Association Les Papillons

Association Les Papillons L'association Les Papillons entend lutter contre toutes les formes de maltraitances faites aux enfant

Ça suffit ! Depuis des années, Les Papillons encaissent. Les insinuations. Les mensonges. Le dénigrement. Les accusation...
03/09/2026

Ça suffit !

Depuis des années, Les Papillons encaissent. Les insinuations. Les mensonges. Le dénigrement. Les accusations lancées sans preuve. Nous avons expliqué. Nous avons dialogué. Nous avons encore et encore choisi de croire au dialogue républicain.

Je vous le redis monsieur le ministre : ça suffit !
Désormais, chaque fois qu’une inspectrice ou un inspecteur de l’Éducation nationale diffusera une information fausse, diffamatoire ou attentatoire à l’honneur de notre association, nous saisirons systématiquement la justice.

Notre plainte au procureur visera la personne qui aura tenu ou relayé les propos. Mais pas seulement. Lorsque ces comportements émaneront de votre administration, Monsieur le Ministre, votre responsabilité sera également recherchée.

Nous ne laisserons plus personne salir des années de travail au service des enfants avec une rumeur, une insinuation ou une accusation sans preuve comme cette inspectrice qui veut empêcher l'installation d'une boîte aux lettres Papillons en prétendant que nous ferions l'objet d'une enquête de la MIVILUDE pour dérives sectaires !!! C'est la goutte d'eau.

Vous voulez protéger les enfants ? Nous aussi.
Vous voulez libérer leur parole ? Nous aussi.
Alors pourquoi certains représentants de votre ministère consacrent autant d’énergie à combattre ceux qui cherchent précisément à permettre à cette parole d’exister. Une boîte aux lettres ne devrait faire peur à personne. Sauf peut-être à ceux qui redoutent ce qui pourrait en sortir.

Il est temps que vous assumiez ces diffamations devant la justice. Nous avons suffisamment tendu la main. Désormais, nous tendrons les pièces aux magistrats.

Monsieur le Ministre, cette année, nous ne laisserons plus rien passer. Parce qu’il ne s’agit pas de nous, ni de vous d'ailleurs. Il s’agit des enfants. Et pour eux, nous ne reculerons plus d’un millimètre.

Ils auront un nouveau cartable sur le dos. Des cahiers neufs.Ils retrouveront leurs copains, leurs enseignants. Certains...
01/09/2026

Ils auront un nouveau cartable sur le dos. Des cahiers neufs.Ils retrouveront leurs copains, leurs enseignants. Certains auront hâte. Et certains auront peur. Aujourd'hui, c'est la rentrée des classes.

Sur cette photo, il y a des cartons. Beaucoup de cartons. Mais moi, quand je les regarde, je vois autre chose. Je vois des enfants. Je vois tous ceux qui, dans quelques jours ou quelques semaines, déposeront quelques lignes dans une Boîte aux lettres Papillons®. Un mot griffonné à la hâte. Juste une phrase qui tremble. Un secret.
Une peur. Une souffrance.

Cette année encore, dans les médias, dans les questionnaires anonymes (lol), nous parlerons des violences se*****es faites aux enfants. Et il le faut. Mais ne laissons pas cette terrible réalité devenir l’arbre qui cache la forêt. Car il y a aussi les coups, le harcèlement scolaire, les humiliations, les violences psychologiques, les négligences, les enfants terrorisés. Ceux qu'on insulte, qu'on rabaisse, qu'on menace. Ceux qui souffrent partout. Ceux qui souffrent en silence.
Un enfant peut être victime sans que personne ne le sache. Et c’est précisément pour cela que nos boîtes aux lettres Papillons existent.

Aujourd'hui, des millions d’enfants vont faire leur rentrée. Et quelque part parmi eux, il y aura peut-être un enfant qui, pour la première fois, se dira que c'est son moment de briser le silence, à son rythme. C’est pour cet enfant, pour tous les enfants, que nous continuons. Carton après carton. Boîte après boîte. Mot après mot.

Parce qu’une rentrée ne devrait jamais commencer par la peur. Et parce qu’aucun enfant ne devrait avoir à grandir avec un secret qui lui fait mal.

Le ministre de l’Éducation nationale annonce vouloir donner à tous les enfants, de la grande section de maternelle jusqu...
27/08/2026

Le ministre de l’Éducation nationale annonce vouloir donner à tous les enfants, de la grande section de maternelle jusqu’aux plus grands, un questionnaire pour parler des violences sexistes et se*****es.

Sur le papier, l’intention peut sembler bonne.
Mais protéger les enfants, ce n’est pas simplement leur poser des questions. C’est savoir quoi faire de leur réponse. C’est être capable de reconnaître une parole qui tremble, un silence, un regard qui fuit, un dessin, une phrase à moitié dite. C’est savoir accueillir la parole d’un enfant sans la brusquer, sans l’interpréter, sans la fermer.

Et surtout, c’est être là après. Parce qu’un enfant victime ne parle pas forcément le jour où on lui tend un questionnaire. Il peut répondre « non » aujourd’hui… et vouloir parler dans trois semaines. Dans six mois. Dans deux ans.
Alors que fera-t-on de cette parole lorsqu’elle arrivera ? Qui l’accueillera ? Qui saura quoi en faire ? Qui accompagnera cet enfant ?

Car une chose est essentielle : on ne peut pas demander à un enfant de parler à un instant précis simplement parce que l’institution a décidé que c’était le moment. La parole d’un enfant ne se commande pas. Elle se libère quand l’enfant se sent suffisamment en sécurité pour la laisser sortir.

C’est précisément pour cela que nous avons créé les Boîtes aux lettres Papillons®. Elles ne disent jamais à un enfant : « C’est maintenant que tu dois parler. » Elles lui disent : « Quand tu seras prêt, nous serons là. » Et derrière cette boîte, il y a des professionnels formés, des psychologues, une procédure, un accompagnement.

Alors oui, il faut parler des violences sexistes et se*****es à l’École. Oui, il faut prévenir. Oui, il faut repérer. Mais un questionnaire ne doit surtout pas devenir un sparadrap posé sur une plaie béante. Parce que pendant que l’on distribue des questionnaires, des associations qui savent recueillir et accompagner la parole des enfants sont encore empêchées de travailler pleinement avec l’Éducation nationale. Et ça, je ne peux pas l’accepter.

La protection de l’enfance mérite mieux qu’une opération qui donne bonne conscience. Elle mérite des moyens. Des professionnels. De la formation. Mieux !

"The show must go on". C'est ce qu'on dit. Oui, mais pas à n’importe quel prix. Et certainement pas au mépris de celles ...
25/08/2026

"The show must go on". C'est ce qu'on dit. Oui, mais pas à n’importe quel prix. Et certainement pas au mépris de celles qui ont eu le courage de parler.

Patrick Bruel est présumé innocent. Évidemment ! La justice doit travailler. Bien-sûr ! Personne ne devrait être condamné avant d’avoir été jugé. Clairement. Mais quand on a dit ça, quoi ? La présomption d’innocence n’est pas une obligation de faire comme si rien ne s’était passé.

Aujourd’hui, des dizaines de femmes ont témoigné. Des plaintes ont été déposées. Des enquêtes sont ouvertes. Patrick Bruel est mis en examen dans plusieurs dossiers de violences se*****es. Il conteste les accusations. Nous espérons que la justice passera.

Mais en attendant, que faisons-nous de la parole de ces femmes ? On regarde ailleurs ? On rallume les projecteurs ? On vend les billets ?
Et surtout, on continue comme si de rien n’était ?
Non.

Parce qu'une tournée de 35 dates n’est pas une décision de justice. C’est un choix. Le choix de continuer à remplir des salles, à vendre du spectacle, à faire tourner une machine économique et médiatique alors qu’une trentaine de femmes ont décidé de briser le silence.

Heureusement, certains maires disent aujourd’hui : « Pas chez nous. » Chartres. Tours. Laval. Montpellier. Brest… Des élus prennent position ou demandent que les concerts soient annulés. Ils ne rendent pas la justice. Mais ils posent une limite symbolique.

Ils disent que parfois, le spectacle doit attendre, Parce qu’il existe des moments où continuer comme si de rien n’était n’est plus de la neutralité. C’est une manière de détourner le regard.

Et quand des femmes parlent de violences se*****es, notre société ne peut pas leur demander de briser le silence pour ensuite leur expliquer qu le spectacle doit continuer.

Pas cette fois.
Pas comme si elles n’existaient pas.

21/08/2026

Avant de juger, de croire qu'on sait, il faut comprendre comment se construit le silence.

Moi, j'avais 6 ans. Mon frère était mon héros, mon modèle. Je l'aimais. Je lui faisais confiance.
Alors quand il m'a dit : « Tous les frères font comme ça », je l'ai cru. Je n'avais pas les mots pour comprendre.

Il m'a parlé de secret et j'ai compris qu'il se passait quelque chose que je ne devais raconter à personne. Alors je me suis tu. Et sans le savoir, j'ai commencé à construire ma prison. Une pierre pour la peur. Une autre pour la honte.
Une pierre pour la culpabilité. Une autre pour cette question terrible : « Et si personne ne me croyait ? ». Puis une autre encore pour : « Qu'est-ce qui arrivera à ma famille si je parle ? »

À chaque fois que je me taisais, je croyais me protéger. Alors je souriais. Je travaillais. Je devenais un enfant modèle. Je faisais tout pour que personne ne regarde derrière le masque. Et chaque fois que personne ne voyait rien, je posais une pierre de plus.

Le silence devient ainsi implacable. Au début, et parce que ça fait trop mal, on se dit qu'on en parlera peut-être aujourd'hui. Puis demain. Puis plus t**d. Puis jamais. Et les années passent.

Le silence devient une habitude. L'habitude devient une seconde peau. Et un jour, on réalise que trente ans se sont écoulés. On voudrait parler. Mais comment ouvrir une porte que l'on a soi-même murée pendant toute une vie ?

Voilà pourquoi je me suis tu. Je ne me suis pas réveillé un matin en décidant de garder le silence pendant trente ans. Je l'ai construit. Pierre après pierre. Et le plus terrible, c'est qu'à chaque pierre, je croyais me protéger. Je ne voyais pas que je m'enfermais.

Le silence est une prison que l'on construit soi-même. On ne le sait pas. Et il faut parfois toute une vie pour comprendre que la porte était là depuis le début.

Il y a des blessures dont on parle difficilement.Des blessures qui ont parfois été enfermées dans le silence pendant des...
19/08/2026

Il y a des blessures dont on parle difficilement.
Des blessures qui ont parfois été enfermées dans le silence pendant des années. Des blessures que l’on porte encore, même lorsque l’on a appris à sourire, à travailler, à aimer, à avancer. Parce que parler n’efface pas ce qui s’est passé. Mais parler, parfois, permet enfin de ne plus porter seul.

Les inscriptions pour la session 2026/2027 de nos groupes de parole sont ouvertes.
Pendant 7 séances, nos psychologues accompagnent des groupes de personnes victimes de violences dans l’enfance. Un espace pour déposer ce qui pèse, mettre des mots sur ce qui n’en avait jamais eu, écouter sans être jugé, comprendre que l’on n’est pas seul à ressentir ce que l’on ressent. Inscrivez vous ici https://www.helloasso.com/associations/association-les-papillons/adhesions/groupe-de-parole-victimes-2026-2027

Et parce que les victimes ne sont jamais seules à vivre les conséquences des violences, nous proposons également des groupes de parole ponctuels pour celles et ceux qui les accompagnent au quotidien : conjoints, proches, familles…

Car accompagner une victime, c’est aussi parfois être bouleversé, démuni, épuisé. Et ceux qui entourent doivent eux aussi pouvoir parler, comprendre et être entendus. Inscrivez-vous ici https://www.helloasso.com/associations/association-les-papillons/evenements/gp-1

Ici, personne n’a besoin de raconter plus qu’il ne peut. Personne n’a besoin de se justifier. On vient simplement avec son histoire, ses silences, ses questions… et on découvre parfois qu’à plusieurs, le poids devient un peu moins lourd.

Nos groupes de paroles se font indistinctement en présentiel ou en distanciel

Parler ne change pas le passé. Mais cela peut changer la manière dont on continue à vivre avec.

Il y a quelques jours, un enfant suivi par l'association Les Papillons, victime de violences physiques graves de la part...
14/08/2026

Il y a quelques jours, un enfant suivi par l'association Les Papillons, victime de violences physiques graves de la part de son père, est allé, avec sa mère, dans une gendarmerie. Il voulait faire ce que partout on leur demande de faire : déposer plainte.

La plainte n’a pas été prise. Parce que, selon le militaire, « à cet âge-là, les enfants disent beaucoup de mensonges. » Je vous demande de mesurer la violence de cette phrase. Un enfant est battu. Il trouve le courage de parler. Sa mère l’accompagne pour le protéger. Ils franchissent la porte d’une gendarmerie. Et l’institution qui devrait être leur refuge leur répond : « On ne vous croit pas. »

Ce n’était pas il y a dix ans. Ce n’était pas il y a cinq ans. C’était il y a quelques jours. En 2026.
Alors arrêtons de nous raconter des histoires.
Toutes ces défaillances ne sont pas une question de moyens. C’est une question de regard, de formation, de culture, de responsabilité. C’est un problème systémique.

Après Lyhanna, après toutes les affaires, toutes les alertes, tous les rapports, toutes les promesses… comment est-il encore possible qu’un enfant qui vient dire qu’il est violenté puisse repartir sans que sa parole soit même recueillie ?

Et demain ? Si nous retrouvons cet enfant mort sous les coups de son père, qu’est-ce que nous ferons ? Nous déposerons des fleurs ? Nous marcherons en silence ? Nous voterons peut-être une nouvelle loi. Nous créerons une commission.
Un rapport sera commandé. Puis un autre.

Et quelques semaines plus t**d, un autre enfant franchira une porte et entendra peut-être la même phrase. C’est ça qui me rend fou.

Alors oui, je suis en colère. Une colère immense.
Parce que pendant que nous parlons de protection de l’enfance, certains enfants sont encore seuls face à ceux qui les violentent.
Et parfois, lorsqu’ils trouvent enfin le courage de demander de l’aide, nous leur fermons la porte.

Et ça, je ne l’accepterai jamais.

12/08/2026

Pendant longtemps, j'ai pensé à tout ce que mon frère m'avait pris : mon enfance, mon insouciance, une partie de ma confiance, des rêves, une certaine façon de regarder le monde.

Et puis un jour, je me suis posé une autre question. Qu'est-ce qu'il n'a pas réussi à me prendre ? Et cette question a changé quelque chose en moi.

Il m'a fait croire que je n'étais pas aimable. Et pourtant, j'ai aimé et j'ai été aimé. Il m'a appris la peur. Et pourtant, j'ai fait confiance. Il a éteint une partie de ma joie d'enfant. Et pourtant, j'ai ri.
J'ai construit une famille. J'ai regardé mes enfants grandir. J'ai connu des bonheurs immenses. Il m'a laissé une colère qui a longtemps brûlé en moi. Mais j'ai fini par apprendre à m'en libérer.

Il a essayé de faire de ce secret de frères mon identité. Mais je ne suis pas ce qu'il m'a fait. Je suis ce que j'ai choisi de devenir après. Il a peut-être changé le cours de ma vie. Il ne l'a pas écrite jusqu'au bout.

Et surtout, il n'a jamais réussi à me prendre cette capacité que je croyais pourtant avoir perdue à 6 ans : aimer. Aimer ma femme. Aimer mes enfants. Aimer les autres. Aimer la vie.

Aujourd'hui, je regarde le petit garçon que j'étais et je me souviens. Je me souviens de tout. Je pensais alors qu'il avait gagné, même quand ça s'est arrêté. Je pensais que ce qu'il m'avait fait allait décider de toute ma vie. Je me trompais.
Mon frère m'a laissé des cicatrices. C'est vrai.
Mais il n'a pas eu le dernier mot.

Parce que les premières pages de mon histoire ont été écrites dans la violence. Mais la suite, c'est moi qui l'ai écrite.

Des dossiers perdus.Des enquêtes oubliées.Des procédures qui restent des mois, parfois des années, sans être traitées.Mo...
10/08/2026

Des dossiers perdus.Des enquêtes oubliées.Des procédures qui restent des mois, parfois des années, sans être traitées.

Moi, derrière cette faillite, je ne vois pas des dossiers. Je vois un enfant. Un enfant qui tremble peut-être.Un enfant qui a honte alors qu’il n’a rien fait.Un enfant qui cherche désespérément les mots pour raconter l’indicible.

Et puis il a ce moment où il trouve la force, le courage de faire face, celui où il regarde l’adulte en face et où, sans le dire, il demande : « Maintenant que je t’ai parlé… protège moi !"

Et puis, rien ne se passe. Les jours, les semaines, les mois passent et rien. Son histoire s’égare. Son dossier disparaît sous la pile des autres dossiers. Une autre urgence arrive, si tenté qu'un jour son histoire ait été une urgence.

Qu’est-ce que nous sommes en train de faire à ces enfants ? Que deviennent-ils quand ceux auxquels ils ont enfin fait confiance ne sont pas capables de porter leur parole ?

Moi, je sais ce que coûte le silence. J'en connais le poids et parfois le prix. Je sais le courage qu’il faut parfois pour prononcer, enfin, des mots que l’on a gardés enfermés pendant des années. Alors non, je ne veux plus entendre parler de simples « dysfonctionnements ».

Quand cela se répète partout; quand des procédures disparaissent; quand des enfants attendent longtemps, trop longtemps; quand des professionnels, eux-mêmes épuisés et sans moyens suffisants, tentent de faire tenir un édifice qui menace de s’effondrer, ce n’est plus une faille ni un dysfonctionnement.C’est un système qui échoue.

Et derrière chaque échec, il y a peut-être un enfant qui se demande encore pourquoi personne n’est venu. C’est pour lui que je refuse de me taire. Parce qu’un enfant qui parle ne nous confie pas un dossier, il ne nous confie pas une procédure. Il nous confie sa peur.Il nous confie son enfance et quelque part, sa vie.

Et lorsqu’il nous la tend avec ses petites main, nous n’avons pas le droit de la laisser tomber. Jamais.

Parce qu’une enfance perdue, personne ne peut la rendre.

Il existe un soir dont aucun parent ne connaît la date :  Le dernier soir où son enfant dort vraiment à la maison.On ne ...
05/08/2026

Il existe un soir dont aucun parent ne connaît la date : Le dernier soir où son enfant dort vraiment à la maison.

On ne le reconnaît pas. On débarrasse la table comme d'habitude. On parle de tout et de rien.
On croit qu'il reste encore du temps. Puis, sans prévenir, sans qu'on s'en soit rendu compte, on vit une dernière fois tous ces petits instants qui semblaient éternels : les repas tous ensemble. les vacances, les rentrées, les « Je vous aime ».en haut de l'escalier. Tout

Quelques jours plus t**d, nos enfants partent pour suivre leurs études. Ailleurs. Loin, toujours trop loin de nous. Et l'on comprend soudain que ce n'est pas un simple départ. C'est la fin d'un monde. Et le temps qui avance trop vite.

Le plus bouleversant, c'est que nous passons toute notre vie à leur apprendre à partir. À les rendre libres. À leur donner des racines assez profondes pour ne jamais se perdre, et des ailes assez solides pour aller plus loin que nous.

Puis vient le jour où ils utilisent enfin ces ailes.
Et nous restons là, sur ce quai invisible que tous les parents finiront un jour par connaître, le cœur partagé entre une fierté immense et une douleur impossible à expliquer. Ce jour approche pour nous : dans trois semaines, notre dernier enfant va quitter à son tour la maison.

Alors, ce soir, si votre enfant est encore près de vous, ne changez rien. Vivez simplement cet instant. Écoutez sa voix. Souriez à ses habitudes.
Ret**dez de quelques secondes le moment de lui dire bonne nuit. Figez ces images en vous pour toujours.

Parce qu'un jour, vous donnerez tout ce que vous possédez pour revivre un soir aussi ordinaire que celui-ci.

Car l'amour des parents est sans doute le seul qui ne demande jamais à retenir ceux qu'il aime.
Il leur demande seulement de ne jamais oublier qu'ils auront toujours un chemin pour revenir jusqu'à lui.

Adresse

33 Boulevard De L'atelier
Perpignan
66240

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