Société d'histoire du radicalisme

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02/06/2026

https://societe-d-histoire-du-radicalisme.assoconnect.com/collect/description/717635-n-conference-debat-repenser-le-pcte-social-vendredi-19-juin-au-cafe-du-pont-neuf

Cette conférence se clôturera par un banquet républicain, l'occasion de fêter ensemble le 125e anniversaire du congrès fondateur du Parti républicain, radical et radical-socialiste, qui eut lieu en juin 1901.

1901 – 2026 : 125 ans d'Engagement Radicalvendredi 19 juin 2026 au Café du Pont-Neuf.à 19h30 conférence débat« Repenser le Pacte social »par Thomas...

Moment d'Histoire :Les 21, 22 et 23  juin 1901, la politique française basculait dans la modernité. Il y a 125 ans, la s...
31/05/2026

Moment d'Histoire :

Les 21, 22 et 23 juin 1901, la politique française basculait dans la modernité.

Il y a 125 ans, la salle des Sociétés savantes à Paris accueillait le congrès fondateur du Parti républicain, radical et radical-socialiste. Pour la première fois sous la IIIe République, une nébuleuse informelle de comités électoraux, de journaux et de loges maçonniques s'unissait pour créer le premier grand parti moderne de l'histoire de France.

Au cœur de cette révolution partisane, un homme et une idée : Léon Bourgeois et le Solidarisme.

À une époque de forte polarisation (post-affaire Dreyfus), Léon Bourgeois va offrir au radicalisme la boussole doctrinale qui lui manquait. Son ambition ? Faire la synthèse entre les libertés individuelles de 1789 et les aspirations sociales de la fin du XIXe siècle.

💡 Les 4 piliers du Solidarisme : ni capitalisme sauvage, ni marxisme
La dette sociale : L'individu isolé n'existe pas. Nous naissons tous débiteurs de la société qui nous a précédés (éducation, sécurité, infrastructures).

La propriété subordonnée : Elle reste la garante de la liberté, mais elle comporte des charges pour corriger les injustices de la naissance.

L'État « pivot de justice » : L'État n'est pas un simple arbitre passif, c'est le garant de l'équité des chances.

L'impôt et l'assurance : L'impôt progressif et les caisses de retraite ne sont pas de la charité, mais le remboursement d'une dette de justice.

"Il n'y a pas de liberté réelle là où il n'y a pas d'égalité des conditions de départ." — Léon Bourgeois (Solidarité, 1896)

⚖️ Du programme à la réalité : un chemin semé d'embûches
Si ce congrès de 1901 a ouvert la voie à des victoires historiques comme la Loi de séparation des Églises et de l'État (1905) ou le repos dominical (1906), le volet social s'est longtemps heurté au conservatisme des institutions.

Dès 1895, Léon Bourgeois avait tenté d'imposer l'impôt progressif sur le revenu. Face à la fronde des milieux financiers et au veto du Sénat, son gouvernement avait été poussé à la démission. Il aura fallu attendre le 15 juillet 1914, à l'aube de la Grande Guerre, pour que cette injustice fiscale soit enfin corrigée par Joseph Caillaux.

Un héritage durable
L'influence de Léon Bourgeois ne s'est pas arrêtée aux frontières de l'Hexagone. En 1919, lors de la création de la Société des Nations (SDN), il transposera sa philosophie solidariste à l'échelle internationale à travers le principe de l'arbitrage obligatoire entre les peuples.

Le solidarisme de 1901 reste, aujourd'hui encore, l'une des racines intellectuelles majeures de notre État-providence et des débats contemporains sur la justice sociale et la redistribution.

Pour aller plus loin, replongez-vous dans les travaux de Serge Berstein, Gérard Baal ou Marie-Claude Blais sur cette Belle Époque où la République cherchait sa formule sociale.

Moment d'Histoire :27 mai 1943Le jour où la Résistance s'est unieLa Nation se souvient... Chaque année, la Journée natio...
27/05/2026

Moment d'Histoire :

27 mai 1943

Le jour où la Résistance s'est unie

La Nation se souvient...

Chaque année, la Journée nationale de la Résistance commémore l'unification des forces clandestines sous l'égide de Jean Moulin et du général de Gaulle. Retour sur le 27 mai 1943, un tournant capital pour la Libération et la refondation de la République.

C’était il y a 83 ans. Dans Paris occupé, au premier étage du 48 rue du Four, dix-sept hommes bravaient la mort pour s’asseoir autour d’une même table. Ce 27 mai 1943, sous la présidence de Jean Moulin, se tenait la première réunion du Conseil National de la Résistance (CNR). Un événement fondateur qui allait changer le cours de la guerre et dessiner le visage de la France moderne.

Le grand défi de l'unification
Depuis l’été 1940 et l'appel du 18 juin par le général de Gaulle, la contestation contre l'occupant n**i et le régime collaborationniste de Vichy grandissait. Mais sur le territoire métropolitain, les maquis et réseaux agissaient dans une dispersion dangereuse.
Face au besoin impérieux de frapper plus fort et d'asseoir la légitimité de la France libre auprès des Alliés, de Gaulle confie au début de l'année 1942 une mission quasi impossible à Jean Moulin, ancien plus jeune préfet de France révoqué par Vichy : unifier les forces de l'ombre.

Ce 27 mai 1943, le miracle républicain s'accomplit. Autour de Jean Moulin, les huit principaux mouvements de résistance (*Combat, Libération-Sud, Franc-Tireur, Ceux de la Libération, Ceux de la Résistance, Libération-Nord, l'Organisation civile et militaire, et le Front national de la Résistance*), rejoints par les syndicats et les partis politiques d'avant-guerre, décident de faire front commun.

Le message prophétique de De Gaulle
Dans un message clandestin capital transmis à cette occasion, le général de Gaulle fixait l'enjeu de cette union :
> « Pour que la libération et la victoire soient françaises, il est impérativement nécessaire que la nation se rassemble dans un effort proprement français. Notre intérêt immédiat, notre grandeur de demain, peut-être même notre indépendance sont à ce prix. »

Pour de Gaulle, le CNR ne devait pas seulement coordonner les combats immédiats. Il devait préparer « l'après », anticiper le retour à l'ordre républicain avant le suffrage des citoyens, et initier une « colossale révolution » sociale et économique pour sortir du chaos. Ce sera le célèbre programme du CNR, promesse de sécurité sociale et de dignité retrouvée.

[ LE CONSEIL NATIONAL DE LA RÉSISTANCE (27 mai 1943) ]
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8 Mouvements de 6 Partis politiques 2 Syndicats
Résistance d'avant-guerre (CGT et CFTC)

Un héritage vivant et pédagogique
Arrêté à Caluire à peine un mois plus t**d, torturé par la Gestapo, Jean Moulin mourra sans parler, devenant le visage éternel de ce courage collectif.

Pour que ce sacrifice ne soit jamais oublié, l'Assemblée nationale a instauré à l'unanimité en 2013 la date du 27 mai comme Journée nationale de la Résistance.

Au-delà des commémorations officielles, notamment devant le 48 rue du Four à Paris, cette journée revêt une mission éminemment pédagogique dans les écoles. Elle invite la jeunesse à réfléchir sur les valeurs de courage, d'engagement et de solidarité portées par ces héros de l'ombre qui, au milieu de la nuit, ont osé forger la France nouvelle.

https://godf.org/evenements/nos-evenements/nuit-europeenne-des-musees/                                                  ...
23/05/2026

https://godf.org/evenements/nos-evenements/nuit-europeenne-des-musees/ Ce samedi soir, venez rencontrer des francs-maçons au musée de la franc-maçonnerie ! Ils vous ouvrent leurs portes. Partez avec eux à la découverte des temples maçonniques et du musée, chargés de symboles et d’histoire.

Toute la soirée vous pourrez rejoindre une des nombreuses visites guidées dans les Temples du Grand Orient de France.

Vous pourrez librement et gratuitement parcourir les collections du musée ainsi que l’exposition temporaire « Lumières dans la ville, Paris et les francs-maçons ».

Ce samedi soir, venez rencontrer des francs-maçons au musée de la franc-maçonnerie ! Ils vous ouvrent leurs portes.

125 ans du Parti Républicain, Radical et Radical-Socialiste (1901–2026) : Comment le radicalisme a inventé la politique ...
17/05/2026

125 ans du Parti Républicain, Radical et Radical-Socialiste
(1901–2026) :
Comment le radicalisme a inventé la politique moderne en France
À l’occasion du 125e anniversaire de la fondation du Parti Républicain, Radical et Radical-Socialiste, retour sur l’épopée du plus vieux parti de France. Des barricades du XIXe siècle aux salons de la Place de Valois, récit d'une aventure qui a forgé la République laïque.
Par Éric Malmaison, président de la Société d’Histoire du Radicalisme — Publié le 17 mai 2026
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Le « big bang de la rue Serpente »
Du 21 au 23 juin 1901, le congrès fondateur du Parti républicain, radical et radical-socialiste se réunit à Paris, rue Serpente. Dans la salle de l’Hôtel des Sociétés savantes, 1 132 délégués se pressent : parlementaires, élus locaux, journalistes et francs-maçons. Ce jour-là, le premier grand parti moderne de la République française voit le jour.
Cette création est l'aboutissement d’un long processus. Dès 1892, le groupe de la Gauche démocratique avait été fondé au Sénat, dont Émile Combes deviendra l'un des leaders. Le congrès de 1901 marque ainsi l’unification d’un courant républicain ancien et multiple, désormais doté d’une organisation permanente.
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Des barricades au refuge lexical : la genèse d'un mot
Le mot « radical » apparaît en France en 1819 sous la plume de la droite ultra-royaliste pour disqualifier les réformateurs extrêmes. Sous « la Monarchie de Juillet », l’affirmation républicaine étant durement réprimée, le terme devient le refuge lexical des oppositions démocratiques autour d'une revendication centrale : le suffrage universel.
• Étienne Garnier-Pagès, élu en 1835, s'impose comme l’un des premiers parlementaires radicaux.
• François Arago associe combat démocratique et question sociale en réclamant « l’organisation du travail ».
• Alexandre Ledru-Rollin devient le chef de file du mouvement dès 1841.
La révolution de 1848 offre aux radicaux leur première expérience du pouvoir au sein du gouvernement provisoire. Mais le coup d’État de 1851 de Louis-Napoléon Bonaparte disperse le mouvement dans l'exil et la clandestinité.
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L'effet Gambetta et le Programme de Belleville
Dans les années 1860, une nouvelle génération émerge sous la conduite d'un jeune avocat : Léon Gambetta. En 1869, son célèbre Programme de Belleville fixe les axes du radicalisme moderne :
• Suffrage universel intégral et libertés publiques totales (presse, réunion).
• Instruction primaire gratuite, laïque et obligatoire.
• Séparation des Églises et de l’État.
En 1872, à Grenoble, Gambetta annonce l’irruption d’une « couche sociale nouvelle » : les classes moyennes (artisans, commerçants, instituteurs), qui vont devenir le socle électoral indéboulonnable du radicalisme.
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La guerre des gauches : Opportunistes contre Intransigeants
Sous la IIIe République naissante, le mouvement se divise en deux familles :
Les « Opportunistes »
• Chef de file : Léon Gambetta
• Doctrine : Favorables à des réformes par étapes, ils privilégient les compromis pour enraciner la République.
Les « Intransigeants »
• Chefs de file : Georges Clemenceau, Camille Pelletan
• Doctrine : Ils exigent l’application immédiate du programme démocratique, fiscal et social.
En 1880, Clemenceau résume leur ambition : impôt sur le revenu, retraites ouvrières et droit syndical. Malgré leurs querelles, les radicaux participent aux grandes lois des années 1880 (école laïque) et s'opposent farouchement à la politique coloniale de Jules Ferry.
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Le Solidarisme face aux crises de la République
Les années 1880 et 1890 sont secouées par des crises majeures. Le radicalisme est d'abord fragilisé par la vague boulangiste, puis par le scandale de Panama, où Clemenceau est éclaboussé au point de perdre son siège en 1893.
Pourtant, le mouvement se réinvente grâce à Léon Bourgeois, qui forme en 1895 un gouvernement exclusivement radical. Il théorise le solidarisme : une troisième voie entre capitalisme libéral et collectivisme marxiste, conciliant justice sociale et propriété individuelle. L’affaire Dreyfus parachève cette recomposition, installant les radicaux comme les champions de la laïcité.
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1901 : La charte de la rue Serpente
La perspective des législatives de 1902 pousse à l’unification. Une grande circulaire est adressée aux comités et aux loges du Grand Orient de France pour organiser le congrès de juin 1901, avec un objectif clair : faire barrage au cléricalisme et à la réaction.
Le rôle de la Franc-maçonnerie :
Loin d'être une direction occulte, elle constitue un réseau de sociabilité républicaine et humaniste essentiel, facilitant la circulation des idées progressistes sur tout le territoire.
Bien que Clemenceau refuse d'abord de se lier à cette « machine partisane », les barons du mouvement fixent la charte du parti. Camille Pelletan fait adopter la déclaration finale : attachement à la propriété individuelle (qui les distingue des socialistes), impôt sur le revenu, séparation des Églises et de l’État, et retraites ouvrières.
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L'âge d'or de la République radicale
Inspiré du modèle britannique, le Parti radical se structure de manière pyramidale, reliant les comités de province à Paris. Il devient la force pivot de la IIIe République, s’appuyant sur les « hussards » de la fonction publique : instituteurs, petits fonctionnaires, buralistes et médecins de campagne.
Aux élections de 1902, le Bloc des gauches triomphe. En faisant entrer la France dans l’ère des partis modernes, le Parti radical s'installe pour près de quarante ans comme l’axe central de la vie politique française.

Un siècle et demi plus t**d, notre République porte encore son empreinte : la laïcité, le solidarisme et le primat du débat parlementaire.

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