Association Les Papillons

Association Les Papillons L'association Les Papillons entend lutter contre toutes les formes de maltraitances faites aux enfant

Aujourd'hui, j'ai 55 ans. Mais toi, quelque part dans ma mémoire, tu as toujours le même âge. Je te vois encore. Je vois...
18/06/2026

Aujourd'hui, j'ai 55 ans. Mais toi, quelque part dans ma mémoire, tu as toujours le même âge. Je te vois encore. Je vois tes peurs que personne ne remarquait. Je vois tes blessures que personne ne soignait. Je vois tes silences que personne n'entendait.

Pendant longtemps, j'ai cru que tu étais condamné à porter tout cela toute ta vie.
J'avais tort. Alors aujourd'hui, du haut de mes 55 ans, j'aimerais te dire quelques mots.

D'abord, j'aimerais te dire que tu vas survivre. Même lorsque tu penseras que c'est impossible. Même lorsque tu te sentiras seul. Même lorsque l'injustice te paraîtra plus forte que tout. Tu vas tenir. Tu vas tomber parfois. Tu vas pleurer souvent. Tu vas douter de toi. Mais tu vas tenir.

Et un jour, ce que tu considères aujourd'hui comme une faiblesse deviendra ta plus grande force.Tes blessures ne disparaîtront jamais complètement.Mais elles ne gagneront pas. Mieux encore. Elles deviendront le moteur de quelque chose qui te dépasse.

Un jour, grâce à elles, des enfants trouveront le courage de parler. Grâce à elles, des enfants seront entendus. Grâce à elles, des enfants seront protégés.

Je sais que tu aurais préféré être simplement un enfant. Je sais que tu aurais préféré ne jamais avoir à devenir fort. Moi aussi. Mais écoute-moi bien. Un jour, tu comprendras que ton histoire ne s'arrête pas à ce qu'on t'a fait. Elle commence à partir de ce que tu décideras d'en faire. Alors tiens bon.

Parce qu'un jour, l'homme que tu deviendras regardera son chemin avec émotion. Non pas parce qu'il aura effacé la douleur. Mais parce qu'il l'aura transformée en lumière pour d'autres. Et si je pouvais te faire une dernière confidence, petit garçon...

À 55 ans, malgré tout ce que nous avons traversé, malgré les cicatrices, malgré les tempêtes... Je ne changerais rien. Parce que je sais désormais que ta souffrance n'aura pas eu le dernier mot. Parce qu'elle aura permis à d'autres enfants d'être protégés. Parce qu'elle aura donné un sens à toute une vie. Et parce que je suis fier de toi. Immensément fier.

Tu ne le sais pas encore. Mais tu vas devenir l'adulte dont tu avais tant besoin.

Joyeux anniversaire à toi, à nous...

Alors c'est donc ça, la leçon ? Un scandale éclate. Des enfants parlent. Des familles alertent. Le pays s'indigne. Les r...
17/06/2026

Alors c'est donc ça, la leçon ? Un scandale éclate. Des enfants parlent. Des familles alertent. Le pays s'indigne. Les responsables promettent. Et puis plus rien. RIEN !

Aujourd'hui, ce jugement nous rappelle une vérité cruelle et intolérable : nous n'avons rien compris. Rien. Des comportements jugés inappropriés. Des mots qui n'auraient jamais dû être prononcés à des enfants. Des alertes. Des souffrances. Des inquiétudes. Mais des faits insuffisamment caractérisés.

Combien de discours avons-nous entendus après la mort de Lyhanna ? Combien de déclarations bouleversées ? Combien de promesses de changement ? Le ministre de la Justice promettait d'agir. Les élus promettaient d'agir. promettait d'agir. Il promettait de déployer les boîtes aux lettres Papillons dans les écoles parisiennes pour permettre aux enfants de parler avant qu'il ne soit trop t**d.

Une mesure simple, concrète.
Une mesure qui ne coûte presque rien comparée au prix payé par les victimes. Mais même cela, ça n'a pas été fait. Parce qu'une fois les caméras parties, les résistances sont revenues. Les blocages sont revenus. Les calculs sont revenus. Emmanuel Grégoire a abdiqué devant le rectorat
Et les enfants doivent encore attendre. Toujours attendre.

Dans notre pays, on semble préférer commenter les drames que les empêcher. On préfère gérer les conséquences que prévenir les violences.
On préfère les hommages à l'action. Alors aujourd'hui, il faut avoir le courage de dire ce que beaucoup pensent tout bas. Le plus insupportable n'est pas ce jugement. Le plus insupportable, c'est que même la mort de Lyhanna n'a pas suffi.

Elle n'a pas suffi à briser les résistances. Elle n'a pas suffi à faire tomber les blocages. Elle n'a pas suffi à transformer les promesses en actes.
Et lorsqu'une société n'est même plus capable de changer après la mort d'un enfant, alors le problème n'est plus l'ignorance. Le problème c'est le renoncement.

Ne dites plus que vous ne saviez pas. Vous savez.
Ne dites plus que vous manquiez d'alertes.
Elles sont là. Ne dites plus jamais « plus jamais ». Parce qu'à force de le répéter sans agir, ce ne sont plus des promesses.
Ce sont des mensonges.

"Mon amie veut mourir."... Dans ce mot bouleversant, un enfant raconte la terrible histoire d'une amie harcelée, qui aur...
15/06/2026

"Mon amie veut mourir."... Dans ce mot bouleversant, un enfant raconte la terrible histoire d'une amie harcelée, qui aurait déjà tenté de mettre fin à ses jours et qui a décidé de partir « car elle en a mare de sa vie ».

Oui, ce courrier est difficile à lire. Mais ce qui devrait tous nous bouleverser davantage, c'est la question qu'il soulève : Que se serait-il passé si cette boîte aux lettres n'avait pas existé ? Est-ce que cette enfant serait vraiment allée au bout de ses envies suicidaires ? Serait-elle devenue elle aussi un prénom dans le journal de 20 heures ?

Les enfants parlent. Ils parlent même énormément. Mais ils ne parlent pas toujours là où nous les attendons. Ils ne prennent pas rendez-vous. Ils ne remplissent pas des formulaires quand on leur demande. Ils ne savent, ne peuvent ou ne veulent pas toujours dire à voix haute. Alors ils écrivent.

"Si tu ne peux pas le dire, écris le". C'est ce qui est écrit au-dessus de la boîte aux lettres Papillons. Et ils nous écrivent. Quelques lignes. Parfois avec des fautes, une écriture tremblante. Parfois au nom d'un copain ou d'une copine qui n'a plus la force de demander de l'aide. Mais ces quelques lignes peuvent changer une vie.

Alors pour celles et ceux qui doutent encore : oui notre dispositif fonctionne. Des mots comme celui-ci, c'est le quotidien de nos psychologues. Notre quotidien. Chaque mot, du moins grave au plus inquiétant, révèle une situation qui, sans cette possibilité que nous offrons aux enfants de nous écrire, resterait souvent enfouie dans le silence.

Chaque courrier reçu déclenche une analyse, un traitement, un suivi. Chaque situation préoccupante, chaque alerte sont transmises aux professionnels compétents, CRIP, Procureurs de la République... Parce qu'une fois la parole recueillie, notre responsabilité commence. Et cette responsabilité est immense, aussi immense que toutes les émotions qui nous traversent quand on reçoit un mot comme celui-ci.

Nous avons pu aider cette petite fille. Le 19 mars est passé. Le 20. Le 21... Elle est désormais prise en charge, accompagnée, grâce au courrier Papillons écrit par son ami.

Elle n'est plus seule dans son silence et sa honte.

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13/06/2026

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Aujourd'hui, la France accompagnera Lyhanna pour son dernier voyage. Aujourd'hui surtout, des parents, une famille enter...
12/06/2026

Aujourd'hui, la France accompagnera Lyhanna pour son dernier voyage. Aujourd'hui surtout, des parents, une famille enterreront un enfant. Et il n'existe aucun mot capable d'alléger une telle douleur.

Dans ces moments-là, les débats, les calculs politiciens, les clivages devraient s'effacer. Pourtant, ces derniers jours, certains responsables politiques n'ont pas été à la hauteur de ce que ce drame exigeait. La mort de Lyhanna est devenue, pour beaucoup, le terrain d'une bataille bruyante et indécente, une succession de récupérations, d'accusations et d'instrumentalisations qui ont parfois semblé plus préoccupées par les affrontements politiques que par le respect dû à une enfant disparue.

C'est d'autant plus regrettable qu'au même moment, partout dans le pays, des millions de Français partageaient la même émotion, la même tristesse et le même sentiment d'injustice.
Nous pensons à Lyhanna. À sa famille. À ses proches. À tous ceux qui l'aimaient. Mais nous pensons aussi à tous les enfants que nous n'avons pas su protéger.

Car derrière chaque drame qui bouleverse le pays, il y a une réalité plus vaste, plus discrète et souvent invisible. Des enfants qui souffrent. Des enfants qui ont peur, qui attendent qu'un adulte voie, entende et agisse. Une main tendue

Aujourd'hui , ce n'est pas le temps des accusations. La justice fera son travail. Cest le temps du respect, du recueillement et de la dignité. Mais demain nous devrons rappeler une exigence collective : celle de ne jamais considérer ces drames comme une fatalité.

Chaque enfant a le droit fondamental de grandir en sécurité. Chaque enfant a le droit d'être entendu, cru et protégé. Chaque enfant compte.
Au-delà de l'émotion de ces jours, au-delà des hommages et des messages de soutien, notre responsabilité sera demain de rester fidèles à cette conviction d'aujourd'hui, lorsque les caméras seront parties et que l'actualité aura changé de sujet.

Aujourd'hui, nous serons nombreux à penser à Lyhanna. Et demain plus que jamais, nous devrons penser à tous les enfants.

08/06/2026
Il n'a pas encore été dit avec certitude que le corps retrouvé hier était celui de Lyhanna que déjà, les hommages se mul...
05/06/2026

Il n'a pas encore été dit avec certitude que le corps retrouvé hier était celui de Lyhanna que déjà, les hommages se multiplient. Déjà, les responsables politiques expriment leur émotion. Déjà, les mêmes promesses reviennent : "Toute la lumière sera faite", "Des enquêtes seront diligentées", "Des réponses seront apportées". Déjà on désigne des coupables, alors que c'est l'État qui est en cause

Car il y a une vérité que personne ne veut regarder en face : Si Lyhanna est devenue un sujet national aujourd'hui, c'est parce que le système judiciaire a défailli et parce que ces défaillances sont systémiques. Car avant ce drame, il y a eu des alertes, des signalements, des plaintes pour viols sur mineures déposées contre le principal suspect. Et avant ce drame il y a eu d'autres drames, tellement d'autres !

Et pourtant, il a encore fallu attendre le pire. Comme d'habitude. Comme si, dans ce pays, la parole d'un enfant n'avait de valeur qu'une fois qu'il est mort. C'est ça le véritable scandale. Nous prétendons protéger les enfants. Nous multiplions les campagnes, les plans, les commissions, les discours. Mais nous ne faisons rien. Rien !

Car lorsque des enfants parlent, combien sont réellement entendus ? Lorsque des enfants dénoncent, combien sont réellement crus ? Lorsque des enfants alertent, combien attendent des mois, des années, qu'un adulte décide enfin que leur parole mérite d'être prise au sérieux ?
La vérité est terrible. Nous sommes devenus experts pour pleurer les enfants que nous n'avons pas su protéger. Beaucoup moins pour écouter ceux qui tentent encore de nous parler.

Alors aujourd'hui, tout le monde cherchera les responsabilités. Les institutions se renverront les dossiers. Les services se renverront les procédures. Les administrations se renverront les délais. Et chacun expliquera ce qui n'a pas fonctionné. Mais au fond, la question est beaucoup plus simple. Que vaut la parole d'un enfant dans notre société ? Que vaut-elle réellement ?

Cette fois, les discours ne suffiront pas. Car Lyhanna nous laisse un héritage terrible, une question qui mérite enfin une réponse : Combien d'enfants devront encore mourir avant que leur parole compte enfin

Ce qui me bouleverse dans cette affaire, ce n'est pas seulement ce qui est malheureusement probablement arrivé à Lyhanna...
03/06/2026

Ce qui me bouleverse dans cette affaire, ce n'est pas seulement ce qui est malheureusement probablement arrivé à Lyhanna. Non. C'est ce qui existait déjà avant.

Une plainte déposée en août 2025 contre le suspect pour viol sur une fillette de 10 ans, une autre amie de ses filles. Des alertes qui lui avait coûté son emploi dans un lycée en 2021 pour des comportements inappropriés envers une adolescente Des soupçons. Des signalements.
Et malgré cela, un homme qui continuait à vivre librement. Un loup au milieu des enfants.

Bien sûr, la justice devra établir les responsabilités. Elle le fait déjà avec des Procureurs qui se renvoient la faute de cette inacceptable lenteur Bien sûr, la présomption d'innocence est un principe fondamental.
Mais la protection des enfants devrait l'être tout autant.

Car une question revient toujours après ces drames : Pourquoi attendons-nous si souvent qu'il soit trop t**d ? À chaque affaire, nous découvrons les mêmes phrases. "Il y avait eu des alertes.", "Une plainte avait déjà été déposée.", "Des inquiétudes avaient été exprimées." Et à chaque fois, le même sentiment insupportable d'une catastrophe qui n'était pas totalement imprévisible.

Lorsqu'un adulte est mis en cause pour des faits aussi graves concernant un enfant, l'inaction ne devrait jamais être une option. Car le plus dérangeant dans ces affaires, ce n'est pas seulement ce qu'un individu est soupçonné d'avoir fait. C'est ce que les institutions n'ont pas fait. Le temps qui passe. Les procédures qui s'enlisent avec toujours de bonnes excuses Les alertes qui attendent.

Comme si les enfants pouvaient attendre.
Pourtant, lorsqu'il s'agit de protéger un enfant, chaque jour compte. Car lorsqu'un dossier dort, le risque, lui, ne dort pas. Et tant que nous considérerons la lenteur comme une fatalité, nous continuerons à découvrir, après coup, tout ce que nous savions déjà.

Ce qui me sidère, ce n’est pas seulement ce qui est raconté aujourd’hui. Ce qui me sidère, ce sont les phrases qui revie...
01/06/2026

Ce qui me sidère, ce n’est pas seulement ce qui est raconté aujourd’hui. Ce qui me sidère, ce sont les phrases qui reviennent toujours après coup :"On savait.", "On faisait attention.", "On prévenait les nouvelles.", "On leur disait de ne pas rester seules."

Si ces phrases sont vraies, alors elles disent quelque chose de terrible. Elles disent qu’au lieu d’éloigner le problème, on a appris aux femmes à l’éviter. Qu’au lieu de protéger les potentielles victimes, on leur a transféré la responsabilité de leur propre protection. Qu’au lieu de parler, on a chuchoté. Qu’au lieu d’agir, on a contourné.

Depuis des décennies, une certaine exception culturelle française a trop souvent fonctionné ainsi : le talent comme passe-droit, la notoriété comme bouclier, l’œuvre comme excuse, le succès comme circonstance atténuante. On a applaudi. On a fermé les yeux. On a expliqué. On a relativisé.

Et lorsque des femmes ont trouvé la force de parler, ce sont elles qui se sont retrouvées sur le banc des accusées. On a disséqué leurs vies, leurs intentions, leurs silences, leurs dates, leurs souvenirs. On les a traitées de menteuses, de manipulatrices, d'opportunistes. Comme si dénoncer était plus grave que ce qui était dénoncé.

Le véritable scandale n'est pas seulement dans les actes qui sont aujourd'hui mis en cause.
Le véritable scandale est dans tous les silences qui les entourent. Dans tous ceux qui savaient assez pour prévenir, mais pas assez pour parler. Dans tous ceux qui ont vu, entendu, compris, puis choisi la prudence plutôt que le courage. Dans tous ceux qui ont considéré que préserver une carrière valait plus que protéger une personne.

Tant que les victimes risqueront davantage en parlant que les puissants en étant mis en cause, alors nous n'aurons rien appris.

Absolument rien.

Adresse

33 Boulevard De L'atelier
Perpignan
66240

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