Mdceldc

Mdceldc Une parenthèse souvent magique, parfois tragique, dans un monde qui en a besoin.

La Maison des contes et légendes de Cornouaille permet de découvrir les contes, légendes et traditions liées à cette partie de la Bretagne si riche dans ce domaine.

LE PONT ROUGE DE HUELGOATLa Princesse Dahut, de la ville d'Ys, tomba éperdument amoureuse d’un jeune galant d’Huelgoat q...
13/08/2026

LE PONT ROUGE DE HUELGOAT

La Princesse Dahut, de la ville d'Ys, tomba éperdument amoureuse d’un jeune galant d’Huelgoat qui restait de marbre face à ses avances (vu la piètre réputation de débauchée de la belle, ce type faisait figure de héros). Un soir, elle décida de suivre le malappris pour découvrir les raisons de son refus.
Il se trouve que celui-ci aimait en secret une ravissante villageoise qu’il rencontrait chaque soir au petit pont. F***e de rage, la perfide Dahut précipita les deux amants dans la rivière où ils périrent tous deux. L’eau prit alors instantanément une coloration rouge, la couleur de leur amour…

COMORE OU CONOMORE, LE BARBE BLEU BRETONAu VIème siècle, le Comte de Plusigner, CONOMORE possédait un château au lieu-di...
13/08/2026

COMORE OU CONOMORE, LE BARBE BLEU BRETON

Au VIème siècle, le Comte de Plusigner, CONOMORE possédait un château au lieu-dit "La Motte"où l'on peut encore aujourd'hui apercevoir les vestiges ainsi que le rocher où il déposait ses armes en revenant de la guerre.
Il régnait sur toute la Cornouaille et le Poher vers 550 et a connu le fils de CLOVIS, le roi Franc CHILDEBERT 1er.
La capitale de son royaume était Carhaix. Au VI° siècle, l’oppidum gallo-romain de Carhaix, lieu élevé dont les défenses naturelles ont été renforcées au temps des Celtes était encore suffisamment puissant pour qu’un seigneur en fit le point central de ses domaines. Le sanguinaire COMORRE était Tierne de Poher, c'est-à-dire qu’il avait un pouvoir légal et était un agent du pouvoir central représenté, à l'époque, par les francs.
Ce surnom de CONOMOR ou COMORRE venait de KONOMOR qui signifie « Le grand chef ». Il régnait en maître sur ses domaines. Sa réputation était effroyable parce qu’il tuait et pillait pour le plaisir.
Voici ce que dit la légende :
Le comte de CONOMORRE, épousa, une femme très belle et très douce. Or, peu de temps plus t**d, un devin lui prédit qu'il périrait de la main de son fils. Il crût à la prophétie et prit peur. Lorsque son épouse fût enceinte il lui coupa la tête pour ne prendre aucun risque.
Il se remaria cinq fois et tua de la même façon ses épouses dès qu’une naissance était annoncée.
Un jour, il se rendit au Monastère d’un saint homme nommé Gildas (futur Saint Gildas et dont le monastère s’appelle depuis Saint-Gildas-de-Rhuys), qui avait pour protecteur, GUERECH, (ou WAROCK) Comte de Vannes. Celui-ci avait une fille, TRIPHINE et quand CONOMORREla rencontra, il fut si épris de sa beauté qu’il alla la demander en mariage à son père.
A cause de la réputation de CONOMORRE, le comte de Vannes, qui n'osait pas refuser de crainte d'une guerre, demanda conseil à SAINT GILDAS qui imposa à CONOMORRE une retraite d’une année pour racheter ses fautes passées. CONOMORRE, poussé par l’envie d’épouser TRIPHINE, se montra si pieux et si obéissant pendant un an que Gildas, touché par ce repentir miraculeux, conseilla au Comte de Vannes d’accepter cette union. Le mariage fut célébré avec faste et tout se passa bien pendant plusieurs mois.
Cependant au retour d'un long voyage, CONOMORRE surprit dans son château sa jeune épouse occupée à broder un bonnet de nouveau-né. Il apprit ainsi de TRIPHINE attendait un enfant. A cette nouvelle, il se mit dans une colère épouvantable et déclara qu’il allait la tuer et la fit enfermer dans son château.
Toutefois, TRIPHINE réussit à s’enfuir mais sa course effrénée dans les bois pour s’échapper fit précipiter l’accouchement et TRIPHINE mit au monde un fils. Prenant son bébé dans les bras, épouvantée, elle reprit sa course.
Entre temps, CONOMORRE avait découvert l’évasion de sa prisonnière. Il se lança à sa poursuite avec ses soldats. Il la rejoignit au sommet d’une colline et lui trancha la tête d’un seul coup d’épée. Il repartit aussitôt dans son château, sans même se retourner, laissant le nourrisson près du cadavre de sa mère, mourir de faim ou pire, être dévoré par les loups !
Or la légende dit que Dieu ne permit pas ce meurtre. GUERECH, le père de TRIPHINE, miraculeusement prévenu, alerta son ami Saint-Gildas. Ils arrivèrent tous deux à grande chevauchée sur les lieux du crime. L abbé ne dit qu’un mot et TRIPHINE, pourtant décapitée se leva, saisit sa tête d’une main et de l'autre prit son enfant. Elle marcha alors vers le château de CONOMORRE suivie par les deux cavaliers.
A la porte du château, SAINT-GILDAS somma le meurtrier de recevoir sa femme et son enfant, mais personne ne répondit. Alors, il prit une poignée de terre et la jeta vers les tours qui s’écroulèrent, les courtines s’effondrèrent et le seigneur sanguinaire fut enseveli sous les ruines avec ses hommes d’armes.
Saint-Gildas replaça alors la tête de TRIPHINE sur ses épaules et baptisa l’enfant sous le nom de TRÉMEUR qui, plus t**d, devint moine du monastère de Saint-Gildas-de-Rhuys et, à Carhaix, une église lui est dédiée dont portail nord possède une statue qui le représente.
On dit aussi qu'à l'age de neuf ans, il rencontra son père. Celui-ci le décapita par surprise mais TREMEUR emporta sa tête sur la tombe de sa mère et survécut grace au miracle de SAINT-GILDAS.
CONOMORRE réussit à s'enfuir. SAINT-GILDAS parcourut alors la Bretagne pour dénoncer les agissements de ce seigneur. Il réussit à réunir en 548 un concile civil et ecclésiastique qui le jugea coupable. Il fut alors excommunié et dépossédé de tous ses biens et se mit à errer en Bretagne.
CONOMORRE continua pourtant ses exactions. Il tua son frère IONA, roi de Domnonée, et épousa sa v***e.
Celle-ci avait un fils, JUDUAL, héritier légitime du royaume de son père. Dépossédé, par son beau-père de ses terres et de ses biens, il livra bataille à CONOMORRE dans les monts d'Arrée. C'est lors du troisième combat qu'il le transperça d'un coup de javelot.
Malgré toutes les précautions de CONOMORRE, la prédiction s'était donc étrangement réalisée !

HISTOIRE POUR S'ENDORMIRC'était il y a quelques temps mais pas si longtemps que ça.On approchait de l'époque à laquelle,...
12/08/2026

HISTOIRE POUR S'ENDORMIR

C'était il y a quelques temps mais pas si longtemps que ça.
On approchait de l'époque à laquelle, chaque année, les oiseaux du Nord émigraient vers le Sud, en traversant les hautes montagnes. La fée des oiseaux qui les gouvernait était toute pensive : tous les ans malgré les ordres très sévères qu'elle publiait, un véritable massacre d'oiseaux migrateurs avait lieu.
Les rapaces trouvaient sans cesse de nouveaux prétextes pour désobéir. Une année, ils inventèrent qu'un rossignol s'était moqué d'eux et qu'il n'avait pu laisser ce crime impuni ; une autre fois, qu'une grande troupe d'hirondelles, se croyant fortes par leur nombre, avait voulu leur livrer bataille.
De sorte que, tous les ans, quand la fée descendait dans la plaine pour prévenir les oiseaux migrateurs que la route était libre, et qu'elle leur garantissait protection et assistance, elle avait grande peine à pleinement tenir parole. Et de là, récriminations, plaintes, et grande méfiance. Cet état de choses était fait pour mortifier la fée; elle alla donc demander conseil au dragon du vent du Nord dans son palais au-dessus des nuages et lequel, voyageant beaucoup, en savait plus long que tous les autres.
– Suis-moi, lui répondit-il, il y a près de Quimper un endroit que je veux te montrer.
La fée vola dans son sillage jusqu'à l'ouest de la capitale de la Cornouaille.
Elle arriva en surplomb d'une grande étendue grise d'où un énorme oiseau aux reflets argentés s'envola.
L'oiseau passa rapidement, en effleurant le sol, puis, léger et frémissant, il s'éleva, volant droit et hardi comme une flèche ! Avant que la fée eût eu le temps de rien comprendre, il disparut au loin dans le ciel. Son vol était léger, paisible et majestueux comme celui du condor ! Mais une aile de condor, bien qu'appartenant au plus grand des oiseaux de proie, n'avait encore jamais atteint une aussi fantastique dimension, et la fée, qui s'y connaissait, n'en n'avait pas encore vu un qui fût apprivoisé et qui consentît à porter deux hommes sur son dos.
– Explique-moi cette aventure ? dit la fée au dragon, je crois avoir rêvé.
– Tu veux parler de ces deux hommes à cheval sur leur oiseau ! Ce sont deux amis à moi. Nous faisons là-haut des courses ensemble.
– Si tu savais tous les mauvais tours que je leur ai joués, avant qu'ils ne fussent mes amis ! A vrai dire, il me déplaisait fort de voir des étrangers pénétrer dans mon domaine. Depuis que le monde est monde, j'ai toujours été libre seigneur de l'air et les seuls oiseaux avaient l'autorisation d'y séjourner avec moi. Il y eut bien quelques essais tentés par les hommes : ils lancèrent une certaine bulle de savon, extrêmement grande, au-dessous de laquelle était accroché un panier qui les portait. Ce fut vraiment d'un haut comique ! Ils voulaient aller d'un côté, et je les emportais de l'autre ; ils voulaient s'élever, et je les forçais à descendre.
Cela n'a pas pu durer lorsque les hommes irrités inventèrent les oiseaux d'argent. Depuis lors, nous sommes devenus amis.
– Mais comment s'appelle cet oiseau immense et puissant aux reflets d'argent ?
– J'ai entendu les hommes le nommer aéroplane ou avion. Ils en ont construit des centaines qui vont et viennent désormais dans les cieux.
– Des centaines ? reprit la fée stupéfaite
– Peut-être même des milliers ! insista le dragon.
La fée en savait assez. Elle retourna dans ses terres et convoqua tous les rapaces.
Ces derniers ne daignèrent se montrer qu'au bout de trois jours en affichant une mauvaise volonté évidente. Ils vinrent par groupe, en volant : leur mauvaise humeur rendait leur bec plus crochu que jamais et ils aiguisaient leurs griffes sur des roches : ils formèrent tous un grand cercle autour du Pic des Aigles où était assis leur fée, et le plus vieil épervier s'avança, et dit avec dignité :
« Tu peux parler. »
La fée parla. Elle fit un magnifique discours, digne d'un grand diplomate :
– Mes chers sujets, leur dit la fée. Vous savez combien je vous aime ; vous n'avez de même pas besoin de m'affirmer votre soumission, votre fidélité à obéir aux lois, et l'empressement avec lequel vous exécutez toujours mes ordres. A peine vous ai-je appelés et vous voilà déjà réunis ici, ce qui est la preuve évidente du respect que vous éprouvez pour moi. Vous me donnez de même la plus grande preuve de respect, en protégeant, chaque année, à cette époque, la foule des pauvres oiseaux migrateurs qui traversent mon territoire, et que je confie à votre escorte. Je viens de prendre la résolution de vous accorder, comme récompense solennelle pour tant de services rendus, un repos bien mérité. A partir d'aujourd'hui, la défense des oiseaux voyageurs est confiée à une légion d'oiseaux beaucoup plus grands et plus forts que vous, de grands oiseaux aux reflets argentés créés par les hommes et que j'ai enrôlés à cet effet. Ils sont tellement grands que vous pourriez passer pour des moucherons à côté. Vous voilà avertis !
Le vieil épervier ouvrit le bec, mais il le referma tout de suite, par prudence : si le condor disparaissait auprès de ces êtres extraordinaires, la chose méritait d'être examinée.
C'est alors qu'un avion passa au-dessus d'eux dans un bruit de tonnerre.
« Miséricorde ! » se dit tout bas le vieil épervier. La foule des rapaces vit rouler ses yeux. Il s'éleva un tumulte : « Le vieil épervier a peur ! Il a peur ! » On sait que la peur est la pire maladie qui puisse frapper un épervier, d'autant plus qu'elle est contagieuse, et que les aigles, les milans et les gerfauts en meurent tout comme nous pouvons mourir d'indigestion.
Ce fut une déroute générale parmi les voraces. Au lieu d'élever leur vol dans l'espace, ils furent emportés par la panique dans les abîmes, ils se réfugièrent dans des grottes trop étroites pour que leurs nouveaux ennemis viennent les y chercher . Ils s'y tapirent tout tremblants, en silence, comme un essaim de mouches mis en fuite par un simple coup de serviette.
Les oiseaux migrateurs, eux, purent dormir tranquilles pour la première fois depuis longtemps.

Quand vous vous réveillerez
hier ira de l'avant
et demain sera aujourd'hui
d'ici-là bonne nuit !

LES AVENTURES DE TAM KIKSuite et fin.Alors, la mouche bleue fait entendre son vron vron dans la salle, et va taquiner l’...
12/08/2026

LES AVENTURES DE TAM KIK
Suite et fin.

Alors, la mouche bleue fait entendre son vron vron dans la salle, et va taquiner l’ogre, en le piquant sur son nez dégoûtant. Il avait l’air d’un moulin à vent avec ses grands bras qu’il agitait furieusement pour abattre la guêpe ; mais la guêpe volait plus vite que ses bras ; et quand elle eut bien tourmenté ce fils du diable, elle lui creva les yeux en un instant. Le Rounfl, à bout de forces et de respiration, se mit à souffler comme un tonnerre ; il se leva en trébuchant de son fauteuil, fit deux ou trois tours sur lui-même et tomba enfin la tête la première sur les roches, où il demeura comme un bœuf assommé. Tammik délivra Thurio de sa triste position. Thurio, il est vrai, était un peu roussi ; mais Tam lui frotta la figure et la tête, car tous ses cheveux étaient grillés, avec un morceau de suif ou de lard, et il ne s’en trouva pas plus mal.
– Ça sent l’ogre mort par là, dit Tammik à son compagnon ; il est temps de filer d’ici ; qu’en pensez-vous ? – Ma foi, je n’en pense rien, répondit Thurio, qui avait son idée, et ne songeait même pas à remercier son sauveur. – Comme vous voudrez, l’ami, bonsoir, bonsoir. Pauvre Tam ! il allait oublier sa mouche bleue, tant il était affairé ; mais la mouche ne l’oubliait pas, car elle vint aussitôt bourdonner à ses oreilles, et rentra d’elle-même dans la petite cage. Tammik reprit possession de son trésor et sortit de la maison du Rounfl sans causer davantage. Dès qu’il fut parti, Thurio se mit en quête d’un autre trésor, car il savait par la lecture des histoires de ce temps-là, que les ogres ont toujours dans leur cave deux ou trois tonnes remplies d’or. Finalement et pour son malheur, faut croire qu’il en fit une bonne provision, ou qu’il avait les poches gonflées et la démarche pesante en sortant du manoir. Était-ce l’or ou le gwin-ar-dan (vin de feu) ? Les deux peut-être. Allons voir un peu, avant de finir, ce que devint notre Tammik, avec sa mouche. Lassé de vagabonder, le camarade demanda une place de valet dans une bonne ferme du voisinage. Le fermier de Kerlostik, avant de le gager, regarda un peu de travers les pauvres jambes et le triste équipage du garçon ; mais celui-ci, piqué et enhardi par sa mouche, ayant dit qu’il ferait à lui seul plus d’ouvrage que trois fainéants de Bannalek, le maître consentit à le prendre à l’essai, avec trois écus par an, de la soupe de pain de seigle tous les jours, de la bouillie de mil et des crêpes une fois par semaine. C’était une belle condition, assurément ; aussi, Tam n’eut garde de refuser. Le voilà donc valet de charrue. Le troisième jour, le maître ayant été à la foire la veille, par un temps brûlant, en avait rapporté sa bourse vide et un bon coup de soleil par-dessus le marché. Tammik proposa à la vieille moitié de ménage d’aller au champ tout seul avec les bœufs et la charrue. La vieille accepta, faute de mieux, espérant au surplus trouver tout de suite une bonne raison pour fourrer à la porte ce failli gras, qui mangeait autant que deux. Mais sur les midi, quand elle alla au champ porter au valet sa soupe de pain noir, dont elle avait eu soin, la digne créature, de ne remplir l’écuelle qu’à moitié, quand elle vit la grande pièce toute labourée, elle resta stupéfaite. Tammik avala sa soupe sans rien dire, et, avant le soir, il laboura un second champ, avec l’aide de sa mouche qui aiguillonnait les bœufs et leur donnait un cœur infatigable. Dame, on ne trouvait plus à la ferme les jambes de Tammik aussi maigres, et la ménagère permettait à l’aînée de la maison de lui porter son dîner au champ ; on le régalait joliment, allez, et la fille ne s’en revenait pas sans regarder pardessus la haie. Finalement, ça continua si bien, si bien pour Tammik, que la pen-hérez baissa les yeux devant lui, et le laissa prendre son petit doigt et attacher une épinglette à sa piécette en revenant du pardon. Voilà donc la fin de mon histoire : on fit une belle noce, à laquelle je ne fus pas invité, parce que mon père n’était pas encore né. Tam-Kik devint Tam-Pinvidik (le riche). Maharit sa femme fut la meilleure ménagère de la paroisse, ils eurent beaucoup de petits garçons et de petites filles, et puis en route, les amis !... J’avais oublié de vous dire que l’avant-veille de ses noces, monsieur Tam-Kik, tout habillé de neuf, était parti pour Lothéa, afin de chercher le bonhomme Job, et le ramener à Kerlostik. Mais voilà qu’en passant sur la lisière d’un petit bois, il vit un rassemblement de monde autour d’un homme étendu sur l’herbe ; il s’approcha pour regarder et reconnut Jalm Thurio que des voleurs avaient tué, pour voler son or apparemment. Vous voyez qu’une bourse trop lourde nuit à celui qui la porte, vu qu’il ne peut se sauver aisément des larrons, surtout quand au poids de la bourse se joint le poids d’une mauvaise conscience. Voilà pour lui. Tammik s’éloigna bien vite en faisant le signe de la croix et continua son chemin. Hélas ! à Lothéa, plus de bonhomme : parti pour le paradis ! Le bon fils pleura tout le long du chemin en revenant, et je puis jurer qu’il n’entra dans aucun cabaret, ce qui n’est pourtant pas défendu, je pense, aux gens qui ont le gousset garni et qui savent boire sans se soûler. À la fin des fins, je vous dirai que la mouche s’était envolée le jour des fiançailles. Que lui restait-il à faire ? n’avait-elle pas achevé le bonheur de Tam, en lui procurant une belle condition, et une bonne femme, ce qui est diablement rare ? Voilà pour Tam-Kik. Il y en a aussi qui disent que la mouche était un ange du paradis donné à Tam-Kik par le vieux mendiant, lequel était un grand saint venu sur la terre pour éprouver ceux qu’il rencontrerait ; d’autres ajoutent même que tous les hommes de cœur ont une mouche pareille dans la poitrine.
Moi je vous laisse penser ce que vous voulez et je m'en vais.

SUPRÉMATIE DE L'HOMME SUR LES ANIMAUX.Selon une tradition de Quimper, l'homme allait autrefois, comme les autres animaux...
12/08/2026

SUPRÉMATIE DE L'HOMME SUR LES ANIMAUX.

Selon une tradition de Quimper, l'homme allait autrefois, comme les autres animaux, à quatre pattes.
Il vivait dans les forêts et grattait la terre avec ses ongles pour y trouver sa nourriture.
Il ne commença à se tenir debout sur ses deux pieds que lorsqu'il se mit à cultiver la terre. A cette époque, l'homme avait aussi une queue, et il grimpait aux arbres comme les chats.
Si, un jour, l'homme cessait de travailler la terre et de se faire aider par les animaux auxquels il commande, il recommencerait à marcher à quatre pattes, et serait encore plus malheureux qu'à l'origine.
Alors les animaux seraient ses maîtres. Le sourd (salamandre) se planterait sur la queue au milieu de son front et lui mangerait les oreilles de chaque côté. La taupe lui prendrait ses yeux et il ne verrait plus. Il deviendrait l'être le plus horrible et le plus malheureux de la terre, et il finirait par être complètement détruit par les animaux.

LES FANTÔMES DU CHÂTEAU DE RUSTEPHANLe château de Rustéphan, près de Pont-Aven a été construit en 1480. La légende évoqu...
12/08/2026

LES FANTÔMES DU CHÂTEAU DE RUSTEPHAN

Le château de Rustéphan, près de Pont-Aven a été construit en 1480. La légende évoque le fantôme d'une jeune fille, morte le jour où son fiancé renonçant au mariage est devenu prêtre. Si le château a été habité pendant un siècle environ, le mystère demeure même s'il s'est transmis à plusieurs familles. Aujourd'hui, le site est interdit au public, jugé trop dangereux.
Certaines nuits de pleine lune, on peut les voir. Tous les habitants de Rustéphan, vous le diront : les fantômes de Geneviève et de Iannick hantent encore aujourd'hui le château.

HISTOIRE POUR S'ENDORMIRlibrement adaptée d'un conte de Grimm, l'ours et le roitelet.C'était il y a longtemps, en Cornou...
11/08/2026

HISTOIRE POUR S'ENDORMIR
librement adaptée d'un conte de Grimm, l'ours et le roitelet.

C'était il y a longtemps, en Cornouaille, à l'époque où les animaux avaient encore le don de la parole et se comprenaient entre eux. Un jour l'ours et le loup se promenaient dans le bois. L'ours entendit le chant d'un oiseau. « Frère loup, demanda-t-il, quel est ce beau chanteur ?
– C'est le roi des oiseaux, répondit le loup ; il faut le saluer.
C'était en effet le roitelet.
– S'il en est ainsi, dit l'ours, Sa Majesté doit avoir un palais; fais-le moi voir.
– Cela n'est pas si facile que tu penses, répliqua le loup ; il faut attendre que la reine soit rentrée.
La reine arriva sur ces entrefaites; elle et le roi tenaient à leur bec des vermisseaux pour nourrir leurs petits. L'ours les aurait volontiers suivis, mais le loup le retint par la manche en disant :
– Non, attendons qu'ils soient ressortis.
Ils remarquèrent seulement l'endroit où se trouvait le nid, et passèrent leur chemin.
Mais l'ours n'avait pas de cesse qu'il n'eût vu le palais du roi des oiseaux ; il ne t**da pas à y retourner. Le roi et la reine étaient absents ; il risqua un coup d'oeil et vit cinq ou six petits couchés dans le nid.
– Est-ce là le palais ? s'écria-t-il; c'est un triste palais; et pour vous, vous n'êtes pas des fils de roi, mais d'ignobles petites créatures.
Les petits roitelets fut très courroucés en entendant cela, et ils crièrent de leur côté :
– Non, ours, nous ne sommes, pas ce que tu dis ; nos parents sont nobles, tu payeras cher cette injure. À cette menace, l'ours et le loup, pris de peur, se réfugièrent dans leurs trous.
Mais les petits roitelets continuaient à crier et à faire du bruit; ils dirent à leurs parents qui leur rapportaient à manger : « L'ours est venu nous insulter; nous ne bougerons pas d'ici et nous ne mangerons pas une miette jusqu'à ce que vous ayez rétabli notre réputation.
– Soyez tranquilles, leur dit le roi, votre honneur sera réparé.
Et, volant avec la reine jusqu'au trou de l'ours, il lui cria :
– Vieux grognard, pourquoi as-tu insulté mes enfants ? Il t'en cuira, car nous allons te faire une guerre à mort.
La guerre était déclarée; l'ours appela à son secours l'armée des quadrupèdes, le bœuf, la vache, l'âne, le cerf, le chevreuil et tous leurs pareils. Chacun, à part le loup, pensait à une victoire facile, les oiseaux n'étaient après tout que de petits êtres insignifiants si ce n'est qu'ils avaient la capacité de voler.
De son côté, le roitelet convoqua tout ce qui vole dans les airs, non seulement les oiseaux grands et petits, mais encore les insectes ailés, tels que mouches, cousins, abeilles et frelons.
Comme le jour de la bataille approchait, le roitelet envoya des espions pour savoir quel était le général de l'armée ennemie. Le cousin, qui ressemble à un moustique avec de grandes pattes, était le plus fin de tous ; il vola dans le bois à l'endroit où l'ennemi se rassemblait, et se cacha sous une feuille d'un arbre auprès duquel on délibérait. L'ours appela le renard et lui dit :
– Compère, tu es le plus rusé de tous les animaux ; c'est toi qui seras notre général.
– Volontiers, dit le renard, mais de quel signal conviendrons-nous ?
Personne ne dit mot.
– Eh bien ! continua-t-il, j'ai une belle queue longue et touffue comme un panache rouge : tant que je la tiendrai levée en l'air, les choses iront bien et vous marcherez en avant; mais si je la baisse par terre, ce sera le signal de sauve qui peut.
Le cousin, qui avait bien écouté, revint raconter tout de point en point au roitelet.
Au lever de l'aurore, les quadrupèdes accoururent sur le champ de bataille en galopant si fort que la terre en tremblait. Le roitelet apparut dans les airs avec son armée qui bourdonnait, criait, volait de tous côtés de façon à donner le vertige ; on s'attaqua avec fureur.
Mais le roitelet dépêcha le frelon, avec ordre de se planter sous la queue du renard et de le piquer de toutes ses forces. Au premier coup d'aiguillon, le renard ne put s'empêcher de faire un bond, mais en tenant toujours sa queue en l'air; au second, il fut contraint de la baisser un instant; mais au troisième, il n'y put plus tenir, et il la serra entre ses jambes en poussant des cris perçants.
Les quadrupèdes, voyant cela, crurent que tout était perdu, et commencèrent à s'enfuir chacun dans son trou : et ainsi les oiseaux gagnèrent la bataille.
Le roi et la reine volèrent aussitôt à leur nid et s'écrièrent :
– Nous sommes vainqueurs, enfants, buvez et mangez joyeusement.
– Non, dirent les enfants, il faut d'abord que l'ours vienne nous faire des excuses et déclarer qu'il reconnaît notre noblesse.
Le roitelet vola donc au trou de l'ours et lui dit :
– Vieux grognard, tu vas venir faire des excuses devant le nid de mes enfants, et leur déclarer que tu reconnais leur noblesse; autrement, gare à tes côtes !
L'ours effrayé arriva en rampant et fit les excuses demandées.
Alors enfin les petits roitelets furent apaisés, et après avoir mangé un bon repas de mouches et de vermisseaux, ils s'endormirent au creux de leur nid, bien calés dans des plumes de duvet.

Quand vous vous réveillerez
hier ira de l'avant
et demain sera aujourd'hui
d'ici-là bonne nuit !

DOUARNENEZHistoire improvisée.Le port de Douarnenez était calme en cette nuit d'hiver. Les lumières scintillaient sur le...
11/08/2026

DOUARNENEZ
Histoire improvisée.

Le port de Douarnenez était calme en cette nuit d'hiver. Les lumières scintillaient sur les quais, et le bruit des vagues s'écrasant contre la côte se faisait entendre au loin. Soudain, dans la pénombre, une ombre massive apparut à l'horizon.
C'était un bateau de pêche, mais il semblait étrangement silencieux. Les autres navires du port s'étaient éloignés pour laisser de la place au bateau fantôme. Les gens sur les quais s'approchèrent avec prudence, incertains de ce qui allait se passer.
Le bateau se rapprocha lentement, comme s'il était guidé par une force surnaturelle. Les cordages battaient au vent, les voiles étaient étrangement enroulées et l'absence totale de lumière à bord ajoutait au mystère de cette apparition.
Finalement, l’embarcation échoua sur les quais, et c'est alors que les habitants de Douarnenez virent que le bateau était vide.
Aucun membre d'équipage n'était à bord, et il n'y avait aucun signe de lutte ou de panique. Les filets de pêche étaient intacts, mais il y avait un sentiment étrange, presque palpable, qui flottait à bord, un air de mystère et de peur.
Les autorités furent alertées et commencèrent à enquêter, mais personne n'avait vu le bateau de pêche partir en mer, ni ne savait ce qui était arrivé à l'équipage.
Au fur et à mesure que la nouvelle de la découverte se répandait, les gens commencèrent à raconter des histoires sur des événements étranges survenus dans les semaines précédentes. Des marins racontèrent avoir vu des ombres sinistres sur l'eau, tandis que d'autres affirmèrent avoir entendu des murmures inquiétants dans les ports de pêche voisins.
Le bateau vide fut un jour emporté par une grande marée qui le déposa sur des hauts fonds à l’intérieur des terres.
Il y demeura.
Au fil du temps, les rumeurs le concernant se transformèrent en légendes. On racontait que le bateau de pêche était hanté par l'esprit de l'ancien propriétaire, un pêcheur qui avait péri en mer des années auparavant.
Les habitants de Douarnenez se mirent alors à éviter le port la nuit, de peur d'être témoins des apparitions effrayantes. Certains prétendaient même avoir vu des spectres à bord du bateau, des marins terrifiants qui erraient sans but et semblaient chercher une proie à leur goût.
La vérité était que personne ne savait ce qui était arrivé à l'équipage du bateau de pêche, mais la rumeur persistait : le port de Douarnenez était désormais hanté, et personne n'osait s'aventurer dans la nuit, de peur de rencontrer les esprits tourmentés de ceux qui avaient péri en mer.

LES AVENTURES DE TAM KIKEpisode 3Le vieux Rounfl, gros comme une tonne, était assis dans une salle sombre et enfumée, cr...
11/08/2026

LES AVENTURES DE TAM KIK
Episode 3

Le vieux Rounfl, gros comme une tonne, était assis dans une salle sombre et enfumée, creusée dans les rochers au flanc de la montagne, il était si gros qu’il ne pouvait remuer. Vite Butor, avant que le bâton fatal fût retombé (car l’ogre avait à la main un bâton ferré, long de deux aunes), vite Butor lança deux mots dans l’oreille d’âne du Rounfl, qui s’apaisa sur le champ.
– C’est bon, c’est bon, dit-il, on verra ça ; en attendant, troussez-moi ce poulet-là, il tiendra bien sur la broche avec l’autre. Foi de Dieu ! Tammik n’avait guère le temps de se gratter l’oreille. Par bonheur, il avait la langue pendue comme un avocat de Quimper, et il se mit à travailler avec, tout de suite. – Ah ! monsieur l’ogre, qu’il s’écria, monseigneur le baron de Tronjoli, vous auriez grand tort de faire du mal à Tam-Kik, votre meilleur ami, venu ici tout exprès de l’Angleterre.
– Je n’aime pas les Anglais, moi ; ainsi, mes dogues...
– Faites excuse, monseigneur, je ne suis pas un Anglais, je n’en ai pas l’air, que je pense, mais c’est par amour pour Votre Majesté que je suis allé dans ce pays des cuisiniers pour apprendre à faire la cuisine à la nouvelle mode.
– Orch ! orch ! ça me donne appétit, mais je suis diablement pressé.
– Patience, monseigneur, n’y aura rien de perdu, laissez-moi faire ; où est la volaille ?
– Montrez-lui la broche et la volaille, et si dans cinq minutes...
– Suffit, monseigneur, on sera prêt. À l’ouvrage ! Et en disant cela, Tam retournait ses manches et suivait Ragear à la cuisine. Oh ! Jésus-Maria ! qu’est-ce qu’il vit dans un coin de la cuisine !... La cuisine était assez grande ; il y avait des billots faits avec des chênes tout entiers, des couperets énormes, des poêles à frire larges comme des meules de moulin, un tournebroche dont les roues avaient l’air d’un moulin à farine, des broches, des broches longues comme le pied de la grande bannière de Clohars ! Ça faisait frémir, quand on pense qu’il y avait à côté des morceaux de kik et d’os qui ne sentaient ni le veau, ni le bœuf, ni le mouton. Le fameux Jalm Thurio était dans le fond de la cheminée, près du feu, non pas pour se chauffer à l’aise, n’allez pas croire, mais bien garrotté, troussé comme un poulet, tout prêt à être embroché et grillé comme saint Laurent. Tammik, quoiqu’il n’eût guère de cheveux sur la tête, les sentit pourtant se dresser de peur, surtout quand il entendit Ragear lui dire :
– Fais que ça soit cuit dans cinq minutes, et à point. Cinq minutes pour cuire un homme !... Ah ! il y avait un fier feu dans la cheminée, qu’on en rissolait à dix pas.
– Faut que ça soit bien cuit dans cinq minutes, répéta le monstre, en saisissant la broche d’une patte et Thurio de l’autre.
– Heuh ! diable rouge ! murmura Tam hors de lui. Tout à coup il sentit un frétillement dans sa poche, et entendit une petite voix qui disait :
– Ouvre vite, ouvre-moi vite la cage... Brrr, voilà la mouche bleue en route. D’abord elle va droit à Ragear qui cherchait le bon bout pour embrocher Jalm, et lui enfonce son dard dans les deux yeux. Ragear, fou de douleur et de colère, laisse tomber la broche et pousse des hurlements terribles ; Butor arrive à ce vacarme, et la guêpe allant à sa rencontre, lui fait subir le même traitement qu’à son compagnon. Restait le Rounfl, dont la fureur ne connaissait plus de bornes.
– Ici, ici, tas de brigands, que je vous éreinte à coups de gaffe... Dire qu’ils me font attendre mon souper et qu’ils sont à se battre au lieu de faire leur besogne. Ah ! les monstres, comme je vais les dauber ! Et ce gueux de cuisinier ; failli Anglais, va, c’est moi qui vais te démolir ; oui, je vais t’avaler tout cru, pour t’apprendre à troubler mon ménage. C’était comique de voir se démener un Rounfl si gros, si pesant qu’il ne pouvait quitter son fauteuil.
– Rounflec’h, ogre méchant, attends un peu, mon chéri, tu seras servi tout à l’heure ; on va te chauffer un bouillon nouveau. Gros glouton ! hurle tant que tu voudras, appelle tes dogues, peine perdue, mon vieux ; tes dogues enragés sont déjà rendus si loin dans la forêt que l’on n’entend plus d’ici leurs hurlements. À ton tour, affreux baron du diable !

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6, Lieu-dit Les 3 Canards
Plomodiern
29550

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