17/11/2025
Le saviez-vous?
Apres une longue lutte de l’Emir Abdelkader, considéré comme le précurseur de la fondation de l’Etat algérien, Messali Hadj, fondateur du Parti du peuple algérien (PPA), réclame dès 1927 l’indépendance de l’Algérie. Ce sont les guerres mondiales qui permirent une prise de conscience plus forte de l’injustice qui frappait la majorité des Algériens, souvent analphabètes et travaillant pour des salaires de misère.
Pour faire face aux pertes humaines de la Grande Guerre, la France mobilisa les habitants des départements français d’Algérie : musulmans, juifs et Européens : 73.000 mobilisés dans la population française et 176. 000 dans la population «indigène». En 1942, (appel du général de Gaulle du 8 novembre) et dans le cadre de l’opération Torch (débarquement des Anglo-Américains à Oran, Alger, Annaba) de nombreux Algériens furent engagés dans les forces alliées au sein de l’armée française de libération et engagés sur les fronts italiens et français.
Entre 1942 et 1943, les effectifs mobilisés en Algérie s’élèvent sur la période à 304.000 Algériens (dont 134.000 «musulmans» et 170.000 «européens»). Ils sont engagés en Tunisie de novembre 1942 à mai 1943, en Italie de novembre 1943 à juillet 1944 et, enfin, en France et en Allemagne d’août 1944 à juin 1945. Le 8 mai 1945, alors que la Seconde Guerre mondiale prend fin en Europe, des manifestations nationalistes algériennes sont réprimées par l’armée française à Sétif et Guelma, faisant 45.000 morts.
La loi sur le statut de l’Algérie est promulguée en septembre 1947 : l’Algérie reste composée de trois départements et le pouvoir est représenté par un gouverneur général nommé par le gouvernement français. Une Assemblée algérienne est créée, composée de deux collèges de 60 représentants chacun. Le premier sera élu par les Européens et une élite algérienne (diplômés, fonctionnaires…) et le second par le reste de la population algérienne. En octobre 1947, le MTLD de Messali Hadj obtient une large victoire lors des élections municipales entraînant la répression des autorités françaises. En 1948, trente-six des 59 candidats du MLTD sont arrêtés. Il est utile de préciser qu’au début du XXe siècle, plusieurs leaders algériens ont revendiqué le droit à l’égalité ou à l’indépendance. Plusieurs partis vont être créés et plusieurs pamphlets seront écrits pour défendre les droits des Algériens. La plupart des figures du mouvement algérien vont être surveillées de près par les services policiers français, d’autres seront exilées vers d’autres pays, comme l’a été l’émir Khaled El Hassani Ben El Hachemi en Égypte puis en Syrie. Messali Hadj, Malek Bennabi, Mohamed Hamouda Bensai, Ben Badis, Mohamed Bachir El Ibrahimi, Larbi Tébessi, Ferhat Abbas, Omar Ouzeggane ont tous ,mais posé le problème de l’indépendance de l’Algérie avec des approches différentes. À la suite de la mort d’Abdelhamid Ben Badis en 1940, et à l’emprisonnement de Messali Hadj en 1948, les arrestations et la répression se multiplient. Le Comité révolutionnaire d’unité et d’action( CRUA )est fondé en mars 1954 et organise la lutte armée. Le parti du Mouvement national algérien est fondé en juillet 1954 par les messalistes. Le Front de libération nationale (FLN) lui succède en octobre 1954 par la branche du CRUA. Par la suite, existera une divergence entre la tendance de Messali Hadj et celle du FLN, suite à l’échec de la médiation de Ben Boulaid... A suivre.