Les Gardiens du Large

Les Gardiens du Large Nous nous opposons au projet d'éoliennes flottantes Bretagne-Sud, au saccage de notre littoral, à l'industrialisation de la mer.

Le texte est long mais mérite lecture pour ceux qui s’interrogent encore sur le bien-fondé du déploiement des usines éol...
03/06/2026

Le texte est long mais mérite lecture pour ceux qui s’interrogent encore sur le bien-fondé du déploiement des usines éoliennes en France.
Partagez, il faut que chacun connaisse la vérité bien cachée par le discours politique actuel.
Merci à Enviro Veritas
Merci à tous ceux qui nous suivent, nous avons besoin de vous pour lutter contre ces aberrations 😡
Adhérez !
https://www.gardiensdularge.org

‼️ QUAND L’ANALYSE DES REVENUS DES PARCS ÉOLIENS RÉVÈLE À QUEL POINT LE COEUR DE LEUR MODÈLE ÉCONOMIQUE ÉCONOMIQUE EST LE FAIT DE … SUBVENTIONS PUBLIQUES ‼️

Un article du média Atantico, une interview de Samuel Furfari (professeur belge de géopolitique de l’énergie)

🔹Résumé:
L’éolien offshore français dépend fortement des subventions publiques, avec 69% des revenus de certains parcs provenant de compléments de
rémunération. Malgré les directives européennes imposant des subventions pour les énergies renouvelables, leur compétitivité reste douteuse.
La France, déjà décarbonée grâce au nucléaire et à
l’hydroélectricité, continue de financer l’éolien, soulevant des questions sur la viabilité économique et la pertinence de cette filière.
Derrière la montée en puissance de l’éolien
offshore français se cache une réalité économique
moins reluisante : une dépendance massive aux
subventions publiques.

🔸Atlantico : Les estimations suggèrent que près de 69 % des revenus de certains parcs éoliens offshore français, notamment à Saint-Brieuc, à Saint-Nazaire , à Fécamp, proviennent de subventions via le complément de rémunération. Considérez-vous que
ce niveau de soutien public est structurellement
nécessaire, ou révèle-t-il une faiblesse intrinsèque du modèle des parcs éoliens français?

➡️ Samuel Furfari : Il est important de revenir aux racines du soutien aux éoliennes. En 2009, la la première directive sur l’obligation de production
d’énergie renouvelable a été adoptée. Il s’agissait de la directive 2009/28, qui oblige les États membres à
produire des énergies renouvelables et à
leur accorder des subventions. Il est donc tout à fait légal d’accorder des subventions aux énergies
renouvelables. Toutefois, c’était en 2009.
Beaucoup d’observateurs et de responsables pensaient qu’avec le temps, cela deviendrait moins nécessaire, ce qui n’a pas été le cas.
En 2018, cette directive a été renouvelée. La directive 2018/2001 a prolongé le dispositif en
réaffirmant et en confortant la poursuite du
financement des énergies renouvelables. Elle a de nouveau été reconduite en 2034 avec la directive 2023/2413. Cela revient à reconnaître que les
énergies renouvelables ne sont pas compétitives. Si
leur adoption doit être imposée, c’est bien qu’elles ne s’imposeraient pas d’elles-mêmes.

➡️ Avec ces subventions, il y a un refus de voir en France que les énergies renouvelables ne sont pas économiquement soutenables. Leur adoption
doit être encadrée et soutenue financièrement. L’État français continue d’en attribuer sous de multiples formes en facilitant les installations, en obligeant les riverains à les accepter, en garantissant des prix, et en une priorité de distribution.
Dès 2009, la directive impose cette priorité d’injonction d’injection sur le réseau. L’électricité produite par les éoliennes et les panneaux solaires doit être acheminée en priorité, y compris lorsque cela entraîne des perturbations du système électrique. Une installation nucléaire qui
du système électrique fonctionne parfaitement doit donc ralentir pour laisser passer l’électricité issue des renouvelables.
C’est une aberration et la preuve que tout cela se fait
en dehors des réalités du marché. Si les énergies renouvelables étaient réellement compétitives, il n’y aurait pas besoin de leur accorder une priorité sur le réseau : le marché déciderait. Or, on arrête tout
pour laisser passer l’électricité la plus chère, ce qui
est paradoxal. Pour 2025, les tarifs de référence atteignent 196 €/MWh à Saint-Brieuc, 172 €/MWh, 172 €/ MWh à et 164 €/MWh à Fécamp, alors que les prix de marché mensuels oscillent entre 21,9 € et 112 €/MWh selon
les estimations de la CRE.

❗️Dans ces conditions, une large part des revenus
provient mécaniquement du complément de
rémunération. Peut-on encore parler d’un modèle de marché ? Un modèle reposant majoritairement sur des subventions publiques peut-il être viable à long terme dans un contexte de contraintes budgétaires
croissantes en Europe ?
❗️Tel est précisément le problème. La situation est surprenante. La France connaît des difficultés
économiques, et malgré cela, elle continue de
dépenser de l’argent pour quelque chose dont elle n’a pas besoin. La France est déjà décarbonnée
grâce au nucléaire et à l’hydroélectricité.
❓Pourquoi faudrait-il encore décarboner davantage ? Cela paraît aberrant. Il est possible de
justifier cette situation en affirmant que Bruxelles
impose le développement des énergies renouvelable renouvelables et que la la France obéit.
Cependant, l’Espagne, lorsque cela l’arrange, sort du
marché de l’électricité et ne suit pas toujours les directives de la Commission européenne.

🤫 Il y a donc lieu de s’interroger. Comment une telle situation peut-elle perdurer ? La question mérite d’être posée.
Le fait que certaines heures de production se fassent à prix spot négatifs remet-il en cause, selon vous
la pertinence du développement massif de l’éolien offshore et de son modèle économique ❓
❗️Concernant les prix négatifs, il faut comprendre qu’il n’y a rien de gratuit dans le monde. Ce sont les
citoyens qui paient la différence. Lorsque le réseau électrique incite les entreprises, qui sont de grandes
consommatrices d’électricité, à consommer une électricité dont elles n’auraient pas besoin en temps normal, afin de permettre aux éoliennes ou aux
panneaux solaires de continuer à produire, quelqu’un doit en en assumer le coût. Il s’agit du contribuable ou du consommateur.
❗️Ainsi, les prix négatifs n’existent pas réellement. Quelqu’un d’autre paie à la place. Le pays est donc dans un système où, en raison de l’intermittence
let de la variabilité de l’énergie, qui ne correspondent
jamais parfaitement aux conditions de consommation , le réseau est de plus en plus
souvent saturé, ce qui conduit à payer pour consommer.
❌ C’est une aberration totale, sans rapport avec le marché économique. Comment comparer-vous le niveau de soutien public à l’éolien offshore avec celui
accordé historiquement à d’autres filières
énergétiques, notamment le nucléaire ou les énergies fossiles ?

🤫 N’y a-t-il pas un double standard consistant à mettre davantage l’accent sur l’éolien au détriment
du nucléaire et des énergies fossiles en France?
Les adversaires du nucléaire affirment souvent qu’il n’y a pas de problème à financer les éoliennes, puisque l’État a historiquement financé le nucléaire.
C’est exact, mais à l’époque, il n’existait pas de
marché intérieur de l’électricité au niveau européen. Aujourd’hui, dans le cadre de ce marché , il est en
principe interdit d’accorder des subventions.

🧮 Nous avons donc changé de paradigme. Les États ne peuvent plus financer librement les projets
énergétiques, sauf pour l’éolien et le solaire. Par
exemple, si une entreprise souhaite construire une centrale au charbon, il n’est pas possible de lui
accorder de financement public.
En revanche, pour un parc éolien offshore, cela est autorisé. Il s’agit donc d’un double standard, fondé
sur des choix idéologiques.
La République tchèque a décidé de construire une centrale nucléaire avec une entreprise coréenne.
Immédiatement, la Commission européenne a ouvert
une enquête afin de vérifier la légalité du projet et
l’absence de subventions croisées. Pour le nucléaire, il y a des enquêtes pour s’assurer qu’il n’y a pas
d’aides publiques. En revanche, pour l’éolien les
subventions sont autorisées, voire obligatoires. Il s’agit bien d’un poids, deux mesures.
➡️ Après plus de 15 ans de soutien public, on observe encore des écarts de plus de 100 €/MWh
entre marché et tarifs garantis.
❓Pensez-vous que les mécanismes comme le complément de rémunération faussent le marché de l’électricité, ou sont-ils un outil légitime pour accélérer la transition énergétique ?

🤫 Lorsque les énergies renouvelables ont été encouragées à partir de 2009, personne ne parlait encore réellement de transition énergétique.
L’objectif était avant tout l’indépendance énergétique. Ce n’est qu’après l’Accord de Paris
de 2015 que la notion de transition énergétique a pris
de l’importance.
Affirmer aujourd’hui que le développement des énergies renouvelables s’inscrit dans cette transition constitue donc, en partie, une réécriture de l’histoire.
À l’origine, il s’agissait d’améliorer la sécurité d’
approvisionnement, mais cela ne l’améliore pas. La seule justification restante est donc la décarbonation.
D’ailleurs, je rappelle que la promotion des énergies alternatives remonte à la première crise pétrolière de 1972; ce qui signifie qu’il y a 53 ans que l’on promeut
des énergies renouvelables.
Or, la France est déjà largement décarbonée grâce à l’hydroélectricité et au nucléaire. Dans ce contexte
quel est l’intérêt de développer davantage les énergies renouvelables ? C’est là que réside l’incohérence.
Si l’objectif est réellement de réduire les émissions de CO₂, il faudrait plutôt concentrer les efforts sur des pays comme l’Allemagne ou la Pologne.

🤫 Les revenus des parcs éoliens ne sont-ils pas relativement faibles par rapport à ceux que pourraient générer d’autres sources d’énergie? Ne constate-t-on pas, au final, un écart entre les
espoirs suscités par ces projets et des résultats jugés décevants sur le plan économique et financier? ❗️Oui, les parcs éoliens sont assez décevants. Dans l’Union européenne, malgré les milliards dépensés, l’énergie éolienne représente environ 3 % de l’
énergie primaire, et le solaire 2 %. Après des décennies de promotion des énergies renouvelables
un résultat aussi médiocre devrait interroger les responsables politiques et conduire à se demander
s’il vaut réellement la peine de continuer à investir autant pour un résultat aussi limité.

❓Il est également surprenant de constater une forme d’aveuglement face aux éoliennes. Il y a
une opposition d’une partie de la population,
notamment sur terre, ainsi que chez les marins pour les éoliennes en mer, qui refusent des installations
susceptibles de perturber la pêche et la navigation.
Les inconvénients sont nombreux, ce qui amène à
s’interroger sur les raisons d’un tel maintien de cette politique dans la durée.

➡️ Concernant les directives de 2009, 2018 et 2023, une question se pose.
❓Comment expliquer qu’après environ 17 ans, il soit encore nécessaire de financer les énergies renouvelables ? On pourrait penser qu’après
quelques années, une évaluation permettrait de tirer des conclusions.
Or, il y a une continuité sans véritable remise en question, ni analyse approfondie.
Il faut également souligner que les États ont accepté cette situation. Si certains dirigeants comme
Emmanuel Macron, s’y étaient opposés, la directive de 2023 n’aurait peut-être pas été prolongée. D’autres pays auraient pu suivre cette position. Les
États membres partagent donc la responsabilité avec
la Commission européenne.
Les financements et les subventions ne masquent-ils pas le coût des éoliennes?
Il convient d’être précis. La production d’électricité par une éolienne (terrestre) présente un coût marginal faible : le kilowattheure produit par une éolienne ou un panneau solaire est peu coûteux au point de production. C’est pourquoi il est souvent affirmé que cette électricité est bon marché, ce qui est vrai à l’échelle de l’installation elle-même.
Cependant, cette électricité est variable et intermittente, ce qui perturbe le réseau électrique.
Elle oblige des installations économiquement
rentables, comme les centrales au gaz ou au charbon dans certains pays, ainsi que le nucléaire et l’ hydraulique en France, à réduire ou interrompre leur production en raison de la priorité de dispatching.
Cela engendre des coûts importants. Une électricité peu coûteuse au point de production peut déséquilibrer l’ensemble du système, nécessitant des
ajustements et générant des coûts supplémentaires. 🟰 En conséquence, le prix final de l’électricité pour
le consommateur reste élevé, en partie en raison de ces contraintes liées aux énergies renouvelables.

🤫 Par ailleurs, il est paradoxal que les fournisseurs proposent des offres d’électricité «verte »,
permettant aux consommateurs de choisir des
électrons issus de sources renouvelables, alors qu’il n’existe pas d’offre équivalente pour une électricité exclusivement nucléaire. Cela illustre des biais qui
influencent le fonctionnement global du système.
Ainsi, il est inexact de dire que ces énergies renouvelables sont globalement bon marché,
puisque le coût pour le consommateur final
augmente en raison de l’intermittence et des contraintes qu’elles imposent au réseau.
Les infrastructures sont également déterminantes. Les éoliennes, y compris en mer, sont dispersées
géographiquement. Cela nécessite le déploiement de nombreux câbles électriques pour les relier au réseau.
❗️ De même, les installations individuelles, comme les panneaux solaires, exigent des raccordements
spécifiques. Ces infrastructures reposent sur des câbles de forte capacité, souvent coûteux. De plus
les lignes aériennes étant souvent contestées, leur
enfouissement est privilégié, ce qui augmente encore les coûts. Ainsi, des énergies présentées comme peu
coûteuses impliquent en réalité des investissements considérables dans le réseau électrique.
🤨 Ces investissements ne sont pas directement supportés par les producteurs d’énergies
renouvelables. Ils sont pris en charge par l’État, et
donc, in fine, par l’ensemble des consommateurs. Cela représente des montants très importants. Plus
le développement de ces énergies progresse, plus
les besoins en infrastructures augmentent, ce qui
entraîne une hausse continue des coûts du réseau électrique.
❗️Nous ne sommes probablement qu’au début de cette dynamique, car le développement futur
nécessitera encore davantage d’investissements
pour adapter le réseau.

➡️ Ces dérives concernant les revenus et le financement des parcs éoliens sont-elles
similaires dans d’autres pays européens, comme en
Allemagne ou en Belgique ?
Cela concerne effectivement de nombreux pays. En Belgique, par exemple, un débat important est en cours autour de la « boucle du Hainaut ». Le Hainaut
Hainaut est une province belge. Des projets d’éoliennes en mer sont prévus dans la mer du Nord,
mer à l’Est de la Manche, en direction de l’Allemagne.
Pour acheminer cette électricité, il est nécessaire de
traverser le Hainaut et de construire une nouvelle ligne électrique en Belgique, en Flandre comme en en Wallonie.
Ce projet suscite une forte opposition de la population, notamment en raison des lignes aériennes, perçues comme imposées pour répondre
aux besoins des producteurs d’énergie éolienne offshore, mais aussi à ceux de l’Allemagne qui souhaite importer de l’électricité « verte ».
En Allemagne, la problématique est similaire. La production offshore se situe principalement en mer Baltique, tandis que les grands centres de
consommation se trouvent dans le Sud du pays, où étaient auparavant implantées des centrales,
notamment nucléaires. Il est donc nécessaire
de transporter l’électricité sur de longues distances, ce qui implique la construction de nouvelles lignes à haute tension. Or ces projets rencontrent également une opposition locale.
L’alternative consiste à enterrer les lignes, ce qui engendre des coûts très élevés. De ce fait, de
nombreux projets sont bloqués. Ce phénomène se
retrouve ailleurs. Produire de l’électricité via des éoliennes ou des panneaux solaires ne
suffit pas, encore faut-il disposer des infrastructures
nécessaires pour l’acheminer.

🤫 Pensez-vous qu’il puisse y avoir une prise de conscience concernant le modèle économique des éoliennes ? Et comment pourrait-on mieux intégrer
intégrer ces installations afin de réduire leurs
coûts ? Rien n’est figé. Les choses évoluent. Certains
Rien n’est figé. Les choses évoluent. Les responsables politiques allemands comme
Friedrich Merz et Ursula von der Leyen, viennent
enfin de reconnaître que l’arrêt du nucléaire constituait une erreur, ce qui aurait été difficilement
imaginable il y a quelques années.
Cela ne signifie pas nécessairement un retour au
nucléaire, mais traduit une évolution des positions.
La ministre de l’Énergie s’interroge également sur la politique énergétique menée. Cela montre que, tôt ou t**d, la réalité économique s’impose.
s’impose. Elle finira également par s’imposer aux énergies renouvelables.

❗️Cependant, il existe aujourd’hui des intérêts
économiques considérables autour de ce secteur, avec une industrie structurée et un lobbying
important, présent sur l’ensemble de l’échiquier
politique. Ce lobbying contribue à maintenir le système en place.
❗️Néanmoins, à terme, les coûts deviendront difficiles à supporter. Un autre facteur déterminant concerne la stabilité du réseau électrique: de
nombreux spécialistes estiment qu’un réseau ne peut pas supporter plus de 25 à 30 % d’énergies intermittentes sans risques importants.
Au-delà de ce seuil, les risques de perturbations augmentent fortement, pouvant aller jusqu’à des black-outs. Un incident majeur s’est d’ailleurs
produit récemment en Espagne. La question de l’intermittence et de la variabilité des énergies renouvelables est régulièrement soulevée par les
experts.
❗️À terme, il deviendra difficile de nier ces limites. Il faudra reconnaître qu’un développement excessif de ces énergies peut fragiliser le réseau électrique et entraîner des conséquences graves.
Il est donc probable qu’une réorientation s’opère. Toutefois, cela dépendra également des politiques. Les responsables ayant soutenu ce modèle soutenu
ce modèle devront être remplacés pour permettre un
changement de cap.
Par ailleurs, il convient de rappeler que ces politiques ont initialement été mises en place pour expérimenter un modèle. Mais après près de 17 ans,
si les résultats ne sont pas à la hauteur des attentes, il devient nécessaire d’en tirer les conséquences.
Aujourd’hui, certains estiment qu’il faut reconnaître
les limites du système.
D’autres considèrent qu’il bénéficie à certains acteurs économiques.

25/05/2026

Bonne écoute !

23/05/2026
17/05/2026

⚓️ L’éolien offshore : une illusion qui s’effondre plus vite que prévu ⚓️

Une tribune inspirée et étoffée de l’étude historique de la Renewable Energy Foundation (Gordon A Hughes, 2012) et de ses mises à jour:

En 2012, le professeur Gordon Hughes, économiste à l’Université d’Édimbourg, publiait pour la Renewable Energy Foundation une analyse rigoureuse et sans concession : The Performance of Wind Farms in the United Kingdom and Denmark. Basée sur des données mensuelles réelles de production (et non sur les promesses des fabricants), cette étude de 52 pages démontrait déjà que les éoliennes perdent brutalement en performance avec l’âge. Mais c’est surtout sur l’éolien offshore que les chiffres étaient les plus accablants.

🔹Au Danemark – pionnier mondial de l’offshore –, le facteur de charge normalisé (ajusté pour le vent et les conditions) chutait de 39 % à l’âge 0 à seulement 15 % à l’âge 10. Une dégringolade de plus de 60 % en une décennie. Hughes notait même une chute de plus de 40 % à l’âge 1 vers moins de 15 % à l’âge 9-10. Pour mémoire, l’industrie promettait alors (et promet toujours) 20 à 25, voire 30 ans de vie utile rentable.
Douze ans plus t**d, Hughes lui-même a actualisé ses travaux (2020) avec des données auditées sur des centaines de parcs au Royaume-Uni. Verdict inchangé, voire aggravé pour l’offshore : le déclin annuel de performance atteint environ 4,5 % par an pour les grosses turbines en mer. Un parc offshore qui démarre à 55 % de facteur de charge normalisé tombe à 33 % à peine 12 ans plus t**d. Ajoutez à cela des coûts d’exploitation et de maintenance (OPEX) qui explosent avec l’âge – corrosion saline, accès difficile par bateau ou hélicoptère, pannes plus fréquentes – et la réalité économique devient cruelle : la plupart des éoliennes offshore deviennent déficitaires bien avant 20 ans. L’hypothèse officielle de 25-30 ans de vie ? Une fiction comptable pour justifier les subventions.

🔹Pourquoi l’offshore est-il encore pire que l’onshore ?
L’étude de 2012 le disait déjà : le milieu marin est impitoyable. Sel, humidité, vagues, tempêtes… tout accélère l’usure des pales, des nacelles et des fondations. Les accès en mer coûtent une fortune. Les arrêts pour maintenance sont plus longs et plus risqués. Résultat : même avec des turbines géantes d’aujourd’hui (15-18 MW), les gains technologiques initiaux sont rapidement grignotés par la dégradation.
Des études plus récentes (y compris celles qui tentent de minimiser le problème) confirment une dégradation annuelle de 1 à 2,5 % en moyenne, mais nettement plus marquée en offshore en raison des conditions extrêmes. Pendant ce temps, les promoteurs continuent de vendre du rêve : « capacité factor de 50 % ou plus », « coût en baisse », « énergie propre et illimitée ». La réalité ? Des projets annulés ou renégociés (Ørsted aux États-Unis, par exemple), des coûts de construction qui ne baissent plus, et un démantèlement qui s’annonce cauchemardesque : fondations en béton massif impossibles à retirer entièrement, pales composites non recyclables, câbles sous-marins abandonnés.

🔹Une arnaque subventionnée aux dépens du contribuable et de l’environnement
Cette dégradation rapide n’est pas un détail technique. Elle rend l’éolien offshore structurellement non rentable sans aides massives. Pour atteindre les objectifs de production affichés, il faut installer beaucoup plus de capacité que prévu – donc beaucoup plus d’argent public. Les contrats CfD (Contracts for Difference) ou équivalents garantissent des prix d’achat faramineux pendant 15-20 ans, mais une fois la machine usée, qui paie la remise à niveau ou le démantèlement ? Le contribuable, encore et toujours.
Et pendant ce temps, l’intermittence reste totale : quand le vent ne souffle pas (ou trop fort), il faut du gaz, du charbon ou du nucléaire en backup. L’éolien offshore ne remplace rien ; il s’ajoute, en doublant les infrastructures et les coûts système.

❗️L’éolien offshore n’est pas une solution d’avenir. C’est une technologie immature, coûteuse, destructrice pour les fonds marins (bruit, perturbation des courants, impact sur la faune), et dont la performance réelle s’effondre bien plus vite que les modèles optimistes ne le disent.
Il est temps d’arrêter la fuite en avant. Arrêtons de sacrifier des milliards et des paysages marins sur l’autel d’une transition énergétique qui, en mer comme sur terre, repose sur des promesses que les chiffres réels démentent depuis plus de quinze ans. L’énergie de demain doit être fiable, abordable et durable – pas une éolienne offshore qui rouille avant même d’avoir remboursé sa dette.
L’étude Hughes de 2012 n’était pas une prophétie ; c’était un constat. Quatorze ans après, il est plus criant que jamais. Il est urgent de l’entendre.

17/05/2026

🚨 𝗖𝗶𝗴𝗼𝗴𝗻𝗲 𝗻𝗼𝗶𝗿𝗲 𝗲𝘁 𝗲́𝗼𝗹𝗶𝗲𝗻 : 𝘂𝗻𝗲 𝗱𝗲́𝗰𝗶𝘀𝗶𝗼𝗻 𝗾𝘂𝗶 𝗱𝗼𝗶𝘁 𝗻𝗼𝘂𝘀 𝗮𝗹𝗲𝗿𝘁𝗲𝗿

Le 21 avril 2026, la Cour administrative d’appel de Bordeaux a confirmé le refus d’un projet éolien à Chaillac, dans l’Indre, notamment en raison du risque pour la cigogne noire, espèce protégée.

Point essentiel : la Cour ne se limite pas à la seule zone d’implantation des éoliennes. Elle prend en compte les nids, les zones d’alimentation et le domaine vital de l’espèce, jusqu’à 20 km autour des nids identifiés.

Dans l’Yonne, la cigogne noire semble gagner progressivement du terrain. C’est une excellente nouvelle pour la biodiversité, mais cela impose une vigilance renforcée : les projets éoliens que l’on autorise aujourd’hui installent dans les paysages et les couloirs de déplacement des obstacles industriels pour 25 à 30 ans, voire davantage.

Car une éolienne de 200 m en bout de pale, avec des pales d’environ 85 m, ne représente pas seulement un mât dans le paysage. Son rotor de 170 m de diamètre balaie à chaque rotation près de 22 700 m², soit plus de 3 terrains de football.

Et le rapport de force est sans appel : avec des pales de 85 m, la vitesse en bout de pale peut atteindre plusieurs centaines de km/h. À seulement 10 tours/minute, on est déjà autour de 320 km/h ; à 12 tours/minute, près de 385 km/h.

Face à une telle mécanique, une cigogne noire en vol ne joue pas dans la même catégorie. C’est un match inégal entre une espèce protégée qui recolonise nos territoires et des machines installées pour des décennies — un match dont le prix peut être celui du sang.

𝗔𝘃𝗮𝗻𝘁 𝗱𝗲 𝘀𝗶𝗴𝗻𝗲𝗿 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗱𝗲𝘀 𝗱𝗲́𝗰𝗲𝗻𝗻𝗶𝗲𝘀, 𝗶𝗹 𝗳𝗮𝘂𝘁 𝗿𝗲𝗴𝗮𝗿𝗱𝗲𝗿 𝗽𝗹𝘂𝘀 𝗹𝗼𝗶𝗻 𝗾𝘂’𝘂𝗻𝗲 𝗰𝗮𝗿𝘁𝗲 𝗱𝗲 𝗽𝗿𝗼𝗺𝗼𝘁𝗲𝘂𝗿 : 𝘃𝗮𝗹𝗹𝗲́𝗲𝘀, 𝗯𝗼𝗶𝘀𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁𝘀, 𝘇𝗼𝗻𝗲𝘀 𝗵𝘂𝗺𝗶𝗱𝗲𝘀, 𝗰𝗼𝘂𝗹𝗼𝗶𝗿𝘀 𝗱𝗲 𝘃𝗼𝗹, 𝗻𝗶𝗱𝘀 𝗰𝗼𝗻𝗻𝘂𝘀 𝗼𝘂 𝗽𝗿𝗼𝗯𝗮𝗯𝗹𝗲𝘀.

La biodiversité revient parfois là où on ne l’attendait plus.
Ne lui fermons pas durablement le passage.

🔗 Décision CAA Bordeaux, 21 avril 2026 :
https://www.legifrance.gouv.fr/ceta/id/CETATEXT000053951591

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Quiberon
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