08/10/2026
Visio à New York.
Séance 2. Les États-Unis d’Avant-Garde, par Dimitri Ghantous.
Mercredi 14 Octobre à 20h.
De 1947, année du premier dripping de Po***ck, a 1982, année ou Basquiat expose pour la première fois dans une galerie new-yorkaise, l’avant-garde américaine va connaître son âge d’or.
Dans cette séance, nous suivrons trois trajectoires.
La première sera celle, en littérature, d’une nouvelle génération d’écrivains américains. Héritant d’André
Breton, de Tristan Tzara et de Louis-Ferdinand Céline ; la Beat Generation (Kerouac, Burroughs et Ginsberg) va inventer, dans la deuxième partie du XXème siècle, une langue tout à fait inouie.
La deuxième se situe dans l’héritage du surréalisme et l’automatisme psychique pur, transmis notamment par Matta. Ce sera celle de Po***ck, Rothko, Motherwell ; qui vont imposer l’expressionnisme abstrait, comme mouvement dominant la peinture mondiale.
La troisième trajectoire concernera enfin l’anti-art, qui va se développer de façon considérable en Amérique dans la suite de Duchamp. Du néo-dadaisme de Johns et Rauschenberg jusqu’au Pop Art de Warhol, les artistes américains vont étendre considérablement le territoire de l’art, jusqu’à brouiller complètement la frontière entre art et non-art.
À chaque fois, nous verrons comment l’avant-garde américaine a pu transfigurer l’héritage européen auquel elle se référait initialement, pour produire un art complètement nouveau.
Mais nous verrons également que la fiction d’une utopie sans Histoire n’a pu se constituer qu’en refoulant son crime fondateur : l’esclavage. L’avant-garde américaine va alors faire un retour brutal à la figuration, enclenché par Phillip Guston et mis en pratique avec génie par un jeune peintre nommé Jean-Michel Basquiat.
⏱️Mercredi 14 Octobre à 20h.