12/06/2026
Un enfant ne dit pas toujours les choses avec des mots.
Parfois c'est un dessin qui change. Un sommeil qui s'échappe. Un corps qui recule là où il avançait avant.
Et vous, parent, vous sentez que quelque chose ne va pas. Sans savoir quoi. Sans savoir comment poser la question. Sans savoir si poser la question, c'est déjà trop. Ce doute-là est l'un des plus lourds qui soit.
Avant la justice, avant les procédures, avant tout il y a un moment clé : celui où votre enfant parle. Ou essaie de parler. Ce moment, vous pouvez le traverser sans l'abîmer.
Quelques repères simples : Laissez-le parler à son rythme. Pas de questions fermées, pas de noms suggérés. Juste : « Je t'écoute. Prends ton temps. Je suis là. »
S'il voit votre panique, il s'arrêtera pour vous protéger. Votre calme est son premier abri. Enlevez la culpabilité. Dites-lui : « Ce n'est pas ta faute. Tu as eu du courage de me dire ça. » Ne promettez pas le silence. Dites-lui : « Mon travail de parent, c'est de te protéger. On va s'en occuper ensemble. »
Et si vous ne savez pas quoi faire après le 119 (Enfance en Danger) est gratuit, anonyme, disponible 24h/24. Il est là pour vous aider à faire le point avant toute démarche.
Dans ces moments-là, vous allez aussi avoir besoin d'une personne qui vous écoute sans s'alarmer, sans vous juger.
C'est notre rôle. Autorisez-vous à nous appeler 🫶
Des ressources locales existent aussi dans l'Hérault et à Lyon. Écrivez-nous, on vous oriente : [email protected]