10/12/2025
Léa PROCHASSON et Makram MGHEZZI-HABELLAH, lauréats du prix "article du mois" décembre 2025 de la SFBBM
Léa PROCHASSON est une jeune chercheuse dont la curiosité scientifique et le goût prononcé pour l’interdisciplinarité des sujets ont favorisé la construction d’un parcours pluridisciplinaire mêlant biochimie, virologie et oncologie. Passionnée de dynamique moléculaire et cellulaire, elle obtient d’abord un doctorat de Pharmacie à l’université de Tours - à la suite de travaux sur les complexes modificateurs d’histones - pour obtenir ensuite un doctorat de Biologie Moléculaire Intégrative et Cellulaire à l’ENS de Lyon, sous la direction de Vincent Mocquet dans l’équipe PRIO (Post-transcriptional Regulation in Infection and Oncogenesis). Durant ces trois années, elle s’est intéressée à la régulation post-transcriptionnelle des ARNs - cellulaires et viraux - en caractérisant l’impact de la dérégulation de la voie du Nonsense Mediated Decay (NMD) sur la relation hôte-pathogène, dans le cadre d’infections par les rétrovirus HLTV-1 et HIV-1. Elle rejoint ensuite l’équipe ARNs non codants, épigénétique et fluidité des génomes d’Antonin Morillon à l’Institut Curie où elle poursuit actuellement ses travaux sur l’ARN en prenant part à un projet translationnel : ses recherches portent sur le potentiel immunogène des ARNs non codants au travers de leur caractérisation comme sources potentielles de peptides candidats pour des vaccins thérapeutiques anti-cancéreux. Animée d’une envie continuelle d’apprendre et de transmettre, elle s’investit également dans l’encadrement d’étudiant.e.s et l’enseignement.
Makram MGHEZZI-HABELLAH, 27 ans, a obtenu sa licence et sa première année de master à l'Université Claude Bernard Lyon I. Ses études se sont concentrées sur la génétique et la biologie cellulaire. Durant cette période, il a développé un intérêt croissant pour la biologie de l'ARN et l'ARN viral, ce qui l'a conduit à obtenir un diplôme spécialisé dans ces domaines à l'Université Paris - La Sorbonne. Pendant son doctorat, il s'est concentré sur l'étude des conséquences des infections virales sur l'homéostasie des cellules hôtes. Il a étudié deux virus à ARN, le SARS-CoV-2 et le HTLV-1. Les recherches de Makram ont démontré que la protéine Rex du HTLV-1 interfère avec l'exportation dépendante de CRM1 d'UPF1, un acteur clé de la dégradation de l'ARNm médiée par le non-sens (NMD). Ses recherches ont également montré que le virus SARS-Cov2 inhibe aussi la NMD. De manière inattendue, UPF1 semble avoir une fonction provirale, car elle stimule la réplication virale.
The hijacking of CRM1 export is an important step of the retroviral replication cycle. Here, we investigated the consequences of this hijacking for the host. During HTLV-1 infection, we identified that this hijacking by the viral protein Rex favours the association between CRM1 and the RNA helicase....