Mdceldc

Mdceldc Une parenthèse souvent magique, parfois tragique, dans un monde qui en a besoin.

La Maison des contes et légendes de Cornouaille permet de découvrir les contes, légendes et traditions liées à cette partie de la Bretagne si riche dans ce domaine.

HISTOIRE POUR S'ENDORMIRLibrement adapté du conte traditionnel des onze cygnes sauvages d'Andersen.Un roi avait onze fil...
13/05/2026

HISTOIRE POUR S'ENDORMIR
Librement adapté du conte traditionnel des onze cygnes sauvages d'Andersen.

Un roi avait onze fils et une seule fille : Brigit.
Les enfants étaient heureux, jusqu'au jour où après le décès de leur mère, le père se remaria avec une méchante reine qui se débarrassa de la petite Brigit en la plaçant chez des paysans, et qui transforma les fils en cygnes sauvages.
Malheureusement, l'horrible belle-mère pratiquait la magie noire et n'hésitait pas à s'en servir.
La méchante reine tenta ensuite d'empoisonner la petite fille en lui plaçant trois crapauds venimeux sur le corps, mais ceux-ci furent transformés en fleurs. Il apparut que la magie de la méchante reine n'avait aucun effet sur l'enfant.
F***e de rage et pour se débarrasser quand même de Brigit, la reine la transforma en souillon, si bien que son père ne la reconnut pas, aussi la chassa-t-il du château. La fillette se réfugia dans la forêt, dans une cabane où elle rêvait de ses frères.
Un jour, alors qu'elle cherchait de quoi manger sous les futaies, elle rencontra dans la forêt un vieil homme qui lui offrit des baies. Cet homme étrange semblait très sympathique mais les bois de cerf qu'il portait au front le rendaient quand même un peu effrayant. Brigit lui demanda s'il avait vu ses frères, et l'homme répondit qu'il avait seulement vu des cygnes nager avec une couronne d'or sur la tête.
Brigit se précipita à l'endroit indiqué par le vieil homme aux bois de cerf et ne trouva que neuf plumes. Elle attendit le coucher du soleil et les onze cygnes, qui retrouvèrent leur aspect de princes dès que la nuit fut tombée. Ils racontèrent qu'ils vivaient très loin, sur un rocher au milieu de la mer et qu'ils ne pourraient pas revenir avant un an. Brigit insista pour qu'ils l'emmènent avec eux.
– Comment feras-tu pour nous suivre, toi qui ne sait pas voler ? dit l'un d'eux.
– J'ai une idée, moi, dit le plus jeune. Prenons des branches de saule et de noisetier qui sont là puis tissons-les en un filet. Brigit pourra s'asseoir dedans et nous l'emmènerons.
Ainsi firent-ils. Le voyage dura toute la journée. Brigit ne put s'empêcher d'admirer le vol majestueux de ses frères sous leur forme de cygne.
Ils survolèrent la mer pendant un long moment puis atteignirent leur rocher et puis firent comprendre à leur sœur qu'elle devait dormir et se reposer. Eux ne le pouvaient plus, aussi avaient-ils très envie de la regarder sommeiller pour se rappeler comment cela faisait.
– Mais je n'ai pas d'endroit où dormir, leur répondit Brigit.
Les onze cygnes l'emmenèrent jusqu'à une petite clairière au milieu de l'île.
Là au pied d'un arbre, ils secouèrent tous leurs ailes et en firent tomber une multitude de petites plumes blanches duveteuses qui s'accumulèrent en un nid aussi douillet qu'un nuage.
Brigit s'y installa.
Les cygnes allèrent alors lui chercher des feuilles de toutes sortes pour la recouvrir et lui tenir chaud comme une couverture, tandis que le soleil descendait sur l'horizon.
Lorsque le lune se leva, ils étaient tous redevenus des garçons admirant leur sœur en train de dormir et rêver, chose qui leur était interdite désormais.
Si mon histoire n'est pas finie, il est quand même temps d'aller au lit.

Quand vous vous réveillerez
hier ira de l'avant
et demain sera aujourd'hui
d'ici là bonne nuit !

LE PHARE MAUDIT DE TEVENNECConstruit au large de la pointe du Van, le phare de Tevennec devait sécuriser le passage entr...
13/05/2026

LE PHARE MAUDIT DE TEVENNEC

Construit au large de la pointe du Van, le phare de Tevennec devait sécuriser le passage entre l’île de Sein et la pointe du Raz. Dès sa construction, le chantier a connu bien des déboires relevés par Hyacinthe Le Carguet en 1889.
« Le jour, pendant la construction, au-dessus des travailleurs tournoyaient les oiseaux, surpris d'y voir des êtres vivants, eux-mêmes qui ne pouvaient s`y poser à cause des morts ! Par leurs cris : « Kers-kuit, Va-t'en », ils semblaient prévenir les travailleurs des dangers qui les menaçaient. La nuit, c'était des bruits de gens qui se querellaient, se battaient. Des vieillards parcouraient la roche et le bâtiment. Des croix se dressaient et s’abattaient . Des gens s'y suspendaient. »
Les ouvriers étaient terrorisés par des bruits, des cris, des apparitions : « Des êtres, pâles lueurs, titubaient sur la roche, dressaient des croix pour s`y suspendre ensuite. ››
Les Ponts et chaussées durent recruter de nouveaux ouvriers pour remplacer ceux qui partaient, effrayés par ces lieux qu’ils percevaient comme infernaux.
L’îlot de Tevennec dans le raz de Sein n'avait jamais été un lieu fréquenté et fréquentable pour les êtres vivants. Y bâtir un phare, c’était donc faire abstraction du lieu et de l’esprit des lieux, c`était placer l`homme « pensant» au~dessus d'une nature que René Descartes avait proclamée « inerte ››.
La « malédiction » de Tevennec a abondamment servi aux écrivains, Anatole Le Braz, Charles Le Cioffic, jean Merrien, Louis Le Cunff notamment.
Il n`y avait pourtant pas lieu de faire abstraction de la réalité ni de forcer le trait. Ainsi, Anatole Le Braz a-t-il rapporté en 1902 que le Senan Henri Porsmoguer, le premier gardien du phare, s'était battu avec l'âme d'un marin naufrage sur le récif :
« Né et élevé a l'île de Sein, je n’étais pas sans savoir les récits lugubres qui couraient sur Tevennec »
Un marin avait réussi après un naufrage a se réfugier pendant quatre jours sur le rocher en ne cessant d'appeler a laide, mais l'état de la mer ne permettait pas de lui porter secours. Au bout de quatre journées d’agonie, il décéda sur le rocher, mais son âme (son Anaon, en breton) continua de hanter la place ou il était mort et, après la construction du phare, le sentiment général fut que l`on y avait enfermé son esprit.
Après bien des déboires, notre gardien invite cet esprit à descendre boire un verre avec lui. Mal lui en prit, car le fantôme du défunt s’offusqua et le battit comme plâtre. « Le lendemain, Je m'étonnai de ne pas me réveiller avec des cheveux blancs, et quinze jours plus t**d j’avais donné ma démission. L’esprit de Tevennec m'avait dégoûté pour jamais du métier de gardien de phare ›› Et pour confirmer cette vérité, il complète sa première description quelques années plus t**d : « On raconte que les anciens gardiens morts viennent souffleter ceux qui ont pris leur place. Quand le gardien est assis quelque part, il entend une voix qui lui dit : «Ôtes-toi de ma place»
La version d`Anatole Le Braz fut reprise sans être vérifiée par Charles Le Goffic dans son ouvrage "Sur la côte" (1928), lequel mentionnait la mort de plusieurs gardiens, qui dans son lit, qui emporté par une vague. Il s’est révélé après vérifications que les faits n’étaient pas vrais.

LA SEMAINE BLANCHE La Semaine-Blanche, ar Zeûn-Ven, commence à la Pentecôte et finit à la Trinité. On l'appelle ainsi pa...
13/05/2026

LA SEMAINE BLANCHE

La Semaine-Blanche, ar Zeûn-Ven, commence à la Pentecôte et finit à la Trinité. On l'appelle ainsi parce qu'au prône du dimanche le prêtre ne cite, pour la semaine, l'office d'aucun saint.
Cette particularité, qui la distingue des autres semaines de l'année, donne à la Semaine Blanche une influence générale sur les choses de la nature. Pendant la Semaine Blanche, les simples acquièrent toutes leurs propriétés.
Les juments qui n'ont pas gardé, recherchent l'étalon.
Les crabes, langoustes, homards et autres crustacés quittent la haute mer et gagnent les basses de l'île de Sein, où ils restent à sec après le déchal.
Le beurre, ribotté sans eau et travaillé sans sel, se conserve frais indéfiniment. Ce beurre est une panacée universelle. Il guérit surtout les plaies et les blessures. Rares sont les maisons du Cap-Sizun où l'on n'en garde une écuellée. Lasalle, de l'Opéra, lors de son accident sur les rochers de la pointe du Raz, en septembre 1888, aurait trouvé, à Lescoff, village extrême du Cap, vingt pots du beurre de la Semaine Blanche, pour guérir infailliblement son mal.
Pendant cette semaine, tous les travaux des champs doivent être suspendus. On peut seulement préparer la nourriture des bêtes et des gens. Car, si la Semaine Blanche influe favorablement sur les choses de la nature, elle est néfaste pour les labours. Le froment sarclé durant cette semaine devient noir. Les pommes de terre buttées se creusent, les vers s'y mettent. Le chanvre semé pousse à bois, sans écorce. Le sarrazin forme des têtes blanches, pennouguen, sans grains. Le fumier transporté des étables aux champs renferme, lorsqu'on l'emploie, plus de couleuvres, de crapauds, de lézards et de sourds que de brins de paille.
Ce sont là les phénomènes ordinaires d'un printemps humide et chaud. Les Capistes (habitants du Cap Sizun), observateurs attentifs, sont enclins, avons-nous souvent constaté, à donner aux choses les plus simples des causes surnaturelles ou mystiques. De là toutes ces attributions, heureuses ou néfastes, de la semaine de la Pentecôte, la Semaine Blanche, qui arrive toujours au milieu du printemps.

H. LE CARGUET.
R***e des traditions populaires 1891/ n°6

LA GROAC'H DE L'ILE DU LOKUn texte dont vous êtes le héros ou l'héroïne d'après la légende traditionnelle homonyme recue...
13/05/2026

LA GROAC'H DE L'ILE DU LOK
Un texte dont vous êtes le héros ou l'héroïne d'après la légende traditionnelle homonyme recueillie par Emile Souvestre. Commencez par lire le prologue qui suit puis rendez-vous aux paragraphes dont le numéro correspond à votre choix d'action.

PROLOGUE
Dans cette première partie, vous êtes Houarn un jeune homme du Léon promis à une jeune fille nommée Bellah. Orphelins tous les deux de bonne heure, vous avez été placés chez le même maître et avez grandi amoureux l'un de l'autre mais vous, Houarn, désespérez d'économiser un jour assez d'argent pour vous établir avec Bellah. Certes vous êtes un jeune homme courageux et dur à la tâche, mais vous ressemblez à la mer qui se plaint toujours.
– Si nous avions seulement de quoi acheter une petite vache et un pourceau maigre, répétez-vous, je louerais à notre maître un morceau de terre, le curé nous marierait, et nous irions demeurer ensemble.
– Oui, répondait Bellah, avec un gros soupir ; mais nous vivons dans des temps si durs ! Les vaches et les porcs ont encore renchéri à la dernière foire de Brest ; pour sûr, Dieu ne s’occupe plus de comment le monde va.
– J’ai peur qu’il ne faille attendre longtemps ! reprenait le jeune garçon, car ce n’est jamais moi qui finis les bouteilles, quand je bois à l’auberge avec des amis.
– Bien longtemps, répliqua la jeune fille, car je n’ai pu réussir à entendre le coucou chanter (présage de mariage pour les jeunes bretonnes qui demandaient au coucou combien d'années elle devait encore attendre avant de se marier. Quand l'oiseau leur répondait, le nombre de « coucous » représentaient le nombre d'années à attendre).
Un jour vous perdez patience et décidez de partir pour chercher fortune. Allez au paragraphe 1 qui suit pour l'annoncer à Bellah.

PARAGRAPHE 1
La jeune fille est bien affligée à cette nouvelle, et fait tout ce qu’elle peut pour vous retenir ; mais vous, Houarn, qui êtes un garçon résolu, ne voulez rien écouter.
– Les oiseaux, dit-il, vont devant eux, jusqu’à ce qu’ils aient rencontré un champ de grain, et les abeilles jusqu’à ce qu’elles trouvent des fleurs pour faire leur miel ; un homme ne peut avoir moins de raison que des bêtes volantes. Moi aussi, je veux chercher partout ce qui me manque, c’est-à-dire le prix d’une vache et d’un pourceau maigre. Si vous m’aimez, Bellah, vous ne vous opposerez pas davantage à un projet qui doit hâter notre mariage.
La jeune fille comprend qu’elle doit céder, et quoique le coeur lui tourne, elle vous dit :
– Partez, à la garde de Dieu, puisqu’il le faut ; mais, avant, je veux partager avec vous ce qu’il y a de meilleur dans l’héritage de mes parents.
Et elle vous emmène jusque dans sa chambre. Que voulez-vous faire ?
🙂La suivre, après tout, si elle veut une avance sur la nuit de noces, qui êtes-vous pour lui refuser, allez au paragraphe 5.
🙂Lui dire que vous ne mangez pas de ce pain-là et qu'il lui faudra attendre le mariage pour vous découvrir, allez au paragraphe 8.

PARAGRAPHE 2
Vous vous rendez donc au bord de la mer, chez un batelier, qui vous conduit à l’île du Lok.
Vous trouvez sans peine l’étang placé au milieu de cette île, et qui est entouré de gazons marins à fleurs roses. Alors que vous en faites le tour, vous apercevez, vers une des extrémités, à l’ombre d’une touffe de genêts, un canot couleur de mer qui flotte sur les eaux dormantes. Ce canot a la forme d’un cygne endormi, la tête sous son aile.
A demain pour la suite de vos aventures.

PARAGRAPHE 3
Bellah vous conduit à son armoire et en tire une clochette, un couteau et un bâton.
– Ces trois reliques, vous dit-elle, ne sont jamais sorties de la famille. Voici d’abord les deux clochettes de saint Kolédok ; elle sont reliées entre elles et ont un son qui se fait entendre, quelle que soit la distance, et qui avertit nos amis des périls que nous courons. Le couteau a appartenu à saint Corentin, et tout ce qu’il touche échappe aux enchantements des magiciens ou du démon. Enfin, le bâton est celui que portait saint Vouga, il vous conduit où vous voulez aller. Je vous donne le couteau pour vous défendre des maléfices, une clochette pour me faire connaître vos dangers, et je garde le bâton pour vous rejoindre si vous avez besoin de moi.
Vous la remerciez, pleurez un peu avec elle, comme il le faut toujours quand on se sépare. Que comptez-vous faire ?
🙂 Aller vers les montagnes des Monts d'Arrée, rendez-vous au paragraphe 9.
🙂 Aller au sud vers la Cornouaille et sa côte, rendez-vous au paragraphe 6.

PARAGRAPHE 4
Vous vous emportez.
– Bellah, comment vouliez-vous que je réagisse alors que je vous annonce que je pars et que vous m'amenez jusqu'à votre couche !
Votre promise vous regarde et continue de sourire avec des larmes dans les yeux au rappel de votre départ. Cela a pour effet de calmer immédiatement votre colère.
– Je ne vous ai pas amené jusqu'à ma couche, dit-elle. Simplement jusqu'à ma chambre !
Elle vous conduit à son armoire et en tire deux clochettes, un couteau et un bâton.
– Ces trois reliques, vous dit-elle, ne sont jamais sorties de la famille. Voici d’abord les deux clochettes de saint Kolédok ; elle sont reliées entre elles et ont un son qui se fait entendre, quelle que soit la distance, et qui avertit nos amis des périls que nous courons. Le couteau a appartenu à saint Corentin, et tout ce qu’il touche échappe aux enchantements des magiciens ou du démon. Enfin, le bâton est celui que portait saint Vouga, il vous conduit où vous voulez aller. Je vous donne le couteau pour vous défendre des maléfices, une clochette pour me faire connaître vos dangers, et je garde le bâton pour vous rejoindre si vous avez besoin de moi.
Vous la remerciez, pleurez un peu avec elle, comme il le faut toujours quand on se sépare. Que comptez-vous faire ?
🙂 Aller vers les montagnes des Monts d'Arrée, rendez-vous au paragraphe 9.
🙂 Aller au sud vers la Cornouaille et sa côte, rendez-vous au paragraphe 6.

PARAGRAPHE 5
Alors que Bellah vous amène dans sa chambre, le sang vous chauffe et vous l'embrassez amoureusement dans le cou. Elle vous repousse gentiment. Visiblement, elle n'a pas envie d'une nuit de noces prématurée. Vous vous le tenez pour dit.
– Que vous êtes bête Houarn ! vous dit-elle avec un sourire amusé devant ce que vous vous étiez imaginé. Je devrais être déçue que vous ayez si peu d'opinion à mon égard. Mais je vous aime trop pour vous faire rancune.
Vous voilà bien honteux ! Que souhaitez-vous faire ?
🙂 Partir sur le champ pour garder la tête haute et votre fierté, allez au paragraphe 7.
🙂 Vous disputez avec votre promise pour lui montrer que vous n'êtes pas du genre à vous laisser marcher sur les pieds, allez au paragraphe 4.
🙂 Ne pas insister et attendre de voir ce qu'elle veut, allez au paragraphe 3.

PARAGRAPHE 6
Vous descendez plein sud, jusqu’à la côte, et arrivez à Pont-Aven, qui est une jolie ville bâtie sur une rivière bordée de peupliers.
Là, comme vous vous asseyez à la porte de l’auberge, vous entendez deux saulniers qui causent en chargeant leurs mules et parlent de la Groac’h de l’île du Lok. Vous demandez ce que c’est ; ils vous répondent que l’on donne ce nom à une fée qui habite le lac de la plus grande île de l'archipel des Glénans, aussi riche, à elle seule, que tous les rois réunis. Bien des gens sont allés déjà dans l’île pour s’emparer de ses trésors, mais aucun n’est revenu.
– Je vais essayer à mon tour afin de tenter l’aventure, dites-vous aux saulniers.
Ces derniers tentent de vous en dissuader. Ils ameutent même tous les passants autour de vous en criant que des chrétiens ne peuvent laisser ainsi un homme courir à sa perte.
Vous remerciez de l’intérêt qu’on vous montre, et vous déclarez prêt à abandonner votre projet si l’assistance alentours accepte une quête dont le produit vous permettrait d’acheter une petite vache et un pourceau maigre. A cette proposition, les muletiers et tous les autres se retirent, en répétant que vous êtes un entêté et qu’il n’y avait aucun moyen de vous retenir.
Allez au paragraphe 2.

PARAGRAPHE 7
Vous voilà sur la route, quelle direction souhaitez-vous prendre ?
🙂 Aller vers les montagnes des Monts d'Arrée, rendez-vous au paragraphe 9.
🙂 Aller au sud vers la Cornouaille et sa côte, rendez-vous au paragraphe 6.

PARAGRAPHE 8
– Moi ? dites-vous. Avec vous dans votre chambre ? Mais pour qui me prenez-vous ? Je ne suis pas de ces gaillards qui « goûtent la viande sans l'avoir achetée ». Je vous prenais pour une fille honorable Bellah. Me voilà bien déçu !
– Que vous êtes bête Houarn ! vous répond-elle avec un sourire amusé devant ce que vous vous êtiez imaginé. C'est moi qui devrait être déçue que vous ayez si peu d'opinion à mon égard. Mais je vous aime trop pour vous faire rancune.
Vous voilà bien honteux ! Que souhaitez-vous faire ?
🙂 Ne pas insister et partir sous le coup de la colère et de la déception, allez au paragraphe 7.
🙂 Ne pas insister et attendre de voir ce qu'elle veut, allez au paragraphe 3.

PARAGRAPHE 9
Vous prenez la direction des monts d'Arrée, les « montagnes » du centre Bretagne. C'est une région si pauvre que dans tous les villages où vous passez, vous êtes poursuivi par des mendiants qui, parce que vos braies à vous sont entières, vous prennent pour un seigneur.
– Par ma foi, pensez-vous, ceci est un pays où je vois plus d’occasion de dépenser que de faire fortune : allons plus loin.
Vous descendez plein sud, jusqu’à la côte, et arrivez à Pont-Aven, qui est une jolie ville bâtie sur une rivière bordée de peupliers.
Là, comme vous vous asseyez à la porte de l’auberge, vous entendez deux saulniers qui causent en chargeant leurs mules et parlent de la Groac’h de l’île du Lok. Vous demandez ce que c’est ; ils vous répondent que l’on donne ce nom à une fée qui habite le lac de la plus grande île de l'archipel des Glénans, aussi riche, à elle seule, que tous les rois réunis. Bien des gens sont allés déjà dans l’île pour s’emparer de ses trésors, mais aucun n’est revenu.
– Je vais essayer à mon tour afin de tenter l’aventure, dites-vous aux saulniers.
Ces derniers tentent de vous en dissuader. Ils ameutent même tous les passants autour de vous en criant que des chrétiens ne peuvent laisser ainsi un homme courir à sa perte.
Vous remerciez de l’intérêt qu’on vous montre, et vous déclarez prêt à abandonner votre projet si l’assistance alentours accepte une quête dont le produit vous permettrait d’acheter une petite vache et un pourceau maigre. A cette proposition, les muletiers et tous les autres se retirent, en répétant que vous êtes un entêté et qu’il n’y avait aucun moyen de vous retenir.
Allez au paragraphe 2.

LES MESSES POUR LES DEFUNTSDans la Cornouaille, en outre des services au compte de la famille, tous les parents, les ami...
13/05/2026

LES MESSES POUR LES DEFUNTS

Dans la Cornouaille, en outre des services au compte de la famille, tous les parents, les amis et les voisins font dire chacun le leur à l'intention du défunt.
Ces services sont payés d'avance et annoncés ensuite au prône de la grand'messe avec le nom des personnes qui les ont recommandés.
J'ai compté moi-même à Rostrenen plus de trois cents services ainsi annoncés. C'est pour chaque famille, pour chaque maison, une dépense certaine et annuelle de cinquante à soixante francs, rien que de ce chef. Mais cette coutume très onéreuse n'est pas sur le point de disparaître, le clergé y trouvant son compte et l'amour-propre des gens étant flatté par l'annonce faite ainsi du haut de la chaire des messes et des services recommandés par eux.
On se raconte pourtant dans la Cornouaille des histoires assez plaisantes à l'occasion de cet usage. En voici une entre cent, s'il m'est permis de jeter une note gaie dans un sujet aussi lugubre.

HISTOIRE POUR S'ENDORMIRAnna était une jeune fille de la région de Huelgoat qui adorait dessiner et peindre, tout comme ...
12/05/2026

HISTOIRE POUR S'ENDORMIR

Anna était une jeune fille de la région de Huelgoat qui adorait dessiner et peindre, tout comme sa meilleure amie Sylvia. Les deux jeunes filles se destinaient aux beaux arts mais malheureusement, un jour Anna tomba malade. Gravement malade.
Les médicaments qu'elle devait prendre l'empêchaient de dormir autant qu'elle l'aurait souhaité et elle dépérissait à vue d'oeil. Elle avait reporté toute son attention sur la branche d'un chêne qui perdait ses feuilles devant la fenêtre de sa chambre, répétant souvent que lorsque la dernière tomberait, elle aussi mourrait.
Sylvia ne pouvait supporter de la voir d'étioler ainsi telle une fleur en train de faner. Comme les docteurs se déclaraient impuissants devant le mal en train de ronger son amie, elle décida de se rendre à l'Ile de Sein où se trouvaient encore trois prêtresses de l'ancien culte qui pourraient peut-être lui venir en aide.
Il s'agissait là d'une vraie dépense pour la jeune femme qui ne vivait que de son art. Autant dire qu'elle parvenait à peine à survivre, mais elle parvint toutefois à trouver de l'argent en peignant des fresques sur les grands murs gris de la ville la plus proche.
Ses peintures procurèrent de la joie et mirent de la couleur dans le quotidien gris des citadins et le maire lui remit une somme coquette avec un petit bonus pour « avoir embelli la vie de ses concitoyens ».
Sylvia prit l'argent et se rendit sur l'Ile de Sein où on la conduisit jusqu'à une petite maison près de la mer de l'autre côté de l'ile. Là où habitaient les trois prêtresses.
La jeune fille expliqua le problème de son amie d'enfance sans pouvoir retenir quelques larmes au passage. Les trois prêtresses l'écoutèrent avec attention puis lui répondirent :
– Quand on veut on peut ! dit la première.
– L'art sauve des vies ! dit la deuxième.
– la solution est entre tes mains ! dit la troisième.
Sylvia réfléchit longtemps sur le bateau qui la ramena auprès d'Anna.
Une tempête était annoncée pour le soir-même et nul doute que toutes les feuilles de la branche devant la fenêtre seraient tombées le lendemain matin. Il fallait absolument faire quelque chose.
C'est en accostant que la solution lui apparut, limpide comme de l'eau de source des monts d'Arrée.
La jeune fille se rendit directement auprès de son amie et ferma les rideaux de la fenêtre prétextant la tempête qui arrivait, puis elle alla travailler.
Anna entendit le vent hurler toute la nuit. Un vent terrible, comme on en avait pas vu depuis des années. Nul doute dans son esprit que le lendemain, toutes les feuilles seraient tombées de la branche. Elle se prépara donc à mourir et mit ses affaires en ordres puis écrivit son testament.
Lorsque Sylvia revint la voir le lendemain matin, Anna était toute faible et respirait difficilement.
Mais au lieu de venir la voir pour l'écouter se plaindre, Sylvia se dirigea vers la fenêtre et ouvrit les rideaux.
Quelle ne fut pas la surprise d'Anna lorsqu'elle vit qu'une feuille était restée sur la branche !
Malgré la tempête, malgré ce vent à décorner les bœufs plus sûrement que Keben, la mégère de Locronan, cette petite feuille était parvenue à rester attachée à sa branche ! Quelle leçon pour Anna.
Le jeune fille décida que si cette toute petite feuille de chêne avait pu résister à une telle tempête, elle aussi devait se battre.
Elle retrouva son envie de vivre, prit ses médicaments et finalement, après plusieurs jours, alla mieux.
Constatant l'amélioration de l'état de santé de son amie, Sylvia lui demanda de s'approcher de la fenêtre. C'est alors qu'Anna constata que la branche avec la feuille restante était en fait une peinture que son amie avait réalisée sur la vitre depuis l'extérieur.
Elle pleura de reconnaissance envers Sylvia. La remercia pour lui avoir redonné le goût de vivre puis retourna sur son lit où elle s'endormit avec un grand sourire sur les lèvres.

Quand vous vous réveillerez
hier ira de l'avant
et demain sera aujourd'hui
d'ici là bonne nuit !

LE MOULIN DE LANDRERLe moulin de Landrer (près de Plogoff) venait d'être incendié.Grande rumeur dans tout le Cap ! On ne...
12/05/2026

LE MOULIN DE LANDRER

Le moulin de Landrer (près de Plogoff) venait d'être incendié.
Grande rumeur dans tout le Cap ! On ne savait à quoi attribuer le sinistre. Maladresse, hasard, vengeance des Corriquets, causes surnaturelles, tout était dit, mais rien n'était prouvé.
Arriva un petit Potr-Saoud (gardeur de vaches) qui raconta ce qui suit:
« Un soir que je rentrais mes bêtes, je vis accourir, sur la lande, « l'armée dés chats et l'armée des rats, marchant l'une contre l'autre.
« Tremblant de peur, je me cachai derrière une grosse pierre.
« Le capitaine des chats, après avoir rangé son monde, s'adressa à l'armée des rats : — « Pourquoi, les rats, êtes-vous si maigres ? « Nos dents, à vous croquer, s'émoussent sur les os. Si vous n'engraissez, nous allons tous mourir de faim ».
« Le capitaine des rats répondit: — Hélas ! C'est nous qui périrons les premiers. Le moulin de Landrer ne tourne plus! Depuis quatre ans il n'y est entré sac de blé. Ah ! si au lieu d'un vieux moulin, nous avions un moulin neuf, bien sûr que nous y trouverions de la farine et nous ne t**derions pas à engraisser.
« — Plus de batailles entre nous, répliqua le capitaine des chats ; « le danger nous est commun. Unissons-nous et brûlons le moulin ».
« Sitôt dit, chats et rats d'entourer le moulin, frottant à qui mieux mieux, entre leurs pattes de devant, les éclats de cailloux ramassés dans les taupinières de la lande.
« Bientôt les étincelles jaillirent de tous les côtés et le moulin flamba ».
Seul le Potr-Saoud avait donné la vraie cause de l'incendie du moulin de Landrer.
(Conté par Jean-Yves Piriou, de Lescleden).

H. LE CARGUET.
R***e des traditions populaires 1889/ n°6

BISCLAVRETUne légende traditionnelle dont vous êtes le héros ou l'héroïne.Voici la suite d'hier. Commencez par lire le p...
12/05/2026

BISCLAVRET
Une légende traditionnelle dont vous êtes le héros ou l'héroïne.
Voici la suite d'hier. Commencez par lire le paragraphe 1.

Paragraphe 1
Vous, le baron de Bisclavret coincé sous votre forme de loup-garou, vous voilà donc devenu l'animal de compagnie du Duc de Bretagne. Il vous affectionne particulièrement ainsi que tous les gens de sa cour car vous vous montrez de caractère égal, gentil et toujours bien intentionné avec tout le monde.
Un jour, le Duc invite ses principaux vassaux à sa cour afin d'y donner grande fête.
Votre ex-femme y vient avec son nouveau mari : le jeune chevalier avec lequel elle vous avait trahi.
En les voyant, votre sang ne fait qu'un tour. Vous comprenez ce qui s'est passé et devenez fou de rage. Que voulez-vous faire ?
🐺Si vous attaquez le jeune chevalier, allez au paragraphe 8.
🐺Si vous attaquez votre ex-femme, allez au paragraphe 5.

Paragraphe 2
Vous regardez vos vêtements mais avez trop honte pour les remettre et reprendre forme humaine devant toute la cour du Duc de Bretagne. Un vieux chevalier plus sage que les autres prend la parole :
— Seigneur Duc, dit-il. Je pense que le baron de Bisclavret n’accepterait pour rien au monde de remettre ses vêtements devant vous et de quitter son apparence de bête. Vous ne comprenez pas qu’il est rempli de honte. Faites-le monter dans vos appartements, et les vêtements aussi puis laissez-le un bon moment. S’il redevient homme, nous le verrons bien.
Le Duc en personne vous accompagne jusqu'à sa propre chambre où il vous laisse après avoir fait poser vos vêtements sur son lit. Il s'en va et ferme toutes les portes derrière lui. Un peu plus t**d, il revient, accompagné de deux barons.
Lorsqu'ils entrent tous trois dans sa chambre, ils vous trouvent habillé et endormi sur son lit.
Le Duc vous réveille et vous prend dans ses bras. Il vous ramène devant sa cour où il vous rétablit dans vos titre et vous rend votre domaine, bannissant dans l'instant votre ex-femme et son amant.
Vous voilà redevenu baron de Bisclavret. Vous vous mariez avec la fille d'un seigneur voisin et vivez heureux pour le restant de votre existence.

Paragraphe 3
Le Duc, voyant votre attitude, fait saisir le chevalier et le soumet à la torture. À peine le bourreau l'effleure-t-il qu'à cause de la douleur à venir et de la peur, il raconte toute l’histoire : de quelle façon l'ex-femme du baron de Bisclavret l’avait trahi, comment elle lui avait demandé de le suivre dans la forêt et de voler ses vêtements, tout ce qu’elle lui avait confié, où il allait et ce qu’il devenait.
Depuis que ses vêtements lui avaient été dérobés, il n’avait pas reparu dans le pays. Le chevalier termine en déclarant être persuadé que la bête n’était autre que Bisclavret.
Lorsque compte-rendu lui est fait, le Duc fait venir le couple et ordonne à la femme de rapporter les vêtements à Bisclavret qu’elle le veuille ou non. Que souhaitez-vous faire ?
🐺Si vous voulez aller grogner devant le jeune chevalier pour montrer qu'étant le voleur, c'est lui qui doit vous ramener les vêtements, allez au paragraphe 9.
🐺Si vous voulez vous frotter contre les jambes du Duc pour montrer votre accord, allez au paragraphe 6.

Paragraphe 4
Le Duc, voyant votre attitude, fait saisir votre ex-femme et la fait interroger. À peine le bourreau l'effleure-t-elle qu'à cause de la douleur à venir et de la peur, elle raconte toute l’histoire, de quelle façon elle avait trahi son ex-mari le baron de Bisclavret, comment elle avait demandé à son amant, le jeune chevalier, de le suivre dans la forêt et de voler ses vêtements.
Depuis que ses vêtements lui avaient été dérobés, il n’avait pas reparu dans le pays. Elle termine en déclarant être persuadée que la bête n’est autre que son ex-mari, le baron de Bisclavret.
Lorsque compte-rendu lui est fait, le Duc fait venir le couple et ordonne à la femme de rapporter les vêtements à Bisclavret qu’elle le veuille ou non. Que souhaitez-vous faire ?
🐺Si vous voulez aller grogner devant le jeune chevalier pour montrer qu'étant le voleur, c'est lui qui doit vous ramener les vêtements, allez au paragraphe 9.
🐺Si vous voulez vous frotter contre les jambes du Duc pour montrer votre accord, allez au paragraphe 6.

Paragraphe 5
Vous bondissez sur votre ex-femme tandis que son nouveau mari, le jeune chevalier crie de terreur et va se réfugier derrière une colonne en pierre. Vous l'attrapez avec vos crocs et la tirez vers vous. Vous l'auriez sûrement mise en pièces si des serviteurs ne s'étaient pas précipités pour vous séparer. Le Duc menace de vous tuer sur le champ si vous ne vous tenez pas tranquille.
La plupart des gens sont très étonnés car jamais vous n'aviez eu un tel comportement envers quelqu'un. Connaissant votre docilité habituelle, tous les gens du château disent que vous ne faites pas cela sans raison et que cette femme a dû vous faire du tort pour que vouliez à tout prix vous venger.
– Seigneur Duc, dit un vieux chevalier, écoutez-moi. Nous tous, nous avons vu le loup et avons vécu à ses côtés depuis longtemps. Il n’a jamais touché personne ni montré de la cruauté à part envers cette femme. Par la foi que je vous dois, il a sûrement des raisons d'en vouloir à elle et à son mari. C’est l'ex-femme du baron de Bisclavret que vous aimiez tant et qui a disparu depuis longtemps sans que l’on sache ce qu’il est devenu. Interrogez la donc pour voir si elle n’a rien à avouer afin d'expliquer pourquoi cette bête la hait. Faites le lui dire si elle le sait. Nous avons déjà assisté à bien des prodiges en Bretagne!
Que voulez-vous faire ?
🐺Si vous souhaitez allez vous frotter contre les jambes de celui qui vient de parler pour montrer qu'il a raison, allez au paragraphe 4.
🐺Si vous souhaitez grogner devant le chevalier pour indiquer que c'est lui qui a quelque chose à se reprocher, allez au paragraphe 3.
🐺Si vous voulez attraper un crucifix pour montrer que vous voulez un jugement de Dieu avec le chevalier, allez au paragraphe 7.

Paragraphe 6
Gardant le jeune chevalier en otage, le Duc renvoie votre ex-femme dans son domaine afin qu'elle rapporte les vêtements qu'elle vous avait fait dérober pour que vous restiez bloqué sous votre forme de loup-garou.
Elle revient après une semaine avec un paquet de vieux linges qu'elle assure être vos vêtements.
Allez au paragraphe 2.

Paragraphe 7
Vous bondissez pour décrocher un crucifix du mur et allez le déposer aux pieds du jeune chevalier, indiquant par là que vous souhaitez vous confronter à lui dans le cadre d'un jugement de Dieu, un combat pour laver votre honneur et montrer à tous que le bon droit est de votre côté.
Tous les regards se portent vers le Duc qui donne son accord, puis on se rend dans un pré tout proche où le duel est préparé.
Le jeune chevalier vous lance un regard et un sourire mauvais. Il est armé de pied en cap tandis que vous n'aurez que votre fourrure pour vous protéger. Certes, les loup-garous ont une force hors du commun, mais la partie est loin d'être gagnée.
Peu vous importe, vous grognez et tirez sur la chaîne qu'on vous a mise autour du cou. Vous êtes submergé par la colère et n'avez qu'une idée en tête : en découdre. Votre rage augmente encore lorsque vous voyez votre ex-femme venir nouer un foulard à vos couleurs autour du bras du jeune chevalier et l'embrasser.
Au signal du Duc, on retire votre chaîne. D'un bond prodigieux vous sautez sur le chevalier mais ce dernier a le temps d'interposer son bouclier et de vous blesser à la jambe en y enfonçant le bout de son épée.
Vous ne sentez pas la douleur. Il se précipite sur vous, l'épée haute et prête à frapper.
Vous bloquez son coup en saisissant son poignet. Le chevalier réalise à quel point vous êtes fort et prend peur. Il tente de se dégager en vous frappant avec son bouclier mais vous ne sentez rien. Toujours en lui tenant fermement le poignet, vous vous redressez de toute votre hauteur. Vous lui tordez le bras et l'obligez à s'agenouiller.
D'un coup des griffes de votre main libre, vous faites voler son bouclier en éclats et allez lui trancher la gorge.
– Il suffit ! entendez-vous derrière vous.
Le Duc vient de déclarer la fin du duel. Vous êtes vainqueur. Il fait venir le couple et les menace des pires sévices s'ils n'expliquent pas ce qui s'est passé sous peine de reprise du duel. Le jeune chevalier, aussi blanc qu'un drap à l'idée de devoir vous affronter à nouveau, préfère tout avouer.
Le Duc ordonne alors à la femme de rapporter vos vêtements qu’elle le veuille ou non. Que souhaitez-vous faire ?
🐺Si vous voulez aller grogner devant le jeune chevalier pour montrer qu'étant le voleur, c'est lui qui doit vous ramener les vêtements, allez au paragraphe 9.
🐺Si vous voulez vous frotter contre les jambes du Duc pour montrer votre accord, allez au paragraphe 6.

Paragraphe 8
Vous bondissez sur le jeune chevalier tandis que votre ex-femme crie de terreur. Vous l'attrapez avec vos crocs et le tirez vers vous. Vous l'auriez sûrement mis en pièces si des serviteurs ne s'étaient pas précipités pour vous séparer. Le Duc menace de vous tuer sur le champ si vous ne vous tenez pas tranquille.
La plupart des gens sont très étonnés car jamais vous n'aviez eu un tel comportement envers un homme. Connaissant votre docilité habituelle, tous les gens du château disent que vous ne faites pas cela sans raison et que le chevalier a dû vous faire du tort pour que vouliez à tout prix vous venger.
– Seigneur Duc, dit un vieux chevalier, écoutez-moi. Nous tous avons vu le loup et avons vécu à ses côtés depuis longtemps. Il n’a jamais touché personne ni montré de la cruauté à part envers ce chevalier. Par la foi que je vous dois, il a sûrement des raisons d'en vouloir à cette femme et à son mari. C’est l'ex-femme du baron de Bisclavret que vous aimiez tant et qui a disparu depuis longtemps sans que l’on sache ce qu’il est devenu. Interrogez donc cet homme pour voir s'il n’a rien à avouer afin d'expliquer pourquoi cette bête le hait. Faites le lui dire s'il le sait. Nous avons déjà assisté à bien des prodiges en Bretagne!
Que voulez-vous faire ?
🐺Si vous souhaitez allez vous frotter contre les jambes de celui qui vient de parler pour montrer qu'il a raison, allez au paragraphe 3.
🐺Si vous souhaitez grogner devant la femme pour indiquer que c'est elle qui a quelque chose à se reprocher, allez au paragraphe 4.
Si vous voulez attraper un crucifix pour montrer que vous voulez un jugement de Dieu avec le chevalier, allez au paragraphe 7.

Paragraphe 9
Gardant votre ex-femme en otage, le Duc renvoie son nouveau mari dans son domaine afin qu'il rapporte les vêtements qu'elle vous avait fait dérober pour que vous restiez bloqué sous votre forme de loup-garou.
Le jeune chevalier revient après une semaine avec un paquet de vieux linges qu'il assure être vos vêtements.
Allez au paragraphe 2.

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6, Lieu-dit Les 3 Canards
Plomodiern
29550

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