Association Les Papillons

Association Les Papillons L'association Les Papillons entend lutter contre toutes les formes de maltraitances faites aux enfant

Il n'a pas encore été dit avec certitude que le corps retrouvé hier était celui de Lyhanna que déjà, les hommages se mul...
05/06/2026

Il n'a pas encore été dit avec certitude que le corps retrouvé hier était celui de Lyhanna que déjà, les hommages se multiplient. Déjà, les responsables politiques expriment leur émotion. Déjà, les mêmes promesses reviennent : "Toute la lumière sera faite", "Des enquêtes seront diligentées", "Des réponses seront apportées". Déjà on désigne des coupables, alors que c'est l'État qui est en cause

Car il y a une vérité que personne ne veut regarder en face : Si Lyhanna est devenue un sujet national aujourd'hui, c'est parce que le système judiciaire a défailli et parce que ces défaillances sont systémiques. Car avant ce drame, il y a eu des alertes, des signalements, des plaintes pour viols sur mineures déposées contre le principal suspect. Et avant ce drame il y a eu d'autres drames, tellement d'autres !

Et pourtant, il a encore fallu attendre le pire. Comme d'habitude. Comme si, dans ce pays, la parole d'un enfant n'avait de valeur qu'une fois qu'il est mort. C'est ça le véritable scandale. Nous prétendons protéger les enfants. Nous multiplions les campagnes, les plans, les commissions, les discours. Mais nous ne faisons rien. Rien !

Car lorsque des enfants parlent, combien sont réellement entendus ? Lorsque des enfants dénoncent, combien sont réellement crus ? Lorsque des enfants alertent, combien attendent des mois, des années, qu'un adulte décide enfin que leur parole mérite d'être prise au sérieux ?
La vérité est terrible. Nous sommes devenus experts pour pleurer les enfants que nous n'avons pas su protéger. Beaucoup moins pour écouter ceux qui tentent encore de nous parler.

Alors aujourd'hui, tout le monde cherchera les responsabilités. Les institutions se renverront les dossiers. Les services se renverront les procédures. Les administrations se renverront les délais. Et chacun expliquera ce qui n'a pas fonctionné. Mais au fond, la question est beaucoup plus simple. Que vaut la parole d'un enfant dans notre société ? Que vaut-elle réellement ?

Cette fois, les discours ne suffiront pas. Car Lyhanna nous laisse un héritage terrible, une question qui mérite enfin une réponse : Combien d'enfants devront encore mourir avant que leur parole compte enfin

Ce qui me bouleverse dans cette affaire, ce n'est pas seulement ce qui est malheureusement probablement arrivé à Lyhanna...
03/06/2026

Ce qui me bouleverse dans cette affaire, ce n'est pas seulement ce qui est malheureusement probablement arrivé à Lyhanna. Non. C'est ce qui existait déjà avant.

Une plainte déposée en août 2025 contre le suspect pour viol sur une fillette de 10 ans, une autre amie de ses filles. Des alertes qui lui avait coûté son emploi dans un lycée en 2021 pour des comportements inappropriés envers une adolescente Des soupçons. Des signalements.
Et malgré cela, un homme qui continuait à vivre librement. Un loup au milieu des enfants.

Bien sûr, la justice devra établir les responsabilités. Elle le fait déjà avec des Procureurs qui se renvoient la faute de cette inacceptable lenteur Bien sûr, la présomption d'innocence est un principe fondamental.
Mais la protection des enfants devrait l'être tout autant.

Car une question revient toujours après ces drames : Pourquoi attendons-nous si souvent qu'il soit trop t**d ? À chaque affaire, nous découvrons les mêmes phrases. "Il y avait eu des alertes.", "Une plainte avait déjà été déposée.", "Des inquiétudes avaient été exprimées." Et à chaque fois, le même sentiment insupportable d'une catastrophe qui n'était pas totalement imprévisible.

Lorsqu'un adulte est mis en cause pour des faits aussi graves concernant un enfant, l'inaction ne devrait jamais être une option. Car le plus dérangeant dans ces affaires, ce n'est pas seulement ce qu'un individu est soupçonné d'avoir fait. C'est ce que les institutions n'ont pas fait. Le temps qui passe. Les procédures qui s'enlisent avec toujours de bonnes excuses Les alertes qui attendent.

Comme si les enfants pouvaient attendre.
Pourtant, lorsqu'il s'agit de protéger un enfant, chaque jour compte. Car lorsqu'un dossier dort, le risque, lui, ne dort pas. Et tant que nous considérerons la lenteur comme une fatalité, nous continuerons à découvrir, après coup, tout ce que nous savions déjà.

Ce qui me sidère, ce n’est pas seulement ce qui est raconté aujourd’hui. Ce qui me sidère, ce sont les phrases qui revie...
01/06/2026

Ce qui me sidère, ce n’est pas seulement ce qui est raconté aujourd’hui. Ce qui me sidère, ce sont les phrases qui reviennent toujours après coup :"On savait.", "On faisait attention.", "On prévenait les nouvelles.", "On leur disait de ne pas rester seules."

Si ces phrases sont vraies, alors elles disent quelque chose de terrible. Elles disent qu’au lieu d’éloigner le problème, on a appris aux femmes à l’éviter. Qu’au lieu de protéger les potentielles victimes, on leur a transféré la responsabilité de leur propre protection. Qu’au lieu de parler, on a chuchoté. Qu’au lieu d’agir, on a contourné.

Depuis des décennies, une certaine exception culturelle française a trop souvent fonctionné ainsi : le talent comme passe-droit, la notoriété comme bouclier, l’œuvre comme excuse, le succès comme circonstance atténuante. On a applaudi. On a fermé les yeux. On a expliqué. On a relativisé.

Et lorsque des femmes ont trouvé la force de parler, ce sont elles qui se sont retrouvées sur le banc des accusées. On a disséqué leurs vies, leurs intentions, leurs silences, leurs dates, leurs souvenirs. On les a traitées de menteuses, de manipulatrices, d'opportunistes. Comme si dénoncer était plus grave que ce qui était dénoncé.

Le véritable scandale n'est pas seulement dans les actes qui sont aujourd'hui mis en cause.
Le véritable scandale est dans tous les silences qui les entourent. Dans tous ceux qui savaient assez pour prévenir, mais pas assez pour parler. Dans tous ceux qui ont vu, entendu, compris, puis choisi la prudence plutôt que le courage. Dans tous ceux qui ont considéré que préserver une carrière valait plus que protéger une personne.

Tant que les victimes risqueront davantage en parlant que les puissants en étant mis en cause, alors nous n'aurons rien appris.

Absolument rien.

Et si le véritable scandale n’était pas seulement la violence faite aux enfants… mais le silence organisé autour de leur...
28/05/2026

Et si le véritable scandale n’était pas seulement la violence faite aux enfants… mais le silence organisé autour de leurs paroles ?

Qu’un enfant doive encore aujourd’hui trouver seul le courage de devenir lanceur d’alerte devrait nous bouleverser collectivement. Quand une simple boîte aux lettres Papillons devient parfois son unique refuge pour dire l’indicible, ce n’est pas une innovation sociale : c’est le symptôme d’un échec systémique.

Pourquoi un dispositif aussi simple, aussi accessible, aussi peu coûteux dérange-t-il autant l'éducation nationale ? Pourquoi faut-il encore tellement convaincre pour protéger alors que la réalité est là, devant nous, sale et cruelle ? Pourquoi la parole de l’enfant reste-t-elle conditionnée, filtrée, ret**dée par des adultes qui prétendent pourtant agir pour son bien ?

A-t-on peur de ce que révélerait une libération massive de la parole ? Peur d’un raz-de-marée de vérités que les institutions ne sauraient plus contenir ? Peur de devoir enfin regarder en face ce que l’on préfère traiter à bas bruit depuis des décennies ? Car lorsqu’on place l’alerte à hauteur d’enfant, on contourne les réseaux d’influence, les réflexes de protection entre adultes, les silences de confort et les hiérarchies qui étouffent. Et cela dérange.

À force de minimiser, de reporter, d’attendre “le bon moment”, combien d’enfants abandonneront l’idée même d’être entendus ? Combien comprendront trop tôt que le monde des grands sait écouter… mais pas toujours entendre ?La protection de l’enfance ne peut pas être un discours. Elle doit être une priorité visible, accessible, immédiate.

Chaque obstacle à la parole est une victoire pour les prédateurs. Chaque ret**d est une défaite collective.

Et au fond, une question demeure : protège-t-on réellement les enfants… ou protège-t-on encore un système incapable d’assumer l’ampleur de ce qu’il refuse de voir ?

À vous de répondre....

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26/05/2026

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Ce livre ne raconte pas “quelques dysfonctionnements”. Il met des mots sur ce que trop d’enfants vivent encore dans le s...
26/05/2026

Ce livre ne raconte pas “quelques dysfonctionnements”. Il met des mots sur ce que trop d’enfants vivent encore dans le silence. Des cris. Des humiliations. Des violences banalisées. Des adultes insuffisamment formés. Des alertes ignorées. Des recrutements faits dans l’urgence. Et parfois l’impensable : des enfants abîmés là où ils étaient censés être protégés.

Pendant des années, le périscolaire a été l’angle mort de la protection de l’enfance. Un lieu où l’on dépose nos enfants en pensant qu’ils sont en sécurité. Un lieu dont on parle peu. Parce que regarder la réalité en face dérange. Mais la vérité est là : aucune ville ne peut dire “cela n’arrive pas chez nous”.

Toutes les municipalités sont concernées. Parce que partout, des enfants vivent des souffrances qu’ils n’osent pas raconter. Parce que partout, des signaux faibles passent inaperçus. Parce que partout, le silence peut devenir un terrain fertile pour les violences.

Avec "Les Rois du Silence", paru aux éditions Robert Laffont, Victoire Haffreingue-Moulart brise cette omerta. Son enquête est brutale. Nécessaire. Courageuse. Elle révèle un système parfois sous-financé, sous-encadré, sous-surveillé… malgré les alertes répétées.

Et c’est précisément pour cela que les boîtes aux lettres Papillons doivent être présentes dans chaque commune. Parce que les enfants sont sensibilisés durant le temps périscolaire. Parce qu’un enfant qui ne parvient pas à parler à un adulte trouvera parfois la force d’écrire. Parce qu’un simple mot déposé peut empêcher des années de souffrance. Parce qu’écouter un enfant ne devrait jamais dépendre du hasard ou du courage qu’il lui reste.

On ne protège pas les enfants uniquement après un drame. On les protège AVANT. En créant des espaces de parole. En formant les adultes. En prenant chaque signal au sérieux. En donnant aux enfants un moyen sûr d’être entendus.

Le silence protège les systèmes. Et aujourd’hui, ne rien mettre en place n’est plus une ignorance.
C’est une responsabilité

Il était une fois, dans un monde qui se croit civilisé, deux petits garçons abandonnés au bord d’une route. Pas dans une...
23/05/2026

Il était une fois, dans un monde qui se croit civilisé, deux petits garçons abandonnés au bord d’une route. Pas dans une forêt noire des vieux contes. Non. Dans notre monde à nous. Celui des écrans allumés, des indignations de vingt secondes, des adultes pressés qui disent aimer les enfants mais détournent les yeux quand ils pleurent trop fort.

Alors les deux petits ont marché. Comme le Petit Poucet. Sauf qu’ils n’avaient ni cailloux blancs, ni miettes de pain. Parce qu’aujourd’hui, les ogres ne vivent plus dans des châteaux au fond des bois. Ils vivent parmi nous. Ils ont des comptes Instagram, des discours bienveillants, des sourires polis, parfois même des métiers tournés vers l’enfance.

Et nous ? Nous regardons les contes comme des histoires anciennes, sans comprendre que nous sommes devenus les monstres des nouvelles versions. Quels ogres sommes-nous devenus pour qu’un enfant terrorisé soit retrouvé seul sur une route comme un objet qu’on oublie derrière soi ? Quels ogres sommes-nous devenus pour entendre des enfants crier et continuer malgré tout à faire défiler nos vies du bout du pouce ?

Autrefois, les ogres dévoraient les enfants. Aujourd’hui, ils les abandonnent. Ils les brisent.
Ils les déplacent comme des bagages trop lourds. Ils les condamnent au silence pendant que les adultes cherchent surtout à sauver leur image. Et pendant ce temps-là, les petits Poucets modernes apprennent trop tôt que les grandes personnes ne protègent pas toujours. Que les bras censés rassurer peuvent devenir des pièges. Que la peur a parfois le visage d’un parent.

Le plus terrible, ce n’est pas qu’il existe encore des ogres. Le plus terrible, c’est que la forêt entière semble s’y habituer. Alors écoutez bien. Parce qu’un jour, les enfants raconteront notre époque.

Et ils diront peut-être ceci :
“Il était une fois des adultes qui savaient tout,
voyaient tout, publiaient tout… sauf l’essentiel :
un enfant ne devrait jamais avoir peur du monde que nous lui avons construit

Ça suffit. Ça suffit de “casser la voix” des femmes dès qu’elles parlent. Ça suffit de faire semblant de ne pas entendre...
21/05/2026

Ça suffit. Ça suffit de “casser la voix” des femmes dès qu’elles parlent. Ça suffit de faire semblant de ne pas entendre. De répondre “alors regarde” comme si elles devaient encore exhiber leurs blessures pour avoir le droit d’être crues.

Ça suffit de défendre des images, des carrières, des souvenirs, pendant que des victimes se détruisent intérieurement depuis des années.
Parce que derrière chaque témoignage, il n’y a pas “qui a le droit”. Il y a surtout : qui a eu la force de survivre.

Ca suffit de demander aux victimes pourquoi elles parlent maintenant, alors qu’on sait exactement ce que le silence fait aux êtres humains. Le silence enferme. Le silence ronge. Le silence tue à petit feu. Moi, il m’a fallu trente ans. Trente ans avant d’oser parler. Trente ans avant d’arrêter de faire croire que “tout va bien”.
Trente ans à porter un poids qu’aucun enfant ne devrait porter.

Alors non, les femmes qui témoignent ne cherchent ni l’argent, ni la gloire. Certaines avaient déjà tout ça. Comme Flavie Flament.
Ce qu’elles cherchent, c’est simplement de reprendre leur vie. Leur vérité. Leur souffle.

Ça suffit de penser qu’un homme devient intouchable parce qu’il est aimé “au café des délices” des souvenirs collectifs. Ça suffit de croire qu’une chanson, qu’un sourire ou qu’une carrière suffisent à rendre impossibles certaines vérités. Le talent n’est pas un alibi. Le succès n’est pas une preuve d’innocence. L’admiration populaire n’efface jamais la souffrance des victimes.

Et puis il y a cette violence insupportable : celle de voir des foules entières chanter “place des grands hommes” pendant qu’on refuse une simple place à la parole des femmes. Ça suffit.

Ça suffit de demander aux victimes d’être parfaites pour être entendues. Parfaites dans leurs mots. Parfaites dans leurs souvenirs. Parfaites dans leur douleur. Le traumatisme ne fonctionne pas comme un scénario propre. Il brise la mémoire. Il mélange le temps.
Il fait taire pendant des années.

Mais malgré ça, elles parlent. Et ça, c’est immense. Parce qu’il faut plus de courage pour affronter une société prête à vous traiter de menteuse… que pour monter sur une scène sous les applaudissements.

20/05/2026

Chaque mot glissé dans une boîte aux lettres Papillons peut changer une vie. Derrière un petit papier froissé, il y a parfois une peur immense, un secret trop lourd, une souffrance qu’un enfant n’arrivait plus à porter seul.

Oui, les boîtes aux lettres Papillons fonctionnent.
Elles permettent à des enfants de parler quand les mots ne sortent plus à voix haute. Elles offrent un chemin discret, rassurant, parfois vital.
Elles brisent le silence. Elles déclenchent des protections. Elles sauvent des enfances.

Des milliers de messages ont déjà été déposés.
Et derrière chacun d’eux, il y a un enfant qui a trouvé le courage de demander de l'aide On ne mesure pas toujours l’impact d’une boîte aux lettres dans une école. Mais pour un enfant victime de violences, elle peut représenter la seule porte encore ouverte.

Alors non, ce n’est pas “juste une boîte”.
C’est une voix rendue à ceux qui n’en avaient plus. C’est une main tendue. C’est une chance d’être enfin entendu.

Et tant qu’un seul enfant aura besoin de parler, nous continuerons... Sans relâche.

Il existe dans notre droit une conviction supérieure à toutes les autres. Une ligne rouge absolue. Une catégorie de crim...
18/05/2026

Il existe dans notre droit une conviction supérieure à toutes les autres. Une ligne rouge absolue. Une catégorie de crimes que l’humanité a jugés si monstrueux, si destructeurs, si irréparables, qu’elle a décidé qu’aucun temps ne pourrait jamais les effacer. Les crimes contre l’humanité sont imprescriptibles parce que certaines atrocités offensent à jamais la conscience humaine.

Alors posons enfin la question que notre société évite depuis trop longtemps : Que dit de nous le fait qu’un enfant violé puisse, lui, entendre un jour qu'il est trop t**d pour la justice ? Quel autre crime détruit aussi profondément un être humain avant même qu’il ait eu le temps de devenir lui-même ? Quel autre crime colonise autant une vie entière ? Quel autre crime impose à des millions de victimes des décennies de silence, de honte, de dissociation, de survie ?

Un enfant victime de violences sexuelles ne perd pas seulement son innocence. Il perd la sécurité du monde, la confiance, le rapport au corps, le sommeil, parfois la mémoire et souvent une partie de sa vie. Et pourtant, le droit continue de compter les années. Comme si le traumatisme, lui, suivait un calendrier. Comme si la parole d’un enfant détruit pouvait obéir aux délais d’une procédure.

Mais les violences sexuelles faites aux enfants ne sont pas des crimes ordinaires. Ce sont des crimes d’effraction de l’être, des crimes qui s’installent dans la conscience, dans le développement, dans l’identité même des victimes. Des crimes qui traversent le temps parce qu’ils transforment le temps lui-même.

En France, un enfant est victime de violences sexuelles toutes les 3 minutes. Toutes les 3 minutes.... Ce chiffre devrait provoquer un soulèvement moral national. Il devrait suffire à faire trembler notre conscience collective.
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La prescription peut avoir un sens pour des infractions ordinaires. Mais il est des crimes qui dépassent le simple ordre public. Des crimes qui engagent ce qu’une civilisation accepte… ou refuse. Et protéger les enfants devrait être le sommet absolu de notre hiérarchie morale et juridique.

L’imprescriptibilité des crimes sexuels commis contre les enfants n’est pas un slogan émotionnel. C’est un choix de droit. Un choix de société. Un choix de civilisation. C’est reconnaître que lorsque l’enfance est détruite, c’est une part de l’humanité elle-même qui est atteinte. C’est affirmer que le silence imposé aux victimes ne doit jamais devenir l’allié judiciaire des bourreaux.

Nous avons rendez-vous avec notre histoire.
Comme d’autres générations avant nous ont eu rendez-vous avec les grands combats de dignité humaine. Il est temps d'avoir le courage d’élever la protection de l’enfance au plus haut niveau de notre conscience juridique. Le courage de comprendre que certains crimes ne devraient jamais bénéficier de l’oubli légal.

Parce qu’un crime qui détruit l’enfance détruit une part d’humanité. Et ce qui détruit l’humanité ne devrait jamais être prescrit.

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33 Boulevard De L'atelier
Perpignan
66240

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