09/12/2024
Réunion de quartier. Le RAPPORT de L’AGENT d’ENTRETIEN.
Le 22 novembre 2024 à Saint Christol l*z Alès s’est tenue la réunion du quartier Nord-Ouest.
A 19h 06 l’agent d’entretien de la commune a commencé la lecture de son rapport d’activité.
Comme chaque année la pose de faux plafond dans une école y a tenu la vedette à laquelle s’ajoute une réfection de lavabos.
Pour la voirie il y a eu la repose après travaux de coussins berlinois qui avaient été enlevés avant travaux, et la création d’une écluse, c’est à dire 4 plots formant un « estrangladou ».
Le chemin de Valz a été débroussaillé et des bordure entretenues mais « on court après l’herbe car elle repousse au printemps ». Heureusement il y a un dépôt vert (qui n’est pas nouveau.
Les stèles commémoratives ont été entretenues et un carrefour a été doté d’un pressoir décoratif, sans oublier l’entretien des cabanes du Rouret.
Pour cause de travaux les travaux concernant la réalisation de déplacements doux ont été différés, mais il y aura la pose de caméras supplémentaires.
Il y a un gros chantier sur la commune pour les canalisations d’eau potable, mais c’est de la responsabilité de la REAL pas de la municipalité qui s’excuse néanmoins des tracas générés…
Avec les projections de photos commentées illustrant le topo notre ennui nous a amenés jusqu’à 20h.
- Tout de même ai-je dit à mon voisin, plutôt qu’un agent d’entretien qui nous fait son rapport ce serait mieux si c’était un élu qui nous explique sa vision sur l’avenir de la commune.
- Arrête de rigoler, tu vois bien que c’est le maire.
- Ah bon.
Il est vrai qu’avec le niveau de l’action communale qui nous a été rapportée, pas besoin d’élus, une société de maintenance suffirait.
Mais puisque maire il y a, autant lui parler de Saint Christol l*z Alès.
Je lui ai d’abord demandé de remettre en état le chemin de l’Alzon qu’il a laissé tomber en désuétude, sans doute par erreur un agriculteur l'a même labouré, si bien que les habitants n’ont plus accès à la cascade de cette rivière où batifole la célèbre loutre.
Il a pris note. Qu ‘en sera-t-il ?…
Je lui ai ensuite cité le texte du journal de l’Agglo qui était le préambule aux réponses des habitants à la grande enquête que l’Agglo avait lancée. On lisait :
« Les réponses collectées permettrons de flécher l’avenir du territoire de manière sereine en s’ajustant aux priorités des habitants »
Le maire Bénézet étant également vice-président de l’Agglo je lui ai demandé s’il était lui-même en accord avec ce principe, oui ou non ?
Après quelques tergiversations il a bien fallu qu’il réponde oui, ce qui me permis ce commentaire :
« C’est très bien, comme la majorité de la population, dans le cadre des difficultés financières des collectivités locales, ne veut ni augmenter les impôts, ni réduire les services publics mais plutôt réduire les investissements sur les équipements nouveaux, en vous « ajustant aux priorités des habitants » votre rocade est remise en cause par la vox populi. J’en suis ravi. »
Silence de notre premier magistrat.
Enfin j’ai posé les problèmes qui préoccupent la population.
La pollution de l’eau par les pesticides dont la presse nationale et régionale a dévoilé les nombreuses études alarmantes concernant les nappes de notre région. Quant est il de notre eau ?
N’y aurait-il pas là une cause de la recrudescence des cancers tant au plan national que sur la commune, notre quartier en étant une triste et terrible illustration ?
Questions embarrassantes pour un agent d’entretien, on l’admet ; il a dit simplement que l’eau qu’on boit est bonne.,
Pour une réflexion et une action pour notre sécurité sanitaire il faudra attendre un maire.
Depuis les précédentes élections municipales plusieurs centaines de maires, fatigués, épuisés, harcelés, ont démissionné. Interrogé à ce propos, notre maire nous a rassurés sur son état.
Évidemment à l’aune du contenu de sa prestation du soir personne n’était inquiet à son sujet.
Participaient à cette réunion de quartier – 1/5è d’une commune de plus de 7 000 habitants - le maire accompagné de 6 muets conseillers municipaux face à 11 administrés plus 1 enfant assis tout seul au premier rang, dont on ignore quelle était sa faute pour mériter une telle punition.
Contrairement au bon sens commun, ce soir là, vu l’intérêt de la réunion, ce sont les présents qui ont eu tort.
Pierre-Gilles Coulet.