01/08/2025
Hausse des taxes sur l’électricité et le gaz : injustice pour les locataires !
L’Union Nationale des Locataires Indépendants (UNLI) s’insurge contre de l’augmentation des taxes sur l’électricité et le gaz, en vigueur à compter du 1er août 2025, et alerte sur ses conséquences concrètes pour les locataires.
Sous couvert d’harmonisation fiscale européenne, le gouvernement applique désormais un taux unique de TVA à 20 % sur l’ensemble des factures d’énergie, y compris sur la part fixe de l’abonnement, jusque-là soumise à un taux réduit de 5,5 %. Cette mesure s’applique indistinctement à l’électricité comme au gaz, sans prise en compte des réalités sociales des usagers.
Ce changement entraîne une hausse immédiate des charges pour des millions de locataires, déjà lourdement fragilisés par la flambée des prix de l’énergie, la hausse des loyers et le coût de la vie. Les foyers modestes, souvent les plus économes, seront paradoxalement les plus touchés.
L’UNLI rappelle que les taxes représentent désormais près d’un tiers de la facture d’énergie. Cette pression compromet les efforts des ménages pour vivre dignement, maîtriser leur budget et réduire leur consommation.
Selon une étude récente de Hello Watt, un ménage (équipé d’un compteur de 6 kVA), avec une faible consommation (moins de 3 300 kWh/an), verra son abonnement passer de 13,72 € TTC à 15,46 € TTC, soit une hausse de 12 %, soit environ 21 € annuel. Même en tenant compte des baisses annoncées sur la taxe sur la consommation (accise) et le tarif d’acheminement, la facture globale pourrait bel et bien augmenter de près de 6 % pour les petits consommateurs.
Les mesures correctrices restent donc largement insuffisantes et masquent une réalité plus profonde : la fiscalité énergétique devient progressivement plus lourde, et pèse tout particulièrement sur les locataires, qui ne disposent d’aucune marge de négociation sur leur contrat, qu’il soit collectif ou individuel.
Comme le souligne Michel VÉNEAU, président national de l’UNLI : « Ce n’est pas un privilège que de se chauffer ou de s’éclairer dignement. L’énergie n’est pas un bien de confort ni de luxe, mais une condition élémentaire de la vie quotidienne, un produit de première nécessité. En taxant l’indispensable comme du superflu, on franchit une ligne rouge. »
L’UNLI demande le rétablissement d’un taux réduit de TVA sur la part fixe des abonnements dans les résidences principales, ainsi que la revalorisation immédiate du chèque énergie.
Dans un contexte de précarité énergétique croissante, l’UNLI réaffirme que l’accès à l’énergie est un droit, et appelle les pouvoirs publics à construire une fiscalité plus juste pour les locataires.