21/08/2026
Colère de mère :
Je viens de lire cet article dans le magazine ELLE qui met en avant l’engagement de Sanofi en faveur des jeunes atteints de maladies graves.
Et je dois vous dire que j’ai ressenti une immense colère.
Parce que mon fils fait partie de ces enfants dont la vie a été bouleversée par un empoisonnement : une exposition au valproate, la Dépakine, que j’ai prise pendant ma grossesse.
Aujourd’hui, Sanofi communique sur son engagement auprès des jeunes malades, sur l’importance de les accompagner, de leur redonner confiance, de préserver leurs rêves et de leur permettre de construire leur avenir.
Ces mots sont beaux.
Mais pour les familles Dépakine, ils résonnent d’une manière terriblement différente.
Parce que derrière les beaux discours, il y a nos enfants.
Des enfants qui doivent vivre avec des troubles du développement, des difficultés d’apprentissage, des troubles du comportement, des handicaps parfois invisibles, des malformations cardiaques ... et des parents qui, eux aussi, doivent apprendre à vivre avec les conséquences de cette exposition.
Alors oui, je trouve profondément révoltant de voir une entreprise communiquer sur son engagement auprès des enfants malades quand, dans le même temps, tant de familles portent encore les conséquences du scandale de la Dépakine que Sanofi ne reconnaît pas.
Je demande que Sanofi regarde les victimes en face.
Qu’ils écoutent les familles.
Qu’ils reconnaissent leurs souffrances.
Qu'ils indemnisent les préjudices.
Et surtout, qu’on n’oublie jamais que derrière le mot « Dépakine », il y a des enfants, des vies, des parcours fracassés ou rendus beaucoup plus difficiles.
Mon fils n’est pas un argument de communication.
C’est mon enfant.