26/03/2026
Notre silence de ces derniers jours avait une raison…
Le week-end dernier, nous avons vécu un nouveau coup dur.
Depuis quelques jours déjà, nous sentions que quelque chose n’allait pas pour Lola. Elle n’était pas comme d’habitude. Nous avons consulté le médecin, qui avait repéré un chalazion, et nous avons pensé que son mal-être venait de là, que c’était cette douleur qui l’incommodait.
Puis ce week-end 39,5 de fièvre.
Le nystagmus est réapparu (mouvement involontaire et saccadé des yeux de gauche à droite).
Lola supportait très mal d’être portée, elle était redevenue très irritable, profondément inconfortable.
Dans la maladie de Lola, la fièvre n’est jamais anodine, elle est même souvent l’élément déclencheur de poussées. Et une poussée, c’est la maladie qui s’aggrave, le cerveau qui peut être attaqué davantage, des facultés qui peuvent se perdre, et parfois même des fonctions vitales qui peuvent être touchées.
Nous avons dû appeler en urgence les services de Necker, puis voir rapidement sa neuropédiatre. Elle a sans doute trouvé la cause de cet épisode, malgré toutes nos précautions, Lola a attrapé une rhinopharyngite.
Nous n’avons pas réagi assez tôt, parce que nous pensions sincèrement que son état était lié à son chalazion. Et aujourd’hui, on s’en veut terriblement. C’est la première fois que nous passons à côté de quelque chose comme ça. Pourtant, nous sommes équipés, vigilants, préparés, nous avons fait tous les tests possibles à la maison, sans rien détecter.
Dans notre malheur, il y a malgré tout un immense soulagement, le médicament de Lola a très probablement empêché une régression après cette forte fièvre. Sans ce médicament, le pire aurait pu arriver. Lola a bien refait certains symptômes de sa maladie, mais à ce jour, il n’y a pas de conséquence cognitive ni psychomotrice visible.
Aujourd’hui encore, Lola reste fragile. Elle est toujours un peu irritable, très fatiguée, et elle a beaucoup de mal à récupérer. Nous avons dû tout mettre en pause.
Ces derniers jours ont été extrêmement éprouvants, physiquement comme mentalement. Cela faisait longtemps que nous n’avions pas ressenti une telle pression, une telle peur. La vie nous a rappelé, avec une violence terrible, que cette foutue maladie est bien là, qu’elle ne laisse aucun répit, et qu’elle ne pardonne rien.
Lucie, Alexandre et Lola