21/07/2025
Publication salutaire d'un candidat aux municipales à Rennes, sur l'énorme scandale du MeM1 MeM2, Guinguette, MaM, Mytho's ...
Permis de construire « précaire » pour le MeM jugé illégal : une nouvelle alerte sur la mauvaise gestion municipale.
Le Festival Mythos, le MeM, sa guinguette… ces lieux ont redonné à Rennes un goût de fête, de musique, de culture populaire. Portés par le CPPC, ces projets incarnent une créativité joyeuse et associative, qui fait du bien à notre ville.
Mais aujourd’hui, ces initiatives sont fragilisées. Non pas par manque d’ambition culturelle, mais à cause du mauvais accompagnement de la maire Nathalie Appéré et de son adjoint à l’urbanisme Marc Hervé : méthodes opaques, règles urbanistiques à géométrie variable, gestion à courte vue.
👉 La Cour administrative d’appel de Nantes vient de juger illégal le permis de construire « précaire » délivré en 2022 par la Ville au CPPC, pour installer la salle de spectacle du MeM à La Piverdière. Un permis reconduit sans justification suffisante, sur un terrain classé « zone naturelle », au mépris du droit.
📑 Dès 2021, la Chambre régionale des comptes alertait sur les graves manquements de la mairie :
• Sous-location sans autorisation préalable d’un espace public à une société commerciale ;
• Conditions d’occupation anormalement avantageuses (décote de 99,5 %) sans adaptation au caractère lucratif de l’activité ;
• Absence d’anticipation sur la fin de l’autorisation temporaire, exposant la collectivité à des risques juridiques et financiers — aujourd’hui avérés ;
• Suivi défaillant des activités de l’association, notamment sur les finances et les contrats.
👉 Ce n’est pas le projet et sa vitalité culturelle qui est en cause. C’est une gouvernance municipale qui favorise les passes-droits plutôt que l’intérêt général et le bon accompagnement de nos associations ; mettant au final en danger les projets qu’elle prétend soutenir !
🔁 On aurait pu faire autrement :
• En lançant un appel à projets transparent, l’étude de différents sites d’implantation ;
• En encadrant plus clairement l’occupation du domaine public ;
• En assurant un pilotage stratégique et rigoureux des financements publics ;�• En intégrant d’emblée les problématiques de gestion du bruit et d’impacts environnementaux qui entourent ce type de projet (gageons que le MEM 2 apporte des solutions sur ces aspects) ;
• En accompagnant les acteurs culturels dans un cadre légal, stable, et crédible (pour les soutenir, pas pour les empêcher !).
Ce défaut de méthode fait courir le risque de jeter le discrédit sur une belle aventure culturelle qui mérite mieux de la part de la Ville de Rennes.
📉 Et ce n’est pas un cas isolé : il y a quelques jours à peine, le Tribunal administratif annulait un autre permis, cette fois pour des immeubles en zone inondable, dans la Zac Armorique, à deux pas de l’Ille et des prairies Saint-Martin.
Deux revers en 10 jours. Deux révélateurs d’une gestion urbanistique à la dérive.
Urbanisme à la carte, projets imposés sans contrôle, copinage assumé… Ce n’est que grâce à la mobilisation de collectifs et de riverains que ces dysfonctionnements sont révélés.
Il est temps de tourner la page d’un système verrouillé, qui confond intérêt général et intérêts particuliers.
Rennes mérite mieux. Rennes a besoin de souffle, de clarté, de justice. Et d’un nouvel élan pour sa vie culturelle.
Charles Compagnon
Association "La nature en ville" Collectif de la Prévalaye Collectif Nanssa Coquelicots Rennes Extinction Rebellion Rennes Guillaume Meurice