16/06/2026
Le 15 juin 2026 restera gravé dans ma mémoire.
Pour la première fois de ma vie, je suis entré au Mémorial du Camp de Rivesaltes. Une visite bouleversante qui m’a profondément marqué.
Face aux archives, aux témoignages et aux récits de vie, j’ai ressenti toute la souffrance de ces femmes, de ces hommes et de ces enfants enfermés parce qu’ils étaient considérés comme des « indésirables ».
Dans ce lieu, des personnes de différentes origines, cultures et croyances ont connu l’exclusion, l’injustice et la privation de liberté. Parmi elles, des familles tsiganes, dont l’histoire mérite d’être mieux connue et transmise, au même titre que celle de toutes les victimes de ces périodes sombres.
Je n’ai pas pu retenir mes larmes.
À cet instant, une conviction s’est imposée à moi : transmettre cette mémoire est une responsabilité collective. Je me battrai pour que notre jeunesse n’oublie jamais, car demain, ce sera à elle de faire vivre le devoir de mémoire.
Défendre la dignité, le respect et la reconnaissance de chacun, sans distinction d’origine ou de croyance, c’est refuser que de telles tragédies se reproduisent.
Oublier, c’est permettre à la tragédie de se répéter