15/05/2026
"La société reste seule décisionnaire du devoir de mémoire qui lui incombe ».
Cette phrase ne date pas d'un autre temps, cette phrase n'est pas sortie de son contexte, cette phrase appartient au directeur de Bergerac dans sa réponse datée duv15 avril à la demande d'hommage formulée par la CGT Eurenco pour les 4000 indochinois qui, entre 1940 et 1948, ont été parqués dans des conditions indignes à l’intérieur de hangars situés sur le site de la Poudrerie de Bergerac, puis forcés de travailler sans salaire à la poudrerie.
Le devoir de mémoire n’est pas une propriété patronale.
Les Travailleurs indochinois ne sont pas venus à Bergerac par choix. Ils ont été recrutés de force par l’administration coloniale française pour travailler dans la Poudrerie Nationale de Bergerac, aujourd'hui Eurenco Bergerac.
Certains y sont morts. Leur histoire n’appartient pas à Eurenco. Elle appartient aux familles de ces travailleurs indochinois, et à tous ceux qui font vivre leur mémoire près de 90 ans plus t**d.
Ce devoir de mémoire revient également au syndicat CGT d'Eurenco en hommage à nos camarades de l'époque qui, dès la fin de l'interdiction de la CGT par le régime de Vichy, ont été les premiers à défendre ces travailleurs indochinois.
La CGT Eurenco appelle tous les salariés disponibles à participer massivement à l'inauguration du Mémorial aux 4000 Travailleurs indochinois passés par la poudrerie de Bergerac
Lieu de l'inauguration: Mairie de CREYSSE
12 Grande-Rue 24100 Creysse Samedi 30 mai 2026 à 11h00