10/05/2026
đč 2eme rencontre place VendĂŽme đč
LâUFAP UNSa Justice et la CGT PĂ©nitentiaire ont Ă©tĂ© reçues ce jour place VendĂŽme, dans la continuitĂ© du mouvement dâenvergure du 27 avril 2026.
Concernant le comblement de la vacance dâemplois :
Dans le cadre de la campagne de mobilitĂ© en cours, 76 postes ont, Ă ce jour, vocation Ă combler la vacance dâemplois, le reste concernant notamment des ouvertures de structures.
Le cabinet nous propose lâajout de 124 postes supplĂ©mentaires afin de combler plus largement cette vacance dâemplois.
Néanmoins, il nous indique que cette opération aurait lieu sans ajout de postes à la liste de mobilité en cours, mais par le fléchage de postes vacants issus CAP, destinés aux élÚves surveillants des 224e et 225e promotions.
LâUFAP UNSa Justice et la CGT PĂ©nitentiaire se sont fermement opposĂ©es Ă cette mĂ©thode, privilĂ©giant lâouverture dâune mobilitĂ© fermĂ©e pour ces 124 postes supplĂ©mentaires, afin que les agents titulaires puissent en ĂȘtre les premiers bĂ©nĂ©ficiaires. Lâadministration va expertiser cette possibilitĂ©.
Concernant le futur plan triennal de résorption des emplois vacants :
Il sera portĂ© par le GDS avec 1 an dâavance, afin de rĂ©sorber une partie de nos emplois vacants dĂšs 2027. Le cabinet nâest pas en mesure de nous indiquer le nombre dâemplois de ce dernier Ă ce stade. Il nous faudra peser fortement auprĂšs de BERCY afin de soutenir ce triennal.
Concernant les mesures de soutien métier :
Nos organisations ont rappelĂ© la nĂ©cessitĂ© dâen finir avec lâisolement du surveillant sur sa coursive. Cela impose de nouvelles mĂ©thodes de travail, notamment la mise en place dâĂ©quipes mobiles, accompagnĂ©e dâune rĂ©organisation de la journĂ©e de dĂ©tention.
Le garde des Sceaux sâest montrĂ© sensible Ă ce dispositif. Des rencontres avec la DGAP et les organisations syndicales auront lieu prochainement afin dâengager une expĂ©rimentation sur un Ă deux Ă©tablissements par direction interrĂ©gionale.
Nous avons exigĂ© une avancĂ©e rapide sur ce dossier. Les personnels nâont plus le temps dâattendre pendant que les coursives explosent.
Concernant les mesures indemnitaires :
Nous avons porté une mesure de reconnaissance indemnitaire au regard de la situation insoutenable que vivent les personnels pénitentiaires.
Le cabinet travaille actuellement Ă une augmentation du montant de la prime de surpopulation. Il rĂ©flĂ©chit Ă©galement Ă un abaissement du seuil en deçà de 150 % de surpopulation ainsi quâĂ lâĂ©largissement des catĂ©gories de personnels pouvant en bĂ©nĂ©ficier.
Concernant le paiement du stock des heures supplémentaires, le dossier est toujours en arbitrage auprÚs du Premier ministre et de Bercy. Là encore, les personnels attendent des actes.
Concernant la surpopulation pénale :
Le cabinet nous a indiquĂ© quâil soutiendrait la PPL du dĂ©putĂ© BOUDIE. Sans entrer dans lâesprit de cette mesure, si elle Ă©tait votĂ©e, elle permettrait de faire redescendre la pression par une baisse de la surpopulation pĂ©nale. Pour rappel, nos organisations dĂ©fendent toute mesure dâurgence visant Ă lutter contre la surpopulation pĂ©nale dans nos Ă©tablissements surchargĂ©s.
Au sujet de lâinstruction de la DACG incitant Ă utiliser pleinement les remises de peine, celle-ci devrait paraĂźtre prochainement et permettrait Ă©galement, selon le cabinet, une baisse de la pression carcĂ©rale.
Pour lâUFAP UNSa Justice et la CGT PĂ©nitentiaire, une chose est claire : le mouvement du 27 avril a permis ces discussions. DĂ©sormais, il faut des engagements concrets et rapides.