Ecurie Privée LR

Ecurie Privée LR Ecurie de propriétaire, remise en forme, élevage & valorisation de chevaux. L'essentiel de mon travail consiste à former des chevaux destinés aux amateurs.

Je vous propose ainsi plusieurs prestations de services pour préparer vos jeunes chevaux ou encore travailler vos chevaux confirmés. Du loisir à la compétition je m'adapte à vos attentes, je peux aussi vous proposer un coaching personnalisé et convenir d'un calendrier d'entrainement avec vous. MES OBJECTIFS SONT LES VOTRES:

AMELIORATION du fonctionnement du cheval

ADHESION du cheval au travail q

uotidien

HARMONIE musculaire et cohérence

PRECISION et contrôle à l'obstacle et en dressage

INTEGRITE physique et mentale

Forte de mes diverses expériences que ce soit sur le travail des jeunes chevaux ou des chevaux difficiles, ma meilleure formation a été de faire plusieurs stages avec Annick de Boringh, préparatrice elle même de la valorisation des chevaux pour la préparation aux jeux olympiques. Compétitrice dans l’âme je serai ravie de relever vos défis !

05/06/2026

QUAND VOULOIR BIEN FAIRE…………..finit par faire mal

Il arrive parfois que les meilleures intentions conduisent aux pires déséquilibres.
Ce cas en est une illustration concrète.

Un cheval en voie de stabilisation (mon suivi)
Depuis 2024, ce cheval faisait l’objet de mon suivi en naturopathie énergétique.
Son état de santé s’était nettement amélioré, jusqu’à atteindre, début février, un équilibre presque complet.
Lors de mon dernier contrôle :
• une légère sous-activité immunitaire
• une perméabilité intestinale modérée
Ces déséquilibres avaient été identifiés et accompagnés par mes soins, avec une réponse positive et une stabilisation du terrain.

L’intervention extérieure (initiative de la propriétaire)
En avril, face à l’apparition d’un inconfort respiratoire,
la propriétaire a pris l’initiative, pensant bien faire, de mettre en place un protocole naturel.
Ce protocole associait :
• gemmothérapie (complexe)
• phytothérapie “immunité”
• desmodium
• graines de lin bouillies
• miel
• huile essentielle d’orange douce
Cette mise en place s’est faite en dehors de mon accompagnement.

L’ERREUR : accumulation sans lecture du terrain
Pris individuellement, ces outils peuvent avoir un intérêt.
Mais ici, ils ont été :
• cumulés
• introduits simultanément
• sur un terrain encore fragile (perméabilité intestinale)
Sans adaptation ni suivi global.

QUAND LE CORPS NE SUIT PLUS
Suite à cette initiative, l’état du cheval ne s’améliore pas.
Il se dégrade nettement.
On observe :
• une surcharge de l’organisme
• une dérégulation immunitaire
• une inflammation généralisée
• une aggravation de la perméabilité intestinale
• un déséquilibre du microbiote
• une augmentation de la charge toxique
Et surtout : un déplacement de l’expression vers l’appareil respiratoire
Avec apparition :
• d’un mouvement respiratoire forcé
• des premiers signes d’emphysème débutant

Intervention vétérinaire (décision de la propriétaire)
Face à cette aggravation, la propriétaire fait intervenir son vétérinaire.
Le diagnostic met en évidence :
• une inflammation du larynx
Un traitement est instauré :
• anti-inflammatoires
• corticoïdes
• bronchodilatateurs
• fluidifiants bronchiques

État actuel (mon nouveau contrôle)
Suite à cette évolution, j’ai réalisé un nouveau contrôle. Celui-ci met en évidence :
• un terrain fortement inflammatoire
• une atteinte conjointe intestinale et immunitaire
• une désorganisation globale des régulations
• une hypersensibilité majeure
• une vitalité en baisse
Nous ne sommes plus sur un simple déséquilibre, mais sur un organisme débordé et instable.

Ma position en tant que praticienne
Ce point est fondamental.
Même en tant que naturopathe énergéticienne, je ne laisse jamais place au doute.
Lorsque :
• l’état se dégrade
• les signes deviennent systémiques
• une atteinte organique est suspectée
je demande systématiquement un bilan vétérinaire.
Parce que :
• chaque approche a ses compétences
• le diagnostic médical est indispensable
• la sécurité de l’animal est prioritaire

CE QUE CE CAS NOUS ENSEIGNE
Le problème ici n’est pas l’utilisation de méthodes naturelles. Le problème est leur accumulation non encadrée et inadaptée au terrain.
Ce cas illustre clairement que :
• trop d’interventions peuvent déséquilibrer un système en cours de stabilisation
• le naturel n’est pas sans impact
• vouloir bien faire ne suffit pas

Conclusion
Aujourd’hui, la situation nécessite un retour aux fondamentaux :
un bilan vétérinaire complet
une lecture objective de l’état réel
une remise à plat totale
Ce n’est qu’après cela que je pourrai :
• réadapter une prise en charge
• reconstruire progressivement l’équilibre
• et réintroduire, de façon ciblée, les approches complémentaires

Travailler ensemble, c’est respecter les rôles de chacun.
Et savoir s’arrêter quand le corps dit stop.

Chers lecteurs,

Je fais une courte pause de publication pour les 15 prochains jours.
Ce temps me permettra de peaufiner les nombreux articles en préparation, de compléter certaines recherches et de vous offrir des contenus encore plus approfondis.

Merci pour votre confiance et votre patience. Je reviens très vite avec de nouvelles publications.
Prenez soin de vous et de vos animaux.

Photo : lena rinieri

© Patricia Rinieri – Recherches, observations terrain et transmission autour de l’équitation, de la biomécanique et de l’approche naturelle de santé.

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(Article L122-4 du Code de la propriété intellectuelle)
Le présent texte est issu de mes recherches personnelles, de mes observations terrain ainsi que de plus de 40 années de pratique en équitation et d’expérience en Approche Naturelle de Santé.
Les contenus publiés correspondent, selon les sujets, à des observations du jour, analyses, réflexions professionnelles ou retours d’expérience terrain. Ils sont protégés par le droit d’auteur conformément aux dispositions du Code de la propriété intellectuelle.
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Je remercie également celles et ceux qui relaient ou s’inspirent de mes publications : la diffusion des connaissances, lorsqu’elle reste respectueuse du travail d’origine et correctement attribuée, contribue à faire avancer collectivement les pratiques et les réflexions de terrain.

26/04/2026

CHEVAL/HUMAIN : UNE RESPONSABILITÉ COLLECTIVE TROP SOUVENT OUBLIÉE.

Le cheval n’a jamais choisi de vivre avec l’humain.
C’est l’humain qui l’a domestiqué, sélectionné, dressé et intégré dans ses activités. Depuis des millénaires, il nous prête sa force, sa sensibilité et sa confiance.

Mais cette relation pose une question fondamentale : sommes-nous réellement à la hauteur de la responsabilité que représente la vie d’un cheval ?

Car contrairement à un animal sauvage, le cheval domestique dépend entièrement de nos décisions : son alimentation, son environnement, son travail, ses relations sociales et même son REPOS.

Le bien-être équin n’est donc pas uniquement l’affaire de quelques propriétaires attentifs.

Il devrait être une responsabilité collective, portée par tous ceux qui côtoient ou utilisent les chevaux.

Et peut-être faudrait-il accepter une idée simple mais essentielle : avoir un cheval devrait nécessiter une véritable formation.

LE CHEVAL RESSENT BIEN PLUS QUE NOUS LE PENSONS

Le cheval est un animal extrêmement sensible. Son système nerveux et sa capacité d’observation lui permettent de percevoir des signaux très subtils chez l’humain.
Il lit :
• notre posture
• notre respiration
• notre tension émotionnelle
• notre cohérence
• et même notre langage verbal
Contrairement à ce que l’on pense parfois, le cheval comprend très bien certains mots et l’intention associée à la voix.

Un cavalier tendu, incohérent ou agité influence directement l’état émotionnel du cheval.
Ainsi, le comportement du cheval est souvent le reflet du comportement conscient ou inconscient de l’humain.

LES SIGNES DU MAL ÊTRE SILENCIEUX

Le cheval ne peut pas expliquer ce qu’il ressent avec des mots.

Mais il communique en permanence à travers son corps et ses réactions.

Certains signaux doivent alerter :
• inquiétude permanente
• agitation inhabituelle
• secouements anormaux de la tête
• cheval qui arrache les rênes
• coups de queue fréquents et nerveux
• bouche ouverte
• grincement des dents
• refus d’avancer ou de coopérer
• cabrés ou mouvements de défense
• hypersensibilité au contact

Ces manifestations sont souvent interprétées comme de la désobéissance ou du mauvais caractère.

En réalité, elles peuvent traduire :
• une douleur physique
• un inconfort lié au matériel
• un stress environnemental
• un mode de vie inadapté
• ou une incompréhension dans la communication avec l’humain.

Le cheval ne cherche pas à défier l’humain. Il exprime un inconfort, une incompréhension ou une adaptation à son environnement.
Dans cette interaction, il devient un révélateur : il met en lumière nos incohérences, nos tensions ou nos limites, nous invitant à évoluer dans notre posture et notre manière d’entrer en relation.

UN MODE DE VIE PARFOIS ÉLOIGNE DE SA NATURE

Dans la nature, le cheval :
• vit en groupe
• marche plusieurs kilomètres par jour
• mange presque en continu
• interagit socialement
• reste libre de ses déplacements
Or, beaucoup de chevaux vivent aujourd’hui dans des environnements très éloignés de leurs besoins fondamentaux : boxes prolongés, isolement, manque de mouvement ou, à l’inverse, travail intense mal adapté.

Même lorsque des alternatives comme le paddock paradise sont mises en place, elles constituent une avancée précieuse, mais ne suffisent pas toujours à répondre à la complexité des besoins physiques, sociaux et émotionnels du cheval.

La réalité est bien plus nuancée.

Certains chevaux apprécient aussi un certain confort. Beaucoup aiment rentrer le soir à l’abri, se reposer dans un endroit calme et sécurisé.

L’objectif n’est donc pas de reproduire parfaitement la vie sauvage, mais de trouver un équilibre respectueux entre les besoins naturels du cheval et la vie domestique.

UNE RESPONSABILITÉ COLLECTIVE
Le bien-être équin ne dépend pas d’une seule personne.
Il concerne :
• les propriétaires
• les cavaliers
• les entraîneurs
• les éleveurs
• les professionnels de santé animale
• les gestionnaires d’écuries
• les institutions du monde équestre

Chaque décision humaine influence la vie du cheval.

C’est pourquoi il serait peut-être temps d’envisager que posséder ou travailler un cheval nécessite une véritable formation sur ses besoins physiologiques, émotionnels et comportementaux.

COMPRENDRE LE CHEVAL DEVRAIT ETRE UNE BASE INCONTOURNABLE.

Les 10 erreurs humaines qui nuisent au bien-être des chevaux
Penser que le cheval doit simplement obéir (Le cheval n’est pas une machine. Il réagit à ce qu’il ressent).
Ignorer les signaux de douleur (Beaucoup de comportements sont interprétés comme de la mauvaise volonté alors qu’ils expriment un inconfort).

Sous-estimer l’importance du mode de vie (Manque de mouvement, isolement social, manque de repos ou alimentation inadaptée perturbent profondément l’équilibre du cheval).
Utiliser la contrainte plutôt que la compréhension (La contrainte peut produire une obéissance apparente mais crée souvent du stress).

Négliger la communication (ne vous méprenez pas Le cheval comprend beaucoup de choses : gestes, énergie, voix et cohérence).

Croire que tous les chevaux sont identiques (Chaque cheval possède sa sensibilité, son tempérament et ses besoins spécifiques).

Multiplier les équipements pour le confort de qui ? et sans chercher la cause (Changer de mors ou de matériel ne résout pas toujours le problème).

Manquer d’écoute et d’observation (Le cheval communique en permanence, encore faut-il savoir l’observer).
Demander trop, trop vite (Le respect du rythme physique et mental du cheval est essentiel).

Oublier que le cheval dépend entièrement de l’humain (Sa qualité de vie repose entièrement sur les décisions humaines).

LE LIEN énergétique ET ÉMOTIONNEL ENTRE L’HUMAIN ET LE CHEVAL :

Ce que les cavaliers expérimentés ressentent depuis longtemps commence également à être reconnu : le cheval est extrêmement réceptif à l’état intérieur de l’humain.

Animal hypersensible, il perçoit des signaux très subtils :
• la tension musculaire du cavalier
• le rythme respiratoire
• les variations de posture
• l’intention dans le mouvement
• l’intonation de la Voix
Mais au-delà de ces signaux visibles, beaucoup d’observateurs remarquent que le cheval semble également percevoir l’état émotionnel profond de l’humain.
Un cavalier stressé, inquiet ou impatient peut rendre son cheval nerveux ou agité.
À l’inverse, une présence calme, cohérente et attentive favorise souvent un cheval plus détendu et coopératif.
Cette relation fonctionne comme un miroir émotionnel.
Le cheval réagit moins à ce que l’humain dit qu’à ce qu’il est réellement à l’intérieur.
C’est pourquoi la relation humain-cheval demande bien plus qu’une technique d’équitation.
Elle implique :
• présence
• cohérence
• respect
• capacité d’écoute
Lorsque cette harmonie se crée, la relation change profondément.
Le cheval ne répond plus seulement à une demande, il entre dans une véritable coopération avec l’humain.

CE QUE LA SCIENCE NOUS APPREND SUR LE STRESS ET LES ÉMOTIONS DU CHEVAL :

Les recherches en éthologie et en physiologie équine montrent aujourd’hui que le cheval est un animal doté d’une grande sensibilité émotionnelle et d’une forte capacité d’adaptation à son environnement. Ces études ont mis en évidence que :
• le cheval possède un système nerveux très réactif, typique des animaux de proie, qui lui permet de détecter rapidement les changements dans son environnement
• son organisme réagit fortement au stress par la production de cortisol, une hormone mesurable qui augmente lors de situations de peur, d’inconfort ou d’incompréhension
• l’isolement social peut provoquer des troubles comportementaux comme les stéréotypies (tic à l’appui, tic à l’air, marche répétitive)
• le manque de mouvement ou une alimentation inadaptée favorisent les troubles digestifs, notamment les ulcères gastriques
Les scientifiques ont également démontré que le cheval est capable de :
• reconnaître les expressions faciales humaines
• distinguer des émotions positives ou négatives chez l’humain
• mémoriser des expériences positives ou négatives sur le long terme
Ces découvertes confirment une idée essentielle :
le bien-être du cheval dépend autant de son environnement physique que de la qualité de ses interactions avec l’humain.

La souffrance invisible des chevaux
La souffrance du cheval n’est pas toujours spectaculaire. Elle ne se manifeste pas forcément par des blessures visibles ou des boiteries évidentes.
Bien souvent, elle est silencieuse, progressive et presque invisible aux yeux humains.
Contrairement à certains animaux, le cheval a développé au fil de son évolution une capacité à masquer la douleur.
Dans la nature, montrer une faiblesse pouvait faire de lui une cible pour les prédateurs.
Cette aptitude à dissimuler l’inconfort existe encore aujourd’hui chez le cheval domestique.
C’est pourquoi de nombreux chevaux continuent à travailler, à porter un cavalier ou à répondre aux demandes humaines malgré des douleurs physiques ou un stress important.
Cette souffrance invisible ne concerne pas uniquement le monde du sport.

Elle peut exister dans toutes les situations où les besoins fondamentaux du cheval ne sont pas pleinement respectés : dans certaines structures de loisirs, dans l’élevage, dans des environnements mal adaptés ou simplement par manque de connaissance.
Un cheval qui devient :
• irritable
• agité
• distant
• anxieux
• ou au contraire étrangement résigné
exprime parfois un mal-être que l’on n’a pas appris à reconnaître.
Le danger est que ces signaux deviennent progressivement banalisés.

On finit par dire :
« ce cheval est difficile »,
« il est caractériel »,
ou encore « il est comme ça ».

Alors que bien souvent, le cheval essaie simplement de nous dire quelque chose.
Comprendre cette souffrance invisible demande de développer une qualité essentielle : l’observation.

Observer le cheval au travail, mais aussi au repos, au pré, avec ses congénères, dans ses réactions quotidiennes.
Car un cheval qui va bien se reconnaît souvent à des signes simples :
un regard calme, une attitude détendue, une curiosité naturelle et une relation apaisée avec l’humain.

Conclusion
Le cheval nous donne sa confiance, sa puissance, sa sensibilité, sa force… et parfois toute sa vie.
La moindre des choses que nous puissions lui offrir en retour est de ne plus détourner le regard lorsqu’il essaie de nous dire qu’il ne va pas bien.

Cette relation implique une responsabilité immense.
Prendre soin du bien-être équin ne signifie pas seulement bien nourrir ou bien entraîner un cheval.
Cela demande d’apprendre à le voir autrement.
De comprendre sa nature, son langage, ses besoins… mais aussi d’accepter de remettre en question ce que l’on pensait acquis.
Car bien souvent, le cheval ne fait que s’adapter:

À nous,

À nos incohérences.

À nos limites.

À ce que nous ne voyons pas encore.

Ce chemin de compréhension ne se décrète pas, il se construit.
Il passe par l’observation, l’expérience, les remises en question… et, parfois, par des apprentissages plus approfondis.

Aujourd’hui, de nombreuses formations permettent d’approfondir cette compréhension : éthologie scientifique, biomécanique équine, soins corporels ou encore approches relationnelles. S’informer auprès de structures engagées et sérieuses constitue une étape essentielle pour faire évoluer nos pratiques.
Chacun est libre de son parcours.

Mais une chose devient évidente avec le temps : plus notre regard s’affine, plus notre responsabilité grandit.

Car au fond, la question n’est peut-être pas seulement :
Comment utiliser le cheval ?

Mais plutôt :
Sommes-nous capables de vivre avec lui dans le respect qu’il mérite ?

Et peut-être, simplement…
sommes-nous prêts à entendre ce qu’il essaie de nous montrer ?

Photo : lena rinieri

Patricia Spécialiste en Approche Naturelle de Santé-
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Entrainement solo pour la cabriole 😅
19/04/2026

Entrainement solo pour la cabriole 😅

05/04/2026

QUAND L’ATAXIE TRAVERSE LE TEMPS

Cas d’école : suivi d’un cheval ataxique de 18 mois à 23 ans
Neurologie, compensation et physiologie intégrative

INTRODUCTION

L’ataxie chez le cheval est un trouble neurologique complexe qui reste souvent difficile à expliquer, même après des examens vétérinaires approfondis. Dans de nombreux cas, les investigations classiques telles que les radiographies, la myélographie ou l’imagerie ne mettent pas en évidence de lésion évidente, alors même que le cheval présente une locomotion neurologiquement instable.

Le cas présenté ici concerne un cheval suivi de l’âge de 18 mois jusqu’à 23 ans. Tout au long de sa vie, les examens vétérinaires n’ont jamais permis d’identifier de lésion structurelle significative. Les radiographies cervicales n’ont révélé ni fracture ni arthrose, et seule une faible compression médullaire a été évoquée. Cette dernière, bien que discrète, a été considérée à l’époque comme une contre-indication à toute reprise de travail, en raison du risque pour l’humain, notamment celui de chute lié à l’instabilité neurologique.

Malgré cet avis défavorable, aucune évolution pathologique aggravante n’a été objectivée au fil du temps.

L’analyse repose sur un suivi clinique de plus de vingt ans, sur des bilans fonctionnels neurologiques récents, ainsi que sur l’observation du rôle déterminant de la cavalière dans la stabilisation locomotrice.

HISTORIQUE ET ÉVOLUTION CLINIQUE

Les premiers signes apparaissent vers l’âge de 18 mois, une période où l’on observe fréquemment l’expression des ataxies liées au développement vertébral ou neurologique. Dès le début, le tableau clinique est particulièrement marqué : le poulain est presque impossible à déplacer, ne pouvant pratiquement plus marcher. Sa démarche est extrêmement instable, au point de donner l’impression d’un animal « ivre », avec une perte majeure de coordination.

Les symptômes initiaux incluent ainsi une démarche irrégulière, une instabilité marquée des postérieurs et des difficultés importantes de coordination. Les études vétérinaires montrent que de nombreux cas d’ataxie apparaissent entre 1 et 2 ans, notamment dans les formes liées aux anomalies de développement cervical, ce qui correspond précisément à l’âge d’apparition observé ici.

Malgré cette atteinte sévère au départ, le cheval a conservé pendant plus de vingt ans une locomotion fonctionnelle. Cette évolution favorable s’explique par la mise en place progressive de mécanismes de compensation neurologique, soutenus par un travail régulier et un accompagnement constant de sa cavalière.

À l’âge de 23 ans, une aggravation devient visible lorsque le cheval cesse le travail. Les bilans récents mettent alors en évidence un déficit de synchronisation sensorimotrice ainsi qu’une faiblesse musculaire profonde de stabilisation.

BILAN FONCTIONNEL NEUROLOGIQUE ET LECTURE INTEGRATIVE

Le bilan présenté ici repose à la fois sur une évaluation neurologique fonctionnelle et sur une lecture intégrative des régulations physiologiques de l’organisme.

Cette approche ne se substitue pas aux examens vétérinaires classiques, mais vise à explorer des dimensions fonctionnelles parfois non objectivables à l’imagerie, notamment en ce qui concerne la coordination sensorimotrice, les capacités d’adaptation et les mécanismes de compensation.

Dans ce cadre, plusieurs marqueurs ont été analysés, permettant de mettre en évidence des déséquilibres et des stratégies adaptatives de l’organisme.

Le bilan neurologique fonctionnel montre une coordination sensorimotrice faible, estimée à 30 %, traduisant une difficulté dans l’intégration des informations sensorielles et motrices. Le muscle multifidus, essentiel à la stabilisation dorsale, présente une activité très basse, évaluée à 5 %, ce qui confirme une instabilité du tronc.

Parallèlement, une réponse à la douleur élevée, à 140 %, indique une hyperexcitabilité nerveuse. Le lobe flocculo-nodulaire, impliqué dans l’équilibre et la coordination, fonctionne à 80 %, ce qui témoigne d’une compensation cérébelleuse active.

Le marqueur le plus marquant reste la proprioception, mesurée à 175 %, traduisant une hyperactivation sensorielle. L’encéphale, dans sa fonction embryonnaire, est évalué à 30 %, ce qui suggère une fragilité neurologique initiale. En revanche, la mémoire locomotrice est pleinement fonctionnelle à 100 %, signe d’une compensation acquise au fil des années.

Enfin, l’absence de processus dégénératif majeur est confirmée par un marqueur dégénératif faible à 10 %, tandis que le fibrinogène à 50 % indique une inflammation modérée.

L’ensemble de ces données oriente clairement vers une ataxie développementale compensée, plutôt que vers une pathologie dégénérative.

ENCADRE VETERINAIRE : ATAXIE DEGENERATIVE VS ATAXIE DEVELOPPEMENTALE

L’ataxie dégénérative apparaît généralement de manière progressive à l’âge adulte, avec une dégradation neurologique continue, des lésions visibles à l’imagerie et une faible capacité de compensation, ce qui conduit souvent à un mauvais pronostic fonctionnel.

À l’inverse, l’ataxie développementale survient souvent précocement, évolue de manière relativement stable, présente parfois peu ou pas de lésions visibles et peut bénéficier de mécanismes de compensation neurologique permettant une stabilisation.

Chez le cheval, plusieurs maladies neurologiques sont décrites comme causes fréquentes d’ataxie, notamment le syndrome du Wobbler (cervical vertebral stenotic myelopathy), l’équine protozoal myeloencephalitis et l’équine degenerative myeloencephalopathy.

LE FACTEUR EMBRYONNAIRE

Un élément déterminant dans ce cas est la présence d’un marqueur embryonnaire encéphalique faible, évalué à 30 %. Ce type de profil suggère un terrain neurologique fragile dès la gestation.

Les recherches vétérinaires montrent que certaines ataxies peuvent être liées à une prédisposition génétique, à des anomalies de développement vertébral, ou encore à des facteurs nutritionnels et environnementaux durant la croissance.

La période comprise entre 12 et 24 mois correspond à une phase critique pour la croissance vertébrale et la maturation neurologique. L’apparition de l’ataxie à 18 mois s’inscrit parfaitement dans cette fenêtre de vulnérabilité.

Ainsi, l’origine possible de l’ataxie peut être envisagée sur trois niveaux successifs : la gestation, le développement neurologique du poulain, puis l’expression clinique lors de la croissance. Parmi les facteurs impliqués figurent notamment la nutrition de la jument, l’équilibre minéral, la rapidité de la croissance vertébrale et la prédisposition génétique.

L’HYPERPROPRIOCETION : une stratégie de compensation
Le marqueur le plus spectaculaire du bilan est la proprioception, mesurée à 175 %. La proprioception correspond à la perception interne de la position des membres, de l’équilibre du corps et de la tension musculaire.

Dans ce cas, l’organisme semble avoir développé une hyper activation des capteurs sensoriels. Cette hyper proprioception permet une correction permanente de la posture, une adaptation rapide des appuis et une stabilisation locomotrice malgré le déficit neurologique.

Autrement dit, le système nerveux du cheval compense son défaut de coordination centrale par une surveillance sensorielle renforcée.
Le mécanisme de compensation repose sur plusieurs éléments complémentaires. Le cervelet, et plus précisément le lobe flocculo-nodulaire, assure l’équilibre, la coordination et l’adaptation locomotrice, avec une activité de 80 % traduisant une compensation active.

Les capteurs périphériques situés dans les muscles, les tendons et les articulations sont fortement sollicités, ce qui permet au corps de corriger en permanence les déséquilibres. La mémoire locomotrice, acquise grâce au travail avec la cavalière, permet la répétition et l’adaptation du schéma locomoteur, atteignant un niveau optimal de 100 %.

Enfin, la cavalière joue un rôle de stabilisation externe en assurant la guidance, la correction d’équilibre et la stimulation sensorielle. Elle agit comme une véritable extension du système de régulation locomotrice.

Malgré une synchronisation sensorimotrice faible et une faiblesse du multifidus, le cheval parvient ainsi à maintenir une locomotion fonctionnelle grâce à la combinaison de la compensation neurologique et du travail guidé.

POURQUOI CERTAINS DIAGNOSTICS RESTENT INVISIBLES ?

Les examens vétérinaires reposent principalement sur la détection de lésions anatomiques visibles telles que les fractures, les compressions médullaires, l’arthrose ou les malformations vertébrales. Cependant, certaines pathologies sont fonctionnelles plutôt que structurelles.

Les études d’imagerie montrent que l’identification des compressions médullaires peut être difficile et parfois discordante avec les lésions observées après autopsie. Cela signifie que certaines anomalies neurologiques peuvent rester indétectables par l’imagerie classique, et que des troubles de coordination peuvent exister sans lésion visible.

Les troubles neurologiques locomoteurs chez le cheval peuvent avoir plusieurs origines. Parmi les plus fréquemment décrites figure la cervical vertebral stenotic myelopathy, communément appelée syndrome du Wobbler. Cette affection provoque une compression de la moelle cervicale, une incoordination locomotrice et une instabilité des postérieurs.
Elle apparaît souvent entre 6 mois et 3 ans, période correspondant à la croissance rapide du squelette.

Cependant, plusieurs études montrent que certaines compressions restent très faibles ou difficiles à détecter, et que l’imagerie ne correspond pas toujours exactement aux signes cliniques. Ainsi, certains chevaux présentent une ataxie sans lésion clairement visible, ce qui suggère l’existence de troubles neurologiques fonctionnels ou développementaux.

LE RÔLE déterminant DE LA CAVALIÈRE

Dans ce cas précis, la cavalière joue un rôle essentiel. Lorsque le cheval travaille, les circuits sensoriels sont stimulés, les muscles stabilisateurs sont activés et les compensations neurologiques fonctionnent efficacement.
En revanche, lorsque l’activité cesse, les compensations diminuent et l’ataxie redevient visible.

La cavalière agit donc comme une extension du système de régulation locomotrice du cheval.

Le travail mis en place repose sur une base neurologique construite dès le plus jeune âge. Entre 3 et 5 ans, un travail à pied a été privilégié afin d’apprendre au cheval à mobiliser son corps et à développer sa conscience corporelle.
Cette phase a également permis de vérifier que l’application des aides pouvait être similaire à celle utilisée avec un cheval sans pathologie.

Entre 8 et 17 ans, le cheval a été travaillé de manière classique, avec un programme incluant du dressage et du travail au galop sur des terrains variés. L’objectif était de maintenir ses capacités locomotrices ainsi que son système cardiovasculaire.

À 19 ans, une tentative de mise à la retraite a été envisagée, mais celle-ci a entraîné une dégradation rapide et marquée de son état, révélant un phénomène dégénératif important.

Aujourd’hui, il apparaît indispensable de maintenir une activité régulière, avec des séances d’environ 30 minutes, deux à trois fois par semaine.

Il a été observé qu’un arrêt de travail de seulement cinq à six jours suffit à provoquer une dégradation notable de son état, confirmant le rôle crucial de l’activité dans le maintien de ses fonctions neurologiques.

L’ÉPISODE D’OEDEME PULMONAIRE

Un épisode d’œdème pulmonaire est apparu récemment et suite à l’essai de mise en retraite. Après traitement vétérinaire, celui-ci a totalement disparu.

Dans un organisme qui compense en permanence un trouble neurologique, une fatigue physiologique peut entraîner un stress métabolique ainsi qu’une surcharge circulatoire temporaire.

L’épisode observé semble donc correspondre à un déséquilibre fonctionnel réversible plutôt qu’à une pathologie pulmonaire chronique.

Conclusion
Ce cas met en évidence plusieurs mécanismes essentiels, notamment la compensation neurologique, l’hyper proprioception adaptative, la plasticité du système nerveux et l’importance de l’activité locomotrice.

Il illustre également les limites des approches diagnostiques basées uniquement sur l’imagerie.

Ce cheval représente un cas d’école remarquable de résilience neurologique.
Malgré une fragilité probablement installée dès le développement embryonnaire, il a pu fonctionner pendant plus de vingt ans grâce à la plasticité de son système nerveux, à une hyper proprioception compensatrice, à une mémoire locomotrice efficace, ainsi qu’au travail régulier et à l’accompagnement constant de sa cavalière.

Ce cas rappelle une réalité essentielle : l’absence de lésion visible ne signifie pas nécessairement l’absence de trouble fonctionnel.

En résumé, il s’agit d’un cheval neurologiquement fragile mais extraordinairement résilient, dont la stabilité repose sur des compensations cérébelleuses et un apprentissage moteur profondément ancré.

Cheval et humain : une responsabilité collective
Le bien-être du cheval ne se décrète pas à travers des modes ou des dogmes. Il se construit par une adaptation constante à ses besoins réels.

Photo : lena rinieri

Patricia Spécialiste en Approche Naturelle de Santé

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Mention légale – Contenu protégé (Article L122-4 du Code de la propriété intellectuelle)

Le présent texte, issu de mes recherches et de mon expérience en Approche Naturelle de Santé sont en général des “Observation du jour et/ou des retours terrain”, et protégé par le droit d’auteur. Il peut être diffusé dans son intégralité à condition de mentionner clairement l’auteur. Toute reproduction partielle, adaptation, modification ou utilisation commerciale sans autorisation écrite préalable est strictement interdite et pourra donner lieu à des actions légales.

https://www.dvm360.com/view/spinal-ataxia-horses-proceedings
https://academic.oup.com/af/article/12/3/37/6608427
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/35953144/
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/22533785/

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