07/05/2026
🔹 2eme rencontre place Vendôme 🔹
L’UFAP UNSa Justice et la CGT Pénitentiaire ont été reçues ce jour place Vendôme, dans la continuité du mouvement d’envergure du 27 avril 2026.
Concernant le comblement de la vacance d’emplois :
Dans le cadre de la campagne de mobilité en cours, 76 postes ont, à ce jour, vocation à combler la vacance d’emplois, le reste concernant notamment des ouvertures de structures.
Le cabinet nous propose l’ajout de 124 postes supplémentaires afin de combler plus largement cette vacance d’emplois.
Néanmoins, il nous indique que cette opération aurait lieu sans ajout de postes à la liste de mobilité en cours, mais par le fléchage de postes vacants issus CAP, destinés aux élèves surveillants des 224e et 225e promotions.
L’UFAP UNSa Justice et la CGT Pénitentiaire se sont fermement opposées à cette méthode, privilégiant l’ouverture d’une mobilité fermée pour ces 124 postes supplémentaires, afin que les agents titulaires puissent en être les premiers bénéficiaires. L’administration va expertiser cette possibilité.
Concernant le futur plan triennal de résorption des emplois vacants :
Il sera porté par le GDS avec 1 an d’avance, afin de résorber une partie de nos emplois vacants dès 2027. Le cabinet n’est pas en mesure de nous indiquer le nombre d’emplois de ce dernier à ce stade. Il nous faudra peser fortement auprès de BERCY afin de soutenir ce triennal.
Concernant les mesures de soutien métier :
Nos organisations ont rappelé la nécessité d’en finir avec l’isolement du surveillant sur sa coursive. Cela impose de nouvelles méthodes de travail, notamment la mise en place d’équipes mobiles, accompagnée d’une réorganisation de la journée de détention.
Le garde des Sceaux s’est montré sensible à ce dispositif. Des rencontres avec la DGAP et les organisations syndicales auront lieu prochainement afin d’engager une expérimentation sur un à deux établissements par direction interrégionale.
Nous avons exigé une avancée rapide sur ce dossier. Les personnels n’ont plus le temps d’attendre pendant que les coursives explosent.
Concernant les mesures indemnitaires :
Nous avons porté une mesure de reconnaissance indemnitaire au regard de la situation insoutenable que vivent les personnels pénitentiaires.
Le cabinet travaille actuellement à une augmentation du montant de la prime de surpopulation. Il réfléchit également à un abaissement du seuil en deçà de 150 % de surpopulation ainsi qu’à l’élargissement des catégories de personnels pouvant en bénéficier.
Concernant le paiement du stock des heures supplémentaires, le dossier est toujours en arbitrage auprès du Premier ministre et de Bercy. Là encore, les personnels attendent des actes.
Concernant la surpopulation pénale :
Le cabinet nous a indiqué qu’il soutiendrait la PPL du député BOUDIE. Sans entrer dans l’esprit de cette mesure, si elle était votée, elle permettrait de faire redescendre la pression par une baisse de la surpopulation pénale. Pour rappel, nos organisations défendent toute mesure d’urgence visant à lutter contre la surpopulation pénale dans nos établissements surchargés.
Au sujet de l’instruction de la DACG incitant à utiliser pleinement les remises de peine, celle-ci devrait paraître prochainement et permettrait également, selon le cabinet, une baisse de la pression carcérale.
Pour l’UFAP UNSa Justice et la CGT Pénitentiaire, une chose est claire : le mouvement du 27 avril a permis ces discussions. Désormais, il faut des engagements concrets et rapides.