Syndicat National des Metteuses et Metteurs en Scène - CGT

Syndicat National des Metteuses et Metteurs en Scène - CGT Syndicat National des Metteuses et Metteurs en Scène, seul syndicat de défense des metteurs en scène

L'ambition avérée de notre Syndicat est d'être un outil efficace pour tous les Metteurs en Scène, qu'ils oeuvrent dans les théâtres nationaux, municipaux, privés, au travers de compagnies, ou complètement indépendants, sans rejet de chapelle ou autres critères esthétiques. Nous souhaitons (nous) rendre service par une information la plus appropriée sur nos métiers et ses résonances notre rapport

aux écrivains de théâtre, notre volonté à diriger des structures artistiques et culturelles (compagnies, scènes...) qui sont nos outils de travail... nos rapports en tant que chef de projet aux interprètes (acteurs, danseurs, musiciens, scénographes, techniciens, chargés de presse et communication...) et bien sûr notre rapport au « Politique » et ses politiques. Surtout, rappelons encore une fois que seul un syndicat peut négocier des conventions collectives et que les dispositions de ces conventions sont « étendues », c'est-à-dire qu'elles s'appliquent à tous les membres de la branche d'activité, qu'ils soient syndiqués ou non !

Culture : une parole qui dérangepar Cyril le Grix, président du SNMSDepuis des décennies, la culture en France repose su...
05/06/2026

Culture : une parole qui dérange
par Cyril le Grix, président du SNMS

Depuis des décennies, la culture en France repose sur un pacte tacite. Forgé dans l'après-guerre, consolidé sous Malraux, puis patiemment élaboré par des générations de responsables politiques et d'artistes, ce pacte repose sur une idée simple mais exigeante : l'État reconnaît au théâtre, à la danse, à la musique, à la création vivante une fonction spécifique, irréductible à la seule logique de marché. En retour, il lui accorde des moyens stables, prévisibles, à la hauteur de cette ambition. Ce pacte est en train d'être rompu.

Les décisions financières de l'État, les coupes budgétaires décidées par plusieurs régions et collectivités territoriales, les annulations de saisons théâtrales 2026-2027 qui se multiplient : tout cela ne constitue pas des accidents isolés. Ces événements s'inscrivent dans un mouvement plus vaste dont la portée commence seulement à être mesurée.

Ajoutons à cela l'absence totale de réponse à notre demande de renégociation du FONPEPS, le fonds pour l'emploi pérenne dans le spectacle. Ce dispositif, créé pour lutter contre la précarité chronique de nos métiers, est aujourd'hui menacé dans son principe même.

Le 29 mai 2026, le gouvernement a soumis deux projets de décret aux Commissions des finances de l'Assemblée nationale et du Sénat. Le premier annule 18,8 M€ sur la mission Culture. Le second en annule 19,2 M€ supplémentaires. Soit 38 M€ retirés en cours d'exercice, alors que la loi de finances 2026 avait déjà enregistré une baisse de 4,6 % de son budget par rapport à 2025.

Que signifient concrètement ces 38 M€ d'économies ? Des spectacles annulés, parfois après des mois de répétitions. Des créations avortées. Des écritures qui ne verront jamais le plateau. Des équipes artistiques et techniques à l'arrêt, sans perspectives. C'est tout un écosystème qui est menacé, fragilisé, précarisé. Non pas à la marge mais dans son fonctionnement même.

La culture n'est pas une variable d'ajustement budgétaire. La culture est un rouage essentiel de la démocratie, au sens organique : ce par quoi une société respire, se regarde, se juge, se projette. Lorsqu'on affaiblit la culture, c'est la capacité du corps social à se raconter lui-même, à débattre de ce qu'il est et de ce qu'il veut devenir que l'on affaiblit. C'est l'espace public que l'on réduit. C'est la pensée critique que l'on étouffe.

Cette offensive n'est pas seulement le fruit de contraintes budgétaires. Elle procède d'une intention politique claire, portée par certains partis qui voient dans la culture une adversaire. Parce que la culture émancipe, parce qu'elle permet le jugement personnel, parce qu'elle résiste aux mots d'ordre et aux pensées toutes faites, elle dérange celles et ceux qui fondent leur pouvoir sur l'obéissance et l'absence de débat démocratique.

Ce lien, la philosophe Hannah Arendt l'avait compris mieux que quiconque. Elle nous a enseigné que le danger le plus insidieux n'est pas la violence brutale, mais ce qu'elle appelait la « banalité du mal » : cette mécanique par laquelle des individus renoncent à exercer leur jugement, se transforment en rouages et finissent par trouver normal ce qui ne l'est pas. Ce qui permet à un système de réduire la pensée critique au silence, ce n'est pas toujours la monstruosité de ses agents, c'est souvent leur renoncement à penser. Aujourd'hui, certains discours manifestent la même méfiance radicale à l'égard de la pensée critique. Leur volonté d'asphyxier la culture, de réduire son budget, de multiplier les annulations de saisons, de remettre en question notre écosystème, ne relève pas d’une simple politique d'économies. C'est une guerre contre ce qui résiste : l'intelligence émancipée, le regard décalé, la parole qui dérange. En fragilisant les structures, en remettant en question les programmations jusqu'à susciter des phénomènes d'autocensure, en précarisant les équipes artistiques, ils servent un projet politique avilissant : celui d’une culture à la solde de l'ordre établi.

Dans cette perspective, les élections présidentielles de 2027 et ce qui risque d'advenir nous préoccupent particulièrement. Renoncer à défendre la culture contre celles et ceux qui l'attaquent, c'est renoncer à la démocratie elle-même. Dès lors, deux choix s'offrent à nous : une mobilisation forte de nos professions pour lutter contre ce qui semble être une fatalité et nous préserver de cette perspective délétère, ou contempler silencieusement notre propre extinction – théâtre après théâtre, saison après saison, compagnie après compagnie, artiste après artiste.

Et si la mise en scène se dotait d’une boussole éthique ?Dans la continuité des Assises Nationales de la Mise en Scène 2...
01/06/2026

Et si la mise en scène se dotait d’une boussole éthique ?
Dans la continuité des Assises Nationales de la Mise en Scène 2024, le SNMS-CGT, avec le soutien d’Audiens et de la SACD, lance une consultation nationale inédite pour co-construire une charte déontologique des metteuses et metteurs en scène.

📍 Rendez-vous le 9 juin 2026 en région Hauts-de-France
Au Safran – scène conventionnée d’Amiens-Métropole
(14h > 18h – entrée libre sur inscription)

🔹 Pourquoi une charte ?
➡️ Définir un cadre éthique pour notre métier
➡️ Affirmer nos valeurs communes
➡️ Renforcer notre rôle dans les politiques culturelles
➡️ Faire avancer, à terme, un statut européen de l’artiste metteur ou metteuse en scène

🔹 Pour qui ?
Théâtre, rue, cirque, opéra, danse, marionnette, humour…
Elle concerne les metteuses et metteurs en scène du public comme du privé, en début de carrière comme confirmés.
Votre regard est essentiel pour faire de cette charte un outil vivant et partagé.

🔹 Au programme de l’atelier participatif :
✔️ Découverte des enjeux de la charte
✔️ Échanges autour des thèmes structurants issus de la consultation nationale
✔️ Co-construction de principes et engagements concrets

Thématiques abordées :
🔸 Régularité professionnelle
🔸 Processus de création
🔸 Lutte contre les VHSS et discriminations
🔸 Responsabilité sociale et environnementale

📅 Mardi 9 juin 2026 – 14h > 18h
📍 Le Safran – Amiens-Métropole
3 Rue Georges Guynemer, 80080 Amiens

✅ Inscription obligatoire
👉 https://my.weezevent.com/atelier-charte-de-la-mise-en-scene-region-hauts-de-france
Venez faire entendre votre voix. Votre métier a besoin de vous.

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Dans la continuité des Assises Nationales de la Mise en Scène 2024, le SNMS-CGT entame une consultation nationale autour de la co-construction d’une charte déontologique des metteuses et metteurs en Scène, avec le soutien d'Audiens et de la SACD. Pour la région Hauts-de-France, l'atelier est ...

Dans la continuité des Assises Nationales de la Mise en Scène 2024, le SNMS-CGT entame une consultation nationale autour...
13/05/2026

Dans la continuité des Assises Nationales de la Mise en Scène 2024, le SNMS-CGT entame une consultation nationale autour de la co-construction d’une déontologique des metteuses et metteurs en Scène, soutenue par la SACD et Audiens

Pour la région Normandie, l'atelier est construit en partenariat avec ODIA Normandie. Il se tiendra le 21 mai 2026 au Théâtre de la Foudre CDN de Normandie-Rouen de 14h à 18h.

Une charte pourquoi ?
Cette charte aura pour vocation de :
Définir un cadre éthique pour l’exercice de notre métier ;
Affirmer nos valeurs communes ;
Renforcer notre rôle au sein des politiques culturelles ;
Garantir, à terme, un statut de l'artiste metteur en scène à l’échelle européenne.

Une charte pour qui ?
Cette charte doit être le reflet d'une profession dans toute sa diversité : théâtre, arts de la rue, cirque, opéra, danse, marionnette, humour, etc.
Elle concerne les metteuses et metteurs en scène du public comme du privé, en début de carrière comme confirmés.
Votre expérience et votre regard sont essentiels pour enrichir cette démarche et en faire un outil utile et partagé.

La méthode :
Nous vous invitons à un atelier participatif autour de la construction de cette charte, dans l'objectif de :
Découvrir les enjeux et le projet de charte ;
Réfléchir ensemble autour des thèmes structurants issus de la consultation nationale ;
Proposer des formulations, des principes, des engagements concrets.

Les thématiques abordées seront les suivantes : Régularité professionnelle / Processus de création / Lutte contre les VHSS et les discriminations / Responsabilité sociale et environnementale.

Informations pratiques :
Le 21 mai 2026 de 14H à 18H au Théâtre de la Foudre CDN Normandie - Rouen.

Inscription obligatoire ici : https://my.weezevent.com/atelier-charte-de-la-mise-en-scene-region-normandie

Adresse

Maison Des Auteurs/7 Rue Ballu
Paris
75009

Téléphone

+33685545694

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