23/02/2026
🗓️ Mercredi 18 février 2026, le Groupe Enfance a participé à la deuxième réunion du groupe de travail « Enfance » du Conseil national pour le développement et la solidarité internationale (CNDSI), accueillie par le Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères et consacrée à une question essentielle : comment garantir la centralité des enfants et de leurs droits dans l’action humanitaire française ?
Dans un contexte marqué par une augmentation des crises de toutes natures et l’explosion, en particulier, des violations graves contre les enfants dans les conflits armés, les échanges ont permis de rappeler qu’il est impératif que la protection des enfants et de leurs droits ne soit pas qu’un principe, mais devienne une réalité opérationnelle.
💡 Ils ont notamment mis en lumière l’impact des réductions budgétaires sur les dispositifs de protection des enfants sur les dispositifs internationaux de protection des enfants, la surcharge des services spécialisés, ainsi que la nécessité de mieux articuler engagements diplomatiques, cadres normatifs internationaux et financements.
Pour alimenter la réflexion collective à ce sujet, les différentes interventions ont, dans un premier temps, porté sur le rôle de la diplomatie française pour renforcer la protection des enfants dans les crises et garantir leur prise en compte dans la réponse humanitaire internationale, notamment dans un contexte de réduction des financements et de redéfinition de l’architecture de l’aide.
Le second temps s’est quant à lui concentré sur les dispositifs de pilotage stratégiques et techniques pour assurer la centralité des enfants et de leurs droits dans la réponse humanitaire française, en insistant sur l’importance de la traçabilité budgétaire, de la collecte de données désagrégées et du renforcement des compétences des acteur.rice.s.
💬 Les temps d’échanges qui ont ponctué la matinée ont permis au Groupe Enfance de porter ses recommandations appelant la France à renforcer son leadership diplomatique pour que les enfants ne soient plus un sujet invisible ou annexe dans les processus internationaux en cours (Humanitarian Reset, résolutions de crises...) mais également à incarner la centralité des droits de l’enfant par la mise en place de cadres de gestion rigoureux (plan d’actions, cadre de redevabilité), de leviers budgétaires traçables et de mécanismes de renforcements de compétences (formations notamment).
Merci au Secours Islamique France pour l’organisation de cette session ainsi qu’à l’ensemble des intervenant.e.s pour la grande qualité des échanges !
Frédéric Cholé, Hadja Idrissa B., Rachid Lahlou, Hani Mansourian, Claire B., Aurélie Lamazière, Marie-Caroline Reynier, Kamila Partyka, Brikena Zogaj, Charlotte Ranelli