22/05/2026
Au-delà du titre racoleur, qui n’honore ni la presse ni l’exigence de dignité humaine, et qui transforme un destin en simple fait divers, nous voulons rappeler avec force ce que représente cette génération d’hommes : une part silencieuse mais essentielle de l’histoire de la France.
Ces Chibanis ont travaillé dans les usines, les mines, les chantiers, les transports. Ils ont porté sur leurs épaules une partie du développement économique du pays, souvent dans l’ombre, souvent dans la pénibilité, presque toujours dans le sacrifice et l’éloignement des leurs.
Aujourd’hui encore, trop peu de regards se tournent vers eux. Trop peu de voix les nomment. Comme si cette mémoire ouvrière et immigrée pouvait disparaître dans l’indifférence générale.
Nous le disons haut et fort : oublier les Chibanis, c’est oublier une partie de la France elle-même. Derrière chaque visage marqué par le temps, il y a une histoire de courage, de déracinement, de travail et de dignité.
Personne ne les calcule, mais la reconnaissance n’a pas de prix.
Hamza El Kostiti
vice-président
«Il est mort pour une carte bancaire et 60 euros» ➡️ https://l.leparisien.fr/7wRs