08/06/2026
Les femmes de la Manu : le courage dans l’ombre de la guerre ….
Pendant la Première Guerre mondiale, la Manufacture d’armes de Châtellerault fait appel à la main-d’œuvre féminine pour remplacer les hommes partis au front. Entre 1915 et 1918, plus de 1 500 femmes travaillent à la « Manu », leur nombre étant multiplié par dix en deux ans Ouvrières, usineuses ou visiteuses, elles participent pleinement à l’effort de guerre dans des conditions souvent difficiles, marquées par des salaires inférieurs, une forte surveillance et un travail de nuit fréquent. Après l’armistice, la quasi-totalité d’entre elles est licenciée. Pourtant, leur engagement discret et essentiel demeure dans la mémoire de la Manu et de Châtellerault comme un symbole de courage et de dévouement.
En 1943, cinq Châtelleraudaises — Renée Moreau, Léone Baugé, Éliane Devergne, Louise Muller et Jeanne Varennes — furent arrêtées pour leur engagement dans la Résistance. Ouvrières ou proches de la Manufacture d’armes de Châtellerault, elles furent déportées au camp de concentration de Ravensbrück. Après avoir survécu à l’enfer des camps, elles revinrent en France en 1945. Marquées à jamais par cette épreuve, elles consacrèrent une partie de leur vie à témoigner afin de transmettre la mémoire de la Résistance et de la Déportation. Leur parcours reste un symbole de courage, de dignité et d’engagement pour la liberté.
Merci à toutes celles et ceux qui ont contribué à ce bel et émouvant hommage ainsi qu’à la transmission de cette mémoire, par la sobriété de leur langage plastique, invitant au recueillement et à la perpétuation du souvenir.