15/08/2026
🇦🇫 Ce 15 août, nous commémorons l’un des plus sombres anniversaires de notre époque.
Il y a cinq ans, les talibans reprenaient Kaboul. Depuis, les femmes afghanes ont été peu à peu emmurées vivantes : interdites d’école, d’université, de travail, de sortir librement, de voyager sans un homme, et aujourd’hui même privées du droit de faire entendre leur voix en public. Effacées, une à une, de la vie de leur pays, jusqu’à leur horizon d’avenir. Des vies entières condamnées au silence et à l’enfermement.
Ce combat pour les droits des femmes afghanes, Chékéba Hachemi, co-présidente du Prix Antoinette Fouque, le mène depuis des décennies. Première femme diplomate afghane, elle n’a jamais cessé de porter la voix des Afghanes : d’abord avec son association Afghanistan Libre et aujourd’hui à travers l’association Stand Speak Rise Up!.
En conclusion de la première cérémonie du Prix Antoinette Fouque, elle confiait : « Rien n’est gagné, tout est fragile. » Une phrase qu’elle connaît intimement, pour la porter chaque jour aux côtés des Afghanes.
Chékéba Hachemi partage la conviction d’Antoinette Fouque, qui affirmait : « Si ce n’est pas un gynocide, ça, qu’est-ce que c’est ? C’est le problème politique majeur de l’espèce humaine. »
Alors nous non plus, nous ne détournerons pas le regard. Ne pas les abandonner. Ne pas les oublier. Continuer à dénoncer. Car l’oubli serait une seconde condamnation.