Les ligneurs de la Pointe de Bretagne

Les ligneurs de la Pointe de Bretagne L'association des ligneurs de la Pointe de Bretagne oeuvre depuis plus de 30 ans pour défendre les pêcheurs professionnels pratiquant la pêche à la ligne.

Réponse à la consultation du public sur le projet d’arrêté modifiant l’arrêté modifié du 17 janvier 2019 relatif au régi...
16/06/2026

Réponse à la consultation du public sur le projet d’arrêté modifiant l’arrêté modifié du 17 janvier 2019 relatif au régime national de gestion pour la pêche professionnelle de bar européen (Dicentrarchus labrax) dans le golfe de Gascogne (divisions CIEM VIII a, b) modifié

Le 15 juin 2025

L’association des Ligneurs de la Pointe de Bretagne œuvre depuis plus de 30 ans pour soutenir l’activité de ses membres, pêcheurs professionnels pratiquant les métiers de la ligne et de la palangre. Cela passe par la défense de notre métier et par l’organisation et le déploiement d’un système d’étiquetage des poissons au moyen de différentes étiquettes « Poisson de Ligne de la Pointe de Bretagne », selon les espèces comme le bar, le lieu jaune, les dorades etc.

Les ligneurs représentent un des piliers de l’identité maritime de la Bretagne, avec les ligneurs de Guérande, d’Ouessant, des Glénan ou de la rade de Brest, par exemple. Pratiquant des techniques de pêche ultra-sélectives et respectueuses de l’environnement marin, ils perpétuent un ensemble de techniques traditionnelles et sont une pièce maîtresse de la filière pêche française grâce à leurs nombreux atouts : respect de l’environnement, qualité du produit, modèle socio-économique vertueux.

Nos adhérents se sont battus avec acharnement pendant de nombreuses années pour que la pêche du bar soit gérée de façon durable, autant sur le plan écologique que sur le plan socio-économique. Cela veut dire faire en sorte que la ressource de bar soit gérée durablement et profite en priorité à une pêche artisanale, respectueuse du milieu et de la ressource.

Malheureusement notre combat a été vain et en 2016 l’effondrement du stock de bar dans la zone Nord du fait de la grave surpêche réalisée par les chalutiers pélagiques sur les frayères de la Manche a eu des conséquences écologiques et socio-économiques dramatiques.

Le bar du golfe de Gascogne quant à lui n’a pas été la cible de la même surpêche que dans la Manche, et son niveau d’exploitation est resté « relativement stable » au cours des 25 dernières années, oscillant entre 1769 tonnes (2022) et 2814 tonnes (2005) pour la production issue de la pêche professionnelle française.

Suite à la crise du bar en zone nord, et aux mesures drastiques prises par l’Union Européenne, la France a mis en place un régime de gestion du bar dans le golfe de Gascogne à partir de 2017, fixant notamment un plafond annuel de captures de bar par la pêche professionnelle et des limites quotidiennes de bar par la plaisance.

Malgré cette relative stabilité, et contrairement à ce qu’affirme le texte de la consultation publique (« Les possibilités de pêche ont donc connu des hausses successives ces dernières années. »), les avis scientifiques du CIEM sur le bar du golfe de Gascogne et le plafond annuel pour la pêche professionnelle française ont fortement varié depuis 2017, avec notamment une baisse significative en 2024 et 2025.

L’avis scientifique de 2025 pour le bar a fait l’effet d’une bombe parmi les pêcheurs. En effet, le CIEM recommandait d’augmenter massivement les plafonds de captures de bar en 2026 à 7 618 tonnes dans le golfe de Gascogne ! Dans le golfe de Gascogne, cela représente 5 000 tonnes de plus qu’en 2025 (avis CIEM 2025 : 2631 tonnes), soit un avis qui passe du simple au triple en un an !

Un tel écart dans les résultats de l’évaluation scientifique nous laisse perplexe : d’après les scientifiques, la biomasse de géniteurs serait passée « d’un coup » de 15 kT en 2025 à 30 kT en 2026 … !
JAMAIS depuis le début des statistiques de pêche, bien avant toute forme de gestion du bar, un tel niveau de prélèvement n’a été atteint !
◦ Entre 1985 et 2025, c’est une moyenne de 3 000 tonnes capturées.
◦ Entre 2010 et 2016, incluant les estimations des captures de la plaisance, c’est une moyenne de 3 882 tonnes capturées
◦ Entre 2017 et 2024, début des mesures de gestion du bar, c’est une moyenne de 3 300 tonnes capturées incluant les estimations des captures de la plaisance

Les deux plus grosses années, 2011 et 2014, culminent respectivement à 4 287 et 4118 tonnes, soit plus de 3 000 tonnes en deçà de l’avis scientifique pour 2026 !

Encore plus dramatique, entre 2017 et 2024, les captures professionnelles sont restées inférieures au plafond de capture autorisé 5 années sur 8. En 2023, les professionnels français ont capturé 1 919 tonnes pour un plafond autorisé de 2 634 tonnes soit 27 % de moins ! Rien que l’an dernier, en 2025, les pêcheurs français ont débarqué 1828 tonnes de bar, pour un plafond fixé à 1938 tonnes, le plus bas jamais fixé depuis 2017… soit 6 % en dessous de cette limite.

Ces éléments ajoutés à une perception des ligneurs (seuls pêcheurs qui ciblent toute l’année cette espèce et en ont une connaissance très approfondie) plutôt moyenne sur l’état du stock nous font craindre une véritable catastrophe dans les prochaines années si cet avis devait être suivi.

Le plafond proposé dans l’arrêté soumis à consultation est heureusement largement inférieur aux « préconisations » du CIEM, lesquelles n’auraient de toute façon jamais pu être réalisée... Nous redoutons cependant qu’une telle augmentation du plafond et donc de l’effort de pêche n’entraîne des conséquences à long terme… A la pêche, il est très facile de pêcher plus… Il est par contre très difficile de revenir en arrière. Merlu, cabillaud, anchois, bar, lieu jaune… le souvenir de près de 50 ans de politique commune des pêches, de surpêche et de plans de sortie de flotte semble s’évanouir à la première « embellie ».

Compte tenu de ce contexte, une augmentation du plafond à 2780 tonnes soit +43 % semble largement déraisonnable. La Commission Européenne applique systématiquement une baisse de quota « de précaution » de 20 % dans ses propositions de quotas pour les stocks à données limitées, une augmentation du plafond suivant le même principe aurait été plus cohérent.

https://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/projet-d-arrete-modifiant-l-arrete-modifie-du-17-a3367.html

30/05/2026
06/05/2026
04/05/2026

Depuis quelques semaines, les navires de 25 mètres et plus battant pavillon français sont exclus de la bande côtière normande des 12 milles de la côte normande. Un choix assumé par le comité des pêches normand qui a créé la colère d’armateurs et d’organisation aux capitaux étrangers,...

01/05/2026

À la suite de la disparition du ligneur Santa Maria Dominique II, au large d’Audierne (29), le témoignage de Thomas Le Gall, président de l’association Pêche avenir Cap Sizun, met en lumière les risques du métier et l’angoisse d’une communauté face à une mer toujours imprévisible.

16/04/2026
Nous remercions l’équipe de la Direction Générale en charge de la pêche à la Commission Européenne, madame Maja Kirchner...
15/04/2026

Nous remercions l’équipe de la Direction Générale en charge de la pêche à la Commission Européenne, madame Maja Kirchner, Caroline Alibert-Deprez ainsi que celle de la Direction des pêches de la DGAMPA d’avoir pris le temps de nous recevoir lors de sa visite de terrain en Bretagne, avec Gwen Pennarun et Thomas Le Gall, Pêche Avenir Cap Sizun.

Nous avons pu réaffirmer nos grandes inquiétudes face aux fortes hausses sur les possibilités de pêche du bar, alors que ni les captures réelles (constamment inférieures aux plafonds autorisés), ni la baisse inquiétante de la taille moyenne des poissons ne viennent confirmer le soi-disant rétablissement spectaculaire de la ressource. De même sur le lieu jaune, où la gestion fait du yo-yo, passant d’un moratoire en zone nord à un quasi rétablissement, alors que les quotas dans le golfe de Gascogne sont au contraire réduits à peau de chagrin.

C’était l’occasion de rappeler notre attachement à un modèle de pêche artisanale en France qui permet à différents types de pêcheurs de vivre de leur métier, de la ligne au chalut en passant par le filet et le casier, à condition que l’un ne nuise pas à l’avenir de l’autre…

A condition également que l’on donne aux jeunes pêcheurs les moyens de s’installer correctement, et cela passe avant tout par une ressource halieutique en bonne santé, des outils de travail sûrs et fiables et les possibilités de pêche qui vont avec !

Le système actuel qui fait la part belle aux antériorités de captures constitue une véritable spoliation de la ressource au profit de la pêche industrielle, et au détriment des jeunes pêcheurs : privation scandaleuse de la ressource de thon rouge par une vingtaine de thoniers senneurs ou encore du maquereau au profit des intérêts des armements industriels néerlandais entre autres exemples...

Et même à l’échelle de la pêche côtière, nous devons faire face à de nombreux problèmes : du chalut 4 panneaux, ou encore de la bolinche et ses coups de senne disproportionnés sur des espèces mal gérées comme les dorades, le pageot, le maigre, entre autres, le chemin vers une pêche durable, pour la ressource comme pour les pêcheurs artisans, est encore incertain. Si on y ajoute le réchauffement climatique et la crise énergétique, on pourrait presque dire que l’espoir de voir perdurer à terme une filière halieutique artisanale, de ses pêcheurs jusqu’à ses mareyeurs et ses poissonniers, est bien faible.

Nous sommes engagés dans de multiples actions en justice contre l’État français ou des comités des pêches, pour la répartition des quotas de thon rouge, contre la pratique du chalut 4 panneaux notamment. On ne s’engage pas sur la voie judiciaire par plaisir ! C’est le constat d’un désaccord profond sur la vision de la gestion du bien commun que constitue notre richesse halieutique.

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01/04/2026

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À Saint-Quay-Portrieux, l’émotion est manifeste après la disparition en mer du jeune patron-pêcheur Romain Le Bris, à l’âge de 29 ans, samedi 28 mars 2026. Notamment au sein de sa communauté, qui décrit « un bosseur » et « un jeune qui ne faisait jamais de bruit ». Après ses obsèqu...

Le lundi 9 février, une première réunion de concertation a été organisée par les comités des pêches et les services de l...
17/02/2026

Le lundi 9 février, une première réunion de concertation a été organisée par les comités des pêches et les services de l’État. Plus d’une quarantaine de pêcheurs de l’ensemble des zones concernées, et au-delà, s’y sont rendus.

La constitution d’un groupe de travail entre chalutiers 4 panneaux et petits métiers en format resserré a été proposée. A l'issue de cette deuxième réunion, qui s’est tenue le 11 février, un accord provisoire de régulation de l’activité des 4 panneaux a été convenu en baie d’Audierne et dans les Glénan pour cette année.

Cet accord impose, jusqu’au 15 mars de cette année :

• l’interdiction du chalut 4 panneaux dans une zone allant de environ 3 à 6 milles du rivage entre l’île de Sein et l’archipel des Glénan (zone en rouge sur la carte)

• Dans les autres secteurs : limitation des captures de sparidés (dorades, pageots, pagres, sars) à 750 kg par semaine et par homme embarqué dans la limite de 3 tonnes par semaine et navire, avec un maximum de 4 jours par semaine calendaire

• Rappel de l’obligation réglementaire d’émission en continu de la balise de positionnement AIS des chalutiers, du départ au retour au port

• Poursuite des échanges en groupe de travail sur la question du chalutage 4 panneaux

Nous insistons sur le caractère fondamental de la préservation de la ressource halieutique dans la bande côtière et du respect du cadre juridique national et européen. Il en va de l’avenir de centaines d’entreprises et de familles, pêcheurs, mareyeurs, poissonniers, entre autres, qui dépendent crucialement de la bonne santé de la ressource halieutique dans la bande côtière.

Par ailleurs, comme chaque année depuis près de 20 ans, les ligneurs de la Pointe de Bretagne entament cette semaine leur période de repos biologique, un arrêt volontaire de la pêche du bar durant sa période de reproduction, entre le 15 février et le 15 mars dans le golfe de Gascogne. En Manche, la réglementation européenne impose un repos biologique de deux mois en février et mars.

11/02/2026

Élus et pêcheurs du Cap Sizun ont uni leurs forces, ce lundi 9 février 2026, pour s’opposer à la pêche des chaluts à 4 panneaux près de leurs côtes. Une délégation a été reçue par le secrétaire général de la préfecture du Finistère, à Quimper.

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