Info'Com-CGT

Info'Com-CGT "Ceux qui pensent qu'il est impossible d'agir sont généralement interrompus par ceux qui agissent."

La CGT des salarié·e·s de l'information et de la communication. ✊

Salarié·es et privé·es d'emploi malvoyant·es : unissons nos forces pour une formation et un emploi choisis !Plus de 50 %...
26/05/2026

Salarié·es et privé·es d'emploi malvoyant·es : unissons nos forces pour une formation et un emploi choisis !

Plus de 50 % des personnes ayant une déficience visuelle sévère sont privé·es d’emploi et celles qui y parviennent n’exercent pas un emploi choisi. De toutes les formes de discrimination liée à un handicap, la malvoyance est celle qui enregistre le plus de cas.

Aménager les espaces et les esprits
Les employeurs préjugent que les salariés malvoyants sont difficilement employables. Ce préjugé peut aussi s’expliquer par l’obligation de faire des aménagements réels : logiciels adaptés, traductions en braille...

Un service public de l’enseignement et des formations à la hauteur des enjeux
Comme souvent dans l’accès à l’emploi, le problème commence dès l’école. Les possibilités d’apprentissage sont restreintes et les métiers disponibles ont diminué.

L'accessibilité doit être une priorité des politiques publiques afin de financer des matériels adaptés moins onéreux et de former l’ensemble des acteurs (institutions, associations, syndicats).

Tout reste à faire et nous n’y arriverons qu’en avançant solidairement, en portant inlassablement au centre de nos revendications la question du choix de la formation et des métiers.

Salarié·es de la presse, de la pub, de l'édition et de la communication.
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Faire Commune, encore et toujours !Le 30 mai, des dizaines d’organisations, dont Info’Com-CGT, appellent à défiler pour ...
22/05/2026

Faire Commune, encore et toujours !

Le 30 mai, des dizaines d’organisations, dont Info’Com-CGT, appellent à défiler pour célébrer la Commune de Paris. En quelques semaines, en 1871, les travailleurs et travailleuses de la capitale s’étaient organisés pour inventer une nouvelle manière de « faire peuple », portée par des valeurs d’égalité, d’émancipation et de démocratie pour toutes celles et ceux qui peinent à y vivre et à y travailler.

Ce projet reste d'une brûlante actualité. Aujourd’hui, il est indispensable de défendre et de créer des lieux pour manger, se cultiver et travailler, afin de protéger les populations les plus modestes ou privées d’emploi. C’est le seul moyen de soustraire la ville à la spéculation, à la rapacité du secteur privé et à la menace de l’extrême droite, qui désigne systématiquement les plus vulnérables comme les ennemis à abattre.

L'urgence est là : alors que le plus grand centre d’hébergement vient de fermer, les librairies indépendantes et les associations d’aide subissent coupes budgétaires, loyers flambants et agressions de milices fascistes, tandis que les travailleurs du quotidien — à l'image des coiffeurs du 10e — subissent parfois des conditions inhumaines.
Face à cela, nous rappelons que Paris appartient à l’ensemble de celles et ceux qui y vivent.

Vive la Commune !

BOLLORÉ À TABLE, PLURALISME EN DANGERDe chaînes de télévision en radios, de maisons d’édition en salles de cinéma, de ma...
20/05/2026

BOLLORÉ À TABLE, PLURALISME EN DANGER

De chaînes de télévision en radios, de maisons d’édition en salles de cinéma, de magazines en réseaux de distribution, l’empire médiatique et culturel de Vincent Bolloré continue de s’étendre. Derrière cette concentration sans précédent se dessine une stratégie politique assumée : mettre les médias, l’édition et la culture au service d’une croisade réactionnaire et d’extrême droite. Après CNews, Europe 1, le JDD, Fayard, Grasset, Prisma Media ou Relay, c’est désormais UGC qui va passer progressivement sous son contrôle.

Partout, le même scénario se répète : pressions éditoriales, évictions de journalistes ou de dirigeant·es jugé·es trop indépendants, mise au pas des rédactions, banalisation des discours racistes et réactionnaires. Dans le cinéma comme dans les médias, celles et ceux qui dénoncent cette emprise sont désormais menacé·es d’exclusion ou de blacklistage. Quand un groupe contrôle à la fois le financement, la production, la diffusion et la distribution des œuvres, c’est la liberté de création, l’information pluraliste et le débat démocratique qui sont directement attaqués.

Face à cette concentration toxique, il est urgent de défendre l’indépendance des médias, la diversité culturelle et les droits des salarié·es de l’information, de l’édition et de la culture. Refuser l’empire Bolloré, ce n’est pas seulement dénoncer un milliardaire : c’est combattre un projet idéologique qui cherche à imposer son hégémonie culturelle et politique sur toute la société.

Vous travaillez dans l’information ou la communication ? Pour adhérer, c’est ici : jemesyndique.org

07/05/2026

SOLIDARITÉ AVEC LES COLLÈGUES DE GISI ET DU MONITEUR

Ce mercredi 6 mai, une assemblée générale s’est tenue à Gentilly, réunissant une quarantaine de collègues du groupe Infopro Digital sur place et près de 80 à distance. Les salarié·es de Gisi et du Groupe Moniteur sont aujourd’hui confronté·es à un projet brutal : la suppression de 19 postes de secrétaires de rédaction (SR), qui seraient remplacés par 5 postes de « chefs d’édition » assistés par des outils d’intelligence artificielle.

Soyons clairs : l’IA n’est ici qu’un prétexte. Le groupe affiche des résultats économiques solides, avec des marges très élevées. Rien ne justifie, sur le plan économique, de telles suppressions de postes. Ce qui est à l’œuvre, c’est une stratégie bien connue : réduire les coûts en attaquant les métiers, au détriment des salarié·es et de la qualité.

Car, derrière ces suppressions, c’est toute la chaîne éditoriale qui est fragilisée. Les SR jouent un rôle central : vérification de l’information, cohérence éditoriale, qualité des contenus. Remplacer ce travail par des outils automatisés, sans cadre, sans réflexion déontologique, c’est organiser une baisse assumée de la qualité. Manifestement, la direction ne s’en préoccupe pas, tant que le chiffre d’affaires n’en souffre pas trop.

Ce scénario, nous l’avons déjà vu à l’œuvre dans une autre filiale du groupe, chez IPD, pour les UX designers et une intégratrice. L’argument de la « mutation technologique » sert une nouvelle fois à masquer des décisions improvisées, sans vision, sans garanties pour les salarié·es.

Dans le reste du groupe, d’autres salarié·es seront bientôt directement concerné·es. Plusieurs collègues travaillent avec ces entités et, au-delà, de plus en plus de nos métiers seront visés. Aujourd’hui les SR, demain qui ?

Face à cela, les salarié·es de Gisi et du Moniteur se mobilisent :
grève les mercredi 6 et jeudi 7 mai, toute la journée ;
débrayages les lundi 11 et mardi 12 mai, au moment des négociations.

Info’Com-CGT appelle l’ensemble des salarié·es des autres filiales du groupe Infopro Digital à se tenir informé·es, à échanger et à rejoindre les mobilisations et la grève.

La solidarité n’est pas un mot creux : elle est notre meilleure force face à des stratégies qui nous isolent et nous fragilisent. Défendre l’emploi, c’est aussi défendre nos métiers, nos savoir-faire et la qualité de nos productions.

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1er MAI INTERNATIONAL ET INTERPROFESSIONNELPlusieurs camarades sont intervenus pour témoigner des luttes en cours et lan...
04/05/2026

1er MAI INTERNATIONAL ET INTERPROFESSIONNEL

Plusieurs camarades sont intervenus pour témoigner des luttes en cours et lancer des appels à la solidarité :

Stellantis Poissy : plus d'un millier d'emplois sont en jeu. Les salarié·es paient les conséquences de l’absence d’une véritable volonté de politiques publiques et d’une planification industrielle digne de ce nom.
Stellantis doit attribuer un nouveau véhicule pour cette usine. Mobilisations et actions prévues.

UNEF Nanterre : Engagé auprès des étudiant·es sans-fac, le syndicat lance deux appels majeurs :

Le 12 mai : Journée de mobilisation nationale contre la loi « Bienvenue en France », à l’appel de l’intersyndicale de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Dans un contexte d’austérité et de démantèlement du service public de l'éducation, il s'agit de s'opposer à l'instauration de frais de scolarité exorbitants pour les étudiant·es hors espace européen (de 2 770 € à 3 770 €).

La Poste : Rendez-vous le 20 juin, à 15 heures, au siège de la banque postale, à l’appel des travailleurs et travailleuses de la Poste pour une journée contre la répression syndicale et les « procédures bâillons » (convocations, poursuites) qui visent à dissuader les salarié·es de s’organiser.

Coiffeurs du 65 boulevard de Strasbourg (Paris 10e) : Ils ont dit « stop » à l’exploitation et au chantage. Comme beaucoup de travailleurs à Paris, ils ont longtemps dû renoncer à leurs droits pour survivre. Aujourd'hui organisés et soutenus par l’UD CGT Paris, ils occupent le salon depuis le 3 mars pour faire plier leur employeur.

Monoprix (CGT Île-de-France) : Les salarié·es sont à nouveau mobilisés contre les fermetures de magasins, les cessions à Lidl et l’ouverture le dimanche avec des caisses gérées par des agents de sécurité.

Prochaine mobilisation : Monoprix Lecourbe.

MÉDIAS ET DÉMOCRATIE : STOP À LA MAINMISE DES MILLIARDAIRES !Qui possède l’information ?Aujourd’hui, l’essentiel des méd...
02/05/2026

MÉDIAS ET DÉMOCRATIE : STOP À LA MAINMISE DES MILLIARDAIRES !

Qui possède l’information ?
Aujourd’hui, l’essentiel des médias en France, télévision, radio, presse écrite et plateformes numériques est contrôlé par une poignée de grandes fortunes. Cette concentration n’est pas neutre : elle influence la manière dont l’information est produite, hiérarchisée et diffusée, tout en influençant la construction de l’opinion publique.

Pourquoi est-ce grave ?
Quand l’information dépend d’intérêts privés, elle perd son indépendance et son rôle de contre-pouvoir. Les choix éditoriaux peuvent être guidés par des logiques de rentabilité ou des intérêts économiques et politiques. Les sujets qui dérangent les puissants sont parfois invisibilisés, marginalisés ou traités de manière orientée, ce qui affaiblit le débat démocratique.

Un monopole qui étouffe la pluralité !
Moins il y a d’acteurs dans les médias, moins il y a de diversité dans les contenus. Moins de diversité, c’est moins de débats réels. Et sans débat, la démocratie s’appauvrit. Le risque est une uniformisation des idées et des points de vue.

Ce que la CGT défend pour une information libre !
Une transparence totale sur la propriété des médias et les liens entre actionnaires, responsables politiques et groupes industriels ;
Le développement et un financement pérenne des médias publics, associatifs et indépendants ;
Un véritable pluralisme dans les contenus et les choix éditoriaux ;
La protection de la liberté d’expression des journalistes et de leur indépendance, notamment grâce à la clause de conscience et à la lutte contre les procédures bâillons ;
La lutte contre la concentration excessive des médias.

À nous d’agir !
Diversifier ses sources, croiser les informations et soutenir les médias indépendants sont des réflexes essentiels. Il s’agit aussi de repérer les intérêts et lignes éditoriales qui influencent l’actualité.

Une information libre et pluraliste est indispensable à la démocratie. Elle doit rester accessible et indépendante des logiques de profit.

L’information ne doit pas être une marchandise, mais un bien commun !

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Ils nous veulent productifs, pas vivants !En France, plus de trois personnes meurent chaque jour à cause de leur travail...
28/04/2026

Ils nous veulent productifs, pas vivants !

En France, plus de trois personnes meurent chaque jour à cause de leur travail. Ces morts ne sont pas des fatalités, mais le résultat d’une organisation du travail qui privilégie la rentabilité au détriment de la santé et de la sécurité. Cadences intensifiées, pression constante, non-respect des règles : le travail tue dans tous les secteurs et touche particulièrement les plus précaires, ainsi que les jeunes en formation, parfois même mineurs.

Les politiques publiques ont aggravé la situation. La réduction des moyens de l’Inspection du travail, la suppression des CHSCT et l’affaiblissement des droits des représentant·es du personnel ont laissé les salarié·es plus exposé·es. Parallèlement, les stages se généralisent sans garanties suffisantes, tandis que la responsabilité est déplacée sur les individus, alors que les employeurs sont rarement sanctionnés.

Les chiffres sont alarmants : 759 décès liés aux accidents du travail en 2023, 764 en 2024. En incluant accidents de trajet et maladies professionnelles, environ 1 300 morts par an sont liés au travail. Les principales causes sont les malaises (57 %), souvent liés au stress et à l’intensité du travail, les accidents externes (chutes, écrasements, route) et les atteintes psychiques graves, largement sous-reconnues.

Les jeunes de moins de 25 ans sont particulièrement vulnérables : plus de 40 sont morts en 2023, souvent avec très peu d’ancienneté.

Face à cette situation, la CGT exige une transformation profonde du travail : prévention dès l’organisation, réduction des cadences, respect des temps de repos, conditions dignes et équipements adaptés. Les jeunes doivent être protégés par un encadrement réel et écartés des situations dangereuses. Il est aussi indispensable de rétablir et renforcer les droits des salarié·es, notamment les CHSCT.

Enfin, l’État doit assumer ses responsabilités : renforcer les contrôles, sanctionner les entreprises défaillantes et reconnaître pleinement les atteintes physiques et psychiques. Le respect de la vie doit primer partout.

mondiale de la sécurité et de la santé au travail

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LE 1 er MAI N'EST PAS À VENDRE !Le 1er mai, ce n’est pas la « fête du travail », c’est la journée internationale de lutt...
27/04/2026

LE 1 er MAI N'EST PAS À VENDRE !

Le 1er mai, ce n’est pas la « fête du travail », c’est la journée internationale de lutte des travailleur·euses, conquise par le mouvement ouvrier et portée par la CGT.
L’expression « fête du travail » n’est pas neutre : elle vient directement du régime de Vichy, sous Pétain, qui en 1941 transforme le 1er mai en « fête du travail ». L’objectif est clair : effacer la lutte des classes, neutraliser le mouvement ouvrier et vider cette journée de sa portée de mobilisation pour en faire une célébration consensuelle et dépolitisée.

À l’inverse, le 1er mai s’inscrit dans une histoire de combats sociaux majeurs : les grèves de 1886 à Chicago pour la journée de 8 heures, violemment réprimées, en sont un symbole fondateur. En France, ce sont les luttes syndicales, et notamment celles de la CGT, qui ont imposé le 1er mai comme journée chômée et payée, consolidée après 1947.

Aujourd’hui encore, rien n’est figé. Cette journée garde toute sa force parce que les droits des travailleur·euses sont régulièrement attaqués, fragilisés ou remis en cause.
Dans l’actualité récente, les offensives patronales et politiques se multiplient pour remettre en cause le caractère réellement chômé du 1er mai. Sous couvert de « liberté de travailler », de « flexibilité » ou même de « nécessité économique », des propositions visent à autoriser le travail ce jour-là dans certains secteurs comme le commerce, la boulangerie ou la grande distribution. Une partie de la droite et du bloc gouvernemental relaie ces logiques, en écho direct aux demandes patronales.

Pour les syndicats, et en premier lieu la CGT, il s’agit d’une attaque frontale contre un conquis fondamental : le seul jour férié obligatoirement chômé et payé en France. Derrière les discours de bon sens économique, c’est bien une réalité simple qui apparaît : faire reculer un droit collectif arraché par les luttes.
Ces attaques répétées s’inscrivent dans un contexte plus large de déréglementation du travail, de pression permanente à la flexibilité et de remise en cause progressive des protections sociales. À chaque fois, la même logique est à l’œuvre : répondre aux intérêts du patronat au détriment des salarié·es.

Le 1er mai doit rester ce qu’il est depuis son origine : une journée de lutte, de solidarité internationale et de mobilisation. Pas une fête vidée de son sens, pas une journée livrée aux logiques marchandes où les conquis sociaux deviennent une variable d’ajustement, mais un moment où les travailleur·euses rappellent collectivement que leurs droits ne sont pas négociables et qu’ils ne s’obtiennent et ne se défendent que par le rapport de force.

Salariée solitaire, syndicat solidaireRupture du contrat pendant la période d’essai, mise au placard ou licenciement abu...
24/04/2026

Salariée solitaire, syndicat solidaire

Rupture du contrat pendant la période d’essai, mise au placard ou licenciement abusif : la discrimination des femmes enceintes reste un combat d’un actualité. Trop souvent, la maternité est encore vécue comme un "risque" professionnel plutôt que comme un droit fondamental.
La protection et les droits liés à la grossesse sont encore mal connus, et le parcours peut s'avérer d'autant plus difficile lors d'une Procréation Médicalement Assistée (PMA). Ce processus, particulièrement éprouvant physiquement et psychologiquement, nécessite un soutien sans faille que le syndicalisme doit pouvoir garantir. Dans la publicité, si les agences soignent leur image avec des accords égalité "mieux-disants", l’accès aux données pour vérifier la réalité de ces droits reste opaque. Comment savoir qui en bénéficie vraiment sans transparence ?
Se syndiquer, c’est se faire accompagner dans ces moments de vie, mais c’est aussi participer activement à la diffusion de l’information et à la défense de nos droits collectifs.
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1 er mai 2026, manifestation internationaleLe 1er Mai appartient aux travailleurs et aux travailleuses, n’en déplaise au...
22/04/2026

1 er mai 2026, manifestation internationale

Le 1er Mai appartient aux travailleurs et aux travailleuses, n’en déplaise au patronat et au gouvernement qui rêvent de nous le voler. Ces assauts successifs pour réduire nos conquêtes sociales ne peuvent rester sans réponse.

De grandes victoires pour les salarié·es ont été initiées, entre autres, un 1er Mai. En 1891, le sang a coulé pour instaurer la journée de 8 heures. Tout ce que nous avons aujourd’hui, nous le devons à celles et ceux qui, hier, ont lutté pour le droit de vivre dignement et librement.

Le 1er Mai est un rendez-vous de rassemblement et de combat pour la classe ouvrière. Il doit rester férié. Cette date n’est pas qu’un symbole, elle est notre histoire.

Soyons nombreux et nombreuses à arpenter le bitume dans toute la France et l’Outre-Mer, au son des chants et des musiques de nos luttes.

POUR QUE VIVE LE LIVRE : UN COMBAT SOCIAL, INDUSTRIEL ET DÉMOCRATIQUECe vendredi 16 avril, à l’occasion du Festival du l...
17/04/2026

POUR QUE VIVE LE LIVRE : UN COMBAT SOCIAL, INDUSTRIEL ET DÉMOCRATIQUE

Ce vendredi 16 avril, à l’occasion du Festival du livre de Paris, quatre camarades ont mené une action de diffusion de tract aux entrées professionnelles et grand public. Répartis en deux petits groupes, ils ont engagé de nombreux échanges avec les salarié·es du secteur, les auteur·rices et les visiteur·ses du salon qui se tient au Grand Palais jusqu’à dimanche 19 avril. L’accueil a été largement positif, confirmant une inquiétude partagée : l’avenir du livre, de sa production et de sa diffusion est aujourd’hui menacé.

Cette inquiétude est fondée. Fermetures en cascade de papeteries et d’imprimeries, désengagement industriel, conditions de travail dégradées dans l’édition et la librairie, précarisation des métiers, montée en puissance de l’intelligence artificielle sans garanties pour les créateur·rices… À cela s’ajoute une offensive idéologique préoccupante. Le licenciement d’Olivier Nora chez Grasset par le groupe Bolloré a provoqué une onde de choc : plus de 140 auteur·rices annoncent leur départ pour dénoncer une atteinte grave à l’indépendance éditoriale et à la liberté de création. C’est tout un écosystème qui vacille.

Dans ce contexte, notre tract portait une exigence claire : défendre une véritable politique industrielle du livre, soutenir l’édition indépendante, garantir des conditions de travail dignes pour toutes celles et ceux qui fabriquent, diffusent et font vivre les œuvres. Lire est un acte engagé ; produire le livre doit l’être aussi.
Pourtant, cette action syndicale légitime a fait l’objet d’une intervention des renseignements généraux, suivie de la police. Les forces présentes ont tenté de qualifier la situation de “manifestation non autorisée”, exigeant des pièces d’identité. Une interprétation abusive et infondée : la distribution de tracts, en petits groupes, relève pleinement de l’activité syndicale et de la liberté d’expression. Les camarades ont refusé de se soumettre à ces demandes illégitimes.

Face à cette pression, ils ont contacté notre avocat, maître Arié Alimi, qui a confirmé leurs droits : aucune infraction, aucune obligation de décliner son identité dans ce cadre. Malgré l’insistance des forces de l’ordre, les militant·es ont maintenu leur action, tout en étant suivis et surveillés.

Cet épisode n’est pas anodin. Il illustre les tensions croissantes autour de l’expression syndicale et des luttes dans le secteur culturel. Défendre le livre aujourd’hui, ce n’est pas seulement défendre un objet ou une industrie : c’est défendre un espace de liberté, de pluralisme et de pensée critique.

Info’Com-CGT appelle l’ensemble des professionnel·les du livre, des salarié·es, des auteur·rices, mais aussi les lecteur·rices et citoyen·nes à se mobiliser. Face à la concentration des groupes, à la casse industrielle et aux pressions idéologiques, il est urgent de construire un rapport de force.
Le livre doit rester un bien commun. Et celles et ceux qui le font vivre doivent pouvoir en vivre dignement.

Adhérer : jemesyndique.org

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