30/05/2026
📢 « J'aurais pu faire du social, j'ai choisi d'aider autrement. »
Cette campagne de recrutement de la Police nationale nous interpelle.
Car pendant que l'État consacre des milliards supplémentaires au renforcement de la sécurité, dans le social et le médico-social, nos métiers continuent de perdre en reconnaissance.
Au 1er juin, une grande partie des premiers coefficients de la CCN66 sera à nouveau rattrapée par le SMIC.
Des éducateurs spécialisés.
Des moniteurs-éducateurs.
Des AES.
Des professionnels qualifiés qui accompagnent chaque jour les personnes les plus fragiles.
Payés au minimum légal.
Pourtant, nous sommes en première ligne.
Les budgets sont de plus en p'us contraints, alors que les besoins explosent !
Nous prévenons les ruptures.
Nous accompagnons les jeunes en difficulté.
Nous soutenons les familles.
Nous évitons que les situations ne se dégradent jusqu'à devenir des urgences sociales, judiciaires ou sécuritaires.
La sécurité est nécessaire. Mais une société qui investit davantage dans la gestion des conséquences que dans la prévention des causes fait un choix politique.
Quand les grilles salariales du social sont absorbées par le SMIC, quand les établissements n'arrivent plus à recruter, quand les professionnels quittent le secteur par épuisement ou faute de reconnaissance, c'est toute la prévention qui recule.
Et quand la prévention recule, les difficultés sociales progressent.
Nous refusons cette logique.
Investir dans le travail social, dans le handicap, dans la protection de l'enfance, dans l'accompagnement et dans l'éducation, ce n'est pas une dépense.
C'est la première des politiques de sécurité.
✊ Revaloriser nos métiers, c'est investir dans une société plus juste, plus solidaire et plus sûre.