25/03/2026
Polices municipales : la démocratie n’autorise pas les dérives
Les élections municipales sont passées. Les électeurs ont tranché. Les nouveaux exécutifs locaux s’installent. Le Syndicat Autonome de la Police Municipale (SAPM IDF FA-FPT) respecte pleinement ce choix démocratique.
Mais qu’il n’y ait aucune ambiguïté : être élu ne donne pas tous les droits.
La légitimité démocratique oblige. Elle oblige d’abord au respect des agents publics qui font vivre les services municipaux au quotidien. Elle oblige ensuite au respect des principes fondamentaux de la fonction publique.
Les déclarations du nouveau maire de Ville de Saint-Denis, Monsieur Bally BAGAYOKO, évoquant une volonté d’écarter des agents publics ou des policiers municipaux en fonction de leur supposée adhésion à un projet politique, sont d’une gravité extrême.
Ce type de discours est dangereux et diffamatoire, car il remet en cause la neutralité, l’impartialité du service public, fragilise les agents et installe un climat de défiance inacceptable.
Nous le disons clairement, aucune “mise au pas” des agents publics ne sera tolérée. Cette autre forme de l’agent public « bashing » n’a pas de place dans notre démocratie.
Sa volonté affichée de désarmer les policiers municipaux n’est pas une simple orientation politique. C’est une décision irresponsable qui engage directement la sécurité des agents.
Aujourd’hui, les policiers municipaux sont confrontés à une délinquance de plus en plus violente, à des interventions à risque, à des missions élargies.
Dans ce contexte, les priver de moyens de protection adaptés relève non seulement d’un choix idéologique, mais surtout d’une mise en danger délibérée.
Depuis sa création, le Syndicat Autonome de la Police Municipale a toujours combattu les décisions qui portent atteinte à la sécurité des agents, à leur dignité professionnelle et à leurs conditions de travail.
Nous continuerons et nous le disons sans détour, aucun policier municipal ne doit rester dans une collectivité qui refuse de garantir sa sécurité.
Les maires qui choisiraient de désarmer leurs policiers municipaux ou de fragiliser leurs services prennent une responsabilité lourde de conséquences qu’ils devront pleinement assumer.
Car la réalité est simple :
• sans agents, il n’y a pas de service public
• sans policiers municipaux, il n’y a pas de sécurité du quotidien
Les décisions prises aujourd’hui auront des effets directs sur la sécurité des habitants dès demain.
Le Syndicat Autonome de la Police Municipale fixe une ligne rouge claire :
• pas de remise en cause de la neutralité des agents
• pas de pression politique sur les services
• pas de recul sur les moyens de protection
Ces principes ne sont pas négociables.
La situation actuelle pose une question de fond et appelle un débat national désormais incontournable
Veut-on des polices municipales réellement reconnues, protégées et équipées ?
Ou des services affaiblis, dépendants de choix politiques locaux parfois déconnectés de la réalité du terrain ?
Les policiers municipaux ne sont ni une variable d’ajustement politique, ni un outil idéologique. Ils sont des acteurs essentiels de la sécurité publique et ils doivent être respectés, protégés et reconnus comme tels.