01/03/2025
L'Homme et la Femme en maçonnerie...
"En réalité, la franc-maçonnerie n’a pas résolu la question de l’égalité en pratiquant la mixité, elle s’est contentée d'appliquer le "rite masculin pour tous" en y admettant les femmes, c'est à dire en en effaçant du tableau la richesse de la différence ; Posture « Orwellienne » s’il en est : si on ne sait pas répondre, on retire la question !"
https://omtmm.fr/le-rite-feminin-de-constant-chevillon
Les sociétés traditionnelles dans leur dimension initiatique ont, dans une très large majorité, toujours respecté la différence homme/femme. Si l’on peut regretter dans l’histoire le constat d’un détournement de cette question, souvent au profit du plus fort, nous devons noter que pour les esprits éclairés de ces traditions initiatiques, il ne s’est agi que de magnifier les différences afin d’offrir à chacun ce qui pouvait correspondre le mieux à sa nature. C’est un sujet très vaste, l’étude du « Féminin Sacré » et ses expressions dans la réalité de la transmission initiatique, souvent laissées de côté, constituent pourtant un objet d’étude traditionnelle de la plus haute importance pour qui prend ces questions au sérieux.
En résumé, tel pourrait être le discours traditionnel sur cette question : Il est évident que si le monde physique manifeste des différences à toutes les échelles du vivant, nous devons donc admettre que ces différences doivent pouvoir trouver, par analogie, leurs corolaires à des niveaux métaphysiques d’existence et que, par cela même, un chemin initiatique authentique devrait prendre en charge les particularités ontologiques de chacun afin de lui permettre d’aller le plus loin possible dans sa quête. Ainsi, la perspective initiatique des genres dans la nature n’a jamais eu pour objet la valeur de l’un par rapport à l’autre, au contraire, elle n'a comme perspective que de permettre leur sublimation vers leurs absolus métaphysiques, et donc un retour des formes genrées vers un androgynat « Primordial », ou « Edénique ». Dès lors, cela ne peut s’entendre et avoir de sens que par l’affirmation du genre et non par sa négation, rejoignant en cela le propos du Frère CAGLIOSTRO. D’une manière générale, quiconque a passé du temps à étudier les sciences sacrées comme l’alchimie, ou encore aura étudié la métaphysique des nombres ou les mythes fondateurs des grandes civilisations comprendra toute l’importance et la place du genre dans la ature et son rôle dans la manifestation du sacré.
Constant CHEVILLON et Raoul FRUCTUS élaborèrent le premier rite maçonnique spécifiquement féminin. Il fut créé en 1938 lors du convent international du Rite de Memphis-Misraïm.