16/08/2026
Nous avons publié ce texte le 30 mars 2024. Deux ans et demi plus t**d, il fait toujours écho à l'actualité :
Hannah Arendt a notamment développé le concept de « banalité du mal » dans son ouvrage « Eichmann à Jérusalem : Rapport sur la banalité du mal » (1963) qui traite du procès du haut fonctionnaire n**i Adolf Eichmann, un des principaux responsables de la déportation et de l'extermination des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale.
Dans son livre, Hannah Arendt soutient que le mal n'est pas systématiquement le produit d’individus monstrueux et sadiques mais souvent le résultat d'actions de personnes tout à fait ordinaires qui se conforment à des systèmes et à des structures sociales. La philosophe observe en effet qu'Eichmann n'est rien d'autre qu'un homme banal, un simple bureaucrate qui, comme beaucoup s'est conformé à des ordres sans réfléchir aux implications morales de ses actes, motivés non pas par une haine raciale mais par une obéissance aveugle et un désir de carrière et de promotion sociale. Par « banalité », Hannah Arendt entend que de tels agissements peuvent devenir ordinaires dans un certain cadre, rendu possible par une culture de conformisme et d'obéissance aveugle.
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