CFDT agriculture

CFDT agriculture Syndicat des Personnels du ministère de l'alimentation et de l'agriculture et de ses opérateurs

Assurer la représentation et la défense des intérêts individuels et collectifs des agents du ministère de l'Agriculture, et des établissements publics qui y sont rattachés (ANSES, INAO, IFCE, INFOMA, IRSTEA, CNPF). Nos actions, nos domaines d'intervention, et nos centres d'intérêt.

Violences au MAASA, un phénomène sous-estimé qui exige des réponses concrètesLes violences au travail ne concernent pas ...
03/06/2026

Violences au MAASA, un phénomène sous-estimé qui exige des réponses concrètes

Les violences au travail ne concernent pas uniquement les secteurs les plus exposés médiatiquement. Elles touchent également les agentes et agents du ministère de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la souveraineté alimentaire (MAASA), qu'ils exercent en administration centrale, en DRAAF, en DDI, dans les services vétérinaires, les SIVEP, les laboratoires, l'enseignement agricole ou les établissements publics. Pourtant, le sujet reste souvent peu visible, parfois banalisé, alors même qu'il constitue un enjeu majeur de santé au travail, d'attractivité des métiers et de qualité du service public.

Les travaux engagés par la DGAFP sur la protection des agents contre les violences et les données présentées par la CFDT Fonctions publiques dressent un constat préoccupant : la violence s'installe durablement dans le quotidien professionnel de nombreux agents publics.

35 % déclarent subir des agressions verbales,
20 % des agressions physiques
8 % du cyberharcèlement.
25 % des agents envisagent même de quitter la fonction publique dans les prochaines années.
Au MAASA, des formes de violences multiples

Lorsque l'on évoque les violences professionnelles, l'image de l'agression physique vient souvent immédiatement à l'esprit. La réalité est beaucoup plus large.

Dans les services du ministère, les violences externes peuvent prendre la forme d'insultes, de menaces, de comportements agressifs lors des contrôles en exploitation agricole, des inspections en établissements agroalimentaires, des contrôles sanitaires à l'importation ou encore lors de missions de police administrative. Les agents chargés des contrôles sont parfois confrontés à des contestations virulentes, à des intimidations ou à des tentatives de pression destinées à remettre en cause leurs constats.

Les réseaux sociaux ont également créé de nouvelles formes de violence. Des agents peuvent être nommément désignés, exposés ou attaqués en ligne après une décision administrative ou un contrôle. Le cyberharcèlement, longtemps considéré comme marginal, devient une réalité professionnelle pour certains collègues.

Mais les violences les plus fréquentes ne viennent pas toujours de l'extérieur.

La violence est souvent interne à l'organisation

L'un des enseignements majeurs rappelés par la CFDT concerne l'origine des comportements hostiles. Selon l'enquête SUMER, 85 % des comportements hostiles proviennent de l'intérieur des organisations : collègues, encadrants ou hiérarchie.

Cette réalité n'épargne pas le MAASA qui devrait s'interroger.

Pour la CFDT-Agriculture, les réorganisations permanentes, les suppressions d'effectifs, les restructurations comme RESET-BREXIT, les difficultés de recrutement, les vacances de postes, les tensions liées à l'adéquation missions/moyens ou encore la multiplication des priorités créent un terrain favorable à la multiplication de risques psychosociaux.

Dans ce contexte, les violences prennent souvent des formes moins visibles :

Isolement professionnel ;
Dénigrement ;
Surcharge chronique de travail ;
Injonctions contradictoires ;
Management inadapté ;
Pressions excessives ;d-
Harcèlement moral ;
Conflits dégradés entre services ou entre niveaux hiérarchiques.

Ces situations ne laissent pas de traces physiques mais leurs conséquences peuvent être considérables sur la santé mentale, l'engagement professionnel et la qualité du travail.

Des métiers particulièrement exposés

Tous les agents peuvent être concernés, mais certains métiers du ministère présentent des facteurs de risque spécifiques.

Les agents des services vétérinaires en abattoir peuvent subir des tensions liées aux décisions sanitaires ou aux arrêts de chaîne. Les inspecteurs intervenant en exploitation agricole ou dans les entreprises agroalimentaires sont parfois confrontés à des situations conflictuelles lors des contrôles. Les agents des postes de contrôle frontaliers (PCF) et des SIVEP peuvent faire face à des pressions économiques importantes lorsque des marchandises sont bloquées ou refusées.

Les personnels de l'enseignement agricole connaissent également des situations d'incivilités, de violences verbales ou numériques similaires à celles observées dans l'Éducation nationale.

Les agents administratifs ne sont pas épargnés non plus lorsque les usagers expriment leur mécontentement face à des décisions, à des délais d'instruction ou à des contraintes réglementaires.

La protection fonctionnelle : un droit encore trop difficile à mobiliser

Pour la CFDT, l'une des difficultés majeures réside dans les conditions d'accès à la protection fonctionnelle.

Le Code général de la fonction publique prévoit pourtant que l'administration est tenue de protéger les agents contre les violences, menaces, injures, diffamations, outrages ou situations de harcèlement dont ils sont victimes dans le cadre de leurs fonctions.

Or, dans de nombreuses administrations, il est encore demandé à l'agent victime de déposer une demande formelle avant que des mesures de protection soient engagées. La CFDT considère cette interprétation comme excessivement restrictive et rappelle que la protection devrait intervenir dès lors que l'employeur a connaissance des faits.

Cette question est particulièrement importante pour les agents du MAASA. Dans les situations de tension ou de harcèlement, il n'est pas toujours facile pour une victime déjà fragilisée d'engager seule des démarches administratives parfois complexes.

Prévenir plutôt que réparer

La réponse aux violences ne peut pas se limiter au traitement des situations individuelles une fois le dommage survenu.

La prévention doit devenir une priorité de gestion.

La feuille de route présentée par la DGAFP repose sur quatre axes : améliorer les dispositifs de signalement, renforcer la prise en charge des victimes, mieux analyser les situations de violence et développer une culture de tolérance zéro.

Pour le MAASA, cela implique notamment :
Une meilleure exploitation des signalements et retours d'expérience ;
Une véritable utilisation du DUERP pour identifier les facteurs organisationnels de risque ;
La formation des encadrants à la prévention des risques psychosociaux ;
Le développement de dispositifs de médiation ;
L’association effective des représentants du personnel à l'analyse des situations ;
Une politique claire de protection des agents confrontés à des agressions externes.
Un enjeu d'attractivité et de maintien du service public

La question des violences au travail dépasse largement le seul champ de la santé et de la sécurité au travail.

Dans un ministère qui rencontre déjà des difficultés croissantes de recrutement dans plusieurs filières techniques et de contrôle, laisser perdurer des situations de violence ou de harcèlement contribue directement à la perte d'attractivité des métiers.

Comment attirer de nouveaux collègues lorsque les conditions d'exercice se dégradent ? Comment fidéliser les agents expérimentés lorsqu'ils ne se sentent plus suffisamment protégés ? Comment maintenir l'expertise indispensable à l'exercice des missions sanitaires, alimentaires, agricoles et environnementales si la souffrance au travail devient une norme silencieuse ?

Pour la CFDT-Agriculture, la lutte contre les violences doit désormais être considérée comme une composante essentielle de l'adéquation entre les missions et les moyens. La protection des agents n'est ni une option ni un coût accessoire : elle constitue une condition indispensable au bon fonctionnement du service public et à la reconnaissance de celles et ceux qui le font vivre au quotidien.

Chiffres clés
35 % des agents publics déclarent subir des agressions verbales.
20 % sont victimes d'agressions physiques.
8 % subissent du cyberharcèlement.
1 agent sur 4 envisage de quitter la fonction publique.
85 % des comportements hostiles identifiés proviennent de l'intérieur de l'organisation de travail.

Les conditions générales et spécifiques des prestations d'action sociale interministérielles et ministérielles pour l'an...
01/06/2026

Les conditions générales et spécifiques des prestations d'action sociale interministérielles et ministérielles pour l'année 2026 à destination des agents du MAASA sont communiquées dans la note de service SG/SRH/SDDPRS/2026-292 du 28 mai 2026.

Vous la trouverez également en bas de cet article.

Les fiches descriptives des différentes prestations d’action sociale sont applicables à compter du 1er janvier 2026.

Le barème 2025 est maintenu pour la plupart des prestations d'action sociale interministérielles et ministérielles à destination des agents du ministère de l'agriculture, de l’agroalimentaire et de la souveraineté alimentaire.
Seules deux prestations d’action sociale, citées ci-dessous, font l’objet d’une revalorisation de leur taux :

La prestation d’action sociale interministérielle spéciale pour « jeunes adultes atteints d'une maladie chronique ou d'un handicap et poursuivant des études, un apprentissage ou un stage de formation professionnel au-delà de 20 ans et jusqu'à 27 ans » (Cf. Fiche F8) : le taux de l’allocation mensuelle est porté à 143,45 €.
La prestation ministérielle « Aide à l’Accès au Logement Locatif – AALL » (Cf. Fiche F15) voit son barème modifié comme tous les ans parce que le mode de calcul se base sur les plafonds de ressources des bénéficiaires de la législation sur les habitations à loyer modéré, dont les nouveaux montants ont été fixés par l’arrêté du 19 décembre 2025.

Comme chaque année, le formulaire de demande et les annexes ont été mis à jour. Ces imprimés sont à utiliser IMPÉRATIVEMENT pour les demandes effectuées à partir de la publication de la version de 2026 de la note de service. Les dossiers transmis avec les documents ou annexes ne correspondant pas aux modèles de la présente note, ne seront pas traités et seront renvoyés.

> Note de service :

[pdf-embedder url="https://www.spagri.fr/wp-content/uploads/2026/05/2026-292_Prestations-action-sociale_2026.pdf" title="2026-292_Prestations action sociale_2026"]

01/06/2026
Évolutions statutaires pour les attachés, mais quid des autres A ?Présentée comme une rénovation des parcours de carrièr...
01/06/2026

Évolutions statutaires pour les attachés, mais quid des autres A ?

Présentée comme une rénovation des parcours de carrière des attachés d’administration de l’État (AAE), deux textes ont été récemment publiés au Journal officiel afin de modifier le statut de ces fonctionnaires.

Pour mémoire, ce corps qui compte 39.000 agents est devenu en 2012 un corps interministériel à gestion ministérielle, l’objectif affiché à l’époque par la fonction publique étant de fluidifier et enrichir les parcours professionnels des agents via des mobilités facilitées entre ministères.

Les constats de la DGAFP

Le vieillissement du corps, des défauts d’attractivité sur de nombreux métiers, une concurrence accrue des agents contractuels, autant d’éléments avancés aujourd’hui par la direction générale de la fonction publique (DGAFP) dans son dernier bilan de la gestion de ce corps présenté début 2026.

Élément souligné également très intéressant, bien que ce soit loin d’être une révélation, la mise en place de la haute fonction publique a créé un « décrochage » des salaires des attachés comme de ceux des autres corps de catégorie A par rapport à ceux des administrateurs de l’État (AE). Ce constat pouvait à notre sens être largement anticipé dès 2022-2023 dès lors que la réforme de la haute fonction publique (AE et emplois de direction de l’État) était initiée.

La comparaison de ces deux corps (AAE et AE) effectuée par la DGAFP semble éminemment pertinente. En effet, la réforme de la haute fonction publique a permis aux AE de voir leur traitement indiciaire et indemnitaire progresser fortement, sans compter la progressivité des passages d’échelon permettant un gain indiciaire fréquent (plus de 120 échelons, avec un passage d’échelon entre un an et dix-huit mois). A cela s’ajoute une convergence indemnitaire entre ministères qui a amplifié les gains des AE.

On ne peut cependant pas le reprocher aux décideurs de cette réforme dispendieuse car il est bien connu que « charité bien ordonnée commence par soi-même », malheureusement pour les corps techniques qui ont été traités après la bataille (y a-t-il un IPEF dans la salle ?), voire superbement ignorés (y a-t-il un ISPV dans la salle ?)... il y a encore à faire.

La CFDT-Agriculture rejoint la DGAFP dans le constat que l’absence de mesures catégorielles depuis 2012, associée au tassement des grilles indiciaires et à des conditions très lentes d’avancement d’échelon et très restrictives d’avancement de grade, a fortement dégradé les parcours de carrière des AAE et a fait diminuer d’autant l’intérêt d’un changement de poste au regard de l’évolution des rémunérations et des possibilités de promotion.

Face à ces constats, la DGAFP appelle notamment à une évolution indiciaire. Les textes publiés ne font pourtant pas évoluer les grilles de rémunération des attachés d’un iota. Un tel « dynamisme » pour un corps qui constitue « la cheville ouvrière de l’administration de l’État » laisse sans voix ! Gageons que l’agent magique n’existe que pour les A+.

La mise en place d’une gouvernance centralisée

Considérant que les pratiques de management sont trop disparates d’un ministère à l’autre, la DGAFP a décidé la création d’une instance de pilotage interministérielle : le collège du corps des attachés d’administration de l’État.

Placé sous la présidence de la DGAFP, ce collège se réunira au moins deux fois par an. Il regroupera les secrétaires généraux des ministères, la DGAFP, la direction du Budget, le groupe des Instituts du service public, la Cour des comptes, le Conseil d’État et la Caisse des dépôts, devra harmoniser la gestion globale du corps, participera ainsi à la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences, veillera à la cohérence des rémunérations et émettra des recommandations sur les lignes directrices de gestion (LDG) des ministères relatives aux promotions.

Cette ouverture des possibilités de promotion renforce le poids des LDG. La CFDT-Agriculture demande une vraie transparence sur les nouvelles modalités de promotion que le SRH mettra en œuvre. A ce titre, une mise à jour des LDG et notes de service potentiellement impactées (promotion, valorisation des parcours professionnels, reconnaissance de l’expertise, égalité de traitement des agents) devra être précédée d’un vrai dialogue social, les groupes de travail avec l’administration ne devant pas être comme souvent une simple chambre d’enregistrement.

Des changements pour l’accès au grade sommital du corps, mais…

La possibilité d’accéder au troisième grade du corps repose actuellement sur l’obligation d’avoir occupé des postes spécifiques fixés par décret. Or la cartographie de ces postes n’est pas harmonisée entre ministères.

A partir du 1er janvier prochain, les modalités d’accès au grade d’AAE hors classe permettront aux agents n’ayant pas eu la possibilité d’exercer des postes comptant pour l’avancement de grade d’être éligibles à l’avancement dès lors qu’ils auront exercé au moins huit ans dans le grade d’attaché principal.

Pour la CFDT-Agriculture, il est cependant fort décevant que la DGAFP n’ait pas mis en place la linéarisation de l’avancement à l’échelon spécial de ce troisième grade. Alors que le contingentement actuel en limite fortement l’accès, une promotion de tous les agents à l’ancienneté permettrait de renforcer l’attractivité de ce corps. Cette linéarisation est par ailleurs déjà effective pour plusieurs corps de l’Éducation nationale.

L’évolution des taux de promotion dès 2027
Un taux de promotion sera désormais applicable pour l’ensemble des grades du corps :

Le décret statutaire prévoit également la possibilité pour les ministères d’appliquer des taux dérogatoires selon leurs besoins spécifiques ou leur démographie.

Si la CFDT salue l’augmentation globale du nombre de promotions, elle restera vigilante concernant l’application de ces nouvelles mesures :

La fin des critères réglementaires fait reposer l’accès au grade sommital du corps des AAE sur l’application des lignes directrices de gestion du MAASA, qu’on a déjà vu varier selon les périodes et les sujets. La CFDT réitère donc sa demande d’une réelle transparence sur les déclinaisons de ces nouvelles règles au MAASA.

De plus, alors que la création du collège de pilotage interministériel vise à faire converger les pratiques de gestion et de rémunération, le mécanisme des taux dérogatoires ouvre immédiatement la porte aux inégalités, l’influence disparate des ministères sur le guichet unique n’étant hélas plus à prouver.

En outre, cette nouvelle liberté de chaque département ministériel pourrait très bien se traduire par une baisse des promotions.

Quid des autres corps de catégorie A

La DGAFP indique que des travaux similaires sont en cours pour décliner ces mesures dans les deux autres versants de la fonction publique. Mais d’autres corps de catégorie A de la fonction publique d’État devraient être concernés par ces évolutions statutaires.

Si le MAASA compte 891 attachés, on peut également y dénombrer 1.564 ingénieurs de l’agriculture et de l’environnement (IAE) et 498 ingénieurs de la filière « formation recherche », pour ne citer qu’eux.

La CFDT demande au SRH de porter devant le guichet unique le même type d’avancées statutaires pour les autres corps de catégorie A affectés dans ce ministère, notamment les IAE dont les modalités d’accès à l’échelon spécial sont également contingentées.

En tout état de cause, la fonctionnalisation du grade sommital a déjà été supprimée pour d’autres corps. Il serait de bonne politique des ressources humaines pour les agents du MAASA que le SRH essaye de se caler sur les avancées positives mises en œuvre dans les autres ministères.

21/05/2026

Que faire en cas d'accident du travail ?

Salaires : l’urgence d’une véritable revalorisation pour les agents publicsAu 1er juin 2026, l’augmentation de 2,41 % du...
21/05/2026

Salaires : l’urgence d’une véritable revalorisation pour les agents publics

Au 1er juin 2026, l’augmentation de 2,41 % du SMIC va une nouvelle fois mettre en lumière les faiblesses des grilles salariales de la fonction publique. Plusieurs centaines de milliers d’agents publics verront leur rémunération rattrapée par le salaire minimum, une situation qui illustre le décrochage persistant des rémunérations par rapport aux réalités du terrain.

Dans le même temps, les dernières données publiées par l’INSEE sur les rémunérations 2024 dans les trois versants de la fonction publique montrent une légère progression des salaires en euros constants. Cette évolution reste toutefois très insuffisante pour compenser les pertes de pouvoir d’achat accumulées depuis plusieurs années. Les quelques avancées enregistrées, notamment grâce à l’attribution de cinq points d’indice supplémentaires au 1er janvier 2024, ne répondent pas aux attentes légitimes des agents.

Le constat dressé par le baromètre CFDT 2026 sur l’état du travail est sans ambiguïté : 82 % des agents publics considèrent la rémunération comme leur priorité absolue. Ils demandent une reconnaissance salariale à la hauteur de leurs compétences, de leur engagement et des missions qu’ils assurent quotidiennement au service de la population.

La situation est particulièrement préoccupante pour les agents de catégorie C, dont une grande partie des échelons se situe désormais sous le niveau du SMIC. Les agents de catégorie B sont également touchés, tandis que le premier échelon de la catégorie A ne se situe que quelques dizaines d’euros au-dessus du salaire minimum. Pour compenser cet écart, l’administration verse une indemnité différentielle. Cette mesure technique évite que les agents soient rémunérés sous le SMIC, mais elle ne constitue en aucun cas une réponse durable au problème de fond.

Pour la CFDT Agriculture, il est indispensable que les revalorisations du SMIC se traduisent par une amélioration réelle et pérenne des carrières, notamment par une augmentation du point d’indice et une refonte des grilles indiciaires. Les agents doivent pouvoir bénéficier de perspectives d’évolution attractives et retrouver une progression salariale cohérente tout au long de leur parcours professionnel.

L’arrêt des discussions engagées sur l’évolution des grilles salariales est incompréhensible alors que les difficultés de recrutement se multiplient dans de nombreux services. Au ministère de l’Agriculture comme dans l’ensemble de la fonction publique, l’attractivité des métiers est désormais directement liée à la question des rémunérations.

La CFDT continue d’interpeller le Gouvernement et les ministres concernés afin que des mesures concrètes soient rapidement mises en œuvre. Il est urgent d’ouvrir de véritables négociations salariales pour redonner du pouvoir de vivre aux agents, reconnaître leur engagement et garantir l’avenir des services publics.

Sans réponse ambitieuse, le risque est réel : voir partir des agents expérimentés, peiner à recruter de nouveaux collègues et fragiliser davantage encore la capacité des services publics à remplir leurs missions. Pour la CFDT Agriculture, investir dans les agents, c’est investir dans la qualité du service rendu aux citoyens.

DDI : L’accord Qualité de Vie et Conditions de Travail est en routeLa formation spécialisée du Comité Social d’Administr...
18/05/2026

DDI : L’accord Qualité de Vie et Conditions de Travail est en route

La formation spécialisée du Comité Social d’Administration de réseau des Directions Départementales Interministérielles s’est réuni le 23 mars 2026. L’ordre du jour portait, notamment sur l’intelligence artificielle, la feuille de route des groupes de travail de la formation spécialisée, le rapport de l’Inspection Générale de l’Administration sur la restauration, santé et sécurité au travail des inspecteurs du permis de conduire et de la sécurité routière, ainsi que le le calendrier relatif à l’accord Qualité de Vie et Conditions de Travail, périmètre DDI.

Présidée par la DRH du MI, Mme Juliette BOSSART-TRIGNAT.

La déclaration liminaire CFDT est en pièce jointe.

Deux points pour avis, ce sont la désignation de la secrétaire de la formation spécialisée du CSA de réseau des DDI pour cette fin de mandat, Sandrine Fourchet-Michelin (FO) qui est maintenue à l’unanimité et l’approbation du PV de la FS DDI du 18/11/2025.

Les points suivants de l’ODJ sont pour information :

L’intelligence artificielle

M. Christophe MERLIN Adj. police MGMRH présente la charte IA du MI qui s’applique à tous les agents des services de la préfecture, mais il semble que cette charte a été établi sans associer les OS des DDI. Elle est pourtant truffée de contraintes, de devoirs et de restrictions.

Et pourtant, Une mission d’enquête IGA se demande si les agents des DDI se sentent intégrés à l’ATE… Encore faudrait-il qu’on ne nous oublie pas … ou qu’on ne se sente pas mis de côté lors de ce genre de procédure qui s’impose à nous.

Sinon, rassurez-vous, selon le MI, l’IA n’est pas là pour vous remplacer, mais bien pour améliorer et faciliter votre travail. C’est surtout que pour l’instant ce n’est pas super fiable donc on a encore besoin de l’humain pour vérifier, contrôler et ne pas perdre la face devant les usagers, les autres administrations et … le monde.

Des expérimentations sur 6 mois ont été présenté :

– À la préfecture du nord, une IA gère la priorisation des méls sur une boite dédiée du service des étrangers.

– Dans les Alpes, une IA rédige des mémoires pour les médailles et les contentieux OQTF.

Actuellement la charte est diffusée aux agents sans leur faire signer. La formation des agents SIC, des périmètres numériques et des utilisateurs est en cours et les autres agents même ceux qui n’utilisent pas encore l’IA devront être également formé.

La CFDT a rappelé que les agents sont inquiets, tout de même, car on entend partout que des postes disparaissent dans le privé à cause de l’IA. Et alors qu’on nous dit que ça va nous faciliter la vie, nous faire gagner du temps, pas de suppression d’effectifs ?
En même temps, on ne nous parle pas d’évolution des missions ou des tâches, si ce n’est peut-être qu’il faut contrôler ce que produit l’IA. C’est flou et quand c’est flou… Vous avez la réf’ ? Oui, il y a un loup ! Peut-être que ces méthodes seront intégrées dans le plan QVCT, mais comme l’administration est prudente avec l’IA, soyons prudents et attentifs également car une fois la fiabilité rectifiée et la consommation énergétique contrôlée …

Pour suivi

Tableau de suivi des demandes des OS

L’administration indique que les demandes qui figurent dans ce tableau sont celles ayant entraînées un engagement de l’administration en séance. Il semble cependant que l’administration ait du mal à indiquer les demandes de la CFDT bien qu’elle les prend tout de même en compte. Ex : la demande d’un accord QVCT, la discussion est en cours dans les GT.

Tableau de suivi des signalements

L’administration rappelle que les signalements sont faits au MI quand le dialogue social est rompu ou difficile au niveau local. Les SGCD questionnés remontent les informations de chaque situation. Attention de ne pas faire un signalement sans qu’il y ait eu discussion localement ou qu’elle ne soit pas rompue. Cependant, on constate encore un cas de signalement qui a été fait localement dans les instances puis à la DRH d’un ministère de l’ATE.
Le cheminement hiérarchique est donc respecté avant de faire un signalement au MI puisque tous ces précédents signalements n’ont pas abouti. Les ministères de l’ATE se déchargeant de ces situations sur le MI. Il n’y a pas eu de réaction concluante.

État d’avancement de la feuille de route de la formation spécialisée du CSAR des DDI

Les CR des GT du baromètre DTNUM et réseaux de prévention ont été transmis.
Le calendrier des instances et des groupes de travail est consultable et actualisé sur le site de l’UFFA – Espace DDI ici

Prochains GT le 08/04/2026 Accord QVCT/Restauration et le 11/06/2026 restauration/VSST

Suivis du rapport IGA sur la restauration

Le rapport a constaté une forte disparité des offres et exprime 9 recommandations qui seront discutés lors du GT du 8/04 où le vice-président de la CNAS, Éric Henri sera présent.
L’administration indique que l’enveloppe de crédit restauration est en forte augmentation.
Néanmoins, le principe est que les nouvelles conventions ou renouvellements de conventions sont gelés car souvent il existe une autre offre de restauration.

Il reste un travail de fourmis à faire par le MI pour connaitre le nombre d’agents qui bénéficient de restauration et le nombre qui n’en bénéficie pas.

Et pendant ce temps, des agents galèrent pour se restaurer convenablement !

La CFDT indique que l’équité serait d’offrir la même offre de financement de restauration pour tous, par un ticket restaurant, une subvention sur le salaire ou autre moyen permettant à chacun de se restaurer quel que soit l’offre sur site. Sur le principe que tout le monde mange, il n’est point nécessaire de se poser trop de question. Se nourrir serait-il devenu une option non vitale ?

Questions diverses :
Point d’avancement sur la santé et la sécurité au travail des IPCSR :

Des chiffres incohérents sont annoncés tels que seulement 10 arrêts de travail sur l’ensemble des effectifs des IPSCR (1 200 environs). L’administration montrant ainsi qu’il n’y a pas de problème de surcharge de travail ou de QVCT dans ce domaine. Le nombre de permis moto n’aurait pas augmenté malgré la réforme du permis (permis B avec 7 heures de formation obligatoire pour une moto 125 dorénavant) Les 42 unités ne sont pas systématiquement atteintes.

La requalification du CIA est un travail qui sera fait sur la loi de finances 2026.
Calendrier relatif à l’accord QVCT périmètre DDI :

Des GT sont dorénavant prévus le 8/04 et le 11/06 afin de démarrer un accord de méthode mais c’est bien un accord QVCT comme pour le télétravail que la CFDT souhaite, concernant les agents des DDI.

La CFDT-Agriculture se félicite des avancées du ministère de l'Intérieur alors même qu'il ne semblait pas pressé à travailler le sujet contrairement au ministère de l'Agriculture, initialement dans les starting-blocks et prêt à jouer le premier de cordée avec de multiples réunions programmées/reportées/annulées, pour finalement stopper net suite à notre refus de signer l'accord de méthode au motif que le MAASA ne prenait pas suffisamment en compte les agents en DDI ! Bel exemple de dialogue social dans les deux cas.
Sur le risque amiante bâtimentaire dans les DDI :

La CFDT a confirmé sa demande que le registre DTathèque renseigné par les SGCD soit accessible aux ISST de l’ATE. Il semble qu’il y ait des problèmes techniques pour permettre cet accès. Une solution doit être trouvé rapidement.
Conseils médicaux :

Un bilan des conseils médicaux est en attente à la demande des OS. Notamment, sur la formation des représentants dans ces conseils, parachutés sans formation et sur la base du volontariat. Ils ne sont pas forcément issus d’une organisation syndicale.

La prochaine formation spécialisée du CSA de réseau des DDI se réunira le 10 juin 2026.

Pour contacter les représentants CFDT en CSA/F3SCT DDI : [email protected]

> Source : CFDT-UFETAM

22/04/2026

la prime d'activité ??

22/04/2026

Pouvoir d’achat : la CFDT se bat pour une vraie revalorisation pour tous les agents publics !

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Paris
75349

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