13/10/2026
𝗥𝗦𝗔 : 𝗱𝗲𝗿𝗿𝗶𝗲̀𝗿𝗲 𝗹’𝗲́𝘁𝗶𝗾𝘂𝗲𝘁𝘁𝗲, 𝗱𝗲𝘀 𝗽𝗮𝗿𝗰𝗼𝘂𝗿𝘀 𝗱𝗲 𝘃𝗶𝗲.
Depuis janvier 2025, la loi " plein emploi " a généralisé l’inscription des allocataires du à , avec un contrat d’engagement et une obligation de 15 à 20 heures d’activités hebdomadaires, assortie de nouvelles modalités de sanction pouvant conduire à la suspension ou à la suppression du RSA.
Mais une question mérite d’être posée : ces heures d’activité permettent-elles réellement de lever les freins au retour à l’emploi ?
Le rapport « Allocataires du RSA : derrière l’étiquette », publié par le Secours Catholique-Caritas France, ATD Quart Monde France et AequitaZ France, donne la parole aux allocataires et aux professionnels de l’accompagnement.
Il montre des parcours marqués par des difficultés de santé, de logement, de mobilité, de garde d’enfants, d’isolement ou encore par des ruptures professionnelles.
Dans ces situations, imposer une activité ne suffit pas.
Une activité peut être utile lorsqu’elle permet de reprendre confiance, de retrouver du lien social ou de développer des compétences. Mais lorsqu’elle devient une obligation conditionnant le versement du RSA, son utilité et son sens doivent être questionnés.
Et que dire des sanctions ?
𝗦𝗮𝗻𝗰𝘁𝗶𝗼𝗻𝗻𝗲𝗿 𝗱𝗮𝘃𝗮𝗻𝘁𝗮𝗴𝗲 𝗽𝗲𝗿𝗺𝗲𝘁-𝗶𝗹 𝗿𝗲́𝗲𝗹𝗹𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗱𝗲 𝗿𝗲𝘁𝗿𝗼𝘂𝘃𝗲𝗿 𝘂𝗻 𝗲𝗺𝗽𝗹𝗼𝗶 ?
Le rapport alerte sur le risque d’une politique qui renforce la contrainte et le contrôle alors que les personnes accompagnées ont avant tout besoin que leurs difficultés soient prises en compte.
Et il faut aussi regarder les conditions dans lesquelles les professionnels de France Travail exercent leurs missions.
𝗟𝗲𝘀 𝗰𝗼𝗻𝘀𝗲𝗶𝗹𝗹𝗲𝗿𝘀 𝗻𝗲 𝘀𝗼𝗻𝘁 𝗽𝗮𝘀 𝗹𝗲 𝗽𝗿𝗼𝗯𝗹𝗲̀𝗺𝗲.
Le problème, c’est un choix de moyens : alors que la réforme augmente les obligations, le suivi et les contrôles des allocataires, ce sont surtout les ressources dédiées au contrôle qui sont renforcées, pas celles permettant d’assurer un accompagnement global et personnalisé.
Comment demander aux professionnels de construire une relation d’accompagnement de qualité lorsque le temps et les moyens nécessaires ne sont pas au rendez-vous ?
Pour la Syndicat Emploi Grand Ouest de France Travail, le contrôle ne peut pas prendre le pas sur l’accompagnement.
Nous défendons un accompagnement global, personnalisé et humain, qui parte de la situation réelle de chaque personne et permette de lever les freins à l’emploi.
Cela nécessite un service public doté des moyens correspondant aux missions qui lui sont confiées, avec des effectifs suffisants, du temps pour accompagner et les moyens nécessaires pour travailler avec l’ensemble des acteurs sociaux et de l’insertion.
Derrière chaque parcours vers l’emploi, il devrait y avoir un accompagnement, pas une suspicion.
Le rapport « Allocataires du RSA : derrière l’étiquette » est à lire dans son intégralité https://www.secours-catholique.org/m-informer/grands-formats/allocataires-du-rsa-derriere-letiquette