Migra'toit

Migra'toit MIGRA'TOIT a été créé en janvier 2021 à ROUEN par la Pastorale des Migrants pour aider des exilés en famille ou isolés sans hébergement.
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L’association accueille surtout des femmes seules avec leurs enfants : elles retrouvent ainsi stabilité et sécurité.

10/03/2026
24/02/2026

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18/02/2026

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14/02/2026

Le Parlement européen a adopté mardi une liste de "pays sûrs" - hors Union européenne - vers lesquels les demandeurs d'asile pourraient être envoyés pour le traitement de leur demande. Ce possible transfert de personnes vers des pays tiers est une "capitulation" de l'UE, selon Amnesty Internat...

https://www.infomigrants.net/fr/post/69640/libye--operation-denvergure-a-sabha-avec-larrestation-de-2-000-migrants-et-la...
05/02/2026

https://www.infomigrants.net/fr/post/69640/libye--operation-denvergure-a-sabha-avec-larrestation-de-2-000-migrants-et-la-demolition-de-camps?utm_medium=acquisition&utm_source=facebook&utm_campaign=infomigrants_fr&utm_content=clic&fbclid=IwdGRjcAPx-nVleHRuA2FlbQEwAGFkaWQAAAZJ8B0j-HNydGMGYXBwX2lkCjY2Mjg1NjgzNzkAAR5t6oRZsYeFOLpKI2dc0p7kjjJDDPKibU5dNkTZNRjQaehRUeUNprOKWHvrYQ_aem_S2q0GqBLEwdc5Ldzhui2Fw

Une opération d’envergure a été menée mardi matin dans la ville de Sabha, au centre de la Libye : plus de 2 000 exilés subsahariens ont été arrêtés et leurs habitations de fortune démolies. Sabha, un des principaux carrefours migratoires de la région, est tristement connue pour les viol...

02/02/2026

Immigration 2025 : non, la France ne vit PAS une « submersion migratoire »
Derrière les fantasmes, les chiffres racontent une toute autre histoire
Depuis la publication des chiffres provisoires de l'immigration pour l'année 2025, une nouvelle vague de discours alarmistes déferle sur les réseaux sociaux et dans une partie du débat politique. « Submersion migratoire », « record historique », « invasion » : les mots sont forts, les peurs attisées… mais les faits, eux, racontent une histoire beaucoup plus nuancée — et surtout beaucoup moins catastrophiste ...

À rebours des slogans et des récupérations politiques, les données officielles du ministère de l'Intérieur, de la Direction générale des étrangers en France (DGEF) et les analyses de plusieurs médias montrent une réalité simple : la France n'est pas submergée, les hausses sont limitées, largement liées aux crises internationales, et le solde migratoire reste stable depuis vingt ans.
Décryptage chiffré d'une polémique largement construite.

Le chiffre brandi comme un épouvantail : 4,5 millions de titres de séjour.
Le ministère de l'Intérieur a publié le 27 janvier 2026 les chiffres provisoires de l'immigration pour l'année 2025. Résultat : 4,5 millions de titres de séjour en cours de validité en France.
Un chiffre immédiatement instrumentalisé. Sur les réseaux sociaux, certains comparent ce total à la population cumulée de villes entières. D'autres réclament l'arrêt total de l'immigration. Et dans ce climat nauséabond, certains responsables politiques n'hésitent pas à parler de « submersion ».
Problème : ce chiffre brut ne dit pas ce que l'on veut lui faire dire.
D'abord, il s'agit d'un stock administratif, pas d'un nombre exact de personnes présentes en continu sur le territoire. Un titre reste valide même si son détenteur a quitté la France. À l'inverse, des personnes peuvent rester en attente de renouvellement avec des documents provisoires.
Ensuite, cette hausse est limitée :
- 4,33 millions en 2024
- 4,5 millions en 2025
- Soit + 3 à 3,2 % selon les sources

Un « record » statistique, certes. Une « submersion » ? Absolument pas.
Ces 4,5 millions représentent seulement 8,1 % de la population française totale, un pourcentage stable et bien en deçà de nombreux pays voisins. De plus, sur ces titres, 955 080 concernent des renouvellements, en hausse de 7,6 % par rapport à 2024, reflétant une intégration durable plutôt qu'une arrivée massive.
Pour mieux comprendre l'évolution, regardons les tendances longues. Fin 2023, on comptait déjà 4,0 millions de titres de séjour valides, contre 2,7 millions en 2013, soit une hausse de 48,3 % en dix ans. Cette progression s'inscrit dans la continuité d'une dynamique européenne et mondiale, non dans une « explosion » soudaine.

Une hausse largement liée aux crises internationales.
Sur les 4,5 millions de titres en cours, 384 000 premiers titres de séjour ont été délivrés en 2025, soit une hausse d'environ 11,2 % sur un an.
Mais cette augmentation est très majoritairement portée par les motifs humanitaires :
+65 % pour les titres liés à la protection internationale
Les principaux pays concernés :
- Ukraine : + 306 % de premières délivrances (plus de 14 000 premiers titres, le plus souvent au titre de la protection subsidiaire)
- Afghanistan : + 45,8 %
- République démocratique du Congo
- Haïti
- Soudan
- Guinée
Autrement dit : ce sont les guerres, les persécutions et les crises géopolitiques qui expliquent l'essentiel de la hausse, pas une prétendue « attractivité excessive » de la France. Quand des bombes pleuvent sur Kiev, quand les Talibans reprennent le pouvoir à Kaboul, quand des millions de personnes fuient la violence en Afrique subsaharienne, oui, des êtres humains cherchent refuge. C'est notre devoir international de les accueillir.
Le ministère le reconnaît lui-même : les Ukrainiens sont désormais la première nationalité à demander l'asile en France.
En détail, les titres humanitaires atteignent 92 610 en 2025, soit +65 % par rapport à 2024. Ignorer ce contexte pour crier à l'invasion, c'est non seulement mensonger, mais c'est aussi une insulte aux victimes de ces crises.

Les pays du Maghreb : toujours en tête, mais en baisse.
Même si le nombre de titres primo-délivrés aux ressortissants des pays du Maghreb est en baisse en 2025 (de -2 % à -6 % selon les pays), ces derniers restent les plus nombreux parmi les nouveaux titulaires. En 2025, près d'un nouveau titre sur quatre leur est attribué :
- Maroc : 36 100 délivrances
- Algérie : 28 000
- Tunisie : 21 100
Les motifs familiaux et économiques sont majoritaires pour ces nationalités. Difficile de crier à la « déferlante » quand les chiffres baissent.

La baisse des titres économiques.
Les premiers titres délivrés pour motif économique sont orientés à la baisse : -12,6 % en 2025. Guillaume Mordant, responsable du département statistique de la DGEF, explique : « On a un marché de l'emploi qui peut-être attire un peu moins ».
Les titres économiques totalisent 51 190 délivrances en 2025, en recul de 13 % sur un an. Là encore, où est la « submersion » ?

Étudiants : le premier motif de séjour.
Contrairement aux fantasmes véhiculés par l'extrême droite et une partie de la droite, le premier motif de délivrance de titres de séjour reste… les études.
En 2025 :
- Environ 118 000 titres étudiants délivrés
Soit près d'un tiers des primo-délivrances.
La France continue donc d'accueillir des étudiants étrangers — un fait rarement présenté comme un problème lorsqu'il s'agit d'attractivité universitaire, mais souvent amalgamé dans les discours sur « l'immigration ».
À la rentrée 2024-2025, près de 445 000 étudiants étrangers étaient inscrits dans l'enseignement supérieur français, en hausse de 3 % sur un an et de 17 % en cinq ans. Parmi eux, 329 100 sont en mobilité internationale, représentant 12 % des effectifs étudiants totaux.
Ces jeunes, souvent issus du Maroc, d'Algérie ou de Chine, contribuent à l'excellence académique française et à son rayonnement mondial. Les stigmatiser comme une "menace" relève de la pure démagogie, alors qu'ils dynamisent l'économie et l'innovation sans alourdir les charges sociales.
Une politique de plus en plus restrictive
Autre élément souvent passé sous silence : les régularisations s'effondrent.
- 31 250 régularisations en 2024
- 28 610 en 2025
- Soit une baisse de -10,1 %
Pour la première fois, les régularisations passent sous la barre des 30 000, souligne la DGEF.
Cette baisse est directement liée à la circulaire Retailleau de janvier 2025, qui a durci les conditions et rappelé le caractère « exceptionnel » des régularisations.

La circulaire Retailleau : un tournant répressif.
La circulaire du 23 janvier 2025 signée par Bruno Retailleau a radicalement modifié les critères de régularisation. Les principaux changements :
Pour les régularisations par le travail :
- Durée de présence requise portée à au moins 7 ans (contre 5 ou 3 ans auparavant)
- Au moins 12 mois d'ancienneté dans un métier en tension
- Limitation stricte aux secteurs en tension
- Preuve avancée de maîtrise du français
- Aucune OQTF en cours
Résultat :
- Régularisations économiques : -11,5 %
- Régularisations familiales : -6,4 %
Cette approche répressive ignore que ces personnes contribuent déjà à l'économie française, payant impôts et cotisations sans bénéficier de protections sociales adéquates. On parle de travailleurs qui nourrissent nos aînés dans les EHPAD, qui cueillent nos fruits, qui livrent nos repas, qui nettoient nos bureaux. Des êtres humains qui ne demandent qu'à vivre dignement de leur travail.
Autrement dit : la politique migratoire se durcit, pendant que le discours politique prétend qu'elle serait laxiste.

Durcissement de l'accès à la naturalisation.
Une seconde circulaire Retailleau, datée du 2 mai 2025, renforce considérablement les conditions d'accès à la nationalité française :
- Niveau B2 en français (contre B1 auparavant)
- Réussite obligatoire à un examen civique
- Rejet automatique pour toute condamnation ≥ 6 mois de prison
- Irrecevabilité pour les personnes ayant été en situation irrégulière
- Ancienneté de travail de 5 ans minimum
- Ressources stables ≥ SMIC
En 2025, 62 235 personnes ont acquis la nationalité française, soit une baisse de 6,8 % par rapport à 2024.
On ferme les portes, on multiplie les obstacles, on rend l'intégration toujours plus difficile... puis on reproche aux gens de ne pas s'intégrer. La logique est implacable.

Asile : baisse des demandes, hausse des protections.
Les demandes d'asile sont en baisse pour la deuxième année consécutive.
En 2025 : 151 665 demandes d'asile (soit - 3,7 % sur un an)
Mais dans le même temps, le taux d'accord explose :
Taux de protection : 52 % (un demandeur d'asile sur deux voit sa demande aboutir favorablement)
Contre environ 40 % il y a cinq ou six ans.

Les chiffres détaillés.
Demandes en GUDA : 116 476 demandes en 2025 (baisse de 10,3 %)
Demandes enregistrées à l'OFPRA : 145 210 demandes (baisse de 5 % à 5,5 %)
Les premiers pays d'origine des demandeurs sont l'Ukraine, la RDC, l'Afghanistan, Haïti, le Soudan et la Guinée. Ces quatre premiers pays représentent à eux seuls plus d'une demande sur trois.
Décisions positives en 2025 : 78 782 (+12,1 % par rapport à 2024)
Plusieurs nationalités se distinguent par des taux de protection très élevés, en lien avec des situations de conflit ou d'instabilité :
- Soudan du Sud : 90,9 %
- République centrafricaine : 79,1 %
- Soudan : 73,3 %
- Somalie : 71,9 %
Ce que cela signifie est limpide : les personnes qui demandent l'asile sont de plus en plus souvent réellement menacées. Ce ne sont pas des « demandes abusives » massives, mais des situations de danger reconnues par la France et par le droit international.
Quand plus d'une personne sur deux se voit accorder une protection, c'est bien qu'elle fuit un danger réel. Rappelons que l'asile n'est pas une générosité, c'est un droit fondamental inscrit dans la Convention de Genève de 1951.

Éloignements : forte hausse et politique du chiffre.
Pendant que certains parlent de « laxisme », les chiffres montrent l'inverse :
- +15,7 % d'éloignements en 2025
- +21 % d'éloignements forcés
- +30 % d'interpellations d'étrangers en situation irrégulière
32 379 étrangers ont quitté le territoire français en 2025 (éloignements et départs volontaires confondus), soit une hausse de 16,5 %.
Au total, 24 985 éloignements, dont 15 569 éloignements forcés (+21 %) et 192 140 interpellations (+30 %).
Près de 25 000 personnes ont été renvoyées. Difficile, dans ces conditions, de parler d'un État qui aurait renoncé à faire appliquer ses décisions.
Mais à quel prix ? Ces expulsions, souvent violentes, brisent des vies, séparent des familles, renvoient des personnes vers des dangers certains. Et pour quel résultat ? Un rapport parlementaire de 2018 avait chiffré à un demi-milliard d'euros par an le coût total de l'enfermement et de l'éloignement. La Cour des comptes estime le coût total de la lutte contre l'immigration irrégulière à 1,8 milliard d'euros par an.
Imaginez ce que l'on pourrait faire avec ces sommes pour l'accueil digne, la formation linguistique, l'insertion professionnelle...

Le vrai indicateur : le solde migratoire.
Pour mesurer une « submersion », encore faudrait-il regarder le bon indicateur : le solde migratoire, c'est-à-dire la différence entre les entrées et les sorties.
Entre 2006 et 2021 : solde autour de + 0,23 % à + 0,33 %
Des chiffres stables, faibles, loin de toute explosion. Vingt ans de données montrent une continuité, pas une rupture.
Les chiffres 2025
En 2025, le solde migratoire est estimé à +176 000 personnes, contribuant seul à la hausse de la population française, qui atteint 69,1 millions au 1er janvier 2026.
Fait crucial : le solde naturel (naissances moins décès) est négatif pour la première fois depuis 1945, avec -6 000 en 2025. Sans migration, la France verrait sa population décliner.
Sur les décennies précédentes, depuis les années 2000, le solde migratoire reste modéré, oscillant entre +139 000 et +222 000 annuels.

Perspective historique.
De 1990 à 2000, le solde migratoire moyen était d'environ +100 000 à +150 000 par an. Entre 2011 et 2019, avant la crise sanitaire, les flux ont connu des évolutions contrastées selon les pays européens :
En France (2019) : 254 000 étrangers sont entrés (+27 % entre 2011 et 2019)
Comparaison européenne (2019) :
- Allemagne : 727 000 (+82 %)
- Espagne : 666 000 (+98 %)
- Royaume-Uni : 603 000 (+24 %)
- Italie : 265 000 (-25 %)
La France se situe dans une position médiane, avec des flux moins importants que ses grands voisins.

Une France moins accueillante que beaucoup de pays européens.
Contrairement au discours dominant, la France n'est ni championne de l'accueil, ni exception laxiste. Elle se situe dans une moyenne, souvent en dessous de pays comme l'Allemagne, l'Espagne ou certains pays du Nord.
Les chiffres de 2023-2024
Premiers permis de résidence délivrés en 2023 :
- France : 342 000 (10 % du total UE)
- Allemagne : 545 000
- Espagne : 562 000
Taux d'immigration net (2023) :
- France : 0,37 %
- Allemagne : 1,37 % (trois fois supérieur à la France)
- Belgique : 1,06 %

Population étrangère.
Au 1er janvier 2024, le plus grand nombre de non-ressortissants vivant dans l'UE se trouve :
1. Allemagne : 12,1 millions (14,4 % de la population)
2. Espagne : 6,5 millions
3. France : 6,0 millions (8,8 % de la population)
4. Italie : 5,3 millions
En 2024, 7,7 millions d'immigrés vivent en France, soit 11,3 % de la population totale. La population étrangère s'élève à 6,0 millions, soit 8,8 % de la population totale.
À titre de comparaison :
- Luxembourg : 47,2 % d'étrangers
- Malte : 28,1 %
- Moyenne UE : 9,6 %
La France est en dessous de la moyenne européenne.

L'Espagne : un contre-exemple éclairant.
L'Espagne compte aujourd'hui 8,87 millions d'immigrés, soit 18,5 % de sa population. En termes relatifs, l'Espagne se situe au niveau de l'Allemagne (19,8 %) et nettement au-dessus de la France (13,8 %).
En réponse à cette situation et aux besoins économiques, le gouvernement espagnol de gauche a adopté en 2025 un plan de régularisation de sans-papiers qui pourrait bénéficier à 500 000 personnes, pour soutenir la croissance économique.
Une approche radicalement différente de celle de la France, fondée sur le pragmatisme économique et l'humanité.

La contribution économique : brisons les mythes.
Le vrai problème : l'insertion sur le marché du travail.
Le débat sur le coût ou l'apport de l'immigration est polarisé, mais la majorité des études scientifiques sérieuses convergent :
L'impact fiscal de l'immigration en France est faiblement négatif à neutre (-0,5 % à +0,25 % du PIB selon les études).
Mais le principal problème n'est pas l'immigration, c'est l'intégration sur le marché du travail.
En France en 2024 :
- Taux d'emploi des personnes sans ascendance migratoire : 70,7 %
- Taux d'emploi des immigrés : 56 %
- Taux d'emploi des étrangers extra-européens : 56,2 %
Si les immigrés et descendants d'immigrés avaient le même taux d'emploi que le reste de la population :
- Le PIB français aurait été de 3 015 milliards d'euros au lieu de 2 917 milliards en 2024, soit +98 milliards d'euros (+3,36 %)
- Les comptes publics auraient bénéficié d'un apport supplémentaire de 45 milliards d'euros, réduisant le déficit public de 1,5 point de PIB
Le taux d'emploi des étrangers extra-européens en France (56,2 %) est :
- 22 points inférieur à celui de l'Irlande
- 15 points inférieur à celui du Danemark
Le problème n'est donc pas l'immigration, mais les discriminations à l'embauche, les freins administratifs, l'accès limité aux formations, le manque de reconnaissance des diplômes étrangers.

Ce que les immigrés apportent.
Par habitant, les immigrés :
- Consomment moins de services de santé
- Consomment beaucoup moins de dépenses d'éducation (0,29)
- Consomment moins de dépenses de retraites
Ils sont surreprésentés dans les catégories en âge de travailler et donc cotisent davantage qu'ils ne coûtent dans certains domaines. La Seine-Saint-Denis est le huitième département contributeur à la protection sociale et le dernier receveur.

Les éléments non comptabilisés.
Plusieurs facteurs améliorent la contribution réelle des immigrés :
- Mouvements de retour : 20 % à 50 % des immigrés retournent dans leur pays au cours des cinq années suivant leur arrivée. Selon un audit parlementaire : "5 ans après leur entrée, seuls 60 % des titulaires d'un titre de séjour sont encore sur le territoire"
- Travailleurs sans-papiers : ils s'acquittent de leurs cotisations sociales mais ne peuvent bénéficier de certaines prestations
- Coûts d'éducation : l'arrivée d'une main d'œuvre étrangère n'aura rien coûté en frais d'éducation (formée dans le pays d'origine)

Investir dans l'intégration plutôt que dans la répression.
Redéployer une partie des 1,8 milliard d'euros dépensés chaque année dans la répression vers des dispositifs d'insertion (apprentissage du français, formations, reconnaissance des diplômes) serait un apport positif pour l'économie comme pour les finances publiques.

Quand la peur remplace les faits.
Ce que montrent les chiffres 2025, ce n'est pas une « submersion ». Ce qu'ils montrent, c'est :
- Des crises internationales qui poussent des personnes à fuir
- Une politique française de plus en plus restrictive
- Une baisse des régularisations
- Une hausse des expulsions
- Un solde migratoire stable
- Un débat politique de plus en plus déconnecté des réalités statistiques

La « submersion migratoire » n'est pas un fait. C'est un récit politique, construit, entretenu, martelé — souvent pour détourner l'attention des vraies urgences : l'effondrement des services publics, la casse du code du travail, les cadeaux fiscaux aux plus riches, la crise climatique.
Pendant qu'on agite le chiffon rouge de l'immigration, on ne parle pas des milliards d'euros d'évasion fiscale, des suppressions de lits d'hôpitaux, de la précarisation du travail, de l'urgence écologique.

Les chiffres contre les fantasmes.
À force de parler d'« invasion », certains finissent par croire à leur propre propagande. Mais les données officielles sont claires : la France ne vit pas une crise migratoire hors de contrôle.
Elle vit surtout une crise du débat public, où les chiffres sont tordus, sortis de leur contexte, et utilisés comme carburant politique.

Les faits essentiels à retenir.
1. 4,5 millions de titres valides = 8,1 % de la population, stable et inférieur à de nombreux pays européens
2. La hausse de 11,2 % est essentiellement due aux crises humanitaires (Ukraine, Afghanistan, RDC, Haïti)
3. Les étudiants restent le premier motif (118 000 titres)
4. Les régularisations s'effondrent (-10,1 %) et les naturalisations aussi (-6,8 %)
5. Les éloignements explosent (+15,7 %), avec près de 25 000 personnes renvoyées
6. Les demandes d'asile baissent (-3,7 %), mais le taux de protection augmente (52 %)
7. Le solde migratoire reste stable depuis 20 ans et compense le solde naturel négatif
8. La France accueille moins que l'Allemagne, l'Espagne ou la Belgique
9. Le vrai problème : l'insertion sur le marché du travail, pas l'immigration
10. Sans immigration, la population française déclinerait.

Et pendant ce temps, on oublie l'essentiel : derrière chaque statistique, il y a des vies, des guerres, des persécutions, des parcours, et souvent une seule demande — vivre en sécurité et dans la dignité.
Le combat pour une société juste ne peut se construire sur le mensonge et la désignation de boucs émissaires. Il se construit sur les faits, la solidarité internationale, et le refus de la politique de la peur.

Sources : Ministère de l'Intérieur, Direction générale des étrangers en France (DGEF), OFPRA, CNDA, OFII, INSEE, Vie Publique, Eurostat, OCDE (Perspectives des migrations internationales 2021 et 2025), Campus France, Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, 20 Minutes, Le Parisien (AFP), La Dépêche du Midi, Les Échos, Franceinfo, Le Monde, Le Figaro, InfoMigrants, Euronews, Touteleurope.eu, France Stratégie, CEPII, Fondation Jean-Jaurès, Fondation IFRAP, Institut Montaigne, Institut la Boétie, Sénat (Rapports budgétaires), Cour des comptes, Migration Policy Institute, HCR, études académiques (Hippolyte d'Albis, Ekrame Boubtane, Dramane Coulibaly, Lionel Ragot).

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22/01/2026

📣 SAVE THE DATE

Comme chaque année, Les Petites Pierres organise son Prix de la plus belle campagne pour récompenser les associations ayant réussi une campagne de crowdfunding durant l'année écoulée.

Du 18 au 25 février prochain, vous pourrez voter pour votre association préférée et lui permettre de remporter le prix du public ! 🏆

Pour cette 9ᵉ édition, 9 associations ont décidé de relever le défi : Irine, Fraternité JJF, Atelier 36 L'ECREVIS, Migra'toit, Les zAZa's, Familles Solidaires Hauts-de-France, Envol Isère Autisme Habitat Inclusif L'Equipée Voiron, Association Domus Vitae -Indre 36, Association Les Audacieuses & les Audacieux. 💪

Rendez-vous sur lespetitespierres.org à partir du 18 février 2026 pour voter !

Découvrez comment voter cette année 👇 https://www.lespetitespierres.org/actualite/votez-pour-elire-la-plus-belle-campagne-2025-de-les-petites-pierres/?utm_medium=social&utm_source=facebook&utm_campaign=article-lpp&utm_content=prix-de-la-plus-belle-campagne-2025

Bonne année 2026 à tous ! 2025 se termine sur ce constat affligeant :
01/01/2026

Bonne année 2026 à tous !
2025 se termine sur ce constat affligeant :

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