Fondée en 1993 par Thierry Meyer, l’association humanitaire française « Les Enfants de Tchernobyl » a pour objet l’aide aux populations d’Ukraine, de Russie et du Bélarus victimes des conséquences de la catastrophe nucléaire soviétique de Tchernobyl débutée le 26 avril 1986. Depuis 20 ans, l’association est demeurée fidèle à ses 3 axes fondateurs (sortir des enfants des zones contaminées, aider le
s autres, médiatiser le dossier) grâce à l’investissement en temps, en énergie et en générosité des 500 membres et des centaines de donateurs et sympathisants, mais également grâce au travail et à l’efficacité des animateurs français, ukrainiens et russes qui animent et gèrent la vie quotidienne de l’association, la préparation et les réalisations des nombreux projets. Près de 28 ans après l’explosion du réacteur de Tchernobyl, l’association humanitaire « Les Enfants de Tchernobyl » continue de présenter les preuves de la poursuite de la catastrophe et de l’intérêt des séjours en France des enfants de Tchernobyl. Le 26 avril 1986, à 1H24, le réacteur n°4 de la centrale nucléaire Lénine de Tchernobyl explose. Plus de 27 ans plus t**d, les habitants du nord de l’Ukraine, du sud de la Russie et du Bélarus sont contraints de vivre dans un environnement radioactif et parce que leur alimentation est contaminée, les radioéléments (et tout particulièrement le césium 137) s’accumulent, jour après jour, dans l’organisme des enfants. Les principaux responsables sont les produits de la cueillette (baies, champignons…), de la chasse et de la pêche qui constituent une partie notable de leur régime alimentaire quotidien. L’irradiation permanente de leurs cellules, en particulier celles du cœur, de la thyroïde et du cerveau, provoque d’innombrables lésions qui sont à l’origine de pathologies très graves, liées notamment à l’atteinte des défenses immunitaires et des organes vitaux. Les examens et travaux du professeur Youri Bandajevsky ont démontré une corrélation entre le taux de césium 137 accumulé dans l’organisme des enfants et les anomalies révélées par leurs électrocardiogrammes. Celui que l’on met en évidence ne peut provenir que des activités humaines : installations nucléaires, essais atmosphériques, pollutions et catastrophes nucléaires. Une alimentation « propre » durant quelques semaines permet à ces enfants d’éliminer plus rapidement le césium radioactif contenu dans leurs organismes et donc de réduire les risques sanitaires. Pour cette raison, l’association française « Les Enfants de Tchernobyl », comme d’autres associations occidentales (en Allemagne, Italie, Espagne, Belgique, Irlande, mais aussi au Canada et aux Etats-Unis), invite chaque année des enfants qui continuent d’habiter sur des territoires contaminés par les retombées radioactives de Tchernobyl, à séjourner en été dans notre pays. Durant leurs vacances françaises en 2013, les 210 enfants ukrainiens et russes invités par l’association alsacienne « Les Enfants de Tchernobyl » ont réduit leur charge corporelle en césium radioactif de manière très importante (30% en moyenne) uniquement par une alimentation « propre ». Ces résultats sont remarquables et prouvent l’intérêt de ces projets. En 20 ans, l’association a réalisé plus de 250 projets en Ukraine, Fédération de Russie, Bélarus et France au profit des victimes de Tchernobyl.