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L'OFCI est une association ayant pour but d'engager des relations et des échanges avec les acteurs culturels, politiques, économiques et scientifiques à l’étranger.

Nous sommes heureux d’accueillir Jean-Paul Ngouffo Nkouedjo au sein de l’OFCI dans le cadre de son stage en France. Cett...
16/09/2026

Nous sommes heureux d’accueillir Jean-Paul Ngouffo Nkouedjo au sein de l’OFCI dans le cadre de son stage en France. Cette mobilité marque une nouvelle étape de son parcours universitaire et professionnel, orienté vers la communication, la coopération internationale, le développement et la gestion de projets. Son arrivée permet aussi de faire dialoguer des expériences acquises au Cameroun, en Italie et dans des environnements multiculturels.Jean-Paul est actuellement étudiant en deuxième année du master Langue, Société et Communication à l’Université de Bologne, en Italie. Cette formation l’aide à approfondir ses connaissances et à renforcer des compétences en communication, en analyse des discours, en médiation interculturelle et en compréhension des échanges dans des contextes internationaux et multilingues. Il complète ce cursus par un master en Business Administration obtenu à University of the People, à Pasadena, en Californie, avec une spécialisation en gestion et administration, ainsi que par une licence en études bilingues anglais-français obtenue à l’Université de Yaoundé I, au Cameroun.Son expérience professionnelle s’est surtout construite dans le secteur associatif et celui du développement. Pendant plusieurs années, il a collaboré avec la YMCA Southwest Branch au Cameroun, où il a participé à la coordination, à l’organisation et à la mise en œuvre de projets. Ces responsabilités ont consolidé ses capacités en planification, en communication, en travail d’équipe, en rédaction de rapports et en coordination avec des partenaires aux profils variés. Il a aussi évolué dans des environnements internationaux grâce à des activités liées au développement, à la coopération et à l’accompagnement de projets collectifs.Pendant ce stage, nous voulons relier ses acquis académiques, son expérience de terrain et les missions portées par l’OFCI. Jean-Paul contribuera à des activités de recherche, de communication et d’appui aux projets, ainsi qu’à la préparation de documents et de propositions, à l’identification de partenaires et au soutien transversal des actions de l’organisation. Cette immersion doit lui donner une expérience concrète de la coopération internationale tout en mobilisant ses compétences linguistiques, organisationnelles, rédactionnelles et interculturelles.Nous pensons cette période comme un espace d’apprentissage et de contribution réciproque. Jean-Paul pourra mieux comprendre le fonctionnement d’une organisation française engagée à l’international, travailler aux côtés d’une équipe expérimentée et développer ses pratiques professionnelles en contexte européen et multiculturel. En retour, l’OFCI pourra compter sur son regard, sa motivation, sa capacité d’adaptation et la complémentarité de son profil mêlant communication, gestion, bilinguisme et connaissance des enjeux du développement.À plus long terme, Jean-Paul souhaite poursuivre son évolution dans la coopération internationale, la communication, la gestion de projets et le développement. Nous sommes convaincus que ce stage consolidera son projet professionnel et enrichira les activités de l’OFCI. Nous lui souhaitons une excellente intégration et nous nous réjouissons d’ouvrir cette nouvelle expérience, fondée sur l’engagement, l’ouverture, la transmission des savoirs et la collaboration internationale.

Nous ouvrons les candidatures pour une nouvelle formation européenne destinée aux travailleurs et futurs travailleurs de...
04/09/2026

Nous ouvrons les candidatures pour une nouvelle formation européenne destinée aux travailleurs et futurs travailleurs de jeunesse. La mobilité aura lieu à Vircava, en Lettonie, du 8 au 16 novembre 2026. Trois participants venus de France rejoindront des participants originaires de cinq autres pays pour vivre une expérience internationale fondée sur l’éducation non formelle, le partage de pratiques et la coopération. Nous cherchons un groupe motivé, prêt à participer aux activités, aux échanges interculturels et aux productions collectives prévues pendant la formation.La formation s’adresse surtout aux personnes qui travaillent déjà avec des jeunes ou qui souhaitent s’orienter vers ce secteur. Elle convient aux travailleurs de jeunesse, formateurs, facilitateurs, éducateurs, animateurs et professionnels engagés dans l’éducation non formelle. Elle vise aussi les personnes actives dans la participation des jeunes, la communication, les médias, les initiatives citoyennes ou la création de contenus liés à la jeunesse et à l’éducation. Aucun statut professionnel n’est exigé, mais vous devez pouvoir relier cette mobilité à un intérêt concret pour accompagner, faire s’exprimer et contribuer à l’émancipation des jeunes.Une capacité à communiquer en anglais est nécessaire pour participer aux activités et échanger avec l’ensemble du groupe international, sans exiger une maîtrise parfaite. Cette expérience doit vous aider à gagner en aisance, à confronter vos idées et à progresser par la pratique. Nous réunissons des participants prêts à acquérir de nouvelles compétences tout en partageant leurs méthodes, leurs questionnements et leurs points de vue. Aucune participation antérieure à un projet Erasmus+ ou à une mobilité européenne n’est requise, et nous encourageons particulièrement les candidatures de personnes n’ayant encore jamais bénéficié d’une opportunité de ce type.Nous accordons une priorité aux personnes ayant moins d’opportunités ou confrontées à des obstacles socio-économiques, des discriminations, des difficultés de santé ou d’autres situations qui limitent l’accès à la mobilité internationale. Ces réalités ne doivent pas empêcher de candidater : nous voulons accueillir des profils variés, y compris des personnes parfois éloignées des dispositifs européens.Le programme se concentrera sur la pensée critique et l’analyse des médias. Les participants travailleront sur les fausses informations, la manipulation, les contenus biaisés, la construction des récits et les pratiques médiatiques qui influencent notre perception de l’actualité et des débats publics. L’objectif consiste à comprendre comment une information est produite, sélectionnée, mise en scène, diffusée et interprétée, puis à réutiliser ces acquis auprès des jeunes : vérifier les sources, repérer les mécanismes de manipulation, questionner les discours et développer une relation plus autonome et responsable à l’information.La formation abordera aussi la communication responsable, l’argumentation et la prise de parole en public. Les activités aideront les participants à structurer un message, défendre une position, participer à une discussion complexe, écouter des opinions différentes et formuler des arguments clairs, pertinents et respectueux. Elles renforceront la confiance en soi et relieront l’analyse critique d’un sujet à la création, puis à la communication de propositions pour un public.Une place importante sera réservée au podcast, utilisé comme outil pédagogique et méthode pratique. Le groupe concevra collectivement plusieurs épisodes d’environ trente minutes : choix des sujets, recherches, organisation des idées, construction de la narration, préparation des prises de parole, enregistrement des échanges et finalisation de contenus compréhensibles et utiles. Les épisodes produits seront ensuite publiés et diffusés via notre réseau, nos réseaux sociaux et nos canaux de communication afin de donner une dimension concrète à la formation et de valoriser les compétences du groupe.Pour les personnes qui ne sont pas bénévoles au sein de notre association, une participation de 50 euros est demandée. Les participants avanceront le coût de leurs billets d’avion et de leurs autres transports, puis transmettront les factures et justificatifs nécessaires pour demander un remboursement, dans la limite de 309 euros. L’hébergement, les repas, les activités et le programme pédagogique seront organisés et pris en charge par notre partenaire en Lettonie, avec une prise en compte possible de certains régimes alimentaires. En dehors de la participation associative et de l’avance temporaire des frais de transport, aucune dépense n’est prévue pour le logement, les repas ou les activités. Nous invitons les profils intéressés à rejoindre cette aventure européenne et à contribuer à une approche plus critique, inclusive et responsable des médias et de la communication.

Dernière journée à Bruxelles, destination finale de Bruxelles Express. Projet cofinancé par l’Union européenne via Disco...
02/06/2026

Dernière journée à Bruxelles, destination finale de Bruxelles Express. Projet cofinancé par l’Union européenne via DiscoverEU, soutenu par Erasmus+ pour l’inclusion. Le nom annonçait la vitesse, mais l’objectif restait le même : traverser, observer, comprendre, rencontrer. Le trajet est devenu expérience : immersion progressive dans la diversité européenne, puis mise en pratique de nos valeurs dans notre organisation.L’arrivée a pris une portée symbolique. Ce n’était pas juste la fin d’un itinéraire. C’était l’aboutissement d’un chemin collectif. Entre découvertes, fatigue, émerveillement, échanges et réflexion, Bruxelles a changé de statut : ville moins institutionnelle, plus point de convergence. Une question revenait sans cesse : que signifie appartenir à un espace commun ?Nous sommes allés au Parlamentarium, près du Parlement européen. Sur réservation, le lieu explique le fonctionnement de l’Union : origines, évolutions, effets au quotidien. Revoir Schuman et le traité de Lisbonne, revenir aux fondements historiques et politiques, a clarifié ce qu’on avait observé. L’Europe cessait d’être abstraite : on voyait des choix, des textes, des coopérations, et leurs impacts concrets pour les citoyens.Le Parlamentarium transmet aussi une méthode. D’abord une approche théorique : écouter, comprendre les traités, suivre l’histoire des politiques européennes. Puis des coopérations liées au charbon, à l’acier et à l’énergie atomique : la paix et la coopération se construisent pas à pas. Enfin, visite plus immersive et interactive : la connaissance prenait vie. Nous sommes sortis motivés.Nous avons exploré les technologies de médiation culturelle et d’apprentissage. Des dispositifs interactifs, avec RFID ou NFC intégrés aux audioguides, activent des contenus dans l’espace. L’interaction rend le parcours plus personnel, engageant et intuitif. Ce n’était pas une visite de plus : cela donnait des idées pour mieux articuler contenus complexes, innovation et accessibilité, afin de construire des apprentissages plus interactifs et mieux ancrés.L’impression a été renforcée par le public. Des personnes viennent du monde entier pour comprendre une institution unique. Cette diversité rend visibles intérêts, questions, parfois débats, et surtout une volonté de comprendre. Voir cette circulation internationale dans un espace dédié à l’histoire et à l’action de l’Europe montrait qu’une institution lisible et accessible peut devenir lieu de dialogue et de transmission.Après l’immersion, nous avons marché vers l’Atomium. Observer, partager, faire le tour : pour plusieurs, le monument est devenu réel, au-delà des images. Un lieu ancré dans l’histoire, tourné vers l’innovation, immédiatement reconnaissable.Dans un projet vécu intensément, les moments simples comptent. Après avoir demandé puis reçu des conseils pour nous installer, nous avons partagé notre dernier repas au restaurant La Ruche, près de l’Atomium. Le temps a relâché les tensions : plaisir, convivialité, célébration de la fin. Autour de la table, le collectif revenait au cœur du séjour : souvenirs racontés, impressions comparées, instants qu’on rejoue. L’évidence s’imposait : nous arrivions au terme de quelque chose d’important.Pour prolonger et re**rder la séparation, nous avons marché dans Bruxelles. La ville nous a portés : fatigue des quinze jours, mais intensité intacte. On avançait avec ce que le séjour avait produit : découvertes, remises en question, apprentissages, attachements, souvenirs déjà précieux.Nous nous sommes arrêtés pour discuter et faire le point. Le débriefing a pris toute sa place : mettre des mots, revenir sur les moments marquants, partager ce que chacun gardait, mesurer ce que ces quinze jours avaient déplacé. Dans ce type de projet, lieux et activités comptent, mais la transformation des liens reste la plus forte : regards qui changent, horizons qui s’élargissent, énergie pour la suite.Cette dernière journée ressemblait au projet : riche, dense, stimulante, profondément collective. Elle a relié l’institutionnel, le culturel, l’humain et le symbolique. Elle a conclu là où l’idée européenne se lit aussi en ville : bâtiments, institutions, monuments, mais aussi conversations, diversité des personnes croisées, pratiques de visite, mobilités et expériences partagées.Puis est venu le moment de se quitter. Après le dernier échange et le dernier bilan, nous avons dit au revoir, plutôt à bientôt. Si le projet s’arrête, ce qu’il a fait naître ne s’arrête pas : amitiés renforcées, nouvelles rencontres, envies d’aventure, perspectives qui se dessinent. Nous repartons chacun de notre côté, parfois aussi ensemble. Avec la conviction que cette expérience laissera une trace durable. Bruxelles n’a pas été une arrivée précipitée : elle a été une conclusion pleine de sens, à la hauteur d’un projet conçu pour découvrir l’Europe autrement, dans sa complexité, sa diversité et sa capacité à nous rassembler.

Nous avons quitté la Suisse assez tôt. Objectif: finir notre long périple européen dans une ambiance plus légère, sans r...
01/06/2026

Nous avons quitté la Suisse assez tôt. Objectif: finir notre long périple européen dans une ambiance plus légère, sans rompre le fil de ce que nous avons vécu. Après des heures de route, des territoires variés, des marches et l’observation de lieux liés à la construction européenne, nous voulions conclure par une respiration collective: relâcher la pression, retrouver un peu d’insouciance, garder l’imaginaire européen.Nous sommes allés à Rust, en Allemagne, pour une journée à Europa-Park. Souvent présenté comme l’un des plus grands, parfois comme le meilleur d’Europe, le parc prolongeait notre projet. Après une Europe institutionnelle, historique et politique, place à l’Europe ludique: vivante, populaire, accessible, joyeuse. Dans un décor récréatif, on passe d’espaces inspirés par des pays européens à une mosaïque culturelle portée par l’architecture, les ambiances, les décors et les spectacles. Les univers changent sans cesse.Sur place, on a vraiment profité. Le parc nous a fait traverser des quartiers associés à des pays. À chaque changement, la curiosité revenait, avec une énergie différente. Pas de listes ni de mémoire institutionnelle: on se laissait guider par le rythme des attractions, par les rires et le plaisir simple d’être ensemble.On enchaîne les manèges avec enthousiasme. Sensations fortes, attractions plus fraîches, parfois carrément trempantes. Les plus téméraires se lançaient, les prudents étaient mis à l’épreuve. Les moments les plus marquants restaient surtout drôles: cris, éclats de rire, hésitations juste avant l’embarquement, commentaires pendant une chute ou après une descente trop violente. On s’est chambrés, surtout quand certains en faisaient trop, entre panique et théâtre. Cette spontanéité, ce collectif, a confirmé la cohésion construite pendant tout le séjour.La météo a aidé: 30 à 32 degrés. La chaleur a tenu, et l’aquatique a mieux fonctionné que prévu. Être mouillés quelques minutes ne posait pas problème: on séchait vite, puis on repartait. L’ensemble donnait une impression d’été, presque une parenthèse de vacances dans un voyage dense, riche en déplacements et en exigences.Toute la journée, on a compris ce que le parc offrait: pas seulement cocher des manèges, mais savourer les dernières heures de détente ensemble. Après des visites, des apprentissages, parfois de la solennité ou une charge symbolique, cette sortie a rééquilibré le séjour. Place à la légèreté, à la joie simple, à l’énergie du groupe, au bon endroit au bon moment. Une respiration et une consolidation humaine: liens renforcés, souvenirs prolongés, aventure changée de couleur.La journée s’est achevée par un spectacle dans la partie espagnole, autour de l’univers de Zorro. Le show a clos parfaitement notre passage: équestre, combats au sabre, acrobaties, mise en scène, ambiance. Le rythme est resté intense puis a ralenti avant la fermeture progressive des attractions à partir de 18 heures.Le départ est arrivé trop vite, comme souvent après une journée vraiment réussie. On repartait avec l’impression d’avoir vécu quelque chose de fort, tout en sachant que le séjour touchait à sa fin. Avant de continuer, on s’est arrêté dans un supermarché pour se ravitailler, surtout en boissons: plusieurs avaient oublié d’en prendre le matin. Détail anecdotique, mais révélateur: gérer la fatigue, la chaleur, les oublis, les imprévus, puis trouver ensemble des solutions simples.On a déposé les affaires à Thionville, à la frontière franco-luxembourgeoise, puis on s’est reposés à l’hôtel. Après la chaleur, la pause a fait du bien. Ensuite, on a mangé dans un snack, à une quinzaine de minutes, dans une ambiance plus calme, avec une fatigue agréable. Mais la soirée a vite changé: ce soir-là, le PSG a battu Arsenal. Même loin de Paris, la victoire a été célébrée dans les rues, avec une ferveur très visible. Habitants et supporters dehors, ambiance animée, enthousiasme collectif, globalement bon enfant. On sentait l’énergie du match traverser la ville; un événement sportif pouvait créer une communion populaire immédiate, même hors de la capitale.Après ça, chacun a profité de Thionville, puis le calme est revenu pour récupérer, car une dernière grande étape attendait. Le lendemain, il fallait repartir vers Bruxelles, capitale de l’Europe, pour mettre un point final à l’aventure vécue ensemble. Cette perspective donnait déjà une tonalité particulière en fin de soirée: découvertes, échanges, réflexion, rires, fatigue, surprises, souvenirs marquants.Europa-Park aura été bien plus qu’une journée de détente: une transition, une respiration, un moment de cohésion. Une façon de finir une étape importante avec joie et intensité, l’Europe en arrière-plan jusque dans le divertissement. Avant Bruxelles, avant le dernier chapitre, on a pris le temps de vivre pleinement cette journée de relâchement. C’est aussi cela qui rend le voyage aussi complet, aussi humain et aussi mémorable.

Pour ce douzième jour de notre itinéraire Bruxelles Express, nous quittons Rome avec le sentiment d’avoir pleinement pro...
31/05/2026

Pour ce douzième jour de notre itinéraire Bruxelles Express, nous quittons Rome avec le sentiment d’avoir pleinement profité de cette étape italienne, après avoir parcouru ses rues, exploré ses recoins, admiré ses monuments, et tenté de saisir une partie de tout ce que la ville peut raconter à celles et ceux qui prennent le temps de l’observer. Ce départ marque un changement important dans le rythme du voyage, puisque nous laissons derrière nous l’intensité urbaine, historique et culturelle de la capitale italienne pour nous diriger vers la Suisse, prochaine grande étape de notre parcours. Comme souvent dans ce type d’aventure collective, la journée commence de manière très concrète, entre logistique, organisation, récupération des affaires, vérification des horaires et remise en route du véhicule. Mais avant même d’avoir véritablement pris la route, un premier imprévu vient déjà troubler notre départ.
En rejoignant notre 9 places, nous découvrons en effet un avis d’amende apposé sur le véhicule pour mauvais stationnement, stationnement non payé ou absence de ticket visible sur le pare-brise. La surprise laisse très vite place à l’incompréhension, puis à une forme de frustration très nette, puisque nous constatons rapidement que l’heure figurant sur cet avis correspond à une minute seulement avant celle à laquelle nous avons pris le ticket de stationnement. Autrement dit, nous nous retrouvons confrontés à une sanction qui nous semble profondément injuste, prise dans un intervalle de temps infime, presque absurde, entre notre arrivée et notre régularisation. Nous décidons donc de contester cette amende auprès des autorités compétentes, car au-delà du montant potentiel, c’est aussi une question de principe et de cohérence. Ce petit épisode illustre bien ce que signifie un voyage au long cours en groupe : même lorsque tout est préparé, tout peut être ralenti ou compliqué par des détails administratifs ou des décisions prises en quelques secondes.
Une fois ce contretemps encaissé, nous prenons enfin la route vers le nord. Et très vite, le paysage devient l’un des grands récits de la journée. Le trajet lui-même se transforme en transition visuelle et presque symbolique entre plusieurs mondes. Nous passons progressivement des décors associés à la région romaine à des reliefs de plus en plus marqués, puis aux paysages montagneux du nord de l’Italie, jusqu’à l’entrée en Suisse où le changement d’échelle devient saisissant. Les routes se resserrent, les vallées se creusent, les parois s’élèvent, et les sommets qui nous entourent imposent une autre forme de présence. Nous traversons des espaces où la verticalité domine, avec des pics impressionnants qui semblent s’élever à des centaines, parfois des milliers de mètres au-dessus de nous. Ce contraste avec les jours précédents renforce encore la sensation de progression dans le voyage. Nous ne changeons pas seulement de pays, nous changeons d’atmosphère, de rythme, de lumière, de rapport au territoire.
Comme sur beaucoup de longues étapes, la fatigue finit toutefois par se faire sentir. La conduite en montagne, la longueur du trajet et l’accumulation des jours commencent à peser sur la vigilance du conducteur. Nous décidons donc de procéder à une permutation avec le copilote afin de maintenir de bonnes conditions de sécurité et de continuer à avancer dans les meilleures conditions possibles. Ce type de décision, apparemment simple, fait aussi partie de l’intelligence collective d’un voyage de groupe : savoir s’adapter, reconnaître les limites physiques du moment, et réorganiser les rôles en fonction de la situation. L’objectif reste le même, arriver à destination dans les temps, mais sans compromettre ni le confort ni la sécurité du groupe.
À ce stade, nous pensons encore poursuivre la route de manière relativement fluide, mais un nouvel épisode inattendu vient ajouter une dimension presque surréaliste à cette journée déjà bien remplie. Le GPS nous conduit vers ce qui ressemble à un cul-de-sac situé dans une gare. Sur le moment, l’incompréhension domine. Nous nous demandons si la suite du trajet devra en réalité se faire par train, avec le 29 places embarqué sur des locomotives spécialisées pour franchir certains passages montagneux. L’idée paraît presque irréelle, et pourtant elle prend rapidement corps. Dans cet espace d’attente, nous échangeons avec un couple présent dans une camionnette. Étant suisses, ils connaissent bien les itinéraires de la région et nous donnent plusieurs conseils précieux sur les options possibles. Leur aide nous permet d’y voir plus clair et de faire un choix stratégique : poursuivre autant que possible par la voie routière afin d’éviter de multiplier les trajets ferroviaires avec véhicule embarqué, puis emprunter le passage le plus simple et le plus lisible pour nous.
C’est finalement du côté de la partie suisse germanophone, à Lötschberg, que la situation devient plus claire. Là, l’organisation semble plus lisible, plus directe, et le fonctionnement de l’embarquement avec véhicule sur le train devient compréhensible. Après nous être acquittés d’environ 32 euros de frais, nous embarquons de manière étonnamment fluide avec notre 29 places. L’ensemble du processus se déroule avec une efficacité qui contraste fortement avec la confusion ressentie plus tôt. Une dizaine de minutes après l’embarquement des différents véhicules, le train démarre. Ce moment reste marquant dans la journée, car il ajoute au voyage une dimension très particulière : celle d’un déplacement hybride entre route et rail, au cœur d’un environnement montagnard qui impose ses propres infrastructures et ses propres règles. Ce n’est pas simplement un trajet, c’est une adaptation concrète à la géographie.
Nous arrivons finalement à Kandersteg avec environ trente minutes de re**rd sur ce que nous avions prévu. Sur le papier, une demi-heure peut sembler anodine. En pratique, dans une journée minutée et déjà chargée, ce décalage devient un véritable facteur de tension pour la suite. Nous devons rapidement prendre possession du logement, déposer les sacs, répartir les affaires essentielles, nous réorganiser au pas de course et repartir presque aussitôt. En effet, le programme prévoyait encore une randonnée à la découverte du célèbre lac de Kandersteg, et nous voulons tout faire pour maintenir cette activité malgré le re**rd accumulé. Cette volonté de tenir le programme montre aussi notre attachement à vivre pleinement chaque étape, même lorsque le temps manque et que la fatigue est réelle.
Mais là encore, le timing se joue à presque rien. Le groupe arrive une minute trop t**d pour le dernier téléphérique. Une minute. Après l’amende du matin survenue une minute avant le ticket, cette nouvelle marge minuscule qui bouleverse tout donne à la journée une forme de cohérence ironique. Ce re**rd infime change complètement la nature de l’activité. Ce qui devait être une randonnée facilitée par une montée partielle en téléphérique se transforme en une ascension intégrale à pied, avec des distances bien plus importantes et un effort physique beaucoup plus intense que prévu. La sortie prend alors une tout autre ampleur, et se transforme en randonnée de quatre heures, de 18 heures à 22 heures. Heureusement, la saison permet encore de bénéficier d’une lumière t**dive, sans quoi la situation aurait été bien plus compliquée. Les participantes et participants rentrent t**divement, après un effort conséquent, avec la satisfaction d’avoir maintenu l’expérience, mais aussi avec la fatigue et la faim que cela implique.
Pendant ce temps, le chef de groupe reste au logement pour assurer une autre partie essentielle du fonctionnement collectif : l’intendance. Il en profite pour faire des courses en vue du lendemain, puisque nous avions prévu de préparer des pique-niques afin de gagner du temps pendant la journée suivante et de pouvoir maximiser les activités sans perdre de précieuses heures à chercher où manger le midi. Là encore, cela montre l’envers du décor d’un voyage de groupe : pendant que certaines personnes vivent l’activité visible, d’autres prennent en charge le travail discret mais indispensable de l’organisation matérielle, de la prévoyance alimentaire, de la gestion du temps et de l’anticipation budgétaire.
Au retour de la randonnée, la faim devient toutefois la priorité immédiate. Après plusieurs heures d’effort, il faut trouver un endroit où se restaurer. Nous reprenons donc le véhicule et repartons sur les routes de montagne à la recherche d’un restaurant encore ouvert. Mais il est déjà t**d, et dans cette région, la majorité des établissements commencent à fermer vers 22 heures ou 22 h 30. Plusieurs portes se ferment, au sens propre comme au figuré. Les cuisines n’acceptent plus de nouvelles commandes, les salles se vident, et la frustration monte à mesure que les options disparaissent. À cette fatigue physique s’ajoute alors une tension nerveuse bien compréhensible : nous avons faim, nous sommes en re**rd, nous avons déjà absorbé plusieurs imprévus dans la journée, et l’impression d’être bloqués se renforce.
C’est dans ce contexte que l’idée d’aller manger dans un McDonald’s situé à une quinzaine de minutes du lieu où nous nous trouvons, et à environ une trentaine de minutes du logement, finit par s’imposer pour une partie du groupe. Ce choix, qui pourrait paraître purement pragmatique vu de l’extérieur, ouvre en réalité un désaccord beaucoup plus profond. Une dispute éclate entre certains participants et le chef de groupe autour de la question du financement de ce repas. Certains estiment que l’association pourrait prendre en charge cette dépense. Pourtant, si le cadre du séjour est bien soutenu par le financement Erasmus+, cela ne signifie pas que toutes les dépenses, quelles qu’elles soient et sans distinction, doivent être absorbées sans réflexion. Nous veillons aussi à ce que les valeurs de l’association soient respectées dans les décisions financières que nous prenons, autant dans les recettes que dans les dépenses. Cette vigilance n’est pas un détail administratif, mais un prolongement de notre éthique collective.
Le désaccord porte donc à la fois sur une question de budget et sur une question de cohérence politique et morale. Il avait déjà été discuté en amont que certaines grandes marques américaines faisaient l’objet de critiques fortes en raison de l’usage de leurs bénéfices, de leur rôle dans des mécanismes de soft power, et plus largement des enjeux idéologiques, économiques et géopolitiques auxquels elles sont associées. Dans cette perspective, il n’était pas envisageable, du point de vue du chef de groupe et de la ligne associative défendue, que l’association finance un repas dans une multinationale perçue comme emblématique de logiques contraires à nos valeurs. Sur le moment, dans la fatigue, la faim et la tension accumulée, cette position n’est pas comprise par les participants les plus énervés, et la discussion dégénère. La dispute devient suffisamment forte pour que le chef de groupe décide finalement de repartir avec le véhicule vers l’appartement, mettant fin de manière abrupte à cette séquence conflictuelle.
Au bout du compte, les participants finissent par manger le pique-nique qui avait été préparé pour le lendemain. C’est une solution de repli, loin d’être idéale, qui montre à quel point la journée a déplacé en cascade les plans initiaux. Le repas prévu pour optimiser l’organisation du lendemain sert finalement à réparer les ratés de la soirée. Et même si les discussions permettent de revenir partiellement sur les événements, tout le monde ne se couche pas sur une note sereine. C’est aussi cela, la réalité d’un voyage collectif long et dense : il y a des paysages grandioses, des découvertes, des moments de solidarité et de dépassement, mais aussi des tensions, des désaccords, des incompréhensions, des limites humaines qui apparaissent plus nettement lorsque la fatigue et la contrainte s’accumulent.
Malgré tout, la journée ne se termine pas uniquement sur cette difficulté. Une autre énergie demeure dans le groupe : l’excitation de la journée à venir. Car le lendemain, c’est Europa-Park, en Allemagne, qui nous attend. Et cette perspective suffit en partie à remettre du mouvement, de l’envie et de l’anticipation positive dans les esprits. Après une nuit de repos bien méritée, nous repartirons donc pour une nouvelle étape, avec tout ce que ce voyage continue de nous apprendre sur les territoires que nous traversons, mais aussi sur notre manière d’avancer ensemble, de gérer l’imprévu, de tenir nos principes et de composer avec les réalités du terrain. La suite arrive dans le prochain post.

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