SOS Danger Éolien

SOS Danger Éolien Association anti-éolienne présidée par Valérie Bernardeau.

06/06/2026

Le nucléaire est plus écolo que les ENRs !
Jean-Marc Jancovici

Énergies renouvelables : produire plus pour jeter plus… est-ce vraiment cohérent ?Quel gaspillage…Produire toujours plus...
04/06/2026

Énergies renouvelables : produire plus pour jeter plus… est-ce vraiment cohérent ?

Quel gaspillage…

Produire toujours plus d’énergie renouvelable, tout en en jetant une partie faute de réseau ou de stockage suffisant, n’a vraiment aucun sens.

En Europe, le phénomène de délestage (curtailment) devient de plus en plus visible : (2025)

🇩🇪 Allemagne : ~1,75 TWh perdus
🇫🇷 France : ~1,43 TWh
🇳🇱 Pays-Bas : ~0,71 TWh
🇪🇸 Espagne : jusqu’à ~12 % de la production renouvelable à certains moments
Cela représente plusieurs térawattheures d’électricité renouvelable… simplement non utilisés.

Pendant ce temps, la Suisse limite fortement ces pertes grâce à son système hydroélectrique et au pompage-turbinage, capable d’absorber les excédents et de les stocker.

La question est donc simple pour beaucoup de pays Européens : avant d’accélérer encore les nouveaux parcs éoliens et solaires, ne faudrait-il pas d’abord traiter les causes de ces pertes ?

Réseaux saturés, manque de stockage, faible flexibilité de la demande : les solutions existent.

Dans ce contexte, on comprend aussi que ces constats alimentent les oppositions locales aux projets éoliens, entre la recherche de cohérence énergétique et les intérêts économiques en jeu.

La transition énergétique doit être efficace, pas seulement plus massive. Produire plus pour jeter plus n’est pas une stratégie durable.

Optimisons d’abord ce que nous produisons déjà.

Aplusdanslebus
Francis

Énergies renouvelables : produire plus pour jeter plus… est-ce vraiment cohérent ?

29/05/2026

💥 "On a une facture d’électricité qui explose, non pas à cause de la guerre en , non pas à cause de la guerre en Ukraine, mais du fait de nos politiques menées depuis 30 ans !"
🗣️ Fabien Bouglé, directeur de publication de la r***e Transitions & Énergie

‼️ QUAND L’ANALYSE DES REVENUS DES PARCS ÉOLIENS RÉVÈLE À QUEL POINT LE COEUR DE LEUR MODÈLE ÉCONOMIQUE ÉCONOMIQUE EST L...
29/05/2026

‼️ QUAND L’ANALYSE DES REVENUS DES PARCS ÉOLIENS RÉVÈLE À QUEL POINT LE COEUR DE LEUR MODÈLE ÉCONOMIQUE ÉCONOMIQUE EST LE FAIT DE … SUBVENTIONS PUBLIQUES ‼️

Un article du média Atantico, une interview de Samuel Furfari (professeur belge de géopolitique de l’énergie)

🔹Résumé:
L’éolien offshore français dépend fortement des subventions publiques, avec 69% des revenus de certains parcs provenant de compléments de
rémunération. Malgré les directives européennes imposant des subventions pour les énergies renouvelables, leur compétitivité reste douteuse.
La France, déjà décarbonée grâce au nucléaire et à
l’hydroélectricité, continue de financer l’éolien, soulevant des questions sur la viabilité économique et la pertinence de cette filière.
Derrière la montée en puissance de l’éolien
offshore français se cache une réalité économique
moins reluisante : une dépendance massive aux
subventions publiques.

🔸Atlantico : Les estimations suggèrent que près de 69 % des revenus de certains parcs éoliens offshore français, notamment à Saint-Brieuc, à Saint-Nazaire , à Fécamp, proviennent de subventions via le complément de rémunération. Considérez-vous que
ce niveau de soutien public est structurellement
nécessaire, ou révèle-t-il une faiblesse intrinsèque du modèle des parcs éoliens français?

➡️ Samuel Furfari : Il est important de revenir aux racines du soutien aux éoliennes. En 2009, la la première directive sur l’obligation de production
d’énergie renouvelable a été adoptée. Il s’agissait de la directive 2009/28, qui oblige les États membres à
produire des énergies renouvelables et à
leur accorder des subventions. Il est donc tout à fait légal d’accorder des subventions aux énergies
renouvelables. Toutefois, c’était en 2009.
Beaucoup d’observateurs et de responsables pensaient qu’avec le temps, cela deviendrait moins nécessaire, ce qui n’a pas été le cas.
En 2018, cette directive a été renouvelée. La directive 2018/2001 a prolongé le dispositif en
réaffirmant et en confortant la poursuite du
financement des énergies renouvelables. Elle a de nouveau été reconduite en 2034 avec la directive 2023/2413. Cela revient à reconnaître que les
énergies renouvelables ne sont pas compétitives. Si
leur adoption doit être imposée, c’est bien qu’elles ne s’imposeraient pas d’elles-mêmes.

➡️ Avec ces subventions, il y a un refus de voir en France que les énergies renouvelables ne sont pas économiquement soutenables. Leur adoption
doit être encadrée et soutenue financièrement. L’État français continue d’en attribuer sous de multiples formes en facilitant les installations, en obligeant les riverains à les accepter, en garantissant des prix, et en une priorité de distribution.
Dès 2009, la directive impose cette priorité d’injonction d’injection sur le réseau. L’électricité produite par les éoliennes et les panneaux solaires doit être acheminée en priorité, y compris lorsque cela entraîne des perturbations du système électrique. Une installation nucléaire qui
du système électrique fonctionne parfaitement doit donc ralentir pour laisser passer l’électricité issue des renouvelables.
C’est une aberration et la preuve que tout cela se fait
en dehors des réalités du marché. Si les énergies renouvelables étaient réellement compétitives, il n’y aurait pas besoin de leur accorder une priorité sur le réseau : le marché déciderait. Or, on arrête tout
pour laisser passer l’électricité la plus chère, ce qui
est paradoxal. Pour 2025, les tarifs de référence atteignent 196 €/MWh à Saint-Brieuc, 172 €/MWh, 172 €/ MWh à et 164 €/MWh à Fécamp, alors que les prix de marché mensuels oscillent entre 21,9 € et 112 €/MWh selon
les estimations de la CRE.

❗️Dans ces conditions, une large part des revenus
provient mécaniquement du complément de
rémunération. Peut-on encore parler d’un modèle de marché ? Un modèle reposant majoritairement sur des subventions publiques peut-il être viable à long terme dans un contexte de contraintes budgétaires
croissantes en Europe ?
❗️Tel est précisément le problème. La situation est surprenante. La France connaît des difficultés
économiques, et malgré cela, elle continue de
dépenser de l’argent pour quelque chose dont elle n’a pas besoin. La France est déjà décarbonnée
grâce au nucléaire et à l’hydroélectricité.
❓Pourquoi faudrait-il encore décarboner davantage ? Cela paraît aberrant. Il est possible de
justifier cette situation en affirmant que Bruxelles
impose le développement des énergies renouvelable renouvelables et que la la France obéit.
Cependant, l’Espagne, lorsque cela l’arrange, sort du
marché de l’électricité et ne suit pas toujours les directives de la Commission européenne.

🤫 Il y a donc lieu de s’interroger. Comment une telle situation peut-elle perdurer ? La question mérite d’être posée.
Le fait que certaines heures de production se fassent à prix spot négatifs remet-il en cause, selon vous
la pertinence du développement massif de l’éolien offshore et de son modèle économique ❓
❗️Concernant les prix négatifs, il faut comprendre qu’il n’y a rien de gratuit dans le monde. Ce sont les
citoyens qui paient la différence. Lorsque le réseau électrique incite les entreprises, qui sont de grandes
consommatrices d’électricité, à consommer une électricité dont elles n’auraient pas besoin en temps normal, afin de permettre aux éoliennes ou aux
panneaux solaires de continuer à produire, quelqu’un doit en en assumer le coût. Il s’agit du contribuable ou du consommateur.
❗️Ainsi, les prix négatifs n’existent pas réellement. Quelqu’un d’autre paie à la place. Le pays est donc dans un système où, en raison de l’intermittence
let de la variabilité de l’énergie, qui ne correspondent
jamais parfaitement aux conditions de consommation , le réseau est de plus en plus
souvent saturé, ce qui conduit à payer pour consommer.
❌ C’est une aberration totale, sans rapport avec le marché économique. Comment comparer-vous le niveau de soutien public à l’éolien offshore avec celui
accordé historiquement à d’autres filières
énergétiques, notamment le nucléaire ou les énergies fossiles ?

🤫 N’y a-t-il pas un double standard consistant à mettre davantage l’accent sur l’éolien au détriment
du nucléaire et des énergies fossiles en France?
Les adversaires du nucléaire affirment souvent qu’il n’y a pas de problème à financer les éoliennes, puisque l’État a historiquement financé le nucléaire.
C’est exact, mais à l’époque, il n’existait pas de
marché intérieur de l’électricité au niveau européen. Aujourd’hui, dans le cadre de ce marché , il est en
principe interdit d’accorder des subventions.

🧮 Nous avons donc changé de paradigme. Les États ne peuvent plus financer librement les projets
énergétiques, sauf pour l’éolien et le solaire. Par
exemple, si une entreprise souhaite construire une centrale au charbon, il n’est pas possible de lui
accorder de financement public.
En revanche, pour un parc éolien offshore, cela est autorisé. Il s’agit donc d’un double standard, fondé
sur des choix idéologiques.
La République tchèque a décidé de construire une centrale nucléaire avec une entreprise coréenne.
Immédiatement, la Commission européenne a ouvert
une enquête afin de vérifier la légalité du projet et
l’absence de subventions croisées. Pour le nucléaire, il y a des enquêtes pour s’assurer qu’il n’y a pas
d’aides publiques. En revanche, pour l’éolien les
subventions sont autorisées, voire obligatoires. Il s’agit bien d’un poids, deux mesures.
➡️ Après plus de 15 ans de soutien public, on observe encore des écarts de plus de 100 €/MWh
entre marché et tarifs garantis.
❓Pensez-vous que les mécanismes comme le complément de rémunération faussent le marché de l’électricité, ou sont-ils un outil légitime pour accélérer la transition énergétique ?

🤫 Lorsque les énergies renouvelables ont été encouragées à partir de 2009, personne ne parlait encore réellement de transition énergétique.
L’objectif était avant tout l’indépendance énergétique. Ce n’est qu’après l’Accord de Paris
de 2015 que la notion de transition énergétique a pris
de l’importance.
Affirmer aujourd’hui que le développement des énergies renouvelables s’inscrit dans cette transition constitue donc, en partie, une réécriture de l’histoire.
À l’origine, il s’agissait d’améliorer la sécurité d’
approvisionnement, mais cela ne l’améliore pas. La seule justification restante est donc la décarbonation.
D’ailleurs, je rappelle que la promotion des énergies alternatives remonte à la première crise pétrolière de 1972; ce qui signifie qu’il y a 53 ans que l’on promeut
des énergies renouvelables.
Or, la France est déjà largement décarbonée grâce à l’hydroélectricité et au nucléaire. Dans ce contexte
quel est l’intérêt de développer davantage les énergies renouvelables ? C’est là que réside l’incohérence.
Si l’objectif est réellement de réduire les émissions de CO₂, il faudrait plutôt concentrer les efforts sur des pays comme l’Allemagne ou la Pologne.

🤫 Les revenus des parcs éoliens ne sont-ils pas relativement faibles par rapport à ceux que pourraient générer d’autres sources d’énergie? Ne constate-t-on pas, au final, un écart entre les
espoirs suscités par ces projets et des résultats jugés décevants sur le plan économique et financier? ❗️Oui, les parcs éoliens sont assez décevants. Dans l’Union européenne, malgré les milliards dépensés, l’énergie éolienne représente environ 3 % de l’
énergie primaire, et le solaire 2 %. Après des décennies de promotion des énergies renouvelables
un résultat aussi médiocre devrait interroger les responsables politiques et conduire à se demander
s’il vaut réellement la peine de continuer à investir autant pour un résultat aussi limité.

❓Il est également surprenant de constater une forme d’aveuglement face aux éoliennes. Il y a
une opposition d’une partie de la population,
notamment sur terre, ainsi que chez les marins pour les éoliennes en mer, qui refusent des installations
susceptibles de perturber la pêche et la navigation.
Les inconvénients sont nombreux, ce qui amène à
s’interroger sur les raisons d’un tel maintien de cette politique dans la durée.

➡️ Concernant les directives de 2009, 2018 et 2023, une question se pose.
❓Comment expliquer qu’après environ 17 ans, il soit encore nécessaire de financer les énergies renouvelables ? On pourrait penser qu’après
quelques années, une évaluation permettrait de tirer des conclusions.
Or, il y a une continuité sans véritable remise en question, ni analyse approfondie.
Il faut également souligner que les États ont accepté cette situation. Si certains dirigeants comme
Emmanuel Macron, s’y étaient opposés, la directive de 2023 n’aurait peut-être pas été prolongée. D’autres pays auraient pu suivre cette position. Les
États membres partagent donc la responsabilité avec
la Commission européenne.
Les financements et les subventions ne masquent-ils pas le coût des éoliennes?
Il convient d’être précis. La production d’électricité par une éolienne (terrestre) présente un coût marginal faible : le kilowattheure produit par une éolienne ou un panneau solaire est peu coûteux au point de production. C’est pourquoi il est souvent affirmé que cette électricité est bon marché, ce qui est vrai à l’échelle de l’installation elle-même.
Cependant, cette électricité est variable et intermittente, ce qui perturbe le réseau électrique.
Elle oblige des installations économiquement
rentables, comme les centrales au gaz ou au charbon dans certains pays, ainsi que le nucléaire et l’ hydraulique en France, à réduire ou interrompre leur production en raison de la priorité de dispatching.
Cela engendre des coûts importants. Une électricité peu coûteuse au point de production peut déséquilibrer l’ensemble du système, nécessitant des
ajustements et générant des coûts supplémentaires. 🟰 En conséquence, le prix final de l’électricité pour
le consommateur reste élevé, en partie en raison de ces contraintes liées aux énergies renouvelables.

🤫 Par ailleurs, il est paradoxal que les fournisseurs proposent des offres d’électricité «verte »,
permettant aux consommateurs de choisir des
électrons issus de sources renouvelables, alors qu’il n’existe pas d’offre équivalente pour une électricité exclusivement nucléaire. Cela illustre des biais qui
influencent le fonctionnement global du système.
Ainsi, il est inexact de dire que ces énergies renouvelables sont globalement bon marché,
puisque le coût pour le consommateur final
augmente en raison de l’intermittence et des contraintes qu’elles imposent au réseau.
Les infrastructures sont également déterminantes. Les éoliennes, y compris en mer, sont dispersées
géographiquement. Cela nécessite le déploiement de nombreux câbles électriques pour les relier au réseau.
❗️ De même, les installations individuelles, comme les panneaux solaires, exigent des raccordements
spécifiques. Ces infrastructures reposent sur des câbles de forte capacité, souvent coûteux. De plus
les lignes aériennes étant souvent contestées, leur
enfouissement est privilégié, ce qui augmente encore les coûts. Ainsi, des énergies présentées comme peu
coûteuses impliquent en réalité des investissements considérables dans le réseau électrique.
🤨 Ces investissements ne sont pas directement supportés par les producteurs d’énergies
renouvelables. Ils sont pris en charge par l’État, et
donc, in fine, par l’ensemble des consommateurs. Cela représente des montants très importants. Plus
le développement de ces énergies progresse, plus
les besoins en infrastructures augmentent, ce qui
entraîne une hausse continue des coûts du réseau électrique.
❗️Nous ne sommes probablement qu’au début de cette dynamique, car le développement futur
nécessitera encore davantage d’investissements
pour adapter le réseau.

➡️ Ces dérives concernant les revenus et le financement des parcs éoliens sont-elles
similaires dans d’autres pays européens, comme en
Allemagne ou en Belgique ?
Cela concerne effectivement de nombreux pays. En Belgique, par exemple, un débat important est en cours autour de la « boucle du Hainaut ». Le Hainaut
Hainaut est une province belge. Des projets d’éoliennes en mer sont prévus dans la mer du Nord,
mer à l’Est de la Manche, en direction de l’Allemagne.
Pour acheminer cette électricité, il est nécessaire de
traverser le Hainaut et de construire une nouvelle ligne électrique en Belgique, en Flandre comme en en Wallonie.
Ce projet suscite une forte opposition de la population, notamment en raison des lignes aériennes, perçues comme imposées pour répondre
aux besoins des producteurs d’énergie éolienne offshore, mais aussi à ceux de l’Allemagne qui souhaite importer de l’électricité « verte ».
En Allemagne, la problématique est similaire. La production offshore se situe principalement en mer Baltique, tandis que les grands centres de
consommation se trouvent dans le Sud du pays, où étaient auparavant implantées des centrales,
notamment nucléaires. Il est donc nécessaire
de transporter l’électricité sur de longues distances, ce qui implique la construction de nouvelles lignes à haute tension. Or ces projets rencontrent également une opposition locale.
L’alternative consiste à enterrer les lignes, ce qui engendre des coûts très élevés. De ce fait, de
nombreux projets sont bloqués. Ce phénomène se
retrouve ailleurs. Produire de l’électricité via des éoliennes ou des panneaux solaires ne
suffit pas, encore faut-il disposer des infrastructures
nécessaires pour l’acheminer.

🤫 Pensez-vous qu’il puisse y avoir une prise de conscience concernant le modèle économique des éoliennes ? Et comment pourrait-on mieux intégrer
intégrer ces installations afin de réduire leurs
coûts ? Rien n’est figé. Les choses évoluent. Certains
Rien n’est figé. Les choses évoluent. Les responsables politiques allemands comme
Friedrich Merz et Ursula von der Leyen, viennent
enfin de reconnaître que l’arrêt du nucléaire constituait une erreur, ce qui aurait été difficilement
imaginable il y a quelques années.
Cela ne signifie pas nécessairement un retour au
nucléaire, mais traduit une évolution des positions.
La ministre de l’Énergie s’interroge également sur la politique énergétique menée. Cela montre que, tôt ou t**d, la réalité économique s’impose.
s’impose. Elle finira également par s’imposer aux énergies renouvelables.

❗️Cependant, il existe aujourd’hui des intérêts
économiques considérables autour de ce secteur, avec une industrie structurée et un lobbying
important, présent sur l’ensemble de l’échiquier
politique. Ce lobbying contribue à maintenir le système en place.
❗️Néanmoins, à terme, les coûts deviendront difficiles à supporter. Un autre facteur déterminant concerne la stabilité du réseau électrique: de
nombreux spécialistes estiment qu’un réseau ne peut pas supporter plus de 25 à 30 % d’énergies intermittentes sans risques importants.
Au-delà de ce seuil, les risques de perturbations augmentent fortement, pouvant aller jusqu’à des black-outs. Un incident majeur s’est d’ailleurs
produit récemment en Espagne. La question de l’intermittence et de la variabilité des énergies renouvelables est régulièrement soulevée par les
experts.
❗️À terme, il deviendra difficile de nier ces limites. Il faudra reconnaître qu’un développement excessif de ces énergies peut fragiliser le réseau électrique et entraîner des conséquences graves.
Il est donc probable qu’une réorientation s’opère. Toutefois, cela dépendra également des politiques. Les responsables ayant soutenu ce modèle soutenu
ce modèle devront être remplacés pour permettre un
changement de cap.
Par ailleurs, il convient de rappeler que ces politiques ont initialement été mises en place pour expérimenter un modèle. Mais après près de 17 ans,
si les résultats ne sont pas à la hauteur des attentes, il devient nécessaire d’en tirer les conséquences.
Aujourd’hui, certains estiment qu’il faut reconnaître
les limites du système.
D’autres considèrent qu’il bénéficie à certains acteurs économiques.

28/05/2026

Question au gouvernement 27 Mai 2026.
Tout dit !!!
" En 2017, vous fermiez Fessenheim, 1800 mégawatts d'électricité décarbonés jetés à la poubelle.

Thiérache La Vallée-au-Blé et ses alentours (Aisne): L'augmentation du nombre d'éoliennes est dans le vent.(Article jour...
27/05/2026

Thiérache La Vallée-au-Blé et ses alentours (Aisne): L'augmentation du nombre d'éoliennes est dans le vent.
(Article journal L'union).

♦️Soutien aux énergies renouvelables ou comment le contribuable se fait plumer;Un article du média «le contrepoint »Enga...
27/05/2026

♦️Soutien aux énergies renouvelables ou comment le contribuable se fait plumer;
Un article du média «le contrepoint »

Engagements de 87 milliards d’euros, prix déconnectés du marché, cas de sur-rémunération, fraude non sanctionnée… La Cour des comptes a publié un rapport qui évalue le coût réel du soutien étatique aux énergies renouvelables (EnR) : un scandale bien étouffé ❗️

🔻Au nom de la « neutralité carbone », l’État entretient artificiellement un marché en réalité peu rentable pour les producteurs. En France, les énergies renouvelables représentent une part croissante de la production d’électricité, de 18 % à 27 % du mix énergétique entre 2016 et 2024. Mais 42 % de cette énergie produite sont soutenus par l’État à travers les charges de service public de l’énergie (SPE) – le principal outil de soutien aux EnR.

🔻Des prix garantis, de l’énergie gâchée🔻
Pour compenser l’écart entre le coût des installations et le prix de revente sur le marché de l’énergie, l’État a mis en place deux mécanismes principaux : les contrats d’obligation d’achat à prix fixe, qui garantissent aux producteurs d’énergie un tarif d’achat, et les compléments de rémunération, qui compensent la différence entre le prix de marché et un tarif de référence.

Ces dispositifs ont été conçus pour compenser les coûts initiaux élevés de certaines technologies, notamment le photovoltaïque dans les années 2000, trois fois plus cher à l’époque. Des contrats ont été signés à des niveaux de prix très supérieurs aux conditions de marché actuelles. Pour certains contrats photovoltaïques signés avant 2012 par exemple, le consommateur paie 6 à 10 fois trop cher (prix garanti entre 300 à 600 €/MWh vs. prix de marché moyen entre 50 et 60 €/MWh).

Le problème tient aussi à la nature des EnR : étant donné qu’elles sont intermittentes et produisent parfois indépendamment des besoins du marché, l’offre d’énergie renouvelable peut être trop forte par rapport à la demande. Dans ce cas, les prix sur les marchés de gros sont bas, voire négatifs – les producteurs n’ayant aucune incitation à ralentir leur production. Pour limiter leurs pertes, le contribuable doit compenser la différence entre les prix du marché et les prix fixes. La seule exception fut en 2022-2023, avec la flambée des prix de l’énergie du fait de la guerre en Ukraine : les prix du marché étaient plus élevés que les prix fixes, et les producteurs ont dû reverser les surplus à l’État.

🔻Une facture exorbitante et des fraudes sous-estimées🔻

Pour bénéficier de l’obligation d’achat ou du complément de rémunération, l’État a mis en place un système de « guichet ouvert » : tout producteur peut bénéficier des mécanismes de soutien si son installation en remplit les conditions. Le système a toutefois débouché sur un afflux de demandes de raccordement, au point que les seuils maximum de déploiement ont été réévalués (de 740 à 2050 MWc/an), avec une augmentation de la facture garantie pour le contribuable. Le nombre de contrats de soutien en vigueur a ainsi doublé entre 2016 et 2024, de 359 700 à 755 297, pour un coût de 26,3 milliards d’euros. Avec la garantie de rémunération sur 20 ans, l’engagement s’élève à 87 milliards d’euros. Pour donner un ordre d’idée, c’est à près de 8 foisle budget de la Justice❗️

À cela s’ajoute un autre problème : les fraudes, dont le montant est difficile à quantifier. En théorie, les contrôles d’éligibilité des producteurs sont effectués par des organismes agréés par le ministère de l’Énergie. ⚠️ En pratique, ces contrôles sont défaillants.
* La Cour des comptes note que certaines exigences ne débouchent que sur des attestations sur l’honneur par les producteurs, notamment en matière de non-cumul des aides.
* La direction générale de l’énergie et du climat, chargée de mettre en œuvre la politique énergétique du gouvernement, ne dispose d’aucun bilan sur les manquements et non-conformités relevés par les services de l’État.
* Lorsque des non-conformités sont détectées, les données ne sont pas exploitées et les sanctions sont « quasi-inexistantes », notamment parce que l’administration manque d’outils pour exiger le remboursement des aides perçues illégalement.

🔻Quatre-vingt sept milliards… pour un impact marginal sur les émissions de CO2🔻

La Cour en a conscience : il est difficile d’intervenir a posteriori sur ces mécanismes de soutien et de mettre fin aux situations de sur-rémunération. Les tentatives du législateur se sont heurtées aux décisions du Conseil d’État et du Conseil constitutionnel. Pour limiter le gouffre budgétaire, la Cour des comptes fait plusieurs recommandations. Parmi celles-ci, on trouve une clause de révision des coefficients d’indexation dans les futurs contrats, afin d’en finir avec l’aberration des prix fixés sur 20 ans et les rentes de situation dont profitent les producteurs. Elle suggère également d’éliminer systématiquement 20 % des dossiers les plus onéreux dans les procédures d’appel d’offres, quitte à manquer de candidats à la fin.

Voici une chose pour le moins surprenante : ce rapport n’a été repris que timidement dans la presse, alors que le bilan financier des dispositifs de soutien aux EnR devrait susciter un scandale d’État ‼️
Les producteurs d’EnR gâchent en effet l’argent public tout en prétendant sauver la planète, tandis que les engagements de 87 milliards n’auront qu’un impact marginal sur les émissions de CO2.

🔻L’Allemagne, pays qui a totalement raté son virage énergétique, devrait servir de contre-exemple. Non seulement une stratégie fondée sur le « tout renouvelable » est coûteuse et source d’instabilité, mais elle ne permet pas de réduire l’empreinte carbone de manière significative : seulement 58 % de sa production nette d’électricité était décarbonée en 2025 (contre plus de 95 % en France), et il s’agit toujours du plus gros émetteur de gaz à effet de serre sur le continent européen. Certes, la stratégie allemande n’est pas celle de la France, mais le rapport de la Cour des comptes a le mérite de montrer les dérives des politiques menées au nom de la transition énergétique.

22/05/2026

Éoliennes : ce que les études d’incidences continuent d’ignorer.

Une étude internationale publiée en 2025 dans Marine Pollution Bulletin (coordonnée par l’ILVO) identifie jusqu’à 228 substances chimiques susceptibles d’être émises par les champs éoliens, dont 62 substances prioritaires reconnues par l’Union européenne pour leur toxicité, leur persistance ou leur bioaccumulation.

Parmi elles :
▪️ PFAS (“polluants éternels”)
▪️ Bisphénol A (BPA), perturbateur endocrinien reconnu
▪️ Isocyanates et autres composés toxiques présents dans les résines et revêtements des pales.

Les pales des éoliennes subissent une érosion permanente sous l’effet de la pluie, du vent, des UV et des impacts mécaniques.

Conséquence : elles libèrent progressivement des microplastiques et des microparticules chimiques dans l’environnement.

Selon les études disponibles, une éolienne pourrait rejeter entre 640 grammes et 60 kilos de microplastiques par an.
Et plus les turbines sont grandes, plus les émissions augmentent : une pale de 85 mètres rejetterait jusqu’à 42 fois plus de particules qu’une pale de 60 mètres.

Pourtant, les études d’incidences concernant l’implantation d’éoliennes continuent largement d’ignorer ou de minimiser ces pollutions émergentes.

Or, ces enjeux deviennent particulièrement sensibles lorsque les projets sont implantés :
📍 en forêt,
📍 en tête de bassin versant,
📍 à proximité de zones humides, de sources ou de captages d’eau potable,📍 dans des milieux à haute valeur biologique.

Les PFAS et le BPA sont précisément des substances capables de se disperser dans l’eau, de s’accumuler dans les organismes vivants et de persister durablement dans l’environnement.

Le BPA fait partie des perturbateurs endocriniens suspectés d’être liés :
▪️ à certains cancers hormonodépendants,
▪️ à des troubles de la fertilité,
▪️ à des perturbations du développement chez l’enfant,
▪️ à des dérèglements hormonaux et immunitaires.

Pendant que l’Europe renforce ses restrictions sur les PFAS et le BPA, les études d’incidences éoliennes continuent souvent d’éluder ces questions essentielles.

Le principe de précaution ne consiste pas à refuser toute énergie renouvelable.
Il consiste à exiger une évaluation honnête, complète et indépendante des impacts sanitaires et environnementaux.

Une transition énergétique crédible ne peut pas se construire sur des angles morts scientifiques.

https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0025326X2500390X
http://environnement.sante.wallonie.be/pfas
http://environnement.sante.wallonie.be/home/lenvironnement-sante/risques-emergents/perturbateurs-endocriniens-et-phtalates/le-bisphenol-a.html
https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/PDF/?uri=CELEX:32020L2184
https://measurlabs.com/blog/bisphenol-a-testing-requirements-in-the-eu/
https://www.chemours.com/fr/pfas-advocacy/solar-wind-energy #:~:text=Les%20fluoropolym%C3%A8res%20sont%20utilis%C3%A9s%20dans%20les%20peintures%20et%20les%20rev%C3%AAtements,une%20dur%C3%A9e%20de%20vie%20accrue

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