SMASH recherche

SMASH recherche L'incubateur d'innovation

07/10/2026

On pense souvent que protéger le climat et la qualité de l'air, ça coûte cher.

Regardez plutôt le coût de l’inaction.

Selon la nouvelle évaluation du PNUE et de la Coalition pour le climat et l'air pur, relayée par l'ONU (2026)* : chaque dollar investi dans des mesures déjà existantes (comme le développement des énergies renouvelables, le recours aux véhicules électriques ou une meilleure gestion des déchets) peut générer jusqu'à 15 dollars de bénéfices. Même en ne comptant que les gains économiques directs, sans les vies sauvées ni la santé gagnée, le rendement reste d'environ 4 pour 1.

À l'inverse, chaque année de re**rd coûte au monde plus de 1 500 milliards de dollars de bénéfices qu'on ne récupérera jamais.

La science et les grandes institutions internationales convergent sur ce point : agir pour le climat n'est pas une dépense, c'est un investissement. Ce qui coûte vraiment cher, c'est de ne rien faire.

https://wedocs.unep.org/items/7199c3ce-6bb2-4bbb-a579-305b804c4922

05/10/2026

Manger est un acte quotidien qui pèse sur le climat et l'un des leviers pour agir.

À l'occasion de la Semaine européenne du développement durable (18 septembre - 8 octobre 2026), nous avons voulu poser simplement ce qu’en dit la science, puisqu’il sera question d’alimentation durable.

Le constat, c’est que près d'un tiers des émissions mondiales de gaz à effet de serre est lié à l'alimentation, pendant que près de 800 millions de personnes souffrent encore de la faim et que plus d’un milliard de tonnes de nourriture sont gaspillées chaque année (ONU, CIRAD).

La définition ensuite : une alimentation durable, selon la FAO et l'OMS, c'est un régime qui protège la santé, pèse peu sur l'environnement, et reste accessible, abordable et culturellement acceptable.

Et surtout, les leviers d’action passent par la diversification des protéines et l’engagement vers la transition agroécologique (travaux du CIRAD), ainsi que la réduction des pertes et du gaspillage pour 2030 (objectif fixé par l'ONU dans l’ODD 12).

02/10/2026

Un soupçon de science, c’est un rendez-vous régulier pour vous parler des mots de la science.

Aujourd’hui, nous vous parlons d’agroécologie, de ce que ça signifie, de pourquoi c’est important. Car la science offre des connaissances qui, une fois partagées, permettent d’agir au quotidien.

L’agroécologie, née en 1928, arrive en France dans les années 70. Inscrite en 2014 dans les pratiques agricoles françaises par le ministère de l’Agriculture, elle permet de comprendre et adapter ces pratiques au changement climatique, d’expliquer pourquoi il faut réintroduire les haies ou développer les cultures de légumineuses, comment mieux valoriser les engrais organiques ou optimiser la fertilisation des sols… Dans une étude que nous avons réalisée avec l’ADEME, le ministère de l’agriculture et celui de la transition écologique, nous avons mis en avant différents scénarios d’adaptation.

Nous avons aussi réalisé des capsules vidéos sur l’agroécologie dans la Drôme. Elles sont disponibles sur notre chaîne you tube : https://youtu.be/2yACR1HPebU

Sachez enfin que 25% des émissions des gaz à effet de serre des ménages viennent de notre alimentation*. Alors, il nous appartient d’agir individuellement en privilégiant le local, de saison, biologique si possible, et d’éviter le gaspillage…

* étude ADEME

01/10/2026

On entend souvent parler de « scénarios » pour 2050 : neutralité carbone, trajectoires énergétiques, budgets carbone. Mais qu'est-ce qu'un scénario prospectif, exactement ?

Loin d’être une prédiction, c’est une trajectoire cohérente et argumentée, construite à partir d'hypothèses explicites (telles que : démographie, technologies, choix de société, climat) pour explorer un futur possible parmi d'autres.

La prospective ne cherche pas LE futur le plus probable comme le ferait une prévision classique, elle explore plusieurs futurs contrastés, pour éclairer une décision plutôt que l’imposer.

C'est exactement la méthode derrière Transition(s) 2050 de l'ADEME, scénarios « Futurs énergétiques 2050 » de RTE*, scénarios multi-énergie de NaTran**, évalués par nos modèles dans le cadre de nos travaux de recherche depuis 50 ans.

*https://www.rte-france.com/donnees-publications/etudes-prospectives/futurs-energetique-2050
*https://www.natrangroupe.com/sites/default/files/co/concertations-ch4-h2-co2-note-scenarios.pdf

09/09/2026

Depuis 50 ans que nous faisons de la recherche, la méfiance vis-à-vis de la science n’a jamais semblé aussi vive. D’ailleurs, Christophe Cassou, climatologue et co-auteur du 6è rapport d’évaluation du GIEC, parle aujourd’hui non plus de climato-scepticisme mais de « climato-bellicisme ».

Heureusement, 80%* des français pensent que la science permet de mieux comprendre le monde et 78%* estiment qu’une affirmation validée scientifiquement a plus de valeur. Et nous, ça nous rassure un peu.

Pour y voir un peu plus clair, nous vous donnons quelques clés de lecture… Pour aller plus loin, nous vous conseillons l’épisode 4 de la série « les rumeurs qui ont changé le monde » de Radio France : « le changement climatique est naturel » (https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/ils-ont-change-le-monde/le-changement-climatique-est-naturel-5705023?at_campaign=Linkedin&at_medium=Social_media)

Et parce que il n’y a rien de mieux que le doute (avec modération !) et l’esprit critique, voici de quoi réfléchir avec cette Pensée de Blaise Pascal : « Il faut savoir douter où il faut, assurer où il faut, en se soumettant où il faut. Qui ne fait ainsi n’entend pas la force de la raison. »

Mais vous n’êtes pas obligés de le croire…

*Baromètre de l’esprit critique Vivavoice pour Universciences - 2026

02/09/2026

« La rapidité actuelle des changements, la vitesse à laquelle se créent des situations nouvelles correspondent plus au pas de l’homme, impétueux et irréfléchi, qu’à l’allure pondérée de la nature. »

Ces mots vous semblent familiers ? convenus ? Pourtant ils ont été écrits en 1962, par une femme, écrivaine, lanceuse d’alerte, biologiste marine entre autres. Elle interroge le « silence des oiseaux », les conséquences irréfragables de l’épandage des pesticides sur la nature et à travers elle, sur les êtres qui l’habitent : insectes, animaux, plantes et… humains ; offrant une « nouvelle occasion de constater que dans la nature, tout est lié »

Rachel Carson s’appuie sur de nombreux travaux scientifiques pour donner l’alerte : cancers pédiatriques, exposition in utero, effet cocktail, perturbation endocrinienne, résistance des nuisibles aux biocides… face à tous ces risques qu’elle évoque avec clairvoyance et lucidité (et désormais confirmés), elle ne demande pas l’interdiction des pesticides mais une utilisation raisonnable et raisonnée. Son intervention crée un incroyable mouvement citoyen face à un ensemble solide de preuves.

Rachel Carson aura subit des attaques intenses de la part des industriels du secteur, aidés par des scientifiques et des médias peu scrupuleux. Ses travaux sont finalement validés par le conseil scientifique du président Kennedy en août 62, appliquant ce qui allait devenir « le principe de précaution » car les démonstrations de la justesse de ses analyses arriveront plus t**d (et aujourd’hui encore).

Un cancer l’emporte à 56 ans, avant que l’EPA ne voir le jour et finisse par interdire le DDT (et de nombreuses substances après lui) et alors que la tempête médiatique fait rage. Le Time Magazine, après avoir déploré en 1962 les "simplifications excessives et les erreurs pures et simples », fait son mea culpa en 2020 et la nomme parmi les 100 femmes les plus influentes du XXè siècle.

Plus de 60 plus t**d, ce livre est d’une incroyable modernité, d’une grande justesse et un indispensable de notre bibliothèque.

Dans « Science infuse », nous voulons rendre hommage aux chercheur(e)s comme Rachel Carson qui, envers et contre tout, essaye de transmettre leur savoir. Parce que faire avancer la science, c’est aussi lui permettre d’infuser dans les moindres recoins de la société.

30/07/2026

30 juillet 2026, c’est le jour mondial du dépassement. Ce qui veut dire que nous avons consommé la totalité des ressources que la Terre peut produire en un an. Nous vivons donc à crédit…

Si ce jour est important pour comprendre notre empreinte sur le monde, il n’est pas une fatalité : nous avons les moyens d’agir et chaque geste compte !

Voici quelques clés de lecture et les liens pour en savoir plus. Nous remercions particulièrement le Global Footprint Network (https://www.footprintnetwork.org/) pour ce précieux travail, révisé année après année grâce à des données et méthodologies les plus récentes (données ONU révisées, meilleure estimation de la capacité des océans à absorber le carbone, etc.).

Et vous, vous allez faire quoi aujourd’hui ?

24/07/2026

Nous sommes particulièrement fiers de notre cinquième objectif statutaire en tant que société à mission. C’est celui qui structure nos actions en tant qu’individus mais aussi en tant qu’entreprise puisqu’il est question de « mettre en avant la durabilité et l’éthique ».

Comment ? En suivant l’agenda 2030, un programme universel au cœur duquel on trouve les 17 ODD (objectifs de développement durable).

Aujourd’hui, nous en respectons 13, que ce soit lié à des comportements individuels internes (usage de produits ou outils durables, parité, égalité salariale, aide aux jeunes chercheurs…) ; ou à nos travaux de recherche avec nos partenaires nationaux et internationaux sur des projets comme l’électrification des véhicules, le biogaz, la Stratégie Nationale bas-carbone et la sobriété, l’adaptation énergétique des pays du Sud, l’agriculture et la nutrition…

Si vous voulez en savoir plus, rendez-vous sur notre site (lien en bio) ou abonnez-vous pour découvrir nos prochaines publications.

17/07/2026

Dans « Un soupçon de science » aujourd’hui, nous allons parler d’IA. Car il y a IA et IA… celle qui aide à générer des prévisions climatiques ou à analyser des résultats médicaux, et celle qui donne la recette du clafoutis aux cerises…

Alors, « IA : présomption d’omniscience ? » comme interroge Rossana de Angélis. Car ses réponses amènent aussi des questions autour de la souveraineté, de l’utilisation des données, de la propriété intellectuelle et de l’empreinte environnementale de chaque requête textuelle (0,34 Wh soit 10 x plus qu’une recherche Google*) ce qui représente une consommation globale équivalente aujourd’hui à la consommation électrique du Japon soit 1000 TWh. En projection, le Shift Project** estime qu’elle grimpera à 1500 TWh en 2030…

Ce post décrypte les enjeux, chiffres à l'appui, en invitant à réfléchir à une autre IA : frugale, open source, souveraine. Au fond, la question n'est pas si l'IA transforme nos sociétés, mais par qui et comment.

Et si vous voulez aller plus loin, regardez la conférence sur « l’IA au service de la science » sur notre chaîne YouTube (lien ici : https://www.youtube.com/watch?v=0rhxuRkGVvM). Gérard Roucairol -président honoraire de l’Académie des Technologies, ancien directeur de recherche du groupe Bull, ancien professeur d’informatique de l’ENS et membre de notre conseil scientifique- y dresse le portrait d’une IA qui a connu plusieurs évolutions majeures depuis les années 60-70.

* estimation Banque Mondiale
** Think Tank spécialisé en limites énergétiques et sortie des énergies fossiles - Président : Jean-Marc Jancovici

10/07/2026

Alors qu’une troisième vague de chaleur exceptionnelle est en cours, nous avons pensé qu’il était important de vous parler dans « Un soupçon de science » d’atténuation et d’adaptation. Vous avez sans doute entendu ces deux termes dans les médias et sur les réseaux sociaux. Et pour vous aider à y voir clair et comprendre en quoi ils sont différents et surtout complémentaires, nous vous avons fait un post dédié.

Parce que, quand plus de 100 millions d’européens ont affrontés plus de 35°C, les esprits s’échauffent ! Et on essaye alors comparer avec 1976 et 2003… Spoiler alert : cette canicule aurait eu 3,5°C en moins en 1976*. Et si 2003 a été la plus sévère en intensité cumulée de température sur la durée, cette seconde canicule de 2026 aura été la plus intense avec plus de 500 records de températures battus le 22 juin**.

Quels sont les leviers d’action ? Par quoi commencer ? Que pouvons-nous faire dans l’immédiat et pour les générations futures ? Nous vous apportons quelques éléments de réponse, et bien entendu, des références pour en savoir plus.

*World Weather Attribution, réseau international de scientifiques
**chiffres : public sénat, la chaîne météo

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Paris
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