Nuffield France

Nuffield France Participer à la promotion d’une agriculture forte et fière de son travail
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Marjorie Lambert n'avait pas préparé de discours.Elle a pris le micro à Belfast, dans une salle du Titanic Museum réunis...
05/06/2026

Marjorie Lambert n'avait pas préparé de discours.
Elle a pris le micro à Belfast, dans une salle du Titanic Museum réunissant des agricultrices venues de 20 pays.

Elle a pu témoigner de son parcours Nuffield. De ce que ça change, concrètement, de quitter sa ferme pour explorer ailleurs. De la confiance gagnée. Des certitudes bousculées. Des personnes qui l'inspirent encore.

« Restez authentiques. Curieuses. Ouvertes. Ne cherchez pas à correspondre à un profil. Vous serez la meilleure version de vous-mêmes. »

Ce moment avait lieu lors de la triennale internationale Nuffield; l'événement qui rassemble, tous les trois ans, les membres du réseau mondial.
Dix jours en Irlande. Des fermes, des élevages, des débats autour d'une question : comment quitter l'agriculture fossile sans cesser de nourrir ?

Marjorie n'était pas seule. Anaël Bibard, Marie Morineau, Michel Pivard, Laure Figeureu et Agnès Delefortrie avaient fait le voyage avec elle. Six membres de Nuffield France pour représenter le réseau français.

La table ronde où elle a pris la parole avait une couleur particulière : elle réunissait des femmes du réseau Nuffield International pour célébrer l'Année internationale des Agricultrices 2026.
Près de 40 % de la main-d'œuvre agricole mondiale. Mais un accès à la terre, au crédit, aux espaces de décision encore structurellement inégal.

Ce que Marjorie a dit devant cette assemblée, c'est ce que la bourse Nuffield rend possible.

Les candidatures pour la promotion 2027 sont ouvertes jusqu'au 30 juin 2026. (lien en commentaire)

Vous connaissez une agricultrice qui devrait franchir ce pas ? Transmettez-lui ce post.

Quitter l’agriculture fossile. Continuer à nourrir la planète. Réconcilier les deux.C’est peut-être l’équation la plus d...
22/05/2026

Quitter l’agriculture fossile. Continuer à nourrir la planète. Réconcilier les deux.

C’est peut-être l’équation la plus difficile posée à notre génération d’agriculteurs. L’Irlande, cette semaine, n’offre pas de réponse rassurante. Elle offre quelque chose de plus utile : des cas concrets de gens qui s’y attaquent.

Un éleveur laitier réintroduit chicorée et légumineuses dans ses prairies. Il réduit le poids de ses vaches, diminue ses émissions de méthane, cartographie sa matière organique. Une vision système, pas une rustine. Un méthaniseur agricole liquéfie son biogaz (600 fois plus concentré qu’à la sortie du digesteur) et va contractualiser directement avec Coca-Cola, sans pipeline, avec une traçabilité carbone complète. Il n’est plus price taker. Il choisit ses acheteurs. Des tourbières surexploitées pendant des décennies, drainées, pillées de 5,5 mètres de tourbe, retrouvent aujourd’hui leur rôle d’éponge climatique. Des éoliennes ont poussé sur 3 % de la surface. Le reste se rewilde lentement en attendant l’arrivée prochaine de troupeaux domestiques.

Trois fermes. Trois trajectoires de transition. Un fil commun : la conviction que les agriculteurs et les agricultrices ne sont pas le problème mais qu’ils sont une partie de la solution.

C’est une phrase entendue sur l’exploitation Hugh Harrison, dans le cadre du programme de recherche ARCZero. Elle aurait pu sonner comme un slogan. Elle sonnait comme un principe de travail.

Mairead McGuinness l’a formulé différemment en conférence de clôture de la visite de Meade Farm : la disponibilité alimentaire n’est pas acquise. Et le débat politique n’est pas assez honnête sur ce sujet. Guerres commerciales, instabilité, transition énergétique imposée. Les agriculteurs et agricultrices naviguent dans un environnement où les contraintes s’accumulent plus vite que les marges de manœuvre.

C’est précisément dans ce contexte que nous sommes ici, avec Marjorie Lambert, Anaël Bibard,Marie Morineau et Agnès Deleforterie, pour représenter Nuffield France à la triennale internationale de Nuffield en Irlande du Nord.

Pas pour rapatrier des solutions clé en main. Mais pour comprendre comment d’autres systèmes agricoles absorbent les chocs, inventent de nouveaux modèles, et gardent le cap.

La semaine continue. Il reste beaucoup à voir.

Nourrir le monde.La planète produit déjà assez de calories pour tout le monde. Et pourtant.La vraie question n’est pas l...
19/05/2026

Nourrir le monde.
La planète produit déjà assez de calories pour tout le monde. Et pourtant.

La vraie question n’est pas la quantité.
C’est la géopolitique. Les chaînes d’approvisionnement. Les décisions prises aujourd’hui. Et celles qu’on reporte.

C’est précisément ce que des agricultrices et agriculteurs de plus de 30 pays du réseau Nuffield vont débattre, à Belfast.

Depuis hier et jusqu’au 26 mai, le Nuffield International Triennial réunit le réseau mondial des scholars pour un Agri-Summit de haut niveau.

Au programme : sécurité alimentaire mondiale, guerres commerciales et géopolitique de l’alimentation, responsabilité de l’Europe dans un monde qui se fragmente.
À la même table : économistes, représentants de la Commission européenne, présidents d’organisations agricoles, scholars de terrain issus de cinq continents.
9 jours. Plus de 30 fermes visitées. Du nord au sud de l’Irlande.

🌍 Une délégation Nuffield France vient d’arriver à Belfast.

Restez connectés !

12/05/2026

🎙️ Vous connaissez quelqu’un qui jurait de ne jamais candidater à la bourse Nuffield ?

Elsa Pivard aussi.

Ingénieure en statistiques. Master d’économie. Pas le profil qu’on associe spontanément à une ferme laitière.

Et pourtant, à 25 ans, elle part vivre en ex-URSS pendant un an et demi.
Pas pour un projet académique. Pour apprendre à traire des vaches à la main. Et le russe, au passage.

🛬 De retour en France en 2020, elle reprend la ferme familiale avec son frère. Passe le BAC pro CGEA. S’installe sur 60 vaches. Monte un atelier de glaces à la ferme. Crée une plateforme de compost en circuit court. Prend la présidence d’une coopérative laitière qui brasse 23 millions de litres par an.
29 ans. Et une question qu’elle ne peut plus ignorer.

Autour d’elle, des fermes laitières cherchent des repreneurs sans en trouver. Pourquoi ? Le capital à transmettre ? La fiscalité ? La rémunération ? Le cadre de vie ?

Elle ne voulait pas juste en parler. Elle voulait aller voir, ailleurs, ce qui fonctionne.

C’est exactement ce que permet la bourse Nuffield : 12 semaines minimum de voyages d’études à l’international, l’accès à une communauté de 2 000 anciens lauréats dans une quinzaine de pays, et 12 000 € pour financer la démarche.

Elsa est lauréate 2025.

Elle qui jurait de ne jamais candidater.

Si vous connaissez un agriculteur avec des questionnements, partagez ce post. Les candidatures pour la promotion 2027 sont ouvertes jusqu’au 30 juin 2026, et le dossier est en commentaire.

En Normandie, les vaches sont au rez-de-chaussée.Guillaume Bernard le sait bien, il a repris la ferme familiale en 1995,...
06/05/2026

En Normandie, les vaches sont au rez-de-chaussée.

Guillaume Bernard le sait bien, il a repris la ferme familiale en 1995, à deux pas de Saint-Lô. Depuis, il pilote des rotations de pâturage, mesure la pousse de l’herbe, conseille des éleveurs sur leur autonomie fourragère.

Il maîtrise son sujet.

Mais une question le taraudait depuis des années, sans réponse dans son réseau.

Comment des éleveurs laitiers, partout dans le monde, arrivent-ils à tenir la triple performance, technique, économique, environnementale, avec l’herbe comme seule fondation ?

En 2015, il a décidé de chercher.

Pendant deux ans, il est parti sur les exploitations laitières des Pays-Bas, de Belgique, d’Irlande, d’Écosse, d’Australie et de Nouvelle-Zélande. Partout, il a rencontré ses homologues Nuffield, des éleveurs qui ouvraient leurs portes, leurs résultats, leurs erreurs.

Deux ans sur le terrain. Six pays. Des centaines d’éleveurs rencontrés.

Ce qu’il retient aujourd’hui : “Nuffield m’a permis de prendre de la hauteur et de m’enrichir humainement à travers des rencontres que je n’aurais jamais faites autrement.”

C’est ça, la bourse Nuffield : 12 semaines minimum de voyages d’études, une communauté de 2 000 anciens lauréats dans une quinzaine de pays qui ouvrent leurs portes, et 12 000 € pour financer la démarche.

Guillaume était lauréat 2015.

Les candidatures pour la promotion 2027 sont ouvertes jusqu’au 30 juin 2026.

📍Dossier de candidature en commentaire.

Et si obtenir une bourse Nuffield vous emmenait vers des territoires inexplorés ?🗓️ Concrètement : 12 semaines minimum d...
23/04/2026

Et si obtenir une bourse Nuffield vous emmenait vers des territoires inexplorés ?

🗓️ Concrètement : 12 semaines minimum de voyage d’études, une communauté de plus de 2 000 anciens lauréats dans une quinzaine de pays prêts à ouvrir leurs portes, et environ 12 000 € pour financer l’ensemble du parcours.

🎙️Les candidatures pour la promotion 2027 sont ouvertes jusqu’au 30 juin 2026.

📍Vous vous reconnaissez — ou vous pensez à quelqu’un ? Le lien vers le dossier est en commentaire. 👇

Il y a des questions qu’on porte depuis des années. Dans un coin de la tête. Entre deux saisons. Entre deux réunions. 🌾“...
16/04/2026

Il y a des questions qu’on porte depuis des années. Dans un coin de la tête. Entre deux saisons. Entre deux réunions. 🌾

“Comment est-ce que les autres font, ailleurs ?”
“Est-ce que mon problème est vraiment insoluble, ou je manque juste de recul ?”

La bourse Nuffield, c’est le cadre construit pour explorer ces questions-là. Sérieusement. Sur le terrain. Avec les bonnes personnes.

🗓️ Concrètement : 12 semaines minimum de voyage d’études, une communauté de plus de 1 500 anciens lauréats dans une quinzaine de pays prêts à ouvrir leurs portes, et environ 12 000 € pour financer l’ensemble du parcours.

C’est une rupture de cadre construite autour d’une seule chose : votre question.

Cette année, trois nouveaux lauréats français sont partis avec la leur. Augustin questionne la reconstruction du verger périurbain en Île-de-France. Charles-Édouard explore comment faire de la maintenance agricole un levier de compétitivité. Marie cherche l’autonomie fourragère dans un climat qui dérègle les équilibres.
Trois questions que leur quotidien seul ne pouvait pas résoudre. Vous les avez suivi ici lors du CSC au Japon.

🎙️Les candidatures pour la promotion 2027 sont ouvertes jusqu’au 30 juin 2026.

Profil recherché : professionnel du secteur agricole, 25–45 ans, bon niveau d’anglais, disponible au moins 12 semaines sur deux ans.

📍Vous vous reconnaissez — ou vous pensez à quelqu’un ? Le lien vers le dossier est en commentaire. 👇

En 1980, en Aveyron, à 850 mètres d'altitude, un agriculteur décide de ranger définitivement sa charrue.Pas parce qu'il ...
08/04/2026

En 1980, en Aveyron, à 850 mètres d'altitude, un agriculteur décide de ranger définitivement sa charrue.
Pas parce qu'il abandonne. Parce qu'il a compris quelque chose que certains mettront quarante ans à admettre.

"Tombée dans la marmite" de l'agriculture de conservation des sols depuis son plus jeune âge, Sarah Singla a toujours su que le sol n’était pas uniquement un support de production mais bien un capital dont il fallait prendre soin.

À 23 ans, diplôme d'ingénieure agronome en poche, elle aurait pu choisir un bureau. Elle a choisi la ferme familiale. Et un pari : prouver qu'on peut produire sans labourer, sur des terres que tout le monde jugeait trop pauvres.
En 2011, elle est devenue boursière Nuffield.

Une année à travers le monde. Des grandes plaines américaines aux exploitations d Amérique du Sud , pour apprendre et confronter son intuition à des dizaines de systèmes agricoles. Son sujet d'étude portait sur l’optimisation des intrants en système céréalier pour une agriculture inspirée de la nature.
Autrement dit : nourrir le sol pour qu'il nous nourrisse.

Ce qu'elle a ramené de ce voyage, ce n'est pas une méthode. C'est une certitude.

Depuis, elle n'a jamais cessé de faire le pont entre sa ferme de Canet-de-Salars et les tribunes où se dessine l'avenir agricole.
Présidente de Nuffield France.
Formatrice de Montpellier à Paris. Co-productrice du documentaire « Bienvenue les vers de terre ». Intervenante à l'ONU. Distinguée « International No-Till Legend » en 2024.

Mais ce qui s'est passé le 7 janvier 2026 est différent.

L'Académie d'agriculture de France l'a accueillie comme membre correspondant.
Pas au titre d'ingénieure agronome, elle l'est pourtant. Pas au titre de conférencière internationale.
Au titre d'agricultrice, experte dans l'agriculture de conservation des sols.

Agricultrice. C'est le plus beau mot de cette nomination.

Pour nous, réseau Nuffield, Sarah incarne exactement ce que nous croyons : un agriculteur, une agricultrice qui part explorer le monde revient transformer le sien.

Quinze ans après sa bourse, la preuve est faite.

[ ] En Île-de-France, on est passé de 5 000 hectares de vergers dans les années 60 à 500 aujourd’hui.Pendant ce temps, l...
31/03/2026

[ ] En Île-de-France, on est passé de 5 000 hectares de vergers dans les années 60 à 500 aujourd’hui.
Pendant ce temps, la population francilienne va croître de 12,5 % d’ici 2050.

Ces deux courbes ne vont pas dans le même sens. Et personne n’en parle vraiment.

Augustin vient de rentrer du CSC Nuffield au Japon. Trois semaines avec des agriculteurs d’Australie, du Kenya, du Brésil — tous confrontés aux mêmes pressions que nous, mais avec des réponses différentes.

🍎 Celle qui l’a le plus arrêté : un arboriculteur qui cultive des pommes à 1 200 mètres d’altitude. Pas par tradition. Par stratégie. Pour contourner le réchauffement climatique tout en restant rentable sur des marchés urbains proches.
Ce n’est pas de la débrouille. C’est une réponse structurée à un problème structurel.

« C’est exactement la question que j’explore avec Nuffield : est-ce que l’arboriculture péri-urbaine peut redevenir rentable, transmissible, désirable en Île-de-France ? Est-ce que la filière peut se reconstruire — ou est-ce qu’on la laisse disparaître ?

Je suis rentré avec plus de questions que de réponses. Mais au moins, maintenant, je sais que les réponses existent. Elles sont juste ailleurs. »

💸 30 000 €. Un moteur de tracteur cassé. Et une question qui ne lâche pas.🤔 Comment on passe d’une panne qui fait douter...
24/03/2026

💸 30 000 €. Un moteur de tracteur cassé. Et une question qui ne lâche pas.

🤔 Comment on passe d’une panne qui fait douter à un système qui protège vraiment une exploitation ?

🇯🇵 « C’est exactement ce qu’on est allé chercher au Japon.

⚙️ Le Japon est une des économies les plus mécanisées au monde.
🔍 Et pourtant, les arrêts machine y sont traités comme des défaillances de management — pas comme des accidents.
🏭 Toyota nous l’a dit clairement, en conférence :
la maintenance n’est pas un coût. C’est une décision stratégique.

🌾 On a visité des fermes où la question n’est pas “comment réparer ?” mais “comment ne jamais avoir besoin de réparer ?”
🧠 Un changement de posture. Pas de technologie. »

💡 Ce que le groupe a découvert au fil des 15 jours, c’est ça :

les différences entre agricultures ne sont pas seulement techniques.

🤝 Elles sont organisationnelles. Humaines.

👨‍🌾 Pour Charles-Édouard, en grande culture en Eure-et-Loir, le voyage a fait évoluer son angle de recherche.

📌 Son sujet Nuffield 2026 : comment transformer la maintenance agricole
d’une contrainte subie en levier de compétitivité.

🔩 Pas seulement les outils. Les process. L’organisation. Les hommes.

✨ Au Japon, il a trouvé des pistes qu’il n’imaginait pas chercher.

🛫 La suite : les voyages individuels commencent.

Adresse

Sce International APCA/9, Avenue George V
Paris
75008

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