Société Archéologique de la Région de Puiseaux

Société Archéologique de la Région de Puiseaux La Société Archéologique de la Région de Puiseaux (SARP) a pour vocation de mettre en valeur le patrimoine local.

Elle concourt grâce à la prospection aérienne, à dresser la carte archéologique de notre territoire.

Jean-Claude Pompée a tiré sa révérence. Il a été notre président pendant des années. Nous garderons de lui l’image d’un ...
22/06/2026

Jean-Claude Pompée a tiré sa révérence.
Il a été notre président pendant des années. Nous garderons de lui l’image d’un homme passionné par le patrimoine, l’histoire de Puiseaux, de ses habitants et des communes alentours. Natif de Briarres-sur-Essonne, il était intarissable sur son village, tout comme sur Fromont dont il a été instituteur pendant 31 ans.
Il était cultivé, curieux, drôle, dévoué ; il savait nous raconter des histoires avec humour et passionner son auditoire.
Actif dans notre association depuis 1969, il participe à tous les chantiers de fouilles. Tous nos bulletins annuels et nos catalogues d’exposition jusqu’en 2015 sont imprimés et reliés par lui. Il est l’auteur d’articles pendant des décennies et il est l’initiateur de nos nombreuses expositions.
Notre exposition annuelle de 1990 sur les clochers tors rencontre un grand succès. Une association européenne est créée, Jean-Claude participe à la rédaction d’un ouvrage sur les clochers tors d’Europe.
Il fait connaître notre commune et l’histoire dramatique de ses Déportés dans son livre « Puiseaux dans la tourmente ».
Merci Jean-Claude, pour tout ce que vous avez apporté à notre association. Votre héritage continuera de nous inspirer et de nous guider pour les années à venir.

SORTIE DE LA SARP DU 6 JUIN 2026Malgré un temps changeant, entre pluie, vent et éclaircies, dix-sept membres de notre as...
15/06/2026

SORTIE DE LA SARP DU 6 JUIN 2026
Malgré un temps changeant, entre pluie, vent et éclaircies, dix-sept membres de notre association ont visité La Belle de Grignon, une flûte berrichonne.
Reconstruite à l’identique par des bénévoles passionnés de l’association « La Maison des Loisirs et de la Culture » de Vieilles-Maisons-sur-Joudry, cette flûte, une péniche de petit gabarit, naviguait autrefois sur le canal d’Orléans.
Ses principales caractéristiques sont les suivantes : 20 tonnes à vide, 2,7 m de large et 27 m de long. Ce type de bateau pouvait transporter jusqu’à 80 tonnes de marchandises entre les vallées de la Loire et de la Seine.
Dans un premier temps, nos guides nous ont accueillis dans le local attenant au chantier naval, ce qui nous a aussi permis de nous abriter de la pluie. Ils nous ont présenté l’origine du projet, leurs motivations et l’histoire de cette construction commencée en 2008. La mise à l’eau a eu lieu en septembre 2018, lors d’une grande fête nocturne.
En plus des visites qu’ils organisent, les membres de l’association portent un nouveau projet : la construction d’un coche d’eau destiné au transport de passagers. Une maquette au 1/10e est exposée dans le chantier, et une propulsion électrique est prévue pour cette future réalisation.
Le temps s’étant amélioré, nous avons pu profiter d’une courte croisière à bord de La Belle, à la vitesse de deux kilomètres à l’heure maximum. Autrefois, ce type de péniche, non motorisée, avançait grâce à la traction humaine ou animale : d’abord assurée par des hommes, des femmes, voire des enfants, puis par de petits ânes, souvent hébergés à bord pour la nuit. Il fallait au minimum trois ou quatre personnes pour manœuvrer le bateau.
Les écluses n’étant pas encore en service, nous avons dû faire demi-tour après moins d’un kilomètre. L’un de nos membres les plus éminent, ne serait-ce que par la taille, a alors pu démontrer son savoir-faire en prenant la bricole pour haler la péniche sur le chemin du retour.
Le site de Grignon était autrefois un important port fluvial. Il marque le départ du premier tronçon du canal d’Orléans, creusé entre Vieilles-Maisons-sur-Joudry et Buges, au nord de Montargis, où il rejoint les canaux du Loing et de Briare. Les travaux de cette première section ont commencé en 1676, et elle a été ouverte en 1678 pour le transport du bois et du charbon. Le prolongement du canal jusqu’à la Loire débute en 1681 et est inauguré en 1692. Entre cette date et 1793, le canal connaît un fort essor : chaque année, de 1 500 à 2 000 bateaux remontent la Loire depuis Nantes vers Paris. Déclassé des voies navigables en 1954, le canal est devenu propriété du département du Loiret en 2021.
Cette après-midi nous a permis de découvrir un site pittoresque, emblématique du paysage du canal, une embarcation silencieuse et, surtout, des passionnés de batellerie.

LES ENVIRONS DE PUISEAUX SOUS L’ANCIEN RÉGIMEDans une précédente publication, nous avons évoqué les appartenances admini...
07/06/2026

LES ENVIRONS DE PUISEAUX SOUS L’ANCIEN RÉGIME
Dans une précédente publication, nous avons évoqué les appartenances administratives des communes, ou paroisses, du Puiseautin. Nous proposons ici de prolonger cette étude en nous appuyant sur les articles d’Alain Lespargot publiés dans les anciens bulletins de la société archéologique. Ils permettent de mieux comprendre la diversité des liens de rattachement qui ont façonné ce territoire au fil des siècles.
Dès l’époque gauloise, la vallée de la Rimarde semble avoir marqué une ligne de séparation entre deux peuples : les Sénons, centrés sur Sens, et les Carnutes, dont le territoire relevait de Chartres.
Sous l’Ancien Régime, aucune entité administrative ne correspondait véritablement à ce qui fut plus t**d l’ancien canton de Puiseaux, pas davantage qu’à l’actuelle communauté du Pithiverais-Gâtinais.
Avant le rattachement du Gâtinais au domaine royal, en 1086, ses limites demeurent mal connues. Les sources ne permettent pas d’en restituer avec certitude le tracé exact.
Un document daté de 1022 mentionne ainsi une limite entre Ondreville et Aulnay, sans toutefois en préciser davantage le parcours.
Au XIVe siècle, la limite entre les baillages de Melun et d’Orléans est mieux connue grâce au compte rendu de la visite des places fortifiées de 1367. Peut-on y voir, à cette date, une expression de la frontière du Gâtinais ? La question demeure ouverte.
La carte des voies de communication à la fin du Moyen Âge dans le Puiseautin met en évidence l’organisation du réseau routier et la hiérarchie des circulations.
==== Voies pavées ou empierrées.
------ Chemins de terre, parfois pavés sur les flancs de la vallée ou dans les marais.
Quatre ponts permettaient de franchir l’Essonne : à Augerville, Briarres, Ondreville et Villereau.
Les voies orientées d’ouest en est provenaient d’Orléans et de Pithiviers, mais aussi de Chartres et d’Étampes ; elles se dirigeaient ensuite vers Château-Landon, Nemours et Larchant, ce dernier axe étant jalonné de nombreux chemins dits « de pèlerins ». Les chemins de terre, quant à eux, convergeaient vers les moulins, notamment dans la vallée des Moulins ou le long du chemin des Ânes.
Le Grand Chemin orienté du nord au sud reliait Paris à Bourges en passant par Grangermont. La « traverse » de Puiseaux le rejoignait à Échilleuses. Peu à peu, le passage par Grangermont perdit de son importance et ne conserva plus, à la fin de l’Ancien Régime, qu’un rôle local. Dans le même temps, la traverse de Puiseaux prit à son tour le nom de Grand Chemin de Paris. Cette évolution traduit la montée en importance de la ville de Puiseaux dans l’organisation des circulations régionales.
Un autre axe nord-sud, descendant de Malesherbes vers Montargis, traversait l’Essonne à Aulnay par un gué.
La carte des baillages à la fin de l’Ancien Régime met, elle aussi, en évidence la complexité des rattachements qui concernaient les communes du secteur.
La carte des possessions ecclésiastiques montre une diversité comparable. Plusieurs institutions religieuses pouvaient en effet percevoir des revenus dans une même paroisse, selon l’étendue et la nature de leurs biens ; ainsi, l’abbaye de Cercanceaux possédait des terres à Boësses.
Au Moyen Âge, les paroisses se répartissaient entre de nombreuses petites seigneuries. La guerre de Cent Ans bouleversa profondément cette organisation : nombre de lignages seigneuriaux disparurent, tandis que d’autres furent durablement ruinés.
Après la guerre de Cent Ans, quelques familles entreprirent de remembrer de vastes domaines. Ceux-ci furent érigés, au XVIIe siècle, en baronnies puis en comté. Ce mouvement de concentration se poursuivit jusqu’au XVIIIe siècle et contribua à redessiner durablement l’équilibre des pouvoirs locaux.

Dans le cadre d’échanges européens, le collège de Puiseaux accueillait du 18 au 24 mai, cinq jeunes Italiens de 10 à 12 ...
01/06/2026

Dans le cadre d’échanges européens, le collège de Puiseaux accueillait du 18 au 24 mai, cinq jeunes Italiens de 10 à 12 ans et leurs deux professeurs. Accompagnés de leurs correspondants français, ils ont fait la découverte de la charpente de notre église pour leur plus grande joie et curiosité. Après cette visite, puis celle du jardin de la mairie et de la Tour de Rély, Marie-Claude Herblot nous conviait à partager, dans la salle des mariages, une brioche aux amandes avec un jus de fruits ou un sirop à la rose – sirop à la rose qui va devenir incontournable puisque notre ville a été intégrée dans la « Route de la Rose ».
Samedi, via l’office du Tourisme du Grand Pithiverais, une montée au clocher a rassemblé 15 visiteurs passionnés. A cette occasion, nous leur avons fait découvrir l’orgue installée en 1999.
Trois personnes du Courrier du Loiret assistaient à cette visite. Merci à Camille Coëlho pour son article paru cette semaine.
Nous avons profité de ce temps exceptionnellement beau pour photographier ce qui est visible seulement du haut du clocher.
Fiers d’être Puiseautins ! Merci à nos élus qui protègent notre patrimoine remarquable.

À la lecture de la carte du Loiret, Beaumont-du-Gâtinais semble former un coin fiché dans le flan du département. Faut-i...
25/05/2026

À la lecture de la carte du Loiret, Beaumont-du-Gâtinais semble former un coin fiché dans le flan du département. Faut-il voir une anomalie dans son rattachement à la Seine-et-Marne, ou bien considérer que les communes du Puiseautin auraient dû y être rattachées elles aussi ? L’histoire peut apporter des éléments de réponse à cette question.
À l’origine, le territoire appartient au Gâtinais, ancien comté centré sur Château-Landon et relevant de l’archidiocèse de Sens. En 1068, le Gâtinais entre dans le domaine royal. Puis, en 1113, Louis VI donne la ville de Puiseaux à l’abbaye Saint-Victor de Paris. Il faut aussi rappeler que, dès le Xe siècle, les revenus des paroisses de Boësses et d’Échilleuses revenaient à l’évêché de Paris.
Le duché de Nemours est créé en 1404. En 1542, la mise en place des généralités scinde le Gâtinais entre une partie française et une partie orléanaise, ce qui rattache le Puiseautin à Orléans. Toutefois, en 1698, Boësses et Échilleuses, jusque-là situées dans la généralité d’Orléans et l’élection de Pithiviers, passent dans la généralité de Paris, élection de Nemours.
La création des départements en 1790 rattache ensuite « définitivement » l’ensemble du Puiseautin à Orléans. Dès lors, le territoire s’organise vers Pithiviers et Orléans. L’arrivée du chemin de fer redonne cependant de l’importance à Paris, puisque Puiseaux et plusieurs villages voisins y sont directement reliés. Aujourd’hui encore, les accès ferroviaires les plus pratiques passent par Malesherbes ou Nemours.
Ces communes sont d’ailleurs considérées comme appartenant à l’aire urbaine de Paris.
À la veille de la Révolution, les limites administratives de l’Ancien Régime restent complexes et se superposent. La France est alors divisée en Généralités, à vocation surtout fiscale, en Parlements, pour l’administration judiciaire, en Gouvernements (provinces), à fonction militaire, et en Diocèses, pour l’organisation ecclésiastique. Quelques extraits de cartes joints illustrent la diversité des découpages successifs et leur évolution concernant les communes de notre région.
Cette complexité ne permet pas vraiment de répondre à mon interrogation initiale.

Sortie botanique du 7 mai 2026Bâti sur la commune d’Estouy, le moulin de la Porte cesse de moudre de la farine en 1950. ...
18/05/2026

Sortie botanique du 7 mai 2026
Bâti sur la commune d’Estouy, le moulin de la Porte cesse de moudre de la farine en 1950. Muni d’une turbine et d’un moteur diesel, il produit pendant quelques années de la glace en pains pour les bouchers de Pithiviers et les cafés des environs. La livraison se fit au début à l’aide d’une voiture à cheval qui empruntait le lit de la rivière, par la suite l’exploitant acheta une camionnette.
Avec le progrès, ce moulin, comme tous les autres, devint silencieux.
Transformé en résidence dans les années 1970, il a perdu sa roue bien que l’eau passe toujours sous le bâtiment. Aujourd’hui, il est le siège de la SMORE (Syndicat Mixte des rivières Œuf, Rimarde et Essonne). Un sentier de découverte sillonne le marais, réservoir de la biodiversité.
Par un bel après-midi ensoleillé, notre ami botaniste, Alain Fontaine, nous a fait découvrir la flore de ce lieu préservé et protégé.

Se souvenir du 8 mai 1945« Depuis huit jours, nous attendions l’annonce de la fin de la guerre en Europe et la victoire ...
11/05/2026

Se souvenir du 8 mai 1945
« Depuis huit jours, nous attendions l’annonce de la fin de la guerre en Europe et la victoire alliée sur le Reich allemand. Depuis huit jours, nous étions suspendus à la TSF, à chaque émission d’informations qui devait nous annoncer la capitulation tant attendue. Mais cette nouvelle se faisait attendre, alors chaque soir nous nous disions que c’était pour demain. Enfin lundi à 17 heures, cette radio qui fut notre consolatrice pendant les heures sombres, nous apporta la récompense de cinq années d’espoir : l’Allemagne avait capitulé ce matin même à 2 heures et c’est à Reims sur le territoire français que cette capitulation s’est produite. Quelle revanche sur l’armistice du 22 juin 1940 !
La nouvelle s’est répandue comme une trainée de poudre dans notre cité qui ne t**de pas à s’animer. Tout le monde est sur le pas de leurs portes et chacun attend l’annonce officielle. La déception est grande quand il est avéré que l’annonce ne sera pas pour ce soir. Il faudra nous contenter de cette soirée du 7 mai comme d’une victoire officieuse. Cependant les fenêtres commencent à se garnir tandis que les mâts des jours de fête se dressent partout. T**d dans la soirée, nous apprenons que ce sera le 8 mai à 15 heures que la Victoire sera officiellement proclamée.
Ce mardi matin, les maisons font leur toilette des grands jours, les vitrines s’ornent d’oriflammes et de décorations. On se prépare avec enthousiasme à l’annonce de cet événement tant attendu. A 15 heures, la sirène fait entendre son lugubre hurlement auquel succède le carillon des cloches. Cette fois c’est officiel : la guerre est terminée et nous l’avons gagnée ».

Pierre Charié, commandant du 95ème bataillon d’Infanterie est invité par la municipalité de Puiseaux à parader avec trois sections de son bataillon, soit environ 120 hommes. Les hommes défilent dans la ville le mercredi 9 mai à 15 heures, ils sont hébergés chez l’habitant. Pierre Charié n’a pas oublié combien les Résistants de Puiseaux ont été une aide précieuse pendant l’Occupation, hébergeant des aviateurs américains, une radio-opératrice anglaise et lui-même recherché par la Gestapo. Ces hommes de l’ombre ont participé à plusieurs parachutages d’armes dans le canton, bravant le danger, l’arrestation et la mort.
Si cette Victoire tant attendue est fêtée dignement, les familles des prisonniers et des déportés de Puiseaux pensent à leurs absents. Que sont-ils devenus ? Quand vont-ils rentrer ? Seul le curé Henri Retaureau est de retour des camps de concentration, et dans quel état ! Ce qu’il raconte de l’enfer n**i, personne ne veut y croire, ne peut y croire. Il y aurait eu, paraît-il, dans tous ces camps des millions de morts, des femmes, des enfants, toutes des victimes innocentes et des milliers de disparus !
Les horreurs sont si difficiles à accepter pour la population civile que parfois l’opinion publique va être tentée de nier les faits …
Puiseaux a payé un lourd tribut avec plus de 90 prisonniers dès juin 1940 emmenés en Allemagne, 10 travailleurs dans le cadre du STO vont travailler pour l’économie de guerre outre-Rhin, 15 jeunes sont réquisitionnés pour les chantiers TODT à la construction du mur de l’Atlantique, la plupart s’évadent. 10 travailleurs volontaires, hommes et femmes partent pour l’Allemagne. En juin 1945, 42 prisonniers rentrent, 49 au 7 juillet et les 4 derniers le 31 juillet.
Retour sur ces tragiques évènements :
Un jeune garçon de 10 ans, Jean Ciemansly, est tué près du cimetière le 15 juin par une rafale de mitraillettes alors que ses parents fuient la capitale.
Lorsque l’armée allemande entre dans Puiseaux le 16 juin à 11 heures 45, un combat a lieu sous le pont de chemin de fer à l’embranchement route de Pithiviers et de Malesherbes. Deux soldats sont grièvement blessés, Aldo Maïolini et Eugène Allain, ils décèdent à l’ambulance située à la mairie de Puiseaux le 18 juin. Deux tirailleurs sénégalais, Oi Man et Sri Cunée sont tués les 16 juin route de Malesherbes et 26 juin route de Desmonts.
La déroute de l’armée française après la terrible bataille de Dunkerque provoque la mort de plusieurs soldats puiseautins : André Couté le 10 juin 1940 ; Henri Couté le 28 juillet 1940, Georges Pommier le 11 juin 1940, Georges Berthe le 18 juin 1940, Marcel Ruelle, parachutiste, le 12 juin 1944.
René Minier décède en Allemagne le 7 juillet 1943, réquisitionné pour une usine d’armement.
Henri Thévenot est assassiné par la Milice à Augerville-la-Rivière le 15 août 1945.
René Fauvin, un jeune homme de 19 ans, engagé dans l’armée américaine se tue accidentellement en janvier 1945.
Roger Praz décède des suites de la guerre en 1946.
Sur les 14 déportés de Puiseaux, seuls trois reviendront.

N’oublions pas en ce jour de commémoration tous ces hommes morts pour la France.

- L’atterrissage historique du biplan Farman à Puiseaux en 1912 -Le 28 mai 1912, Puiseaux, fut le théâtre d’un événement...
04/05/2026

- L’atterrissage historique du biplan Farman à Puiseaux en 1912 -
Le 28 mai 1912, Puiseaux, fut le théâtre d’un événement marquant : l’atterrissage d’un biplan Farman en provenance d’Étampes qui était l’aérodrome école du constructeur Henri Farman. L’aviateur Émile Brodin pilotait l’appareil et fut accueilli par Fernand Mesnil, négociant en vins à Puiseaux. Lors de son passage, Brodin prit soin d’envoyer plusieurs cartes postales à ses amis, dont un certain Marius Charpin, avant de repartir vers 8 heures. Après son retour à Étampes, Émile Brodin mit un certain temps à adresser ses remerciements à Fernand Mesnil, n’ayant pas noté son nom lors de son séjour.
-Autres participants et témoignages -
Nous ignorons les raisons et les circonstances de cette visite et si d’autres aviateurs sont venus d’Étampes en même temps que Brodin à Puiseaux. Mais on constate la présence du chef-pilote Pierre-Émile Gouguenheim et du mécanicien Marcel Gressard. Gougenheim repartit ensuite vers Étampes avec un habitant de Puiseaux comme passager.
- La mémoire de l’événement : cartes postales et souscription -
Quelques jours plus t**d, A. Marguillier, éditeur de cartes postales à Puiseaux – dont la boutique se situait à l’angle de la rue Blanchard et de la rue Renard – publia une série de dix cartes postales souvenirs intitulées « Puiseaux-Chatillon-Aviation », numérotées de 609 à 614. Le sigle M.A., apposé sur ces cartes, serait selon Christophe Devilliers celui de Marguillier, dont le prénom pourrait avoir été Arthur (information à vérifier). L’ensemble, vendu en pochette, était accompagné de cartes éditées par Édouard Rameau, d’Étampes, consacrées aux aviateurs Brodin et Gouguenheim. La pochette portait la mention suivante, imprimée à Puiseaux.

Les Informations ci-dessus sont issues du Corpus Historique Etampois, article Etampes Puiseaux en Biplan Farman.

- En complément -
Le 2 février 1914. Emile Brodin teste un aéroplane et doit l’amener de Saint-Cyr-l’École à Compiègne. Près de l’Isle-Adam, l’avion perd de l’altitude, longe l’Oise et percute une ligne télégraphique. Le pilote est fatalement atteint et décède le lendemain.
Le sous-lieutenant Marcel Gressard devenu pilote est mort pour la France le 19 juillet 1917 à Pontavert (Marne ?).
Pierre-Émile Gouguenheim est chef pilote pendant la grande guerre, et après avoir tenu un garage automobile à Etampes. Il décède à Paris le 10 décembre 1962 âgé de 70 ans.

En ce mois d’août 1944, les Allemands ont accumulé des revers comme le débarquement en Normandie du 6 juin et l’avancée ...
27/04/2026

En ce mois d’août 1944, les Allemands ont accumulé des revers comme le débarquement en Normandie du 6 juin et l’avancée des troupes américaines vers Paris. Ils sont particulièrement agressifs contre tous ceux qu’ils suspectent d’hostilité à leur égard. Ils intensifient leur lutte contre les Résistants, les maquis, les réfractaires au STO, toutes les personnes qui ont aidé, caché ou hébergé des armes des parachutages ou des personnes recherchées. Les actes de représailles se multiplient en France, le 9 juin 1944 avec les 99 pendaisons de Tulle, le 10 juin le massacre d’Oradour-sur-Glane. Plus près de nous, sur les communes d’Estouy et de Marsainvilliers, la rafle des Essarts, avec une cinquantaine de personnes arrêtées, est suivie de déportation. Pour Puiseaux, c’est le 10 août qu’a lieu le drame. C’est l’incompréhension et la terreur. Toutes les issues de la ville sont gardées par les soldats de la Wehrmacht. Ce jour-là, les Allemands ont affrété un camion, ils viennent de Paris, de la Rue des Saussaies, c’est-à-dire du siège de la Gestapo en France. Ils sont accompagnés de miliciens, des Français, souvent jeunes, qui partagent leurs idées, les épaulant dans la répression, pratiquant tortures et exécutions. Le camion dépose les miliciens à Puiseaux en début de journée. Ces derniers possèdent les noms des hommes à arrêter, ils se sont enquis de leur adresse. Puis vers 17 heures 30, les Gestapistes allemands, après avoir passé leur journée à la Chapelle-la-Reine, reviennent avec une deuxième camionnette et là, ils vont procéder aux arrestations. Ils savent à quelle porte frapper, ils agissent à coups sûrs, une liste à la main. Tous ces Puiseautins avaient choisi la voie du devoir : celle de la Résistance. Il faut souligner combien cette détermination comportait de dangers dans cette ville étroitement surveillée, cependant des armes ont été parachutées autour de Puiseaux, 9 aviateurs américains ont été cachés chez l’épicier Raymond Bourdois et le médecin Michel May, ainsi qu’une radio opératrice, Lilian Rolfe, chargée des messages de la Résistance à destination de Londres.
Nos compatriotes sont brutalement arrachés à leur foyer.
Qui l’ennemi a-t-il choisi ?
Le maire Emile Tinet et son fils Etienne, vétérinaire, il a trois jeunes enfants, Elisabeth naîtra quelques mois après son arrestation ; le maréchal des Logis chef Georges Detoux, il informe les réfractaires de leur prochaine arrestation, tout comme, averti des parachutages, il ordonne à ses hommes des patrouilles à l’opposé des terrains de réception ; l’ex-gendarme Edmond Marienne, révoqué par le régime de Vichy après une rixe dans un café contre un soldat allemand, il est père de cinq fillettes ; le curé Henri Retaureau, qui dans ses prêches, exhorte ses fidèles à résister, à tenir le coup, les Américains ne sont pas loin ; l’abbé Jacques Barenton lui, apporte son aide à de jeunes enfants en danger ; Maurice Foiry, négociant en pommes de terre et paille, il a caché Pierre Charié le chef de la Résistance dans le Loiret et a fourni du ravitaillement au maquis de Chambon ; Louis Maris, pâtissier-traiteur, on saura plus t**d qu’il était agent de renseignements pour les Anglais ; Germain Berthier, propriétaire du garage où sont tous regroupés les hommes, il fournit des batteries pour les postes émetteurs des Résistants ; Marcel Lang, secrétaire de mairie, il établit des fausses cartes d’identité et d’alimentation, il est en relation avec le maquis anglais de Chambon-la-Forêt ; Lucien Piétrois, serrurier, il s’est opposé plusieurs fois aux Allemands en refusant de leur livrer du matériel ; Henri Masure, négociant en engrais, réfractaire au STO. Après s’être caché plusieurs jours après l’arrestation de Raymond Bourdois à Nargis, il revient au pays payer une facture ce 10 août au garage Berthier, il est le premier arrêté. Avec son camion, il transportait les armes des parachutages qu’il cachait dans son usine. Et enfin Georges Berthier, un jeune homme de 22 ans, réfractaire au STO, caché chez ses parents ce jour-là, il est arrêté après une perquisition au 1er étage de la maison.
Tous les hommes sont emmenés le soir-même à la prison de Fontainebleau, puis le lendemain à celle de Fresnes avant de prendre le chemin des camps n**is le 15 août 1944 ; ce sera le dernier convoi de déportés.
Ce convoi est connu sous le nom des 77 000, en raison de l’immatriculation des prisonniers. Ils arrivent à Weimar le 20 août. Les hommes sont dirigés vers Buchenwald, les femmes vers Ravensbrück. Ce seront cinq longs jours de voyage dans des conditions abominables, enfermés dans des wagons à bestiaux, sans manger, mais surtout sans boire par une chaleur caniculaire.
Les nouveaux arrivants, après une désinfection au crésyl, rasage et piqures en série, se voient attribuer un numéro de matricule sur un triangle rouge avec un F, F comme Français. Ce triangle rouge est réservé aux ennemis du Reich, qu’ils soient résistants, réfractaires ou victimes de représailles. Le 3 septembre, une partie des hommes de ce convoi est envoyée au camp de Dora. Mais la plupart des déportés de Puiseaux sont destinés au sinistre camp de la mort d’Ellrich.
Louis Maris et Emile Tinet resteront au camp de Buchenwald. Le curé Henri Retaureau à Dora à l’assemblage des V1 et des V2, les premiers missiles de destruction massive. Germain Berthier, son fils Georges et Lucien Piétrois, en raison de leur métier, sont affectés au Kommando de Bochum, dans une usine de fabrication de chars.
Tous les autres Puiseautins partent pour Ellrich, un camp satellite de Dora ; là ils doivent creuser des galeries dans des anciennes mines de gypse pour installer des usines souterraines en raison des bombardements alliés. Sous alimentés, battus, épuisés par des heures d’appel dans la neige, dans le froid, la plupart de ces hommes sont condamnés. Dès décembre, ils vont mourir d’épuisement, de maladie, de blessures non soignées. Georges Detoux, gendarme, est le premier à mourir le 21 décembre, il est assommé avec une planche de lit par un kapo en raison d’une dysenterie, il est laissé sur le palier du block par des températures extrêmes de -20°. Marcel Lang, âgé de 61 ans, ne peut pas résister longtemps, comme il n’a plus la force de travailler, il est relégué dans les Ohne Kleider, c’est-à-dire qu’il est privé de vêtements, avec une demi-ration de nourriture, il meurt le jour de Noël. Puis c’est au tour d’Edmond Marienne, de Jacques Baranton et de Maurice Foiry.
Avec l’approche des Américains et des Russes, début mars 1945, tous les camps de concentration sont vidés, il faut faire disparaître tous ces hommes, toutes ces femmes. Commence alors une grande migration, qu’on appellera « les Marches de la mort » où des milliers de déportés disparaitront, mourront d’épuisement ou sous les bombardements. C’est le cas d’Henri Masure et d’Etienne Tinet. Malades, épuisés, inaptes au travail, ils font partie du convoi du 3 mars 1945 au départ d’Ellrich à destination de Nordhausen composés de 1602 déportés. Ce convoi est porté disparu le 6 mars 1944. Personne ne saura jamais ce qu’ils sont devenus.
Seul Raymond Bourdois, arrêté à Nargis, reviendra du camp d’Ellrich, il a connu tous les hommes de Puiseaux, il les a vus mourir. Il fait 42 kg à sa libération en avril 1945.
Le curé Henri Retaureau survivra à sa déportation. Elu conseiller municipal, il est à l’initiative de ce monument aux Déportés, il lance une grande souscription publique. Sculpté par René Iché, ce monument est inauguré en août 1948, juste un mois après le décès de Monsieur le Curé, mort d’un mal incurable au cours d’une opération.
Georges Berthier rentre également de déportation, sa jeunesse et sa résistance l’ont sauvé malgré ce terrible voyage de 21 jours, qu’on appela les Marches de la Mort ; quand il reçoit les premiers soins des Américains, il pèse 37 kg.
L’ironie du sort, c’est que toutes ces arrestations se sont déroulées dix jours seulement avant la Libération de Puiseaux par les Américains. Disparus en terre d’exil, en terre de souffrance, nous devons continuer à honorer nos patriotes, morts dans d’horribles conditions pour que notre pays retrouve la liberté.
« Il faudra raconter, faire comprendre cet autre monde, cette barbarie, mais qui nous croira ?» telles étaient les paroles des déportés mourants à leurs camarades dont ils espéraient qu’eux survivraient à l’enfer concentrationnaire n**i.
Cette Mémoire est en sursis. Jeune génération, n’oubliez pas nos Déportés de Puiseaux, morts pour la France.

LE MARRONNIER DE LA VICTOIRE DE BOËSSESRapidement à l’issue de la première guerre mondiale des communes ou des collectiv...
19/04/2026

LE MARRONNIER DE LA VICTOIRE DE BOËSSES

Rapidement à l’issue de la première guerre mondiale des communes ou des collectivités ont souhaitées commémorer la fin du conflit et la victoire en plantant un arbre, à l’exemple des "Arbres de la liberté" en 1789.

La délibération ci-après du conseil municipal de Boësses marque cette volonté:
Délibération du Conseil Municipal du 2 février 1919
Le Conseil Municipal, après les cinquante-deux mois de guerre mondiale qui ont ensanglanté l'humanité, et pendant laquelle la France a joué un rôle si important :
Résolu à commémorer la signature de l'armistice du 11 novembre 1918 ;
Profite de la session ordinaire qui suit ladite signature pour déclarer qu'il a fait planter un marronnier sur la place de la Fontaine à l'entrée du chemin de Moutelon ;
Décide que cet arbre sera appelé « Marronnier de la Victoire ».
Fait et délibéré les jour, mois et an ci-dessus.
E Delaveau Noleau Comby Naudin Naudin Eugène Danjoin.

Merci à nos lecteurs de nous indiquer si d'autres communes de la région ont eu cette même intention.

Adresse

Route De Grangermont
Puiseaux
45390

Heures d'ouverture

14:00 - 17:00

Site Web

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque Société Archéologique de la Région de Puiseaux publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Contacter L’organisation

Envoyer un message à Société Archéologique de la Région de Puiseaux:

Partager