense ou de la santé.
Mais ces bons chiffres doivent être relativisés. La croissance reste modeste au regard des enjeux d’un secteur en pleine transformation numérique. Les élus CFDT ont rappelé que cette performance ne doit pas masquer les besoins en investissement, en innovation et en compétences, ni les attentes fortes des salariés en matière de reconnaissance et de partage de la valeur.

𝐎𝐫𝐚𝐧𝐠𝐞 𝐁𝐮𝐬𝐢𝐧𝐞𝐬𝐬 : 𝐝𝐞𝐬 𝐫𝐞́𝐬𝐮𝐥𝐭𝐚𝐭𝐬 𝐩𝐫𝐞́𝐨𝐜𝐜𝐮𝐩𝐚𝐧𝐭𝐬 𝐞𝐭 𝐮𝐧𝐞 𝐭𝐫𝐚𝐧𝐬𝐟𝐨𝐫𝐦𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐪𝐮𝐢 𝐬𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫𝐬𝐮𝐢𝐭
Sur Orange Business les inquiétudes restent fortes. Les chiffres 2025 révèlent une dégradation continue :
-le chiffre d’affaires chute à 7,3 milliards d’euros (-4,8 %) ;
-l’EBITDAaL recule à 577 millions d’euros (-6,3 %) ;
-les relais de croissance restent insuffisants, notamment sur le digital et le cloud.

Ces résultats sont d’autant plus préoccupants qu’ils interviennent après le PDV sur le périmètre SCE, censé améliorer l’efficacité financière d’Orange Business.
La Direction explique cette situation par un marché IT difficile, la baisse des activités historiques et la nécessité d’accélérer la transformation. Pour cela elle met en avant :
-la stratégie de plateforme ;
-le développement du Cloud de confiance et de l’IA de confiance ;
-les ambitions sur les secteurs défense, santé et souveraineté numérique ;
-le partenariat avec Tech Mahindra à l’international ;
-les gains d’efficacité attendus grâce à l’IA.

𝐋𝐞𝐬 𝐥𝐢𝐦𝐢𝐭𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐜𝐞𝐭𝐭𝐞 𝐬𝐭𝐫𝐚𝐭𝐞́𝐠𝐢𝐞

Le Groupe affiche des résultats solides, mais Orange Business continue de s’affaiblir. Pour y répondre les choix stratégiques de la direction reposent sur la consolidation, la plateformisation et l’IA.

Les élus CFDT alertent sur plusieurs risques :
-des nombreuses transformations conduites trop rapidement ;
-des conséquences commerciales et économiques sous-estimées ;
-des conséquences humaines sous-estimées du fait d’une pression accrue sur les équipes et des impacts encore flous sur l’emploi, les métiers et les conditions de travail ;
-un partage de la valeur insuffisant au regard des résultats du Groupe.

Avec un cash-flow en forte progression, Orange dispose pourtant de moyens pour accompagner dignement l’adaptation d’Orange Business. La CFDT rappelle que les salariés doivent être associés avec :
-une transparence complète sur la stratégie ;
-un accompagnement réel en formation et mobilité ;
-un partage de la valeur plus juste ;
-un dialogue social renforcé sur l’IA, l’offshoring et d’éventuelles réorganisations à venir.

𝐋𝐞𝐬 𝐞́𝐥𝐮𝐬 𝐂𝐅𝐃𝐓 𝐫𝐞𝐯𝐞𝐧𝐝𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐪𝐮𝐞 𝐥𝐞𝐬 𝐚𝐝𝐚𝐩𝐭𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐝’𝐎𝐫𝐚𝐧𝐠𝐞 𝐁𝐮𝐬𝐢𝐧𝐞𝐬𝐬 𝐧𝐞 𝐬𝐞 𝐟𝐚𝐬𝐬𝐞𝐧𝐭 𝐧𝐢 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐥𝐞𝐬 𝐬𝐚𝐥𝐚𝐫𝐢𝐞́𝐬, 𝐧𝐢 𝐬𝐚𝐧𝐬 𝐞𝐮𝐱.

𝐓𝐫𝐮𝐬𝐭 𝐭𝐡𝐞 𝐅𝐮𝐭𝐮𝐫𝐞 𝐚̀ 𝐒𝐂𝐄 : 𝐜𝐫𝐨𝐢𝐫𝐞 𝐚𝐯𝐞𝐮𝐠𝐥𝐞́𝐦𝐞𝐧𝐭 Stratégie ambitieuse pour Orange Business : plus de plateforme, plus d’IA,...
04/05/2026

𝐓𝐫𝐮𝐬𝐭 𝐭𝐡𝐞 𝐅𝐮𝐭𝐮𝐫𝐞 𝐚̀ 𝐒𝐂𝐄 : 𝐜𝐫𝐨𝐢𝐫𝐞 𝐚𝐯𝐞𝐮𝐠𝐥𝐞́𝐦𝐞𝐧𝐭

Stratégie ambitieuse pour Orange Business : plus de plateforme, plus d’IA, un nouveau partenariat. Mais sans garanties, ces transformations se font au détriment de l’emploi, des métiers et des conditions de travail.
Au CSE de mars, Aliette Mousnier Lompré et Laurent Godicheau ont présenté la déclinaison du plan Trust the Future pour Orange Business.

𝐂𝐞 𝐪𝐮’𝐚 𝐝𝐢𝐭 𝐥𝐚 𝐝𝐢𝐫𝐞𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧
La direction veut construire la croissance d’Orange Business autour de trois axes majeurs :
-la connectivité sécurisée, avec Evolution Platform ;
-le Cloud et l’IA de confiance, avec notamment Live Intelligence ;
-les secteurs de confiance, comme la défense et, à terme, la santé.

Elle affirme ne pas abandonner le modèle ESN, mais vouloir aller vers une stratégie de plateforme, plus industrialisée, plus modulaire et plus efficace.
Dans cette logique, la direction met en avant plusieurs évolutions dites « nécessaires » :
-le développement de l’IA pour automatiser une partie des tâches ;
-la montée en puissance du nouveau socle opérationnel SI NewCo ;
-le déploiement d’Unify Desk ;
-un partenariat international avec Tech Mahindra ;
-des efforts de formation pour les salariés.

La direction insiste aussi sur la nécessité de rendre l’entreprise plus compétitive, de simplifier les processus et de mieux répartir les activités, y compris à l’international. Cette transformation s’inscrit également dans un plan d’économies de 450 millions d’euros sur trois ans.

𝐂𝐞 𝐪𝐮𝐞 𝐧’𝐚 𝐩𝐚𝐬 𝐝𝐢𝐭 𝐥𝐚 𝐝𝐢𝐫𝐞𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧
Dans les articles sur les CSE de SCE, les élus CFDT partagent avec vous les informations transmises par la direction avant de proposer leur analyse.
Sur la présentation de Trust the Future, il nous a semblé important de mettre en lumière ce qui n’a pas pu être abordé, à travers deux sujets particulièrement sensibles.

𝐓𝐞𝐜𝐡 𝐌𝐚𝐡𝐢𝐧𝐝𝐫𝐚 : 𝐝𝐞𝐬 𝐠𝐚𝐫𝐚𝐧𝐭𝐢𝐞𝐬 𝐚𝐛𝐬𝐞𝐧𝐭𝐞𝐬
Sur le partenariat avec Tech Mahindra, la direction explique qu’il s’agit d’une alliance pour conquérir de nouveaux marchés, gagner en compétitivité et appuyer certains dispositifs d’Orange Business hors de France.

Mais malgré les questions des élus CFDT, des zones d’ombre demeurent :
-Gouvernance : aucun schéma clair n’a été présenté sur les comités, les responsabilités et les arbitrages. Pourtant, l’histoire montre que lorsqu’un partenaire prend en main des pans entiers d’activité, la perte de contrôle peut être très rapide. L’exemple de Verizon, en 2017, en est une illustration.
-Réversibilité et dépendance : que se passera-t-il si le partenariat ne fonctionne pas ? Quelles garanties si parmi les 3 400 salariés impliqués certains refusent le transfert, si Tech Mahindra ne respecte pas ses engagements, ou si le partenariat doit être interrompu ?
-Sécurité et maîtrise du SI : comment Orange conservera-t-il la maîtrise de ses activités et de ses données avec un partenaire non européen, dans un cadre de partage complet du système d’information ?
-Périmètre d’action : la direction affirme que les activités prises en charge par Tech Mahindra ne concerneront pas les clients français. Pourtant, la directrice d’OB a indiqué au CSE que, pour les clients français, certaines activités à l’international pourront être opérées par des salariés de Tech Mahindra.
-Impact financier : la direction doit expliquer les hypothèses ayant servi à construire le compte de résultat de cette opération. À ce stade, les estimations restent particulièrement floues alors que le projet est présenté comme stratégique pour OB.

Le temps accordé par la directrice d’Orange Business au CSE n’a pas permis d’aborder tous ces sujets. De plus, ce transfert d’activité pourtant crucial ne pourra pas être abordé de façon complète devant les représentants du personnel.
La direction n’aura donc jamais à répondre à ces interrogations pourtant légitimes.

𝐃𝐞́𝐩𝐥𝐨𝐢𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐧𝐨𝐧 𝐦𝐚𝐢̂𝐭𝐫𝐢𝐬𝐞́ 𝐝𝐞 𝐥’𝐈𝐀
D’après la direction, l’IA doit permettre de simplifier les processus et de réduire la charge de travail globale, sans recruter davantage.
La direction prévoit une transformation profonde dans tous les métiers. C’est ainsi que l’IA générative sera utilisée pour trier et accéder plus rapidement aux informations internes, produire des mails automatiques aux clients ou générer des analyses d’incidents.
Sur ce sujet aussi, malgré les demandes répétées des élus CFDT, plusieurs questions restent sans réponse :
-Quels sont exactement les métiers et les activités sur lesquels des gains sont attendus ?
-Comment ces gains sont-ils mesurés ?
-Quelles conséquences sur la charge de travail ?
-Quels sont les garde-fous sur l’usage de l’IA ?
Faute de réponse sur ce sujet, une expertise libre sur le déploiement de l’IA a été votée par le CSE. Mais une expertise libre n’est pas contraignante pour la direction, contrairement à une expertise légale.
La direction n’a donc aucune obligation d’y répondre.

𝐀𝐧𝐚𝐥𝐲𝐬𝐞 𝐂𝐅𝐃𝐓
Pour la CFDT, il existe de vives inquiétudes pour SCE sur plusieurs aspects de cette stratégie :
-Sur l’emploi : la stratégie présentée montre une pression constante sur les effectifs, des transformations permanentes et une extension de l’externalisation.
-Sur les conditions de travail : ces transformations lourdes et répétées, ainsi que la pression constante sur les effectifs de SCE alimentent la démotivation des équipes et les risques psychosociaux.
-Sur la souveraineté : le flou sur les activités critiques, sur la dépendance à des partenaires externes et le risque de perte de savoir-faire inquiètent.
-Sur le dialogue social : malgré la reconnaissance par Aliette Mousnier Lompré de la mauvaise qualité du dialogue social, la direction poursuit un dialogue social partiel, trop formel, sans garanties et sans transparence.

𝐋𝐚 𝐂𝐅𝐃𝐓 𝐫𝐞́𝐚𝐟𝐟𝐢𝐫𝐦𝐞 𝐪𝐮’𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐧’𝐞𝐬𝐭 𝐩𝐚𝐬 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐥’𝐚𝐝𝐚𝐩𝐭𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐮𝐧 𝐞𝐧𝐯𝐢𝐫𝐨𝐧𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐜𝐡𝐚𝐧𝐠𝐞𝐚𝐧𝐭. 𝐄𝐧 𝐫𝐞𝐯𝐚𝐧𝐜𝐡𝐞, 𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐫𝐞𝐟𝐮𝐬𝐞 𝐪𝐮𝐞 𝐜𝐞𝐥𝐚 𝐬𝐞 𝐟𝐚𝐬𝐬𝐞 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐞 𝐟𝐥𝐨𝐮, 𝐬𝐚𝐧𝐬 𝐠𝐚𝐫𝐚𝐧𝐭𝐢𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐚𝐮 𝐝𝐞́𝐭𝐫𝐢𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞𝐬 𝐬𝐚𝐥𝐚𝐫𝐢𝐞́𝐬.

Vos élus CFDT restent mobilisés pour défendre les intérêts des salariés malgré une perte de confiance dans cette période de transformations permanentes.

𝐔𝐧𝐞 𝐩𝐨𝐥𝐢𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐢𝐦𝐦𝐨𝐛𝐢𝐥𝐢𝐞̀𝐫𝐞 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐥𝐞̀𝐭𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐚̀ 𝐥’𝐨𝐮𝐞𝐬𝐭 𝐷𝑒𝑠 𝑝𝑟𝑜𝑗𝑒𝑡𝑠 𝑖𝑚𝑚𝑜𝑏𝑖𝑙𝑖𝑒𝑟𝑠 𝑠𝑜𝑛𝑡 𝑒𝑛 𝑒𝑓𝑓𝑒𝑡 𝑒𝑛 𝑐𝑜𝑢𝑟𝑠 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙’𝑜𝑢𝑒𝑠𝑡 𝑝𝑎𝑟𝑖𝑠𝑖𝑒𝑛...
26/02/2026

𝐔𝐧𝐞 𝐩𝐨𝐥𝐢𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐢𝐦𝐦𝐨𝐛𝐢𝐥𝐢𝐞̀𝐫𝐞 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐥𝐞̀𝐭𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐚̀ 𝐥’𝐨𝐮𝐞𝐬𝐭
𝐷𝑒𝑠 𝑝𝑟𝑜𝑗𝑒𝑡𝑠 𝑖𝑚𝑚𝑜𝑏𝑖𝑙𝑖𝑒𝑟𝑠 𝑠𝑜𝑛𝑡 𝑒𝑛 𝑒𝑓𝑓𝑒𝑡 𝑒𝑛 𝑐𝑜𝑢𝑟𝑠 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙’𝑜𝑢𝑒𝑠𝑡 𝑝𝑎𝑟𝑖𝑠𝑖𝑒𝑛 𝑜𝑢 𝑒𝑛 𝐵𝑟𝑒𝑡𝑎𝑔𝑛𝑒 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑆𝐶𝐸. 𝑀𝑎𝑖𝑠 𝑞𝑢𝑎𝑛𝑑 𝑜𝑛 𝑣𝑜𝑖𝑡 𝑐𝑒 𝑞𝑢’𝑖𝑙 𝑒𝑠𝑡 𝑝𝑟𝑜𝑝𝑜𝑠𝑒́ 𝑒𝑛 𝑡𝑒𝑟𝑚𝑒𝑠 𝑑𝑒 𝑐𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛𝑠 𝑑𝑒 𝑡𝑟𝑎𝑣𝑎𝑖𝑙, 𝑜𝑛 𝑠𝑒 𝑑𝑒𝑚𝑎𝑛𝑑𝑒 𝑠𝑖 𝑙𝑎 𝑑𝑖𝑟𝑒𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑛'𝑎 𝑝𝑎𝑠 𝑝𝑒𝑟𝑑𝑢 𝑙𝑒 𝑛𝑜𝑟𝑑.

Présentés au CSE des 16 et 17 décembre 2025, les trois projets immobiliers sont ceux des villages 4 & 6 à la Défense, et sur les sites de Lanester et Lannion. Pour les élus CFDT, ces projets affichés comme une modernisation poursuivent la même logique (densification, flex office) sans assez s’adapter aux métiers ni aux réalités locales, avec des impacts prévisibles sur le quotidien des équipes.

𝗥𝗲́𝗮𝗺𝗲́𝗻𝗮𝗴𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗱𝗲𝘀 𝗩𝗶𝗹𝗹𝗮𝗴𝗲𝘀 𝟰 & 𝟲 𝗮̀ 𝗟𝗮 𝗗𝗲́𝗳𝗲𝗻𝘀𝗲
Description succincte :
- Deux bâtiments situés derrière l’Arche, plus de 10 000 m² au total.
- 717 positions de travail pour une cible de 1 412 salariés, dont 129 de SCE.
- Stationnement annoncé très limité (150 places à confirmer).

𝗔𝘃𝗮𝗻𝗰𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 : Les travaux de construction ont déjà commencé et le déménagement des équipes est prévu à compter du deuxième trimestre 2026.
Le projet a été présenté lors du CSE des 16 et 17 décembre 2025. Le CSE a rendu un avis motivé, c’est-à-dire un avis qui liste les avantages et les inconvénients ainsi qu’une liste de recommandations et de demandes : Nécessité d’un suivi à 6 et 12 mois sur l’affluence, l’ergonomie et l’accessibilité.

𝗣𝗼𝗶𝗻𝘁𝘀 𝗱’𝗮𝘁𝘁𝗲𝗻𝘁𝗶𝗼𝗻 :
- Densification avec risque de saturation les jours d’affluence.
- Densification différenciée entre SCE et OBS SA.
- Stationnement insuffisant.

𝗣𝗵𝗮𝘀𝗲 𝟮 𝗱𝘂 𝗽𝗿𝗼𝗷𝗲𝘁 𝘀𝘂𝗿 𝗹𝗲 𝘀𝗶𝘁𝗲 𝗱𝗲 𝗟𝗮𝗻𝗲𝘀𝘁𝗲𝗿
Description succincte :
- Ce projet Groupe consiste à réunir tous les salariés sur un bâtiment unique sur la partie nord du bâtiment C pour une surface de 1 150m².
- 48 salariés SCE concernés.
- Passage en flex office.

𝗔𝘃𝗮𝗻𝗰𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗱𝘂 𝗽𝗿𝗼𝗷𝗲𝘁 : Une première phase du projet a été présentée au CSE pour un déménagement temporaire. Le microzoning a été finalisé et les travaux sont prévus pour commencer en mars 2026 avec un déménagement en ???.
La phase deux portant sur l’aménagement final a été présentée lors du CSE du 16 décembre. Les élus ont mandaté une CSSCT.

𝗣𝗼𝗶𝗻𝘁𝘀 𝗱’𝗮𝘁𝘁𝗲𝗻𝘁𝗶𝗼𝗻 :
- Densification trop forte : 28 places prévues pour 40 présents SCE, alors que le site a historiquement des espaces plus spacieux.
- Risque de contrainte au télétravail faute de places et nécessité de gestion des pics d’affluence.
- Impossibilité d’accueillir de futurs effectifs SCE, ce qui n’est pas un bon signe pour l’avenir.
- Besoin de garanties sur l’accessibilité.

𝗣𝗿𝗼𝗷𝗲𝘁 𝗱𝘂 𝘀𝗶𝘁𝗲 𝗱𝗲 𝗟𝗮𝗻𝗻𝗶𝗼𝗻

Description succincte :
- Programme de construction d’un bâtiment neuf + réhabilitation (campus rationalisé). Environnement dynamique avec ratio cible 0,6.
- 64 salariés SCE concernés ; 36 positions de travail prévues pour SCE .

𝗔𝘃𝗮𝗻𝗰𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗱𝘂 𝗽𝗿𝗼𝗷𝗲𝘁 :
- Microzoning à finaliser et transmettre au promoteur d’ici le 31/03/2026.
- Travaux en cours ; déménagement à partir de mi-S2 2027
- Livraison complète visée S1 2028.
- Présenté au CSE du 17/12. CSSCT GDO mandatée à l’unanimité.

𝗣𝗼𝗶𝗻𝘁𝘀 𝗱’𝗮𝘁𝘁𝗲𝗻𝘁𝗶𝗼𝗻 :
Après des années d’incertitude et d’exclusion ressentie du projet, les équipes SCE viennent d’y être intégrées, ce qui est positif, mais elles doivent maintenant faire face à une densification importante dans un contexte de télétravail moins développé que sur d’autres sites.
- Passage au flex office « radical » et très dense.
- Manque de preuve de l’adéquation des espaces aux métiers (ex. usages téléphoniques intensifs).
- Besoin de traitement acoustique.

𝗖𝗼𝗻𝗰𝗹𝘂𝘀𝗶𝗼𝗻𝘀 𝗖𝗙𝗗𝗧
La CFDT salue l’effort de modernisation et la mise à niveau environnementale, mais refuse que la qualité du travail et la santé deviennent la variable d’ajustement d’une densification standardisée.
Nos demandes :
- Adapter les ratios aux métiers et aux sites : pas de ratios mécaniques ; pour les activités nécessitant concentration/phonation, viser des ratios plus favorables et des aménagements dédiés.
- Garantir l’accessibilité et l’ergonomie : conformité stricte, référent accessibilité identifié, plans à l’échelle en CSE/CSSCT, correction des non-conformités (PMR, sanitaires, cheminements), stationnement adapté.
- Assurer la capacité d’accueil les jours forts : pas d’obligation déguisée au télétravail faute de places ; accès à des espaces de débordement.
- Renforcer la transparence et la concertation : partage des surfaces, ratios, capacitaires (internes/externes), plannings ; cohérence inter-entités sur un même site (éviter des densités plus fortes pour OBS SA que pour SCE).
- Accompagner réellement les équipes : information/formation aux nouveaux usages, dotations adaptées, traitement rapide des irritants.
- Suivi QVCT : bilans d’usage à 6 et 12 mois avec analyse complete (accoustique, densification, présence sur site) et mesures correctives.
Les élus CFDT constate dans ces projets de la densification à outrance, le passage forcé en espaces ouverts et dynamiques sans vérifier l’adaptation des espaces aux conditions de travail, le transfert de la responsabilité du vivre ensemble aux salariés alors qu’il s’agit de la responsabilité de l’entreprise.
𝗣𝗼𝘂𝗿 𝗹𝗮 𝗖𝗙𝗗𝗧, 𝗹𝗲 𝗹𝗶𝗲𝘂 𝗱𝗲 𝘁𝗿𝗮𝘃𝗮𝗶𝗹 𝗲𝘀𝘁 𝘂𝗻 𝗹𝗶𝗲𝘂 𝗱𝗲 𝘃𝗶𝗲 𝗲𝘁 𝗱𝗼𝗶𝘁 𝗿𝗲𝗰𝗲𝘃𝗼𝗶𝗿 𝘂𝗻𝗲 𝗮𝘁𝘁𝗲𝗻𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗽𝗮𝗿𝘁𝗶𝗰𝘂𝗹𝗶𝗲̀𝗿𝗲.

𝟏𝟔 𝐦𝐨𝐢𝐬 𝐚𝐩𝐫𝐞̀𝐬, 𝐮𝐧 𝐏𝐃𝐕 𝐭𝐨𝐮𝐣𝐨𝐮𝐫𝐬 𝐚𝐮𝐬𝐬𝐢 𝐝𝐨𝐮𝐥𝐨𝐮𝐫𝐞𝐮𝐱 𝐿𝑎 𝑑𝑖𝑟𝑒𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑎𝑣𝑎𝑖𝑡 𝑝𝑟𝑜𝑚𝑖𝑠 𝑢𝑛𝑒 𝑡𝑟𝑎𝑛𝑠𝑓𝑜𝑟𝑚𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑓𝑙𝑢𝑖𝑑𝑒 𝑒𝑡 𝑠𝑒́𝑐𝑢𝑟𝑖𝑠𝑒́𝑒 𝑝𝑜𝑢𝑟...
23/02/2026

𝟏𝟔 𝐦𝐨𝐢𝐬 𝐚𝐩𝐫𝐞̀𝐬, 𝐮𝐧 𝐏𝐃𝐕 𝐭𝐨𝐮𝐣𝐨𝐮𝐫𝐬 𝐚𝐮𝐬𝐬𝐢 𝐝𝐨𝐮𝐥𝐨𝐮𝐫𝐞𝐮𝐱
𝐿𝑎 𝑑𝑖𝑟𝑒𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑎𝑣𝑎𝑖𝑡 𝑝𝑟𝑜𝑚𝑖𝑠 𝑢𝑛𝑒 𝑡𝑟𝑎𝑛𝑠𝑓𝑜𝑟𝑚𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑓𝑙𝑢𝑖𝑑𝑒 𝑒𝑡 𝑠𝑒́𝑐𝑢𝑟𝑖𝑠𝑒́𝑒 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑙𝑒𝑠 𝑠𝑎𝑙𝑎𝑟𝑖𝑒́𝑠. 𝑃𝑙𝑢𝑠 𝑑’𝑢𝑛 𝑎𝑛 𝑎𝑝𝑟𝑒̀𝑠, 𝑙𝑎 𝑟𝑒́𝑎𝑙𝑖𝑡𝑒́ 𝑒𝑠𝑡 𝑡𝑜𝑢𝑡 𝑎𝑢𝑡𝑟𝑒 : 𝑙𝑒𝑠 𝑣𝑜𝑙𝑜𝑛𝑡𝑎𝑖𝑟𝑒𝑠 𝑠𝑜𝑛𝑡 𝑡𝑜𝑢𝑗𝑜𝑢𝑟𝑠 𝑒𝑛 𝑟𝑒𝑐𝑜𝑛𝑣𝑒𝑟𝑠𝑖𝑜𝑛, 𝑑𝑒𝑠 𝑠𝑎𝑙𝑎𝑟𝑖𝑒́𝑠 𝑎𝑢𝑥 𝑝𝑜𝑠𝑡𝑒𝑠 𝑠𝑢𝑝𝑝𝑟𝑖𝑚𝑒́𝑠 𝑟𝑒𝑠𝑡𝑒𝑛𝑡 𝑠𝑎𝑛𝑠 𝑠𝑜𝑙𝑢𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑒 𝑟𝑒𝑐𝑙𝑎𝑠𝑠𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡, 𝑒𝑡 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑐𝑒𝑢𝑥 𝑞𝑢𝑖 𝑟𝑒𝑠𝑡𝑒𝑛𝑡, 𝑙𝑎 𝑐ℎ𝑎𝑟𝑔𝑒 𝑑𝑒 𝑡𝑟𝑎𝑣𝑎𝑖𝑙 𝑑𝑒𝑣𝑖𝑒𝑛𝑡 𝑖𝑛𝑠𝑢𝑝𝑝𝑜𝑟𝑡𝑎𝑏𝑙𝑒.

Plus d’un an après la fin de la période du volontariat, nous vous proposons un état des lieux des conséquences du PDV sur les salariés de SCE.

𝗥𝗮𝗽𝗽𝗲𝗹 𝗱𝗲𝘀 𝗳𝗮𝗶𝘁𝘀
En mars 2023, la direction de SCE annonce soudainement la suppression de 669 emplois, ce qui, en complément des départs naturels, amène à une baisse de 25 % des effectifs de tout SCE. En juin 2023, il apparaît que ce sont 643 suppressions de postes qui se feront dans le cadre d’un PDV (Plan de Départ Volontaire) adossé à un PSE (Plan de Sauvegarde de l’Emploi). De ce fait, ce plan doit être homologué par l’inspection du travail.
Événement rarissime pour une entreprise comme Orange, l’inspection ne valide pas le PDV et l’entreprise est obligée de répondre aux risques soulevés par les élus CFDT dès le début des discussions, comme l’augmentation de la charge de travail ou la clarification des critères définissant les postes à supprimer.
Après avoir répondu aux risques par des informations qui, selon les élus CFDT, ne sont toujours pas satisfaisantes, le PDV peut enfin commencer et la période de volontariat courra de mai à fin septembre 2024.
Résultat début octobre 2024 : pour les 649 postes à supprimer, il y aura plus de 320 mobilités internes à Orange et plus de 270 volontaires au PDV, dont une centaine vers une retraite. C’est-à-dire que pour un plan de 649 suppressions de postes, il y aura eu réellement que 170 volontaires pour un changement de voie professionnelle. Selon les experts consultés par les élus CFDT, ce nombre montre que le plan de départ volontaire n’était pas suffisamment attirant. Enfin, il reste 47 postes à supprimer.

𝗢𝘂̀ 𝗲𝗻 𝗲𝘀𝘁-𝗼𝗻 𝟭𝟲 𝗺𝗼𝗶𝘀 𝗮𝗽𝗿𝗲̀𝘀 𝗹𝗮 𝗳𝗶𝗻 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗽𝗲́𝗿𝗶𝗼𝗱𝗲 𝗱𝗲 𝘃𝗼𝗹𝗼𝗻𝘁𝗮𝗿𝗶𝗮𝘁 ?
𝑃𝑜𝑢𝑟 𝑙𝑒𝑠 𝑣𝑜𝑙𝑜𝑛𝑡𝑎𝑖𝑟𝑒𝑠 𝑎𝑢 𝑃𝐷𝑉 : 𝑑𝑒𝑠 𝑟𝑒𝑐𝑜𝑛𝑣𝑒𝑟𝑠𝑖𝑜𝑛𝑠 𝑖𝑛𝑡𝑒𝑟𝑚𝑖𝑛𝑎𝑏𝑙𝑒𝑠

Parmi les 170 salariés ayant choisi de quitter Orange pour un nouveau projet professionnel, 150 ont opté pour le congé de reclassement. Lors du CSE de décembre, la direction s’est félicitée d’un taux de 93 % de salariés ayant une solution à l’issue de leur « congé ».

Pourtant, derrière ce chiffre, la réalité est bien différente :
- Des reconversions qui s’éternisent : Sur les 150 salariés accompagnés, seulement 42 sont sortis du dispositif plus d’un an après. Cela signifie que plus d’une centaine de salariés sont toujours en formation, en création d’entreprise ou en recherche d’emploi. Combien de temps leur faudra-t-il encore pour trouver une stabilité professionnelle ?
- Des projets professionnels incertains : Parmi les 170 volontaires, beaucoup ont quitté Orange pour se lancer dans l’entrepreneuriat ou se reconvertir via des formations, mais sans garantie de pérennité. Dans quelle mesure le congé de reclassement a-t-il réellement sécurisé leur avenir ?

𝗣𝗼𝘂𝗿 𝗹𝗲𝘀 𝘀𝗮𝗹𝗮𝗿𝗶𝗲́𝘀 𝗱𝗼𝗻𝘁 𝗹𝗲 𝗽𝗼𝘀𝘁𝗲 𝗲𝘀𝘁 𝘀𝘂𝗽𝗽𝗿𝗶𝗺𝗲́ : 𝗱𝗲𝘀 𝗱𝗶𝗳𝗳𝗶𝗰𝘂𝗹𝘁𝗲́𝘀 𝗽𝗲𝗿𝘀𝗶𝘀𝘁𝗮𝗻𝘁𝗲𝘀
À la fin de la période de volontariat 47 postes restaient à supprimer pour atteindre l’objectif de 643. Malgré la demande des élus CFDT de ne pas supprimer ces postes, car le plan de départ avait été atteint à plus de 92%, la direction de SCE a préféré achever son plan en mettant 47 personnes en mobilité forcée. Le choix devait se fonder sur des critères clairs, objectifs et non discriminants. Est-ce le cas quand plus de 80% de postes supprimés sont tenus par des femmes alors que la population féminine de SCE est de moins d’un tiers ?

16 mois après, alors que des postes définitifs devaient leur être proposés au maximum au bout de 6 mois, 10 salariés sont toujours sans solution. Les propositions de poste dans le groupe se faisant rares, la direction envoie ces salariés en missions temporaires. Plus inquiétant, nous constatons une augmentation des arrêts maladie de longue durée parmi ces personnes.

Alors que les conséquences du PDV doivent être abordées tous les 3 mois, la direction refuse de présenter et de documenter devant l’instance du CSE un bilan sur ces postes supprimés. Lors de plusieurs CSE au cours de l’année 2025, la CFDT a proposé et soumis au vote des élus une résolution enjoignant la direction d’assurer ce suivi en CSE. La CFDT regrette que l’organisation syndicale majoritaire, la CFE-CGC, ait toujours empêché l’adoption de cette résolution en votant contre.

𝗣𝗼𝘂𝗿 𝘁𝗼𝘂𝘀 𝗰𝗲𝘂𝘅 𝗾𝘂𝗶 𝗿𝗲𝘀𝘁𝗲𝗻𝘁 : 𝘂𝗻𝗲 𝗰𝗵𝗮𝗿𝗴𝗲 𝗱𝗲 𝘁𝗿𝗮𝘃𝗮𝗶𝗹 𝗹𝗼𝘂𝗿𝗱𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗮𝗰𝗰𝗿𝘂𝗲
Pour l’ensemble des salariés de SCE qui restent, la situation est tout aussi critique :
- Des équipes en sous-effectif : Le PDV a entraîné une perte rapide et massive de compétences. Résultat, les salariés restants doivent faire toujours plus avec toujours moins de moyens.
- Des managers en souffrance : Les managers eux-mêmes sont submergés par la charge de travail et les réorganisations incessantes. Comment peuvent-ils accompagner leurs équipes s’ils sont eux-mêmes en difficulté ?
- Des outils de régulation inefficaces : La direction vante ses dispositifs de régulation de la charge de travail (PERM, CPAP, etc.). Pourtant, le rapport CNPS ou le rapport des médecins du travail 2025 indiquent que de nombreux salariés déclarent une charge de travail trop élevée. Les solutions proposées se limitent souvent à une simple redistribution des tâches.

Sur la base de témoignages d’équipes faisant état de charges de travail non maîtrisées, les élus CFDT ont proposé lors du CSE de décembre une résolution pour permettre de vérifier l’efficacité des dispositifs de régulation de la charge de travail. Mais le bureau du CSE, tenu par la CFE-CGC, a refusé de pouvoir voter cette résolution. Les élus CFDT le déplorent et ne comprennent pas ce refus.

𝗗𝗲𝘀 𝗹𝗲𝗰̧𝗼𝗻𝘀 𝗾𝘂𝗶 𝗻’𝗼𝗻𝘁 𝗽𝗮𝘀 𝗲́𝘁𝗲́ 𝘁𝗶𝗿𝗲́𝗲𝘀
Pour vos élus CFDT, ce PDV est un échec. Le rappel historique et le panorama des situations de toutes les populations touchées montrent bien la violence des choix de la direction et le manque de prise en compte de nos propositions pour éviter les conséquences néfastes pour les salariés et pour l’entreprise elle-même.

La CFDT demande :
- Des solutions immédiates pour les 10 salariés sans poste : Plus d’attente, plus de précarité. La direction doit proposer des solutions pérennes, y compris un retour sur leur poste initial si nécessaire.
- Un plan de recrutement en CDI : Pour soulager la charge de travail et pour stopper la disparition des connaissances et des expériences précieuses pour le succès de l’entreprise. Il faut des embauches stables en France.
- Une transparence totale sur la santé au travail : La direction doit communiquer régulièrement sur les indicateurs de santé, d’absentéisme et de risques psychosociaux.
- L’arrêt des réorganisations permanentes : Les salariés ont besoin de stabilité pour retrouver un équilibre. Assez de changements incessants qui aggravent la charge de travail et alourdissent les risques psychosociaux subis par les salariés de SCE.

𝗡𝗲 𝗿𝗲𝘀𝘁𝗲𝘇 𝗽𝗮𝘀 𝘀𝗲𝘂𝗹 𝗳𝗮𝗰𝗲 𝗮𝘂𝘅 𝗱𝗶𝗳𝗳𝗶𝗰𝘂𝗹𝘁𝗲́𝘀, 𝗰𝗼𝗻𝘁𝗮𝗰𝘁𝗲𝘇 𝘃𝗼𝘀 𝗲́𝗹𝘂𝘀 𝗖𝗙𝗗𝗧 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗲̂𝘁𝗿𝗲 𝗮𝗰𝗰𝗼𝗺𝗽𝗮𝗴𝗻𝗲́. 𝗘𝗻𝘀𝗲𝗺𝗯𝗹𝗲, 𝗳𝗮𝗶𝘀𝗼𝗻𝘀 𝗽𝗿𝗲𝘀𝘀𝗶𝗼𝗻 𝘀𝘂𝗿 𝗹𝗮 𝗱𝗶𝗿𝗲𝗰𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗾𝘂’𝗲𝗹𝗹𝗲 𝗮𝘀𝘀𝘂𝗺𝗲 𝘀𝗲𝘀 𝗿𝗲𝘀𝗽𝗼𝗻𝘀𝗮𝗯𝗶𝗹𝗶𝘁𝗲́𝘀. 𝗩𝗼𝘁𝗿𝗲 𝘀𝗮𝗻𝘁𝗲́ 𝗲𝘁 𝘃𝗼𝘁𝗿𝗲 𝗯𝗶𝗲𝗻-𝗲̂𝘁𝗿𝗲 𝗮𝘂 𝘁𝗿𝗮𝘃𝗮𝗶𝗹 𝗻𝗲 𝘀𝗼𝗻𝘁 𝗽𝗮𝘀 𝘂𝗻𝗲 𝗼𝗽𝘁𝗶𝗼𝗻.

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Place De Droits De L'Homme
Saint-Denis
93200

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