Ligue des Droits de l'Homme Section Rochefortaise

Ligue des Droits de l'Homme Section Rochefortaise La section LDH de Rochefort est composée de femmes et d’hommes de sensibilités différentes.

Nous sommes avant tout engagé(e)s à promouvoir les libertés et les droits humains et à les défendre en toute circonstance quand ils sont menacés. Permanence à l’Espace Associatif Partagé le 2ème jeudi du mois, 97 rue de la république,17300 Rochefort

Le collectif Palestine 79 organise samedi 13 juin à Niort une manifestation en soutien au peuple palestinien et contre l...
09/06/2026

Le collectif Palestine 79 organise samedi 13 juin à Niort une manifestation en soutien au peuple palestinien et contre les atteintes à la liberté d'expression portées par la mairie de Niort.
Des co-voiturages sont prévus depuis La Rochelle à 8H30 sur le parking Leclerc Boulevard Sautel.
Vous trouverez les détails de l'appel ci-dessous.

https://www.ici.fr/nouvelle-aquitaine/charente-maritime-17/la-rochelle/des-sans-abris-manifestent-a-la-rochelle-avec-plu...
09/06/2026

https://www.ici.fr/nouvelle-aquitaine/charente-maritime-17/la-rochelle/des-sans-abris-manifestent-a-la-rochelle-avec-plus-de-200-personnes-contre-le-maire-qui-les-fait-chasser-du-centre-ville-5979435

Un collectif d'associations se mobilise à La Rochelle en défense des sans-abri victimes d'un arrêté pris par le maire pour les chasser du centre-ville au nom du "rayonnement touristique". La prochaine manifestation aura lieu ce samedi 13 juin à partir de 10 heures. Vous trouverez les détails dans l'article d'Ici La Rochelle.

Des sans-abris rochelais, accompagnés par plusieurs associations dont le Toit k'est à tous, et le Secours catholique ont manifesté ce samedi avec plus de 200 personnes contre la politique d'éloignement du centre-ville récemment instaurée par le maire Olivier Falorni. Ils veulent le rencontrer.

La ville de La Rochelle a pris un arrêté permettant aux forces de l'ordre de chasser les sans-abri du centre-ville au no...
07/06/2026

La ville de La Rochelle a pris un arrêté permettant aux forces de l'ordre de chasser les sans-abri du centre-ville au nom du « rayonnement touristique de la ville ». Elle n'est pas la seule : ce type d'arrêtés réapparaît dans plusieurs communes quand vient la saison estivale.

Manon Ogier, avocate, explique dans un podcast de la LDH pourquoi ces mesures, bien qu'illégales, continuent à être prises. https://www.ldh-france.org/la-criminalisation-croissante-du-sans-abrisme-en-france/?fbclid=IwY2xjawSSeYVleHRuA2FlbQIxMABicmlkETA0RGxXaTFEWTVvbHJWWkFxc3J0YwZhcHBfaWQQMjIyMDM5MTc4ODIwMDg5MgABHquXd71t1triysa6MnojJAA_Z7TPFjUTQUkjVK1sJkJeI3XxAwrT9LGKTIzy_aem_GuaTkUCVW2EIcvGM_vixDg
Si vous n'avez pas le temps d'écouter son intervention, nous l'avons retranscrite pour vous ci-dessous :

L'été, les personnes sans-abri deviennent indésirables dans les centres-villes. Certes, le terme d'"indésirable" n'est pas assumé par les autorités. Mais il est employé dans les fichiers des forces de l'ordre.
La société impose deux peines aux personnes qui vivent à la rue : la première en n'assurant pas à toutes et tous l'accès à des ressources et à un logement, la deuxième en réprimant ces mêmes personnes quand elles se retrouvent à la rue. Les arrêtés pris à leur encontre le sont au nom de la sécurité. Or les sans-abri ne sont pas à l'origine de l'insécurité en ville.
Les arrêtés pris concernent l'occupation de bâtiments inoccupés mais également le domaine public, donc la rue. Ils ne sont plus appelés arrêtés anti-mendicité car interdire la mendicité est contraire à la Convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Par conséquent les arrêtés interdisent "toute occupation prolongée ou abusive de l'espace public accompagnée ou non de sollicitation lorsqu'elle est de nature à porter atteinte à la tranquillité". En pratique, ces arrêtés permettent aux forces de l'ordre de déplacer les personnes qui vivent dans la rue. Ainsi, de fait, le seul fait d'être dans la rue est considéré comme contraire à l'ordre public.
Il ne s'agit pas pour les autorités d'aider ces personnes, mais de les chasser pour qu'elles ne soient pas vues. L'architecture et le mobilier urbains sont conçus de manière à empêcher l'occupation de l'espace. Par exemple, il est impossible de s'allonger sur les bancs. Non seulement ces politique d'éloignement des sans-abri ne s'accompagnent d'aucune prévention, mais encore empêchent l'action des associations qui leur viennent en aide. C'est ainsi que, comme dans les années 1960, des bidonvilles sont apparus sous des ponts d'autoroute. Ces personnes n'ont plus accès au centre-ville, ne peuvent plus pratiquer la mendicité et sont donc privées du peu de ressources dont elles disposaient.
C'est bien une criminalisation des personnes vivant à la rue qui est à l'œuvre, car les forces de l'ordre peuvent imposer des amendes. Ces personnes deviennent des délinquantes si elles ne respectent pas les arrêtés.
Or vivre à la rue n'est pas un choix. Ces arrêtés portent atteinte à la dignité humaine. C'est ce que dit la Cour européenne des droits de l'homme. Le droit n'est donc pas respecté. Les communes prétendent répondre aux demandes des riverains en prenant ces arrêtés. Lorsque les tribunaux administratifs, saisis par la Ligue, les déclarent illégaux, les maires ont beau jeu de répondre à leurs administrés qu'ils sont empêchés d'agir. Puis ils rédigeront un autre arrêté dans d'autres termes. Les préfets, pourtant en charge du contrôle de légalité, n'agissent pas. Pire encore, ce sont parfois les préfets qui indiquent aux communes les formules à utiliser. C'est donc une politique d'Etat qui s'exerce et pas seulement une politique communale.
La France a été condamnée par le Comité européen des droits sociaux en raison de ces arrêtés qui violent l'article 30 de la Charte des droits économiques et sociaux. Ce comité a été saisi à la fois par la LDH et la FIDH et il a reconnu que ces mesures aggravaient la situation des sans-abri.
Des solutions existent, et la responsabilité est triple. C'est d'abord celle de l'Etat qui doit garantir à toutes et tous un logement salubre. Pour rappel, 4 millions de personnes sont mal logées en France. Il y a de nombreux logements vides mais les mesures de réquisition ne sont pas prises. C'est ensuite celle des maires qui doivent accompagner les associations qui font de la prévention. Or celles-ci se voient retirer leurs financements quand une municipalité bascule à l'extrême droite. Enfin, nous, habitants, avons la responsabilité de venir en aide à ceux qui nous entourent et ne pas réclamer le déplacement des marginaux au nom de la tranquillité publique.

Episode 55 « Des voix et des droits », le podcast de la LDH, avec Marion Ogier, avocate et membre de la LDH

Aujourd'hui 31 mai 2026, La Libre Pensée 17 en partenariat avec la section LDH du pays rochefortais rendait hommage aux ...
31/05/2026

Aujourd'hui 31 mai 2026, La Libre Pensée 17 en partenariat avec la section LDH du pays rochefortais rendait hommage aux Communardes et Communards déportés à partir de 1871 depuis la Charente-Maritime. Une quarantaine de personnes se sont réunies devant le Fort de l'île Madame après avoir franchi la Passe aux Bœufs et les différentes associations représentées ont pris la parole.
Ci-dessous, le discours prononcé au nom de notre section :

« Le 18 mars 1871, les Parisiens refusaient de rendre les canons qui leur avaient été remis par l'exécutif pour la défense de Paris. Ils manifestaient ainsi un double refus : refus de plier devant l'ennemi prussien, refus de se plier aux décisions d’un gouvernement et d'une assemblée qui ne les représentaient pas. Le 18 mars 1871, ceux qui s'appelleront les Communards ont agi sans concertation préalable, mis en mouvement par les circonstances, aiguillonnés par la nécessité. Mais leur action ne fut pas que défense et refus. Elle était portée par un idéal : pour la liberté du pays, pour la liberté du peuple. Une liberté conquise et exercée collectivement, avec pour boussole le bien commun. La Commune, c'est plus que la Commune de Paris en 1871. Il y eut des communes avant la Commune, et la Commune est aujourd'hui encore un modèle d'action.
De nos jours en effet de multiples expériences, en France et dans le monde, se déploient localement, dans des collectifs qui inventent eux-mêmes leurs modes d'action et d'organisation pour défendre ce qui est essentiel à tous et que nous appelons “les biens communs”
Ces biens communs, ou, plus simplement, “les communs”, nous n'avons pas attendu aujourd'hui, ni pour les définir, ni pour les défendre. Mais, comme Paris assiégé par les Prussiens, comme la République nouvellement rétablie de 1871 et déjà menacée, nous sentons tous les jours un peu plus la nécessité de nous battre pour eux, avant qu'ils ne disparaissent ou ne soient dénaturés. Je dis « nous », qui avons encore la chance d'en j***r. D'autres, les plus nombreux, sur cette planète, les ont perdus ou n'en n'ont jamais bénéficié. Quels sont ces « communs » que nous devons défendre, et quels sont les aiguillons qui nous réunissent et nous pressent d'agir, comme jadis les Parisiens montant sur la butte Montmartre ?
Les communs, ce sont d'évidence ces ressources qui ne devraient ni s'acheter, ni se vendre, mais se partager. Ce sont l'eau, la terre, les ressources du vivant. Ces communs sont menacés par les appétits sans borne de quelques-uns. Ils le sont aussi par nos propres inconséquences, quand nous nous rendons dépendants de besoins que nous nous sommes créés et qui, loin de nous satisfaire, sont sources de frustration constante,
Les communs, c'est l'ensemble des lois qui sont censées nous protéger de l'arbitraire. C'est ce qu'on appelle l’État de droit et que la LDH, dans la résolution de son dernier congrès à Rennes, appelle à défendre contre la montée des idées de l'extrême-droite. La liberté d’expression, la liberté de la presse, la liberté de s’associer, la protection contre toute forme de discrimination : autant de droits qu’on aurait tort de croire définitivement et constitutionnellement acquis, et comme allant de soi.
Le bien commun, ce sont les conquêtes sociales : le droit du travail, l’accès aux soins, le droit à une éducation émancipatrice, le droit au temps libre, ce temps où l’on ne produit pas mais que l’on donne aux autres, le temps où l’on se cultive, où l’on s'informe.
L'idéal du bien commun nous impose le devoir de solidarité avec nos frères et sœurs partout ailleurs. Nous ne détaillerons pas les zones du monde, sur tous les continents, où les droits humains les plus élémentaires ne sont pas respectés, ou, en ce moment même, des hommes et des femmes sont humiliés, massacrés, meurent dans l’indifférence. Pour ne parler que de la France, parce ce que nous ne pouvons pas dire que nous ne savons pas, nous pensons aux migrants qui se noient en Méditerranée ou dans la Manche, nous pensons à ces hommes, ces femmes, et ces enfants, que l'on enferme dans des centres dits de « rétention administrative », manière pudique de parler de lieux où la loi commune ne s'applique pas.
Les trois biens communs que nous venons d'énumérer : les ressources naturelles essentielles à la vie, les garanties de l'Etat de droit, les acquis des luttes sociales, la solidarité, nous ne les avons séparés que par souci de clarté. Ils ne sauraient aller les uns sans les autres. Nous ne garantirons une vie décente à l'Humanité que si les droits de chacun sont reconnus et respectés, et que si le principe de solidarité au sein de l'Humanité est à l'œuvre. Les Communards résumaient tout cela en une formule : « la République sociale, démocratique et universelle". En ce jour où nous leur rendons hommage, pesons chacun de ces mots.»

Une tribune dont la LDH est signataire.
18/05/2026

Une tribune dont la LDH est signataire.

12/05/2026
10/05/2026

Après l'élection de maires Rassemblement National et apparentés, et à un an de l'élection présidentielle, cette enquête du journal Le Monde donne un aperçu de ce que serait une gouvernance d'extrême droite.

Ce n'est pas encore la victoire pour les opposants aux mégabassines en Charente-Maritime, mais c'est déjà un immense pas...
09/05/2026

Ce n'est pas encore la victoire pour les opposants aux mégabassines en Charente-Maritime, mais c'est déjà un immense pas en avant vers la destruction de cinq de ces aberrations environnementales.

🫰💦 Le rapporteur public demande la destruction de 5 mégabassines, une bonne nouvelle pour le front anti-bassine

Après 20 ans de bataille judiciaire, le rapporteur proposait ce mardi la suppression pure et simple des 5 méga-bassines situées sur les communes de Cram-Chaban, La Laigne et La Grève-sur-Mignon en Charente Maritime et demande "la remise en état des lieux", dans les 6 mois.

Une bonne nouvelle pour le front anti-bassine, qui ne semble pas être du gout de la préfecture qui estime que le chantier de destruction sera "complexe voire difficile". Ainsi elle demande douze mois au lieux de six pour la remise en état les sites concernés et explique que "le site ne pourra pas revenir comme avant", s'inquiétant de "l'impact environnemental" d'évacuer des centaines de milliers de m3 de terre par camion.

Peut-être aurait-elle pu réfléchir à "l'impact environnemental" avant de laisser ces gigantesques cratères être creusés au mépris des études impact et remplis de manière illégale pendant toutes ces années au profit de l'agro-industrie.
Cette décision reste encore à être confirmée par la justice.
Mais n'en doutons pas, que ce soit par la décision des tribunaux ou par le courage de passer les lignes de barbelés, la destruction des méga-bassines adviendra.

Bravo à Nature Environnement 17 (Charente-Maritime) , qui, après 18 ans de combat judiciaire, est en passe d'obtenir la destruction de ces 5 mégabassines !

https://www.lanouvellerepublique.fr/deux-sevres/apres-une-saga-judiciaire-de-vingt-ans-la-destruction-de-cinq-bassines-en-charente-maritime-est-demandee-1777996104

01/05/2026

Communiqué LDH

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