Association Olivier Greif

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Association Olivier Greif Ici l'on parle de la musique du compositeur Olivier Greif (1950-2000). Son œuvre, sans doute pas encore assez connue, a le don d'émouvoir profondément.

Né en 1950, Olivier Greif fait ses études musicales au Conservatoire de Paris. Piano, musique de chambre, composition, orchestration... Il obtient le premier prix de composition à l’âge de dix-sept ans. Il étudie ensuite à New York auprès de Luciano Berio, qui enseigne à la Juilliard School. Il poursuit alors une double carrière de pianiste et de compositeur. Il compose notamment le cycle de lieder Wiener Konzert (1973), la Sonate de Guerre pour piano (1975), le Tombeau de Ravel pour piano à quatre mains (1975), la Sonate pour violon et piano The Meeting of the Waters (1976), la Sonate de Requiem pour violoncelle et piano (1979/1992), le Livre du Pèlerin pour voix de femme, flûte, hautbois, clarinette, basson, cor, violon et piano (1980)…

Dans les années 80, s'étant engagé dans une démarche spirituelle basée sur la pratique de la méditation, il se retire de la scène musicale. Une dizaine d'années durant, son activité de compositeur se trouve mise en sourdine. Il a adopté le nom indien Haridas, qu’il abandonnera finalement en 1998. Au début des années 90, Olivier Greif retourne à la musique avec, selon ses propres mots, « plus de force et moins d'attente qu'auparavant ». Il compose alors Le Rêve du Monde et Trois pièces sérieuses (1993) pour piano, les Lettres de Westerbork pour voix de femme et deux violons (1993), la Sonate pour piano Codex Domini (1994), le 2ème Quatuor sur des Sonnets de Shakespeare en 1996, le Quintette A Tale of the World (1996). Le cycle des Chants de l’Âme, engagé dès 1979, est créé en 1996. De 1998 à 2000, à l'invitation de l'association Pour Que l'Esprit Vive, il est en résidence à l'abbaye de La Prée. La fin des années 90 est une période particulièrement riche. Mû par un sentiment d'urgence, Olivier Greif crée des œuvres majeures : la Sonate pour deux violoncelles The Battle of Agincourt (1997), la Symphonie n°1 pour voix de baryton et orchestre (1997), le 3ème Quatuor avec voix Todesfuge (1998), le Quadruple Concerto La Danse des morts (1998), le Trio pour piano, violon et violoncelle (1998), l’Office des Naufragés pour soprano, clarinette, piano et quatuor à cordes (1998), le Concerto pour violoncelle Durch Adams Fall (1999), le Requiem pour double chœur a ca****la (1999), le 4ème Quatuor Ulysses (2000), Ich ruf zu dir pour piano, clarinette et quatuor à cordes (2000)…

Le 13 mai 2000, Olivier Greif meurt brusquement à son domicile parisien, âgé de cinquante ans. IN ENGLISH

Born in 1950, Olivier Greif studied at the Paris Conservatory of Music: piano, chamber music, composition, orchestration… He obtained the first prize in composition at the age of 17. He then went to New York in order to study with Luciano Berio who was teaching at the Juilliard School. From then on, he pursued a dual career as a pianist and composer. Notable works from this period are Wiener Konzert, a cycle of lieder (1973), the Sonate de Guerre for piano (1975), Le Tombeau de Ravel for piano four-hands (1975), the violin and piano sonata The Meeting of the Waters (1976), the Sonate de Requiem for cello and piano (1979-1992), Le Livre du Pèlerin for woman’s voice, flute, oboe, clarinet, bassoon, horn, violin and piano (1980)…

During the eighties, having embarked in a spiritual quest based on meditation, he retired from the musical scene. For about ten years his activity as a composer was put aside. He took the Indian name Haridas, which he finally gave up in 1998. At the start of the nineties, Olivier Greif returned to music with « more strength and less expectation than before ». He then composed Le Rêve du Monde and Trois pièces sérieuses (1993) for piano, Lettres de Westerbork for woman’s voice and two violins (1993), the piano sonata Codex Domini (1994), the 2nd string Quartet with voice on Shakespeare’s sonnets in 1996, the Quintet A Tale of the World (1996). The cycle Chants de l’Âme, which he had started composing in 1979, was premiered in 1996. Between 1998 and 2000, he was artist in residence at the Abbaye de La Prée, invited by the organization Pour Que l'Esprit Vive. The years from 1997 to 2000 were particularly productive. Spurred by a sense of urgency, he produced a series of major works: the Sonata for two cellos The Battle of Agincourt (1997), the Symphony #1 for baritone and orchestra (1997), the 3rd Quartet with voice Todesfuge (1998), the quadruple Concerto La Danse des morts (1998), the Trio for piano, violin and cello (1998), L’Office des Naufragés for soprano, clarinet, piano and string quartet (1998), the Cello concerto Durch Adams Fall (1999), the Requiem for double choir a ca****la (1999), the 4th Quartet Ulysses (2000), Ich ruf zu dir for piano, clarinet and string quartet (2000)…

On May 13th, 2000, he died suddenly in his Paris flat, at just 50 years of age.

Un bel article de ResMusica sur le coffret exhaustif des enregistrements d'Alice Ader (34 CDs !).Celui-ci comprend l'enr...
13/09/2026

Un bel article de ResMusica sur le coffret exhaustif des enregistrements d'Alice Ader (34 CDs !).
Celui-ci comprend l'enregistrement fait au Festival Présences 2000 de "Ich ruf zu Dir", une pièce pour piano, clarinette et quatuor à cordes d'Olivier Greif à laquelle répondit quatre ans plus t**d le "Im fremdem Land" de Philippe Hersant.

"Évoquant Schumann par son titre, Im fremden Land (« Terre étrangère ») de 2002, pour clarinette, quatuor à cordes et piano, dédié à l’Ensemble Ader, est un enregistrement live comme la majorité des pièces des CDs 20, 21 et 22. On y entend dans Choral, cinquième et dernier volet du cycle, cette clarinette tendue dans les aigus (impérial Jérôme Comte) dont le cri d’effroi, contrastant avec le choral joué par le quatuor à cordes, n’est pas sans évoquer le climat suffocant de Ich ruf zu dir d’Olivier Greif qui referme le CD. Ich ruf zu dir, une des œuvres les plus saisissantes du coffret, est une commande d’Alice Ader dédiée à l’Ensemble Ader (clarinette, piano et quatuor à cordes) qui la crée en février 2000 à Radio France lors du Festival Présences : vision hallucinée, « triptyque furieux, méditation sur le rien », nous dit le compositeur ; il s’agit de trois variations sur le choral éponyme de Luther, un cri (« Scream »), au sens littéral du terme, qui nous laisse sans voix."

A musical Journey with Alice Ader compte 34 CD couvrant un large pan de la carrière de la pianiste – de 1980 à 2025 –

L'association Olivier Greif a beaucoup de reconnaissance envers Yves Petit de Voize qui, des années durant, a soutenu Ol...
10/09/2026

L'association Olivier Greif a beaucoup de reconnaissance envers Yves Petit de Voize qui, des années durant, a soutenu Olivier Greif et sa musique (festivals des Arcs, de Cordes-sur-Ciel, de Deauville, Fondation Singer-Polignac, multiples concerts, CD...). Il était un membre d'honneur et un grand ami de notre association. Merci à lui et condoléances à ses proches.

Figure du milieu musical, Yves Petit de Voize s’est éteint aujourd’hui 9 septembre des suites d’une longue maladie, annonce le […]

Événement musical :Le mercredi 30 septembre, Syntonia jouera le Quintette "A tale of the world" d'Olivier Greif au Festi...
07/09/2026

Événement musical :
Le mercredi 30 septembre, Syntonia jouera le Quintette "A tale of the world" d'Olivier Greif au Festival de Laon dans l'Aisne (à peine plus d'une heure de train depuis la Gare du Nord).

« Une sorte d’ivresse polyphonique en forme de « récit du monde » aux multiples références littéraires, dites ou chantées par les musiciens eux-mêmes, quand un chant du XVe siècle anglais côtoie une phrase de Proust ou un texte sacré de l’hindouisme. Un geste spectaculaire appuyé sur une musique post-romantique et moderne, puissante et intérieure, d’un lyrisme dramatique. ».

Une cathédrale universelle à l’image du gigantesque quintette « romanesque » pour piano et cordes d’Olivier Greif (1950-2000). Une sorte d’ivresse polyphonique en forme de « récit du monde » aux multiples références littéraires, dites ou chantées par les musiciens eux-mêmes, quand ...

15/05/2026

Extrait du Journal d'Olivier Greif (27 décembre 1998).
Il répond ici au célèbre Questionnaire de Proust.

Quel est pour vous le comble de la misère ? L’ignorance.
Où aimeriez-vous vivre ? Ici même.
Votre idéal de bonheur terrestre ? L’amour inconditionnel devenu chose normale.
Pour quelles fautes avez-vous le plus d’indulgence ? Celles causées par la recherche du bonheur.
Quels sont les héros de roman que vous préférez ? Peu importe le héros. L’écriture compte plus. L’écrivain est le seul héros de son roman.
Quel est votre personnage historique favori ? Le Bouddha, par exemple.
Vos héroïnes dans la vie réelle ? D’une manière générale, toutes les femmes qui sont à la recherche de l’Absolu par la Beauté.
Vos héroïnes dans la fiction ? Même réponse que pour la question 5.
Votre peintre favori ? Picasso, s’il n’en reste qu’un.
Votre musicien favori ? Mozart, s’il n’en reste qu’un.
Votre qualité préférée chez l’homme ? La bonté.
Votre qualité préférée chez la femme ? L’humour.
Votre vertu préférée ? Le désintéressement.
Votre occupation préférée ? Composer de la musique.
Qui auriez-vous aimé être ? Le Bouddha, ou tout autre sage.
Le principal trait de votre caractère ? Double.
Votre principal défaut ? Le manque de courage.
Votre rêve de bonheur ? Composer jusqu’à la mort.
Quel serait votre plus grand malheur ? Mourir avant l’heure.
Ce que vous voudriez être ? Celui qui est en devenir.
Le couleur que vous préférez ? Le bleu.
La fleur que vous aimez ? La rose.
L’oiseau que vous préférez ? Le rossignol
Vos auteurs favoris en prose ? Proust, encore et toujours.
Vos poètes préférés ? Paul Celan. Hölderlin, Rilke. Les métaphysiques anglais.
Vos héros dans la vie réelle ? Tous ceux qui vont au bout d’eux-mêmes.
Vos héroïnes dans l’histoire ? Idem.
Vos noms préférés ? Ceux que tout le monde ne porte pas, mais qui demeurent simples et sans affectation.
Ce que vous détestez par-dessus tout ? La vulgarité, quand elle est au service des puissances de l’argent. En matière de nourriture : les abats.
Les caractères historiques que vous méprisez le plus ? L’intolérance, le fanatisme, le désir de revanche.
Le fait militaire que vous admirez le plus ? Aucun. Absolument aucun. Peut-être la bataille de Kurukshetra, parce qu’elle est avant tout une métaphore.
La réforme que vous admirez le plus ? L’abolition de la peine de mort. D’une manière générale, toutes celles qui vont dans le sens de la liberté individuelle généralisée.
Le don de la nature que vous aimeriez avoir ? La grâce.
Comment aimeriez-vous mourir ? Tendu vers le But, et en paix.
L’état présent de votre esprit ? Ouvert.
Votre devise ? La roue tourne parce que son centre est immobile. (Lao T’seu)

Voilà aujourd’hui 26 ans qu’Olivier nous a quittés. Ayons une pensée pour lui, écoutons sa musique !
13/05/2026

Voilà aujourd’hui 26 ans qu’Olivier nous a quittés. Ayons une pensée pour lui, écoutons sa musique !

Un beau concert en perspective, autour de la musique de Philippe Hersant. Le samedi 11 avril, à 20 h salle Cortot à Pari...
01/04/2026

Un beau concert en perspective, autour de la musique de Philippe Hersant.
Le samedi 11 avril, à 20 h salle Cortot à Paris, la pianiste Sandra Chamoux jouera l'intégrale des "Ephémères" et le trio Parrhèsia créera "Chants de la lagune".
Il y aura également une table ronde à 18h30, en présence du compositeur.
L'entrée est libre, il suffit de réserver !

Concert autour de Philippe Hersant avec Sandra Chamoux & le Trio Parrhèsia, célèbrent l'œuvre de Philippe Hersant en présence du compositeur.

Cette semaine, France Musique nous a emmenés chez le pianiste Bruno Rigutto. Une série de cinq "Grands Entretiens" passi...
28/02/2026

Cette semaine, France Musique nous a emmenés chez le pianiste Bruno Rigutto. Une série de cinq "Grands Entretiens" passionnants et sensibles, menés par Judith Chaîne. Vendredi soir, lors du 5ème épisode, Bruno Rigutto a évoqué son ami Olivier Greif. Ci-dessous, le lien pour la réécoute (vers la minute 21.30).
Voici ce qu'il a dit :
"Olivier, j'ai joué sa musique. J'ai joué sa Sonate de guerre, j'ai joué son Trio, plein de choses. Il était possédé par la musique. C'était plus qu'un visionnaire, c'était un volcan à l'intérieur ! Et c'était un extraordinaire pianiste, aussi."

AUDIO • Bruno Rigutto : Le sourcier du clavier, épisode 5/5 : "Je n’impose pas mon interprétation aux élèves, je suis plutôt comme un sourcier". Une série inédite proposée par France Musique. Écoutez Les Grands Entretiens, et découvrez nos podcasts en ligne.

Un très beau concert à venir, une création de notre ami le compositeur Benoît Menut : "Inspiré par les textes de la poét...
05/02/2026

Un très beau concert à venir, une création de notre ami le compositeur Benoît Menut :
"Inspiré par les textes de la poétesse britannique Augusta Webster et de la romancière et poétesse américaine Hilda Doolittle, le compositeur Benoît Menut renouvelle le regard porté sur la magicienne homérique au pouvoir de métamorphose".

LUNDI 9 MARS à l'amphithéâtre de la Cité de la Musique, avec de magnifiques interprètes.
À vos agendas !!

Inspiré par les textes de la poétesse britannique Augusta Webster et de la romancière et poétesse américaine Hilda Doolittle, le compositeur Benoît Menut renouvelle le regard porté sur la magicienne homérique au pouvoir de métamorphose.

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